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Le space opera nouvelle génération
 
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 Star Academy

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Eric
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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 13 Déc - 19:28

Chen était manipulé, mais je doute fortement que Stepjan le soit.

Miss Adley s'est entretenue avec Clarissa Clark, la psychologue qui suivait Balthazar Chen. Elle n'a pas vu la manipulation, seulement que l'état de chen s'améliorait : Il reprenait confiance en lui, en fait. Par contre, il était une cible rêvée pour une manipulatrice décidée à user de séduction. Son état psychologique s'y prêtait particulièrement. En fait, d'après Anne, une séductrice un peu douée aurait pu faire de lui n'importe quoi, sans user de pouvoirs particuliers.

Stepjan, c'est tout l'inverse. Si il est manipulé, c'est en flattant son ego à mon avis, mais cela ne saurait prendre les même proportions qu'avec Chen. Si il a attenté à la vie d'autres étudiants, il l'a fait en connaissance de cause jusqu'à preuve du contraire, selon moi. Si après nous venions à découvrir qu'un télépathe s'en est pris à lui, par exemple, ce sera une autre histoire, mais jusque là...

Ceci dit, oui, je vais attendre pour m'occuper de son cas.

Oh, Alekseï, il faut aussi que tu parles des professeurs qui étaient à l'Institut en même temps que l'oncle d'Idriss. Tu as appris d'autres choses ?

Rien de plus que ce que je t'ai annoncé ce midi.
Pour les autres, j'ai découvert que trois professeurs actuellement en activité ont été étudiants en même temps que Diouf. Mlle Gao, Mr Snowden, qui était en plus colocataire de Matemba, et Mr Sboj, même club informatique.

Oh... Oh. Je dois pouvoir l'étudier de plus près, le dernier. Je crois qu'il... Enfin, il est possible qu'il s'intéresse à moi. D'un peu trop près, mais autant l'utiliser à bon escient.

Comment cela il s'intéresse à toi d'un peu trop près ? Tu penses qu'il a des doutes sur ton identité ?

Non, non... J'espère bien que non. Mais Un peu d'Oban a contaminé Orson, et comme on parlait d'I.A. je lui ai demandé s'il pourrait m'aider à améliorer la mienne au lieu d'en créer une de zéro, et une chose menant à une autre, il a fait de moi une sorte de... projet extra scolaire, mais après ça, j'ai été mis en détention... Et il faut que j'aille le voir, de toutes façons. C'est quoi, son don à lui, au fait ? Dîtes-moi qu'il est pas télépathe...

Non. Son don est parfaitement inutile, et plutôt dégoutant à vrai dire, alors il garde ça pour lui et j'en ferai de même. C'est pour son empathie, son intelligence et ses talents en programmation qu'il a de la valeur.

Je vais me pencher sur leurs cas à tous les trois et je vous en reparle dès que j'ai quelque chose. Bien vu Alekseï.

Donc, je résume : Dès demain, je tâche de confirmer l'utilisation d'indigo par Stepjan et de trouver sa planque, je fouille pour trouver des liens entre les anciens élèves toujours dans nos murs et Diouf Matemba et je commence à préparer l'opération "nus artistiques". Angélica, je vais essayer de faire en sorte que vous puissiez poser dans les jours qui viennent.

C'est parfait. Vous, pour le moment, concentrez-vous sur vos cours et votre entraînement pour le Jeu.

Vous voulez qu'on reste sans rien faire ?

Non. Cours, entraînement, loisirs de votre âge, etc. Consolidez votre couverture. J'aurai sûrement besoin de vous très bientôt, mais en attendant, tâchez d'agir normalement, d'accord ?

Facile.

Eh bien du coup, mesdemoiselles, Alec... On reprend ! Les filles, je voudrais que vous travailliez votre détente et votre capacité à changer de direction. Ça veut dire saltos, roue, tous les moyens sont bons pour faire des angles à 90°. Alex, tant que tu as mal, je veux que tu apprennes exactement quelle distance tu peux parcourir en un seul bond. Tu vois la quatrième balise là- bas ? Elle semble loin, mais avec la bonne méthode, on peut tous l'atteindre. En un mouvement. Alors fais comme si on était dans l'eau. Détente et poussée maximale, extension des bras, mais ne vas pas te faire sauter les sutures non plus, hein...

Je te montre. N'oubliez pas que vous pouvez travailler tout ça à volonté quand vous avez du temps libre. Demain on fera une demi-séance, et Alex et Kriss nous coacheront pour une séance de tir.

Bonne continuation, miss Williams.

Merci. A vous aussi. Et ne vous couchez pas trop tard.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 15 Déc - 10:19

Vendredi 10 et samedi 11 juillet145 PE

Nos amis reprennent normalement leurs activités. Entre les cours et les entraînements, ils ne voient guère leurs journées passer.

Oban a le temps de déjeuner avec Angélica qui finit de le mettre au courant de tout ce qu'il a pu manquer. Il peut également rejoindre ses coéquipiers de Gravity-ball durant leurs séances d'exercices. Son état lui permettant maintenant de s'entraîner, il a à nouveau le plaisir de toucher la balle.

Alekseï n'a qu'un seul petit problème de son côté : Réussir à éviter Cathy qui, à l'évidence, cherche à se retrouver en sa compagnie. Il y parvient pour aujourd'hui, mais il sait qu'il faut qu'il se prépare à ce qu'elle le coince un de ces jours.

Dans la soirée Megan se joint à eux pour une séance au stand de tir sous la direction de Nétifer avant qu'ils ne retournent s'exercer en gravité zéro. Dans les deux domaines la jeune erren est clairement à la traîne, mais elle semble très motivée pour s'améliorer.

Madelyne Williams leur fait savoir qu'elle continue ses investigations de son côté et qu'elle aura du nouveau pour eux dans les jours qui viennent.


La journée du samedi est consacrée à plus d'entraînement et à un peu de détente.
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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 15 Déc - 10:23

Samedi 11 juillet, dans la soirée

L'heure est venue pour Alekseï de tenir sa promesse et d'emmener Natalia voir les Commandos Hurlants.

Son plus gros problème a été de s'habiller correctement. Pour avoir consulté quelques extraits vidéos de leurs concerts, on n'y voit pas beaucoup de jeunes en costume-cravate là-bas, et il ne désire pas vraiment attirer l'attention. Aussi il se décide pour un simple t-shirt blanc, et un blouson de cuir très "casual".

Puis il se dirige vers la chambre de Natalia et frappe à sa porte. Dix minutes en avance.


Ladite porte ne tarde pas à s'ouvrir sur la jeune russe, elle aussi habillée de façon détendue.

Salut.

Elle semble hésiter, comme si elle ne savait pas quelle conduite adopter à cet instant précis.

Salut ! Je venais te chercher pour le concert... Alekseï, comme lorsqu'ils se sont quitté la dernière fois, lui fait la bise le plus naturellement du monde.
Tu n'as pas oublié, j'espère ?
Oui, je suis un peu en avance. J'étais impatient, je me suis dit que ça permettra d'être devant, et... Mais je peux attendre, si tu n'es pas prête.

Nonon non, je suis prête, dit Natalia en fermant à clé derrière elle.

On peut y aller.

Parfait ! Quoi de neuf, depuis la dernière fois ? , dit-il en menant la marche.

Oh, pas grand chose. Ni bagarre, ni convocation chez la directrice. J'ai été bien sage. Et toi ?

Moi aussi. Les épreuves du Jeu, les entraînements, les cours, les devoirs à rattraper... Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer.
Bon, j'ai quand même réussi à me retrouver à l'hôpital en choisissant mal ma salle d'étude.
Ce pauvre Balthazar... Tu le connaissais ?

Non. Je ne connais pas tant d'autres élèves que ça, aussi surprenant que cela puisse paraître, dit-elle sur le ton de l'ironie.

Je ne sociabilise pas très bien... Et ça me va très bien comme ça, en fait.

Ah oui, c'est vrai. Je suis bête.
J'avais oublié ça. Désolé. , dit-il avec un grand sourire.
Mais tu vas quand même sociabiliser suffisamment pour venir me voir à la dernière épreuve éliminatoire ?
Tu vas voir, ça va être marrant, je vais vraiment devoir improviser et il a y a des chances que je fasse rire tout le monde. Je n'y comprends rien avec la zéro-G.
Pourtant, en tant que "gymnaste", je devrais ! Il mime les guillemets.

Je ne sais pas. Je n'ai jamais essayé.

Ils sont maintenant dans le parc de l'Institut et se dirigent vers la sortie.

Mais oui, je comptais bien venir, en fait.

Ça me fait vachement plaisir ! Et... C'est moi, enfin, nous, les Nouveaux, que tu encourageras, n'est-ce pas ?

...

Je suis désolé, je suis un peu trop enthousiaste. On s'en fout de ces Jeux. Enfin, toi du moins.

Mais non. Ce n'est qu'un jeu, mais ça donne lieu a des situations plutôt palpitantes, non ?

Et pour savoir qui j'encouragerai, eh bien... Le plus méritant, je suppose, même si je t'aime bien, lâche Natalia avant de détourner le regard, un peu gênée.

C'est gentil, ça ! , dit-il avec un petit sourire. J'essayerai donc d'être le plus méritant possible... C'est marrant d'ailleurs, le mot que tu as utilisé. D'habitude, on dit "j'encouragerai le meilleur".
Je préfère ta version !

Ils passent la grande porte qui leur permet de sortir du dôme et prennent la direction de la station de gravitrain.

Bon, quel est le programme, alors ?

Le concert des "Commandos Hurlants" ! Je te l'ai dit la fois dernière, je n'ai jamais vu un concert en live, à part des philharmoniques où il n'y avait que des vieux, et comme toi non plus... Eh bien on va découvrir !
Si c'est nul, on s'éclipse, on va voir ailleurs, on se fait un restaurant, on va boire un verre, on déclenche une bagarre si tu t'ennuies... 'Fin, on verra bien !

Ça te va ?

Alekseï se rend compte qu'elle a plutôt un joli rire.

Oui, ça me va. Allons-y.


Dernière édition par Eric le Ven 16 Déc - 22:04, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 15 Déc - 10:32

Samedi 11 juillet, dans la soirée

Oban sait qu'Alekseï doit sortir avec une fille ce soir. C'est l'occasion parfaite pour lui d'aller voir Nétifer en étant sûr de ne pas le voir débarquer. La séclantie ayant mentionné qu'elle comptait passer par la salle de boxe, c'est là-bas qu'il la rejoint.

Il la trouve seule, en train de frapper dans un sac. Elle l'a évidemment senti arriver mais se contente de lui faire un signe de tête en le voyant tout en continuant de cogner. Apparemment, elle a besoin de se défouler.


...

Eh, salut Kriss. Ça ne va pas ? Je tombe mal peut-être... Bah, tant pis, je voulais pas demander à Alec, mais j'veux pas t'embêter.

Qu'est-ce que tu veux ? dit-elle en essayant sans grand succès de paraître aimable.

Je veux savoir me battre. Et t'es la meilleure de toute l'école, je le sais. Il m'arrive des trucs... Je deviens fort, même si j'en ai pas trop parlé jusque là. Et je veux savoir maîtriser ça, pour... Bah, pour les situations qu'on sera amenés à gérer un jour.

Mais franchement, ça peut attendre, je vois bien que ça ne va pas. Tu... tu sais que je suis toujours là, si tu veux évacuer un truc, parler... Ou taper sur une vraie personne, héhé ! Mais le rire de l'enfant s'éteint bien vite devant les visages impassibles, et plus encore devant les visages énervés. Sans compter qu'il a clairement peur de Nétifer, depuis qu'elle lui a cassé le bras. Héé....

Quand elle ouvre la bouche, il s'attend à une répartie cinglante... Mais la jeune femme se tait, le regarde quelques seconde, puis soupire. Elle a même une ébauche de sourire.

La meilleure de l'école, hein ? La flatterie, ça marche souvent ? Oban est réellement choqué de l'accusation de mensonge, ce qui se voit à sa bouche entrouverte et à l'absence de son en émanant.

Mais bon, pourquoi pas, après tout. L'intention est bonne, et tu as raison, ça peut te servir un jour. Tu t'es déjà battu souvent ?


Bah depuis que je vous connais, ouais. Avant y'avait toujours quelqu'un pour me dire "cours, Ob.. Orson". J'ai essayé en simulation holo, mais bon... Les ninja m'ont mis la pâtée.

Alors j'ai travaillé quelques katas de tai-chi avec un prof holo, et puis c'est tout... Oban baisse légèrement la tête, un peu honteux.

C'est déjà un début.

Bon, tu es fort à quel point ?

Bras de fer ?

Si tu veux.

Une minute plus tard, Nétifer masse son bras endolori et regarde Oban un peu différemment. Oban a ce sale sourire qu'on aimerait lui enlever rapidement du visage.

Bon, vraiment fort, alors.

Ça va te servir. Maintenant, voyons la technique. Tu veux bien mettre ces gants, là-bas, et monter sur le ring avec moi ? On va s'échauffer un peu.

Ouaip, m'dame. Oban met ses gants, et se promet intérieurement de ne pas user de toute sa force ; le but n'est pas de blesser son amie, en fait c'est même exactement l'inverse. Il doit apprendre la précision, et à ne pas frapper trop fort sans le vouloir. Il sait bien que c'est pourtant se mettre un gros malus face à cette furie, mais qu'à cela ne tienne... Ça en vaut la peine.

Il monte sur le ring, et tente de se rappeler les gardes de boxe anglaise de ses holo-profs. Lui et Nétifer commencent à échanger quelques coups. Elle frappe sec, mais sa garde tient bon, jusqu'à ce qu'elle l'oblige avec un enchaînement rapide à se protéger le visage... Avant de lui envoyer un méchant coup de genou dans le plexus.


Plié en deux sous l'effet de la douleur, Oban doit reculer.

Ça fait mal, hein ?

Alors soyons clairs : tu m'as demandé de t'apprendre à te défendre, pas à boxer, et dans un vrai combat il n'y a pas de règles. Quand ta survie est en jeu, aucun coup n'est interdit. Compris ? Combattre de façon honorable quand ça devient sérieux, c'est pour les idiots.

Maintenant que tu as appris cette leçon là, tu peux enlever les gants. On va passer aux choses sérieuses.

Oban reprend son souffle, tout en étant prêt à un nouvel assaut imprévu.

Mais j'essaie de ne pas te faire mal !

...

Laisse tomber, je me lâche... un peu.  

Oban commence à se concentrer sur sa défense : il commence par un punch au visage, évident. Elle parera d'un coup bas, pour prouver son argument. Mais il sera prêt à parer bas. Sauf qu'il ne fera pas que parer. Oban compte saisir son pied ou son poing, pour enchaîner par un soulèvement de son membre afin de la déstabiliser. Tous ses muscles sont tendus en attente de ce coup inévitable.

Mais Nétifer reste prudente dans ses contre-attaques, ne laissant pas à Oban l'opportunité de refermer ses doigts sur elle.

C'est bien, ce que tu essaie de faire... coup bloqué d'Oban... mais la première règle... feinte de Nétifer... quand tu combat quelqu'un de plus fort que toi... suivie d'un coup rapide qui siffle à son oreille... c'est de ne jamais... elle recule face à sa contre-attaque... le laisser t'attraper.

seulement, le souci avec le raisonnement de Nétifer, c'est qu'elle estime qu'Oban a l'habitude d'être plus fort qu'elle. Ce qui n'est franchement pas le cas : Oban a peur d'elle, et a tendance à la fuir. Il s'ensuit qu'il reste prudent à chaque instant, et finit par reculer, coupant toute possibilité de contre-attaque en mettant une distance entre eux, pour systématiquement recommencer chaque engagement, comme un joueur d'échec tentant de  comprendre les habitudes de l'adversaire.

Et ce, jusqu'à ce que Nétifer se sente en position de force, puisqu'elle voit son adversaire reculer. Et c'est là que le Tai-chi devient une arme réaliste : Oban a tout son temps. il se met à frapper les coups de Nétifer tout en reculant, certain qu'à un moment, elle se dira que si elle continue ainsi, elle finira par avoir trop mal aux membres pour être réellement efficace. Il espère qu'à ce moment là, elle finira par essayer de renverser sa stratégie de prises. Elle a trop l’habitude de casser l'adversaire en utilisant ses faiblesses anatomiques. Il tente de la pousser à devenir violente.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Ven 16 Déc - 14:25

Oban se rend rapidement compte que concevoir une stratégie et la mettre en œuvre dans le feu de l'action sont deux choses très différentes. Certes, il parvient à plusieurs reprises à frapper les bras de Nétifer pour dévier ses coups, mais il en prend quelques-uns tout de même, heureusement amortis ou seulement sur les flancs ou les épaules. C'est à peine si il a le temps de réfléchir, mais il se tient à sa tactique et ce qu'il avait prévu finit par arriver : Nétifer feint de lui envoyer un coup de poing, il va pour frapper son avant-bras, mais au dernier moment elle ouvre la main et lui saisit le poignet à la place. La panique le saisit, ses yeux s'écarquillent, et il préfère lever son bras valide et arrêter l'échange avant de se retrouver maîtrisé.


Pouce, pouce ! Il se sent un peu bête l'instant d'après, mais le souvenir de la cellule est encore très vif.

Emportée par son élan, elle a déjà commencé à lui tordre le bras et une vive douleur le transperce du coude à l'épaule. Mais elle le lâche presque aussitôt et fait un pas en arrière, avant de le regarder d'un air sérieux, les poings sur les hanches.

Tu sais, demander merci dans un vrai combat, ça risque de ne pas marcher.

Oui, forcément. Pardon, ce bras là a gardé de mauvais souvenirs. Je ne déconnais pas quand je t'ai dit que tu étais la meilleure. C'est aussi parce que tu me fais flipper que c'est à toi que je demande. On peut reprendre. Ca n'arrivera plus.

Ne t'inquiète pas, j'ai vu ce que je voulais voir. Et tu sais quoi ? Je suis sincèrement surprise. Tu n'es pas juste fort. Tu es aussi rapide, précis, et tu parviens à continuer à penser même sous pression. En fait, je pense que tu as vraiment un talent naturel pour tout ça.

Par contre, tu manques clairement d'entraînement. Quand il s'agit de se battre, il faut que tes mouvements soient naturels. Tu dois pouvoir compter sur ta mémoire musculaire, et pour ça il n'y a pas quarante-quatre moyens : L'exercice, l'exercice, et ... l'exercice.

Et ensuite, il y a l'expérience. Savoir ce qui marche, ce qui ne marche pas, savoir lire les mouvements de son adversaire, identifier ses forces et ses faiblesse. Pour ça, il faut combattre pour de vrai, encore et encore.

Je pense que tu peux exceller dans cette voie, car tu en as le potentiel, mais cela va te demander beaucoup de travail.

Wow. Je ne m'attendais pas à ça venant de toi. J'étais prêt à ce que ça soit dur, mais je m'attendais pas à ce que tu penses, et encore moins que tu dises des trucs pareils. Merci.

Je peux te demander ce qui te perturbe ?

Ce qui me perturbe ? Rien dont j'ai envie de parler... Et même rien de vraiment important, en fait. Parfois, les choses ne sont juste pas comme on le voudrait et on ne peux rien y faire. C'est comme ça.

Mais frapper sur quelque chose, ça peut aider. Quand tu auras besoin d'évacuer, essaie donc. tu verras, ça fait du bien.

Bon, en attendant, tu es sérieux ? Tu veux vraiment te lancer dans un vrai entraînement ?

Tu veux rire ? On se destine d'après ce que j'ai glané, vers une évolution permanente durant les mille ans à venir. Et à l'issue de ces années, on aura une occasion de sauver l'humanité. On se dirige vers bien pire que quelques opérations paramilitaires. Il va falloir savoir se défendre. Et attaquer. En plus le groupe et toi la première êtes emmerdé parce que je manque de discipline et que je travaille soi-disant mal en équipe. Je peux améliorer ça aussi, en devenant plus indépendant.

Et puis, à quoi bon être fort si tu sais pas te servir de ta force ?

Ijjak dascat ! dit-elle en levant les bras. Oban ne comprend pas le séclanti, mais devine facilement que cela doit être un équivalent de "alléluia", une expression qu'il a déjà entendue.

Bon, on va te faire un programme d'entraînement comme il faut. Mais d'abord, je vais t'expliquer quelques bases. Tiens, tu vois cette plaque, là-bas ? Remet les gants et va cogner dessus. Basiquement, c'est un dynamomètre. Ça mesure la force d'impact.

Oban s'exécute, et tente d'appliquer ce qu'il a travaillé du "one inch punch", mais sans la limitation de distance : il prend une bonne impulsion de torsion à partir du bas du buste, puis se tend soudainement pour accompagner le bras. Et il y met toute la frustration de ce dernier speech : Il ne sera plus jamais impuissant.

Son poing percute violemment la cible. Une seconde après, un nombre s'affiche à l'écran juste à côté : 7320 N

Pas mal. Maintenant, garde en tête que ta puissance musculaire est plus importante que la mienne. Et pourtant...

Elle se met en position et frappe à son tour. A niveau, une mesure s'affiche :
8808 N

Tu vois ?

Alors tu vas vite comprendre : rien de compliqué là-dedans, et comme c'est juste de la physique, ça va te parler. Pour qu'un coup ait de la puissance, il ne suffit pas qu'il soit rapide. Il faut qu'il y ait du "poids" dedans. Là-dessus, tu as le même problème que moi, mais en pire : On n'est pas des malabars de deux cents kilos. On ne pèse pas assez lourd pour compter sur notre seule masse corporelle. Donc, il faut utiliser nos appuis au mieux.

Tu utilises bien le haut de ton corps, mais l'impulsion ne doit pas venir du torse. Elle doit venir de ton pied d'appui sur le sol. C'est de là que vient l'énergie. Quand tu frappes, le talon doit se lever, et les muscles de la jambe transmettent l'énergie aux fessiers, qui transmettent aux muscles du dos, qui eux transmettent à l'épaule. Le bras ne sert qu'à finir de véhiculer toute cette énergie accumulée jusqu'à ton poing. Imagine que tout ton corps est un piston, ou un vérin.

Allez, essaie encore.

Cette fois, il se rapproche de la cible, et tente d'appliquer la théorie telle qu'on la lui explique. Il s'y prend à plusieurs reprises avant de frapper, pour s'assurer que tout part bien dans l'ordre, sans déperdition dans le mouvement. A la troisième tentative, il frappe...

Cette fois, la machine affiche 8647 N.

Excellent ! Ça manque encore un peu de coordination, mais quand tu auras vraiment le truc tu cogneras plus fort que moi, c'est certain. Et songe bien que c'est valable aussi si tu utilises une arme. Maintenant, tu n'as plus qu'à répéter ça quelques milliers de fois, et ça deviendra tellement naturel que tu n'auras plus à y penser. Par contre, mieux vaut avoir un coach pour superviser, qu'il soit virtuel ou réel : Tu n'imagines pas à quelle vitesse on prend de mauvaises habitudes en s'entraînant seul !

Alors maintenant, autre chose. Oh, et enlève tes gants.

Tu vois, ça ? dit-elle en levant la main et en agitant les doigts. Eh bien ces petites choses, tes phalanges, sont affreusement fragiles. Dans la réalité, ce n'est pas comme dans vos tridéos de divertissement : Si tu donnes un coup de poing bien appuyé au visage de quelqu'un, tu vas peut-être le sécher mais tu va probablement aussi te casser quelque chose dans la main.

A ton avis, comment on évite ça ?

On entraîne la main ? J'ai vu des mecs utiliser le bout de leurs doigts pour transpercer des noix de coco, c'est dingue. Ou alors on frappe avec ça ? Oban désigne le bas de sa paume.

Oui, c'est déjà plus réaliste, parce que le bout des doigts... Peut-être que certains maîtres peuvent faire ça, mais à ta place j'éviterai.

Il n'y a rien de compliqué, en fait, dit la séclantie en se dirigeant vers le banc de musculation. Essaie de frapper avec les parties dures de ton corps : paume, coude, genou, talon, front. Et essaie de frapper les parties molles ou flexibles chez ton adversaire : abdomen, gorge, nez, articulations, etc.

Et si tu veux frapper les parties dures... Elle utilise une plaque de charge qu'elle vient d'ôter d'une haltère pour frapper la plaque avec violence avec un KLONG ! sonore... Utilise une arme.

La machine indique maintenant 12744 N.

Ouais, bah je persiste à dire que si on se retrouve comme dans une légende à devoir se trouver un champion, je te prends, toi. On fait quoi, je répète le mouvement plein de fois et tu corriges ?

Pour ce soir, si tu veux, mais pour la suite il vaudrait mieux que tu te trouves un vrai coach. Ce n'ai pas parce que j'ai eu moi-même un entraînement assez intensif que j'ai ce qu'il faut pour former quelqu'un. Ça demande plus d'expérience que je n'en ai.

Oban reprend, encore et encore.

Pourtant...

Je trouve que...

Tu assures...

Je t'imaginais...

Moins compréhensive !

Hahaha ! Je suppose que je ne le suis pas toujours, c'est vrai, répond Nétifer avec un sourire mi-figue mi-raisin. Mais là tu veux t'améliorer, alors il n'y a pas de raison pour que je ne t'aide pas si je le peux.

Plus vers l'avant, l'épaule.

Oban trouve une position appropriée tout en tentant de garder le reste du corps comme il était.

Tu sais quoi ?

J'ai pas mal...

Réfléchi en détention...

Et puis je me suis entraîné...

Et franchement, je suis...


Plutôt content. Pfu. J'ai rencontré un type qui va être important, mais je sais pas pour quel camp.

Et puis...

Il sait des choses...

Troublantes. Han. Mais j'aimerais que tu ne le rencontres pas.

Elle hausse un sourcil.

Et pourquoi ça ?

Quand il nous regarde, il a le pouvoir d'estimer ce qu'on peut faire et ce qu'on va devenir. Il nous a vus, moi et Véronica. Et tant que je ne sais pas s'il est potentiellement un ennemi... Oban frappe encore une fois. On devrait garder une arme secrète.

Franchement, il joue le guru. Il est enjôleur. ll reste caché en détention, où on pense que certains éléments sont modelés à des fins pas nettes. Il y a  à mon sens autant de chances qu'ils soient orientés dans le bon que dans le mauvais sens. Le mec prépare une guerre. Et on en saura plus qu'à la toute fin de cette affaire.

Je te suis... Tu préfères qu'il en sache le moins possible sur moi, au cas où. Logique.

Tu sais quoi, pendant une seconde, j'ai cru que tu essayais d'user de psychologie inversée pour me pousser à le rencontrer, dit-elle avec un clin d'oeil.

Non, non.. Oban se remet à frapper et garde un moment le silence, l'air un peu anxieux. Je ne veux juste pas qu'il puisse te rencontrer et flipper sa race tout en te décourageant quant à ton avenir. A mon avis dans le futur, tu vas devenir très, très inquiétante, potentiellement. Et tu ne mérites pas qu'on te le dise. Le groupe peut peut-être t'empêcher de devenir trop dure, mais ton pouvoir est un putain d'obstacle...

Bon, allez, on reprend.

A ce moment, son smartcom émet un signal.

Tu m'excuses une minute ?


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MessageSujet: Re: Star Academy   Ven 16 Déc - 22:13

Alekseï et Natalia arrive sur le lieu du concert, qui a lieu en plein air. Un peu à l'écart des habitation une esplanade est prévue pour accueillir ce genre d'évènements. Une foule se presse déjà face à la scène, foule composée principalement de jeunes gens déjà fort excités. Ceux qui ne sont pas en train d'essayer de s'accaparer les meilleurs places sont massés devant un bar temporaire, où l'on ne sert pas d'alcool mais où l'on peut tout de même se restaurer. La sécurité à l'entrée passe tous les nouveaux arrivants au scanner avant le contrôle des billets, et confisque tout ce qui pourrait servir d'arme ainsi que toutes les bouteilles.

Quand vient leur tour, Natalia n'attend pas d'être scannée à son tour pour donner à l'un des agents de sécurité le couteau pliable qu'elle avait dans sa poche arrière.


Bon, j'imagine qu'il faudra que je m'en trouve un autre. si j'avais su...

  Je ne savais pas non plus... Premier concert !
Bon, on ne va pas s'arrêter à ça ! En plus, je suis sûr que tu en trouveras un nouveau, bien mieux, très bientôt.

Alekseï remet au vigile une bouteille de vin sortie de son sac, et avance.

Ils se mêlent au public, qui attend impatiemment le début du concert. Pressés dans la foule, ils voient les lumières d'ambiance s'allumer, signe que cela va bientôt commencer. Toutefois, assez vite, Natalia s'accroche à son bras. Alekseï remarque alors que quelque chose cloche chez la jeune femme : Elle est pâle, sa respiration s'est accélérée, et elle est tendue comme la corde d'une harpe.

Merde ! Trop de monde... Évidemment, imbécile ! Oh, quel idiot, j'ai oublié de prendre les boissons. Tu veux bien m'accompagner ? Je ne vais plus te retrouver, sinon..., dit-il en l'entraînant gentiment hors de la foule.

D'accord, articule-t-elle entre ses dents.

Les doigts crispés sur son bras, légèrement vacillante, elle se laisse guider vers le bar, maintenant presque déserté.

Alekseï, décidant de ne pas heurter la fierté de Natalia, ne fait aucune allusion à son malaise, ni à ses raisons.
Néanmoins, plus par réflexe qu'autre chose, il a passé son bras restant autour des épaules de sa compatriote russe.


Je vais prendre un jus d'orange. Tu prends quoi ?

...

On a évité d'attendre trop longtemps au bar en y allant au bon moment, finalement.

Oui, sûrement. Un soda, ça ira.

Elle commence déjà à reprendre des couleurs et sa respiration retrouve un rythme normal, mais elle n'est pas dupe : Elle sait bien que Alekseï l'a vue dans un moment de faiblesse, et elle n'ose pas le regarder en face. Pourtant, elle ne cherche pas non plus à se déloger de sous son bras.

Aussi, il le laisse sur les épaules de Natalia. Jusqu'à ce que cette présence devienne tout à fait normale.

Le concert, ce n'était peut-être pas une bonne idée. On peut le suivre un peu d'ici, où s'en aller...

C'est dommage d'avoir acheté ces billets pour rien, mais... Oui, allons ailleurs.

D'accord. Et c'est pas grave pour les billets... En neuro-science, on appelle ça un "cout irrécupérable". On a payé : mais est-ce que ça vaut le coût de poursuivre dans l'erreur en raison d'argent que l'on a de toute façon déjà dépensé ? Ce serait stupide !

Par contre, on va où ?

Où tu a envie. Je te laisse décider, si tu veux bien.

C'est le bras toujours autour de l'épaule de Natalia qu'Alekseï leur fait donc quitter le concert, en direction de...

Je n'y ai pas vraiment réfléchi. On va dire un bar ? J'en ai vu un sympa en centre-ville, assez cosy, mais si tu préfères plus isolé j'en connais aussi un dans le cité de fa Fondation. Celui-là est très limite, pour dire vrai... Et Alekseï laisse un petit silence s'installer. Vu que pour l'instant, la direction est la même quelque soit l'endroit choisi, il avance avec Natalia au bras.
Il ne peut tout de même pas s'empêcher de laisser des idées désagréables cheminer dans son cerveau. Qu'il remet à plus tard.


On va peut-être éviter les bars louches. On a suffisamment tendance à attirer les ennuis comme ça, je suppose.

Une vingtaine de minutes plus tard, Alekseï est assis à une table, dans un coin d'une salle assez grande décorée de façon plutôt retro. Natalia est partie leur commander une bouteille de vodka. Évidemment, le barman lui demande son ID, ne pouvant servir d'alcool aux mineurs. C'est donc avec surprise qu'Alekseï constate qu'il la lui donne tout de même. Il sait pourtant que la jeune femme n'a que dix-sept ans.

Une fois de retour à leur table avec la bouteille et deux verres, elle leur sert deux portions généreuses.

На здоровье ! dit-elle en levant son verre.

'здоровье ! , répond Alekseï en trinquant et en avalant son verre. Comment as-tu fait ça ? dit-il en indiquant du regard la bouteille puis le barman. Tu le connais ?

Quoi ? Oh, non. Mais ce n'est pas très difficile de se faire faire une fausse carte ID, en fait.

Désolée d'avoir gâché la soirée. Je ne savais pas que... Eh bien que je suis agoraphobe, à ce qu'on dirait. Il va falloir que je m'occupe de régler ça.

Ce n'est vraiment pas un problème. En fait, le concert était plus un prétexte pour passer un peu de temps ensemble qu'autre chose. Et puis, vu qu'aucun de nous ne connaissait ce genre de spectacle, ça semblait être une bonne idée.
On ne pouvait pas deviner, pour la foule...

Ne t'inquiète pas, je compte bien me débarrasser de cette phobie au plus vite. Il y a des moyens, pour ça.

Bon allez, un autre.

Après quelques verres de vodka, l'ambiance est bien plus détendue.

Tu sais quoi ? J'ai une idée. Allons ailleurs, dit Natalia en attrapant sa veste.

Ça marche ! , répond Alekseï avec le sourire. Ça me soulage un peu, en fait. Je n'avais pas de plan de secours, si le concert ne nous plaisait pas. Et aller dans un bar, c'est chouette, mais c'est plutôt classique... Je l'avais un peu mauvaise quand tu m'as dit "tu choisis" ! Il enfile à son tour sa veste et suit Natalia.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Dim 18 Déc - 22:14

Natalia entraîne Alekseï hors du bar. Ils ont peut-être bu un peu trop pour avoir les idées parfaitement claires, mais ils marchent encore droit tous les deux.

Quelques pâtés de maison plus loin, Natalia s'arrête devant un petit bâtiment, puis s'engage dans une ruelle latérale mal éclairée. Avant de la suivre, Alekseï a le temps de voir qu'il s'agit d'une salle de danse, du genre où l'on donne des cours. Lorsqu'il la rejoint, elle est déjà penchée sur la porte de derrière : Elle a introduit une fiche plastique dans l'encoche destinée à la clé magnétique et fait quelques manipulations sur un mini-écran holo à peine visible.

Bouge pas. J'en ai pour une minute.

D'accord, je t'attends.

Vu qu'ils sont dans une allée qui ressemble un peu à un coupe-gorge, qu'il fait nuit, et qu'Alekseï a une petite idée de ce que fait la jeune fille, il observe les environs. Et essaye de déterminer si des caméras de surveillance sont dans leur angle. Mais non, aucune, et Natalia ne met de toute façon pas très longtemps à ouvrir la porte.

Une fois à l'intérieur, elle éclaire les alentours de la porte avec son smartcom, puis allume la lumière.


Pas d'alarme. Les gens sont d'une imprudence...

Attends, attends, attends... On vient d'entrer par effraction dans une salle de danse, en pleine nuit ?

...

Et donc on l'a, juste pour nous deux ? Comme un club, mais sans foule ? Ohhhh... C'est génial ! Je crois que je suis... Euh... C'est tout simplement génial, Natalia ! Pour le coup, Alekseï est vraiment émerveillé !

Elle lui retourne son sourire.

Oui, hein ? J'avais envie de danser, mais pas dans un night-club.

On y va ?

Ils avancent jusqu'à pénétrer dans la salle de danse. Une fois la lumière allumée, ils peuvent voir leurs reflets dans les miroirs devant lesquels coure la barre d'exercice. Natalia jette sa veste au sol et regarde autour d'elle.

La sono doit être dans le coin.

Oui, ça doit être là-bas. J'espère qu'ils ont de bon morceaux en mémoire ! Valse viennoise. Ou salsa, ou rock. Ou ce que tu veux, en fait ! Il l'accompagne.

... Je suis trop content ! , dit-il avec un grand sourire même si la démonstration de professionnalisme, que ce soit l'ID, le piratage de la serrure ou son habilité au combat laisse le jeune homme sans voix. Entre l'inquiétude et la réserve que cela a fait naître chez lui, et d'un autre côté la présence de Natalia, son enthousiasme pour la situation et les quelques vodka bues... Eh bien, il se laisse un peu entraîner, il faut bien l'avouer.

Allez, quelque chose de rythmé... Ah, voilà. C'est un vieux machin, mais ça fera l'affaire pour s'échauffer.

Elle lance le morceau, ôte ses chaussures, et va se placer au centre de la piste, le sourire aux lèvres, les yeux brillants et la main tendue vers Alekseï.

musique !

Ça, c'est le genre de proposition que l'on n'a pas a lui faire deux fois ! Alekseï rejoint immédiatement sa partenaire sur la piste, l'air ravi. Juste une infime grimace à un moment du morceau. Les violoncelles sont parfois dissonants ! Il n'a pas l'habitude de ce genre de son, sortant de son instrument favori. Mais très rapidement, il s'y fait...

Le style de danse que Natalia adopte est dans la même veine : Classique à la base, mais avec quelques libertés qui lui vaudraient probablement les réprimandes de son professeur. Avant qu'alekseï ne réalise, plusieurs morceaux se sont enchainés : La fougue et la bonne humeur de la jeune russe sont contagieuse et elle est une partenaire de danse vraiment exceptionnelle.

Ça fait longtemps que je me suis pas amusé comme ça ! Tu danses vraiment bien ! Gymnaste, ninja, danseuse... Tu as combien d'autres talents, comme ça ? Évidemment, il ne s'est pas arrêté pour dire ça : il est complétement plongé dans son loisir favori.

Des tas, mais il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre !

Elle non plus ne s'arrête pas. Elle vole et tourbillonne avec grâce en compagnie du jeune homme, et c'est à peine si la salle de danse est assez grande pour eux. Les hésitations du départ ont disparu et ils n'ont plus besoin de se chercher pour se trouver : Leurs mouvements s'accordent avec naturel sans avoir à y réfléchir et chacun répond parfaitement aux improvisations de l'autre. Ils s'éloignent et se rapprochent dans un ballet endiablé qui les laisse essoufflés entre chaque morceau.

Eh bien dans ce cas, il va falloir se faire des soirées ensembles plus souvent, pour que je puisse tout apprendre de toi !
En parlant d'apprendre à ton sujet, comment tu as su que j'adorerai ton idée ? Tu as entendu dire que je pratique la danse quand je parlais à madame Stokova, ou c'est juste la chance qui fait que nous ayons de nouveau une passion en commun ? Alekseï, qui commence mine de rien à être bien fatigué, lance des enchaînements plus calmes, doux et fluides dès que le rythme s'y prête.

Il se pourrait que je me sois renseignée, disons. Juste... comme ça, en passant. Et apparemment, j'ai bien fait.

Tu veux faire une pause ? J'ai une soif du diable !

Très bonne idée. Moi aussi !
Par contre, s'il y a une buvette ici, on a vraiment de la chance...

Et donc, tu t'es renseigné sur ce que j'aime ? C'est... Ça me touche beaucoup.
Bon... Je dois te l'avouer, j'ai essayé de faire la même chose pour toi. Mais avec moins de succès. Ce n'est pas facile, ou je suis mauvais pour ça. Ou toi, tu es très forte pour ça.

Oui... Ça doit être ça... J'oubliais que tu es une ninja !

Hahaha ! Quelle drôle d'idée.

Elle s'éclipse, avant de revenir une minute plus tard avec une bouteille d'eau qu'elle boit au goulot.

Il y avait ça dans un vestiaire. Ne t'inquiète pas, je n'ai rien piqué d'autre, dit-elle avant de la lui lancer.

J'avais l'air inquiet ? , dit-il en rattrapant la bouteille.
Merci. Alekseï boit à son tour, et la pose au sol. Ça fait du bien...
Attends, tu aurais du prendre une serviette, aussi. J'ai un peu transpiré, quand même ! Je vais aller en piquer une. Dont acte.

Tu ne devrais pas t'inquiéter de ça, lui dit-elle quand il revient. On va encore transpirer... à moins que tu ne veuilles arrêter ?

Surtout pas ! Il nous reste encore du temps avant que les grilles de l'Institut ne soient fermées.
Il repart vers la piste et cette fois-ci, c'est lui qui tend la main pour inviter sa partenaire.

Ils dansent encore un moment, et Natalia n'avait pas menti : Ils transpirent à nouveau. Quand enfin vient un morceau plus calme, ils reprennent leur souffle en dansant plus calmement. D'aussi près, chacun peut sentir le cœur de l'autre battre la chamade.

Est-ce que... Je peux avoir confiance en toi, Alexandre ? lui demande la jeune femme, les yeux rivés dans les siens.

... Oui.
Mais quelqu'un en qui tu ne pourrais pas avoir confiance de répondrait "oui" aussi, tu sais ?
C'est à toi de décider. Je pense que tu l'as déjà fait. On ne serait pas ici tous les deux, sinon...


Allons-y pour le saut de la foi, alors...

Elle pose sa main sur la joue d'Alekseï et s'approche pour l'embrasser.

Alekseï pose aussi sa main sur la joue de la jeune russe, mais pour la retenir avec douceur.

Attends, Natalia...

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je vais bientôt partir de l'Institut, et on ne se reverra plus, après.
En plus, il y a une fille que je n'arrive pas à me sortir de la tête. Je ne veux surtout pas te donner de faux espoirs ou te mentir.

Mais tu me plais beaucoup, tu sais ? En fait, ce soir, j'ai très envie de t'embrasser, moi aussi...


Je ne cherche pas un mari, alors vas-y, idiot, dit-elle avec un sourire en coin.

C'est toi qui a parlé de confiance. Alors, je devais te le dire...
Alekseï continue de danser avec Natalia collée contre lui, tournoyant lentement sur la piste au rythme de la musique, jusqu'à poser doucement ses lèvres sur celles de sa partenaire.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 19 Déc - 14:10

Oban excuse Nétifer, et hésite à écouter où à laisser couler. Il s'agit probablement d'Alec, de toutes façons. Il reprend l'entraînement, un peu plus attentif entre chaque coup aux chiffres et à la façon dont il les fait évoluer. Comme elle n'est pas là, il tente quelques manoeuvres. Comme l'augmentation de la puissance du choc par les vibrations. Juste pour voir.

Mais entre chaque tentative, il ne peut pas vraiment s'empêcher d'écouter, surtout avec toutes les ondes qu'il propage à chaque coup...


Mais Nétifer ne débute aucune conversation. Elle se contente de regarder son écran.

Bizarre...

... Oban pose son doigt sur ses lèvres, intimant le silence, et se dirige vers son sac. Bah, c'est surement un faux numéro.

Puis sort un calepin de papier, là où il note ses idées depuis qu'il traîne à un endroit plein de hackers. Et il écrit : "Tu te fais probablement hacker. Fais comme si de rien n'était. On va les piéger, si c'est bien ça."

Nétifer le regarde d'abord sans comprendre, puis lève les yeux au ciel, atterrée.

Mais non, espèce d'andouille. Il faut vraiment que tu soignes cette parano, toi !

J'ai juste une alerte. Le smartcom d'Alekseï vient de passer hors-ligne, c'est tout.

Je suis pas parano, j'ai juste l'impression de vivre dans un mauvais roman de SF ! Et pourquoi t'as une alerte sur le portable d'Alec, déjà ? Ce ne serait pas de la parano, par hasard ?

J'ai une alerte si je perds le contact avec n'importe lequel de vos 'coms, à toi, Alek ou Angie. Là, le sien n'est plus joignable, d'où le côté "bizarre".

Enfin bon, il est juste sorti avec cette fille. Il ne doit pas courir grand risque. Et puis si on allait vérifier maintenant, on risquerait d'interrompre quelque chose.

Okay alors, allons-y.

Nétifer hésite, puis...

Mmmoui... je suppose que tu as raison. Pas la peine d'ameuter toute la garnison pour ça, mais on devrait peut-être juste aller vérifier que tout va bien. Par précaution.

Je vais mettre des vêtements plus corrects et on y va. Je te retrouve dehors.

pen dant qu'Oban se rhabille, il pense :

wow. Ca n'a pas été bien dur de la persuader. Elle est plus accro que j'aurais pensé.

Ils se rejoignent devant la salle de boxe. Nétifer continue de regarder son com.

Sa dernière position était quelque part dans les quartiers ouest. C'est bizarre, c'est à presque un kilomètre de l'endroit où à lieu le concert qu'il devait voir.

J'étais pas au courant... Avec qui il devait voir un concert ? Ouh, je suis pas amoureuse ni bloquée sur Alekseï du tout... Alors, senseï, à quel point es-tu dépendante ?

Natalia, une fille qui était encore en isolation il y a quelques mois. Tu as peut-être entendu parler d'elle là-bas ?

Pas une fois. Ce qui est bizarre, d'ailleurs. C'est d'elle qu'il tient l'idée que les élèves en détention sont "militarisés" ? Parce que quand il m'a fait interroger la psy, je me suis un peu mis la honte. Même si je partageais son avis...

D'elle et de Gabriel. Et le fait que Miss Adley n'ait rien à voir avec ceux qui veulent attaquer l'école ne signifie pas qu'elle n'a pas appris de techniques militaires à certains étudiants.

Bon, allons-y. On va prendre les transports en commun.

Oban ramasse sa bure et son sac, il se rhabillera plus tard.

Je suis prêt.

Un peu plus tard, en attendant la rame...

Tu sais... Je commence à bien vous aimer, tous les trois. J'y pensais en détention. On n'est pas pareils mais on cohabite. Comme une vraie famille, en fait.

Oui, j'imagine que c'est typique d'une vraie famille quand les enfants font tourner les parents en bourrique, fait Nétifer sur le ton de l'ironie.

Ils arrivent sur le quai au moment où le gravitrain s'arrête et ouvre ses portes.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 21 Déc - 19:16

Même si c'est elle qui a fait le premier pas, Natalia est hésitante au début. Après tout, c'est probablement son premier baiser. Mais alors que le rythme de la danse les éloigne puis les rapproche, elle prend confiance et s'abandonne à la bouche d'Alekseï.

Tout en l'embrassant elle commence à défaire les boutons de son col quand brusquement elle s'écarte de lui en portant la main à son cou.


Qu'est-ce que...

Soudain, Alekseï sent comme une brève piqûre d'aiguille dans son cou à lui.


Mais... ? Les pensées d'Alekseï s'enchaînent à toute vitesse.
Elle aussi. Une piqure au cou. Fléchettes hypodermique, donc somnifère... C'est une embuscade. D'où ça vient ? Impossible, local fermé... Se mettre à couvert, retirer le dard... Pas beaucoup de temps avant de m’effondrer. Ne pas augmenter mon métabolisme pour pouvoir résister plus longtemps...

Vite, Natalia ! Avec moi... Le jeune homme l'entraîne d'une main vers l'arrière de la salle, là où se trouvent les vestiaires. De l'autre main, il essaye de retirer la fléchette qu'il pense être fichée dans son cou.
Le but est de réussir à se barricader dedans avant de sombrer dans l'inconscience. Un casier qu'il fera tomber devant la porte, peut-être...


Natalia doit avoir compris également, car il n'a pas besoin de la tirer pour qu'elle aille dans la même direction que lui. Tout en reculant, il palpe son cou, mais ne sent qu'une très légère boursouflure.

Alexandre ! fait Natalia, la voix pâteuse, en montrant la direction de la porte d'entrée.

Les jambes déjà flageolantes, pris de vertiges, Alekseï voit celle-ci s'ouvrir, mais derrière il distingue seulement une vague silhouette floue, presque invisible. Il entend également les pas d'autres intrus dans le couloir alors que sa vision se brouille.

J'ai vu. Dans les vestiaires, vite. Camouflage optique ? Ou bien je suis déjà au stade des hallucinations ? Vite...

Le jeune homme se focalise vers son but. Il sait très bien qu'il n'a plus que quelques secondes. Au mieux. Il tente d'ouvrir la porte des vestiaires, d'y entrer avec Natalia, et de la refermer. Au verrou.

C'est quasiment par miracle qu'ils parviennent jusque là. Alekseï ne sait pas ce qu'il a reçu comme anesthésiant, mais il est sacrément puissant. C'est un genou à terre qu'il parvient tout de même à refermer derrière eux. Il entend Natalia tomber, inconsciente, alors qu'il verrouille la porte. Il ne peut que la rejoindre en rampant, au prix d'un effort incommensurable. Il va perdre conscience d'une seconde à l'autre.

Plus la force de mettre une armoire devant la porte... Le verrou ne va pas les arrêter longtemps. Ils vont faire sauter la porte... Je n'aurais pas le temps de téléphoner...

La dernière chose qu'il fait avant de perdre conscience, c'est de s'allonger sur Natalia. S'il font exploser l'entrée, il la protégera un peu de son corps... C'est déjà ça.


Dernière édition par Eric le Jeu 22 Déc - 0:35, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 21 Déc - 19:18

Oban est assis face à Nétifer dans le gravitrain presque désert qui les emmène vers le centre-ville. Il n'y a avec eux dans le wagon que quelques employés qui ont dû travailler tard, un sans-abri avec son chien et un couple d'amoureux en train de se bécoter.

La séclantie regarde défiler le paysage sans mot dire, perdue dans ses pensées.


Si tu le trouves en train de faire des trucs à une fille, tu vas taper personne, hein ?

Me regarde pas comme ça... Je sais qu'on ne parle pas de ces choses chez toi, mais chez moi c'est chose courante. Et chez les égérians aussi, on dirait. Chez les humains de la Terre un peu moins mais quand même. Tu ne peux pas t'arrêter à ton éducation.

Je veux dire, tu l'aimes bien, c'est clair. Mais ton passé t'empêche d'avancer. Et du coup, lui, bah s'il cherche ailleurs, 'faudra pas lui en vouloir.

Ne t'inquiète pas pour ça. C'est moi qui l'ait repoussé, et je le ferais encore, alors il a parfaitement le droit de se trouver une ou des "amies". C'est même tout ce que je lui souhaite.

Bon, il arrive, ce train.

Ils n'ont pas à attendre longtemps. Toutefois, Oban commence déjà à sentir la Source d'Alekseï avant d'entrer en gare, dès qu'elle est à moins d'un kilomètre. Quand ils mettent pieds sur le quai, il n'est plus qu'à... quatre cent quarante mètres, peut-être quatre cent cinquante. Le garçon est lui-même fort surpris de pouvoir être si précis avec certitude.

Je l'ai, il est par là. Moins de 500 mètres. Tu le sens, toi ? Dit Oban, décidé à montrer à Nétifer qu'il est bien plus que ce qu'elle pensait ; et il pense qu'en effet, elle ne peut pas encore le sentir.

Non. Tu peux vraiment le sentir d'aussi loin ? Je suis impressionnée.

Ils marchent quelques minutes en se fiant au plan de la ville que Nétifer affiche avec son com. Oban sent qu'ils se rapprochent, et il peut localiser Alekseï avec de plus en plus de précision. Ils ne sont plus qu'à une centaine de mètres quand, en tournant au coin d'une rue, ils peuvent apercevoir le bâtiment où il doit se trouver.

Au même moment, un véhicule utilitaire antigrav noir qui était garé juste en face de l'endroit démarre... Et Oban peut immédiatement sentir la Source d'Alekseï se déplacer, de plus en plus vite.


Merde... Il est là-dedans, mais je ne l'ai pas vu.

Oban sent la course poursuite sur le point de commencer... Il tente de lire la plaque, puis regarde de gauche et de droite pour voir si il existe un moyen de couper, et attend de voir dans quelle direction le véhicule se rend. Celui-ci par vers le nord, à l'opposé de leur direction.

Tu saurais démarrer ça ? demande immédiatement Nétifer en avisant un van coloré garé à quelques mètres d'eux.


Oh, ça ? ouais, c'est de la merde. Oban s'apprête à parler de la configuration des systèles de sécurité qu'il a déjà pu croiser dans les véhicules humains, lais se retient. A la place, il se décide à crocheter la porte ou à la forcer par la force, puis à utiliser sa lame (celle qu'il utilise pour couper la viande) pour forcer la serrure.

Par chance pour lui, le van bariolé n'est même pas verrouillé. Il passe sous le volant et, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il accède à l'électronique de bord et fait un pontage pour bypasser la sécurité du démarreur. Le véhicule noir est encore en vue et le temps que Nétifer soit montée elle aussi, le moteur tourne avec un léger ronron électrique et la sono diffuse de la musique.

musique !

Tu as décidé de m'en mettre plein la vue, aujourd'hui, toi ? Bon, allez, tu conduis. J'appelle Williams.

Si tu peux éviter d'ébruiter ce que je sais faire aux autres, ce serait sympa. Ils sauront bien assez tôt. Et j'aimerais qu'on continue de me juger sur mes actions. Une personne au courant, c'est suffisant.

Les jambes d'Oban sont juste assez longues pour atteindre les pédales, mais le pilotage de la camionnette ne devrait pas lui poser de problème. Il vire le reste de plateau-repas qui traînait sur le siège du conducteur et qui va rejoindre les emballages de plats à emporter qui s'amoncellent à l'arrière, au milieu des étuis d'instruments, des sacs de couchage et des sacs de voyage. Nétifer ouvre la vitre pour atténuer l'odeur d'encens et de nourriture tout en commençant à appeler sur son smartcom.

Oban a un avantage de poids dans cette course-poursuite : Il sait où ils sont, et il le saura toujours. Aussi prend-t-il les grands axes le temps que son smartcom passe en mode GPS, et puis garde un oeil sur les possibilités de routes à prendre, le trafic et toutes sortes de renseignements en compte.


On les arrête pas manu militari, hein ? On attend de voir où ils vont, j'imagine. Ça va peser lourd dans notre enquête, ça. Mais... j'espère juste que la cible c'était pas la fille... On a pas besoin d'une N-ième enquête.

Ceci dit, Oban ouvre la boite à gants, vérifie les caches clipsées, tant que ça ne met pas en danger sa conduite : on dirait bien un van de drogués, mais qui sait...

...Et il s'avère rapidement qu'il est dans le vrai. En défaisant la coque en plastique de sa portière, il met à jour plusieurs sachets hermétiques contenant des pilules ainsi qu'une demi-douzaine de créditude.

Merde, elle ne répond pas ! Il faut qu'elle soit occupée juste maintenant. Je lui envoie un message quand même, et à Angie aussi.

Oban n'a guère de mal à suivre le véhicule dans lequel se trouve Alekseï tout en restant hors de vue. Sa perception de la Source du russe est claire et nette. D'après sa map, on dirait qu'ils se dirigent vers un astroport secondaire. Ils y seront dans très peu de temps.

Oban referme le compartiment. Il pourra toujours récupérer tout ça plus tard, quand ils seront moins voyants. Et puis il appuie nettement sur l'accélérateur. Il a repéré une route plus calme, et s'il peut aller vite, il calcule au vu des trajectoires qu'il devrait y arriver plus vite qu'eux, qui roulent pour ne pas se faire remarquer.


Merde merde merde merde ! Ils vont vers un spatioport, Accroche ta ceinture et appelle Angie, je mets les gaz ! J'ai le droit de faire du grabuge ou on doit rester discrets ? Tu vas me dire discrets, hein ?

Evidemment. Si la police s'en mêle, on risque de gros ennuis, comme sur Solitude. On est toujours recherchés.

Elle reprend son smatcom tandis qu'Oban tente de réduire la distance entre eux et les véhicule noir, mais sans se faire voir.

Angie ? On a un problème. Apparemment, Alekseï et sa copine viennent d'être kidnappés.
...
Non, on ne sait pas. On les suit, là.
...
Ils vont vers l'astroport au nord de la ville. Ils y seront dans deux minutes.
...
Oui, fais ça et tiens-moi au courant.

Elle raccroche.

Elle court prévenir Williams, ou Epzibah, la première qu'elle trouvera.

Ca me fait une belle jambe ! J'ai pris une route alternative, mais me déconcentre pas, s'il te plaît ! Sinon on va se retrouver au mauvais endroit, ça craindrait pas mal.

TA GUEULE, VIEUX CON ! Qu'est-ce que je m'en tape, qu'il flippe, lui, là ! Dit Oban à un conducteur surpris.

On est d'accord, une fois au spatioport, plus de quartier ? On défonce leur appareil ou on s'y infiltre ? Moi, j'aurais tendance à ne pas les laisser kidnapper notre pote...

Parce que moi oui, à ton avis ?

On avise en fonction de la situation. Si ils sont en train d'embarquer, tu fonces dans le tas. Si on voit qu'on a le temps, on observe et on réfléchit avant d'agir.

Quelques minutes plus tard, le van d'Oban arrive à proximité du spatioport. Celui-ci est plutôt petit et semble plutôt destiné au transit de marchandises. Il n'y a pas de terminaux pour passagers, mais plutôt de grands hangars disséminés sur sa surface.

Il y a toutefois un poste de sécurité à l'entrée. Le véhicule noir vient de le franchir quand nos amis arrivent à leur tour. N'ayant aucune chance de passer par la grande porte, ils longent l'enceinte sans le perdre de vue, jusqu'à ce qu'il se gare près de l'un des hangars. Il y a bien un petit appareil spatial posé tout près, mais lorsque quatre hommes descendent du véhicule et en extraient Alekseï et Natalia, toujours inconscients, ils les emmènent vers l'intérieur du bâtiment.


On se trouve un coin sombre où se garer et on passe au-dessus de la grille, ok ?

Ouais mais soyons patients, dit Oban en vidant les pilules et les créditubes dans son sac. Ils sont inconscients, et j'ai l'impression qu'ils veulent les interroger. On a le temps de saboter ou de voler leur appareil, d'envoyer notre position à Angie, et de plein de trucs, à moins que ce soient des pros de l'anesthésie, Alec se réveillera pas si vite que ça et la fille, j'en parle même pas.

Tout en disant ça, Oban a trouvé une place dans l'ombre d'un bâtiment et s'est garé. Le gamin coupe le contact et commence à fouiller dans les sacs qui se trouvaient à l'arrière.

Désolé, mais vu ce qu'il y a dans les caches plastique du van, je pense que ça vaut le coup de fouiller. On a affaire à des dealers, et ces gens-là ont parfois des armes.

D'accord. Fais ça et rejoins-moi. Je pars en éclaireuse.

Néifer laisse donc Oban et monte sur le toit du van pour passer plus facilement au-dessus de la barrière. Le garçon la voit s'enfoncer dans l'obscurité et disparaître, même si il continue de sentir clairement sa Source. Il se remet à ses fouilles, mais ne trouve pas d'armes à proprement parler, quoi que ce morceau de tube métallique assez lourd d'un mètre de long pourrait bien en faire office. Les seules autres choses intéressantes qu'il trouve sont des instruments de musiques, quelques vêtements plus ou moins sales et une mini-boite à outils de précision, faits pour bricoler les instruments.

Oban revête des habits sales, prend le tube et en pose une extrémité sur son épaule. Il jette sa bure dans le coffre et ne garde que sa besace. Puis il sort et jette un œil à ce que fait Nétifer, mais comme elle est hors de vue, il s'intéresse plus à la configuration des lieux. Il s'aide de sa sorte de flûte géante qu'il trouve très cool comme d'une perche pour monter sur le toit à son tour, et cherche des yeux la position de son amie.


Il ne parvient pas à l'apercevoir, mais sent qu'elle a contourné le grand bâtiment où est retenu Alekseï. Celui-ci est plutôt isolé mais éclairé seulement sur le devant, là où est posé le vaisseau, et il devrait être facile de s'en approcher discrètement en passant entre les piles de conteneurs stockés tout près. Tout étant logiquement amené, Oban passe en second à chaque étape que suit Nétifer. Il sait que souvent, faire l'appât pour elle est une bonne façon de chasser, mais pour cette fois, il préfère lui laisser l'initiative et observer ses méthodes.

Comme un bon apprenti, il se faufile derrière elle à chaque mouvement et sonde les environs pour comprendre par où passer pour accéder à Alekseï sans se faire remarquer. Peut-être des gaines d'aération ? Ou des fenêtres mal fermées ?


Si tu veux que je fasse diversion...


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MessageSujet: Re: Star Academy   Ven 23 Déc - 20:57

Alekseï est dans l'ombre. Seul une raie de lumière lui permet de distinguer ce qui l'entoure, à savoir des robes et de nombreux autres accessoires féminins, accroché sur des cintres.
Les bruits caractéristique de l'agitation des coulisses lui arrive de manière assourdie.
Il se trouve dans la penderie de la loge de Lethra.
En effet, la première épreuve de la seconde phase du Jeu s'est avérée être la mise en place d'une pièce de théâtre en costume.
Une excellente occasion de prendre de bons clichés de la demi-dragonne.

Lui-même a accès aux coulisses en tant que participant, tout le monde s'agite et court partout dans un chaos propice pour se faufiler là où il le désire.
D'une minute à l'autre, Lethra devrait venir se changer, et ses tenues sont déjà préparée sur une table. Si tout se passe bien, elle ne se rendra pas compte de la présence du jeune homme. En plus, l'endroit est parfait : la loge est bien éclairée, et de nombreux miroirs permettront sûrement de capturer une image parfaitement construite !

Le seul inconvénient, c'est qu'il se sent oppressé par l'étroitesse de la remise dans laquelle il se trouve...


Il n'a pas à attendre longtemps avant d'entendre la porte s'ouvrir. Il entend Lethra pénétrer dans la pièce avant de chuchoter "Vas-y, entre". Une seconde personne la suit à l'intérieur, mais ne dit mot. A la place, ce sont des bruits de baiser et des froissements de vêtements que l'on enlève qui se font entendre.

Génial ! Encore mieux que ce que j'avais espéré ! Lethra dénudée ET une révélation sur l'identité de son petit copain ! Elle qui est sensée être une célibataire endurcie... Ça, c'est du scoop !

Alekseï retire le cache de l'objectif de son appareil, et se déplace très lentement vers la légère ouverture qu'il a laissé au niveau de la penderie. Hors de question de faire le moindre bruit. Juste un coup d’œil afin de mieux cadrer les photos et... Il ne s'attendait absolument à ça !

Angie ?!!? Le jeune russe est à la limite de s'étrangler. Mais... Qu'est-ce que... Comment... ?

Débarrassées de leurs robes, Lethra et Angelica ne portent plus que leurs sous-vêtements, en écailles fines et transparentes pour la première, à petits cœurs pour la seconde. Elles s'embrassent à nouveau avec passion, sans rien dire mais la respiration haletante, et leurs mains se font de plus en plus exploratrices des rondeurs de l'autre.

Mince, je ne vais pas pouvoir apprendre ça à Sandy et Cathy. C'est Angie, je ne peux pas lui faire ça...
Mais bon, pour le Dandy, c'est parfait !
Soupir. Bon, de toute façon, je n'ai pas fait tout ça pour rien. Je ne peux pas repartir sans rien... Il sera toujours temps d'y réfléchir plus tard.

Alekseï lance des rafales de clichés, joue sur le zoom pour avoir des photos de plein-pied, et d'autres centrées sur leur visages, ou même sur les endroits où elles posent leurs mains. Il change l'orientation de l'appareil, portrait ou paysage, cherche des vues en contre-plongée...

Les photos s'accumulent, de plus en plus torrides, alors que les sous-vêtements tombent et que Lethra soulève Angélica pour la poser sur la coiffeuse pour mieux lui donner du plaisir... Jusqu'à ce que, catastrophe, notre photographe se penche un peu trop pour chercher un angle offrant une meilleure vue.

Et patatras ! C'est la chute en avant !

Les deux jeunes femmes en sueur se figent, puis aperçoivent l'appareil photo.


Alexia ?!? Tu nous espionnais ? Je suis vraiment déçue.

Elles regardent toutes les deux l'espionne avec un mélange de colère et de dédain.

Lethra, elle va le dire à Nétifer ! Et mettre des photos de nous partout ! Attrape la !

Lethra acquiesce et commence à grandir tandis que des écailles cuivrées apparaissent sur sa peau.

Non, non ! Je suis votre copine, les filles... C'est un malentendu, je ne parlerai de ça à personne ! Promis !
Mais voyant la colère dans leur yeux, Alexia prend un peu peur. L'appareil photo en bandoulière, elle commence à foncer d'abord à quatre pattes, puis en se relevant, vers la porte de la loge. La seule issue.
Laissez-moi tranquille ! Je ne dirai rien !

Alexia franchit la porte en trombe et arrive dans la grande salle du musée où sont exposées ses œuvres. Elle coure au milieu des statues et des photos gigantesques de femmes nues dans des poses lascives, représentant la plupart des femmes et adolescentes qu'elle a admiré dans sa vie.

Derrière elle, elle entend un grondement sourd quand les murs s'effondrent pour laisser passer un dragon cuivré. Juchée sur la tête de la bête, Angélica encourage le monstre à la rattraper et à la dévorer !


Alexia court, slalome à la vitesse du vent entre les statues, et fonce vers son objectif. Elle hurle tout de même :

Les filles ! On fait la paix ! Je vous donne mon appareil, et j'oublie tout... Je ne veux pas me battre contre vous et vous faire du mal, vous êtes mes meilleures copines, avec Nétie !

Elle arrive à proximité du poste électrique qui comporte l'alimentation générale et les disjoncteurs. Ça ne lui demande pas beaucoup d'effort pour, d'un simple geste de la main, faire sauter le dispositif.

Obscurité totale.

Alexia en profite pour retirer sa veste et sa chemise en silence, et s'attacher les cheveux. En débardeur, elle sera plus à l'aise pour fuir. Et pour combattre, en dernier recours. Peut-être qu'Angie et Lethra lui répondront, qu'un accord pourra être trouvé. Elle prie pour ça...


Mais pour seules réponses à ses prières, elle n'entend que les exhortations d'Angélica et le grondement du dragon. Soudain, un jet de flammes faillit. La bête écailleuse souffle le feu vers le plafond, embrasant celui-ci. Une pluie de flammèches se met à tomber dans le musée, maintenant éclairé d'une lumière jaune et dansante.

Alexia se place derrière une statue et s'y dissimule du mieux qu'elle peut.

Ça suffit ! D'accord, j'ai merdé, mais ça ne vous donne pas le droit d'essayer de me manger ! Je vais m'énerver sinon, les copines, vous le savez... Et en effet, Alexia commence à se "charger" en électricité. Reculer, ça va un moment. Là, la moutarde lui monte au nez.
Je pensais qu'on avait déjà passé un accord sur le fait que l'on n'a pas le droit de se manger les unes les autres, ni de se carboniser, ni de s'électrocuter ! C'est l'article 25 respectivement alinéas 8, 32, et 3. Et que si l'on a un différent, on en discute toutes calmement devant une glace à la fraise avec supplément chantilly. Article 3.

En plus, vous allez casser toutes mes œuvres d'art. Ça serait dommage. J'aime pas que l'on casse mes affaires...

D'accord, mais c'était mal ce que tu as fait. D'ailleurs, il y a quelqu'un d'autre qui a beaucoup souffert à cause de toi. Regarde.

Alexia tourne les yeux dans la direction que lui indique Angélica. A la lueur des flammes qui rampent sur le plafond, il voit une très jeune adolescente blonde sur l'une des photos de quatre mètres de haut. Celle-ci a la pose la plus indécente de toutes, sucette à la bouche et intimité bien visible. Elle s'anime, ôte la friandise d'entre ses lèvres et s'adresse à la photographe d'un air triste.



Pourquoi est-ce que tu m'as fait ça, grande sœur ? dit Natasha. Maintenant, tout le monde dit que je suis une salope !


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 26 Déc - 20:45

Transis d'horreur par la fin de son cauchemar, Alekseï ouvre les yeux sur une obscurité totale, et suffoque immédiatement. Quelque chose lui rentre dans la bouche et l'empêche de respirer. Il lui faut quelques secondes pour comprendre qu'il a un sac sur la tête et pour se calmer. Une fois sa respiration revenue à un rythme normal, il parvient à inspirer presque normalement.

Cela lui laisse le temps de réaliser qu'il est allongé sur un sol dur et froid, et qu'il a les mains attachées dans le dos. Même en position couchée, la tête lui tourne violemment. De plus, il est incroyablement faible. C'est à peine si il sent ses membres. Il subit encore de plein fouet les effets secondaires de l'anesthésie.

Encore une minute et il peut se concentrer suffisamment sur ses autres sens pour sentir une autre présence avec lui dans la pièce, à quelques mètres. Elle ne fait aucun bruit si ce n'est celui d'une respiration faible mais régulière. C'est probablement Natalia, toujours inconsciente. Il y a d'autres sons plus lointains, des voix étouffées par la distance... Mais il est presque certain que la langue utilisée est le russe.


Le jeune homme commence par essayer de mieux comprendre sa situation, et de faire ce qu'il peut pour récupérer plus vite.
Il tente de déterminer si ses entraves sont métalliques, ou plutôt des cordes. Et si elles sont assez lâches pour avoir une chance de s'en débarrasser. Puis il se concentre pour déterminer le nombre d'assaillants présents. Comme lorsqu'il détecte les personnes dans une pièce avant même d'ouvrir la porte...
Parallèlement, il contrôle sa respiration pour mieux oxygéner son corps, fait de petits mouvements pour récupérer l'usage de ses membres et chauffer ses muscles.
Évidemment, il tend l'oreille pour discerner des mots. S'ils parlent russe, ils sont là soit pour lui, soit pour elle. Il se promet de faire comme s'il ne maîtrisait pas la langue pour déterminer au plus vite qui est la véritable cible de cet enlèvement.


Au début, ils sont trop loin pour qu'il comprenne ce qui se dit, mais assez vite les trois hommes s'approchent et il peut clairement entendre la conversation.

<Vas-y. Réveille la.> fait une première voix, toujours en russe.

<T'es sûr ? Elle risque pas de nous faire un de ses trucs de mutants ? Enfin, sans vouloir te vexer, Dimitri.> répond le deuxième.

<T'inquiète, Sergeï, j'ai entendu pire. Tu peux y aller. Tant qu'on ne la touche pas, ses pouvoirs sont sans effet.> fait le dénomé Dimitri.

<Si tu le dis.> ajoute Sergeï.

Alekseï entend le "Pschit" d'un pistolet à injection, suivi quelques secondes plus tard d'une brusque inspiration de Natalia.

Ce dialogue lui donne déjà un début de réponse quant à la vraie cible de ces types. Mais il continue d'écouter, en continuant de jouer au comateux. S'il est possible de tenter de se libérer de ses entraves en même temps, Alekseï n'hésite pas, mais vu que leurs kidnappeurs se sont approchés, il redouble de prudence et de discrétion.

Le lien qui lui serre étroitement les poignets est probablement en plastique, mais il ne sera pas facile de le casser en forçant. Toutefois, ses forces lui reviennent petit à petit. Il devrait bientôt être capable de se tenir debout si il le voulait.


Après quelques secondes, la voix de Natalia se fait entendre.


Qu'est-ce que... Oh merde ! commence-t-elle en terran, avant de continuer en russe : <Nikolaï, espèce de sale rat ! Tu as osé !>

<Holà, doucement, jeune fille.> répond le premier homme. <On ne fait que suivre les ordres de ton père. Il n'a pas vraiment apprécié la façon dont tu lui a parlé quand tu as refusé de revenir à la maison, tu sais ?>

<Et tu crois qu'il apprécierait que je lui renvoie ses hommes dans des sacs mortuaires ? Détachez-moi !> crache Natalia avec colère.

<Hahaha ! Je ne crois pas, non. Ecoute, on n'étaient même pas obligés de te réveiller. Par respect pour toi et ta famille, on voulait juste t'offrir une chance de coopérer et de rentrer autrement que fourrée dans un sac.>

Tout en jouant l'inconscience, Alekseï réalise soudain qu'il sent autre chose : Les Sources de Nétifer et d'Oban, relativement proches.

Et c'est un vrai soulagement pour lui.

En tout cas, dès qu'il a entendu Natalia interpeller l'un des assaillant par son prénom, il sait ce qu'il voulait savoir.
Le plus discrètement possible, il se frotte un pied contre l'autre, dans le but de se débarrasser de ses chaussures et de se retrouver pied nus.
Entre sa capacité à percevoir la position de ses adversaires, son habilité au combat à base de coups de pieds, et l'effet de surprise, Alekseï pense pouvoir créer une diversion pour ses compagnons.
Par contre, il a encore un doute sur sa capacité à effectuer un "saut carpé" éclair afin de se remettre sur ses pieds sans l'aide de ses mains. Du moins dans son état. Et surtout de pouvoir enchaîner les coups de pieds en utilisant ses décharges électriques...

Aussi, il temporise encore un peu, préparant son corps à l'enchainement qu'il imagine, et son esprit à la disposition des adversaires. Et pour cela :


Natalia... Tu es là ? , dit-il d'une voix volontairement plus pâteuse qu'elle ne le devrait.

Alexandre ? répond Natalia, qui ne l'avait probablement pas encore vu.

<Il est déjà réveillé, lui ?!?> lance Sergeï, surpris. <Ce truc est censé faire effet au moins deux heures !>

<C'est probablement un mutant aussi, mon vieux.> fait Nikolaï.

<Pourquoi est-ce que vous l'avez amené ? C'est moi que vous voulez !> dit Natalia, encore plus en colère.

<Estime-toi heureuse qu'il soit encore en vie. On étaient même pas censés laisser de témoins. Mais quand j'ai réalisé qui c'était, je me suis dit que le patron serait bien content qu'on le lui amène.>

<Qui, Alexandre ?> rétorque Natalia. <Mais, ce n'est qu'un étudiant. Il n'a aucune importance pour mon père !>

Eh merde... Ils savent qui je suis, ils savent que je parle russe. Et vu ce qu'ils viennent de dire, quoi qu'il arrive, je devrai en répondre à Natalia. Plus aucune raison d'agir en catastrophe pour les faire taire. Par contre, savoir qui je suis pour eux, c'est intéressant.
Encore un peu de temps pour récupérer...
Alekseï se concentre sur les Sources de Nétifer et d'Oban afin de déterminer s'ils sont proches, s'ils avancent. Après quelques secondes, il réalise que Nétifer est au-dessus de lui, probablement sur le toit, et que Oban est en train de la rejoindre.

<Hahaha ! Très drôle. Tu ne l'as pas reconnu ? Pas étonnant, la dernière fois que tu l'a vu, vous deviez avoir huit ans.> continue Nikolaï.

<Mais c'est qui, alors ?> demande Sergeï.

<Le fils de Yevgeniy Ivanovna. Alexy ou Alekseï, quelque chose comme ça.>

Hoquet de surprise de Natalia.

Sergeï a l'air tout aussi étonné : <Attends... LE Yevgeniy Ivanovna ?!? L'ambassadeur ? Celui qui...>

<Oui, celui-là.> le coupe Nikolaï.

Attendez... Vous êtes venus pour reprendre de force Natalia sur les ordres de son père, et pas de chance, il connait le mien et je l'intéresse, donc vous m'embarquez aussi ? ... Natalia, c'est qui ton père ? Qu'est ce qu'il me veut ? Alekseï répond, l'air toujours plus hébété qu'il ne l'est vraiment, en terran. Pour que Nétie et Oban comprennent la situation. Mais aussi pour en savoir plus. Finalement, ils seront peut-être plus causants en se pensant en situation de force qu'une fois neutralisés.

Mais c'est le dénommé Nikolaï qui répond :

<Le père de Natalia ? Drago Sokolov. Ça te dit quelque chose ?>

Le nom est évidemment familier pour Alekseï, bien que finalement assez peu de gens doivent le connaître. Il sait que c'est l'un des grands leaders des красные братья, les "frères rouges", mosaïque d'organisations dont l'héritage remonte à l'essor des "Bratvas". Ces confréries criminelles étaient issues du rapprochement entre le monde criminel, celui des affaires et celui de la politique dans la Russie de la fin du XX° siècle, après l'effondrement du régime soviétique.

Alekseï lâche un laconique :
да... братва. Puis il reprend en terran : Un des grands chefs de la mafia russe. Ce qui explique votre professionnalisme.
Très bien joué les injections d’anesthésiant administrées par un de vos hommes capable de se rendre invisible. Dimitri, j'imagine.

Alekseï entend Dimitri éclater de rire avant que Nikolai ne reprenne la parole, en terran cette fois, puisque le jeune homme continue de l'utiliser.

Raté, mon cher. Ce n'était qu'un dispositif de camouflage optique. Les talents de Dimitri sont... très différents.
Bon, Sergueï, va voir si Anton est prêt avec le vaisseau. On devrait avoir l'autorisation de décoller, maintenant.

Ok, boss, répond le susnommé avant de s'éloigner.

Alekseï se concentre pour déterminer le nombre d'ennemis restant et leurs nouvelles positions. Il rajoute...

J'imagine que vous savez que mon père ne veut plus me revoir ? Si jamais vous désiriez obtenir une rançon, vous serez bien déçu...

Oh ? On s'est disputé avec papa ? raille Nikolaï. C'était avant ou après que tes complices et toi ayez semé la pagaille sur Babylon, dis-moi ? Eh oui, Natalia, ton chéri ne vaut pas mieux que nous. Il est recherché pour un paquets de crimes, lui aussi : Meurtre, kidnapping, ce genre de chose. Tu l'ignorais ?

Silence de la jeune femme.

Peut-être qu'il en sait plus. Le faire parler... Peut-être en le provoquant un peu. Mais aussi suggérer à Natalia que c'est faux. Quels mots utiliser ? , pense Alekseï.

...

Tu ne sais rien de ce qui s'est passé sur Babylon II, Nikolaï. Tu répètes les rumeurs de la personne qui a entendu une autre personne dire qu'elle a entendu quelqu'un supposer que...
Et pour la raison de la dispute avec mon père, ça ne concerne pas un homme de main de la братва.
Pendant ce temps, il se libère le plus discrètement possible de ses entraves. Il positionne deux doigts autour du lien de plastique. Un arc électrique jailli. Faible voltage, ampérage maximum. Cela va ioniser l'air, et donc créer de la chaleur puis faire fondre les lanières.
Alekseï a appris ça auprès de l'Assistant.
Il s'agit juste de supporter la douleur provoquée par la brulure sans réagir...


Hahaha, tu as raison, gamin, rit Nikolaï. Les histoires de famille, ça doit rester en famille. Et ne crois pas que je te juges mal pour tes actes : J'ai fait bien pire, tu peux me croire. Mais cela signifie que je sais que tu peux être dangereux.

Le collier qui lui enserrait les poignets cède assez vite, et le sac sur la tête d'Alekseï l'aide à cacher sa grimace lorsque le plastique fondu lui colle à la peau.

Eh, c'est quoi cette odeur ? fait soudain Dimitri.

Alekseï renifle sous son sac, et répond :
On dirait la même odeur que quand nous étions dans le parc, sur le banc, Natalia. Tant qu'à faire, autant la prévenir.

Et donc, si Mr Sokolov ne veut pas de rançon, il espère quoi de moi ?

Ce sera à lui de décider, mais si il ne peut pas t'utiliser pour faire pression sur ton père, il lui restera l'option de se servir de toi pour l'humilier. Je suis certain qu'il adorera, fait Nikolaï en riant.

Je vois. C'est votre choix. Sous le sac, le visage d'Alekseï se déforme sous la colère. Mais elle ne lui obscurcit pas sa pensée logique.
Il faut les neutraliser en moins de trois secondes. Tous les deux. Il n'y aura pas de meilleur occasion. Et ne pas les tuer. La Veille de Temps... Coup de taser. Ils ont l'air costaud, il faut que j'envoie plus que la moyenne.
Alekseï détermine leur positions respectives, il se fait une répétition mentale des mouvements et de la direction qu'il devra prendre après le saut carpé qui lui servira à se relever.

... Si ça semble possible avec l'aide se sa vitesse surnaturelle.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 26 Déc - 23:51

Profitant de l'obscurité, Oban s'approche en restant à couvert jusqu'à finalement distinguer la silhouette de Nétifer à contre-jour sur le ciel étoilé. La jeune femme s'est hissée jusqu'au toit du hangar et s'est approchée d'une ouverture d'aération. Elle semble observer ce qui se passe à l'intérieur.

Oban s'approche prudemment derrière elle, mais il na pas besoin de voir. Chaque pas émet une vibration qui se répercute, et confirme les perceptions de la source. Il met au point un tableau mental des lieux et des gens à mesure qu'il s'approche. Il prend dans la poche de sa chemise des pilules et envisage son instrument comme amplificateur sonore, arme et sarbacane potentielle.


Il n'a guère de mal à se hisser jusqu'au toit et à se rapprocher de Nétifer. Celui-ci lui fait signe de regarder avec elle par bouche d'aération entrouverte. Il voit trois hommes debout dans le hangar, au milieu des piles de caisses et de conteneurs. Face à eux, il y a une jeune femme ligotée à une chaise... Et Alekseï, allongé par terre, les mains attachées dans le dos et un sac sur la tête.

En se concentrant, il peut clairement entendre la conversation des trois hommes, mais n'en comprend pas un mot. On dirait qu'ils parlent l'autre langue maternelle d'Alekseï, le russe.


C'est une histoire de russes. La famille d'Alec, à tous les coups. Je fais diversion, comme d'hab ?

Si on bouge, c'est ce que tu feras, mais attends. Tant qu'ils ont l'air de vouloir rester là, on patiente. Angélica va bien finir par nous trouver des renforts. Ils ont des armes, nous pas. On est en situation d'infériorité.

En attendant, vérifie si il y en a un posté près de l'entrée ou du vaisseau. Oh, et avant... Tu pourrais nous télécharger une appli de traduction du russe ?
dit-elle en lui tendant son com.

JE peux faire mieux, je peux te montrer pour la prochaine fois... Oban manque de lever les yeux au ciel, mais Angélica lui rend ce genre de services sans rechigner, et Nétifer aussi aide de son mieux quand elle pourrait l'envoyer paître. Il lance l'application, et prend note mentalement de ce qu'il faut changer pour optimiser le smartcom de sa partenaire : on ne peut pas télécharger ce genre de choses en pleine intervention à chaque fois...  

Il le lui rend, après avoir traduit une phrase ou deux pour s'assurer que ça fonctionne, et retourne au plus près de l'appareil possible pour s'assurer qu'il soit bien vide.


Allongé sur le bord du toit, Oban est pour ainsi dire invisible du sol. Il peut ainsi observer à loisir le petit vaisseau de transport, stationné à une trentaine de mètres du bâtiment, près duquel un grand type en costume est en train de fumer une cigarette. Le garçon a eu affaire à assez de truands dans la Décharge pour savoir que celui-là en est un lui aussi, sûrement aussi dangereux que ceux dans le hangar.

L'enfant attend un petit peu pour s'assurer que le type ne jette pas de regards vers un partenaire éventuel, Et revient vers sa partenaire.


Okay, y'a un dur à cuire qui a l'air seul, au vaisseau. Je peux l'éloigner ou l'attirer vers une embuscade, si tu veux récupérer des armes. L'enfant, qui ne mesure pas vraiment le danger, est impatient d'aider, mais se contient.

Un deuxième est parti le rejoindre, mais... Oui, autant essayer de les neutraliser tant qu'ils sont séparés. Si on descend, tu crois pouvoir les attirer vers une zone moins éclairée sans que ceux à l'intérieur se doute de quelque chose ?

Facile, c'est juste un peu de ventriloquie... suis-moi. Ou mets-toi en position, peu importe. Je vais l'attirer près de ces poubelles, dans le coin sombre. Tu pourras lui sauter dessus.

Oban se dirige vers les poubelles en question, et du toit, il commence à émettre des bruits au niveau du sol. Un bruit étouffé, mais distinct de choses qui s'entrechoquent et de voix qui chuchottent près des poubelles.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 5 Jan - 22:48

De là où il est caché, pas très loin de Nétifer, Oban peut voir l'homme qui monte la garde près du vaisseau ainsi que celui qui l'a rejoint et avec lequel il discute en russe. Lorsqu'il commence à créer sa diversion, ils tournent la tête dans la direction des poubelles, échangent quelques mots de plus, puis se décident à aller voir.

Ils s'approchent, quittant la zone éclairée par les projecteurs, entre le hangar et le vaisseau. Ils ont l'air plus contrarié qu'autre chose, mais ont tout de même glissé leurs mains sous leurs vestes, probablement vers leurs armes.

Oban attend de voir ce que prépare Nétifer mais veut gagner du temps. Les bruits deviennent des voix, qu'il propage à travers le métal de son instrument pour obtenir une résonance sourde et métallique :


- Chut ! Il y a des gars louches dehors, s'ils nous entendent...dit une voix grave mais assourdie.
- Mais non, Ils iront jamais fouiller une poubelle, vu leurs fringues. répond une voix plus douce et féminine.

Pendant ce temps, en haut, l'enfant s'apprête à réagir, son tube de métal à la main prêt à devenir une matraque ou un bâton. Il envisage un saut si un petit malin venait à lever la tête.


Nétifer, elle, s'est souplement laissée glisser jusqu'en bas le long d'une gouttière et s'approche d'eux en silence. Pendant ce temps, les deux hommes se positionnent de chaque côté de la poubelle d'où semblent venir les voix. Cette fois, ils sortent leurs armes avant de se consulter du regard et le premier tend la main pour lever le couvercle.

Il le lève brusquement et ils pointent leurs pistolets, mais le conteneur est vide, à part quelques déchets. Surpris, ils poussent un juron de concert et recommencent à parler en russe. C'est à ce moment que Oban sent une vibration étrange mais familière envahir la zone où ils se trouvent. Cela vient de Nétifer, maintenant cachée derrière un second conteneur, à seulement quelques mètres d'eux.

Oban plonge la main dans sa sacoche et se saisit d'une bille de métal avec un sourire. Les voix continuent de sortir de la poubelle vide :


- Chut, fait la petite voix. Ils ne nous verront pas si on reste immobiles.

- Mais on est miniaturisés, pas invisibles !

Pendant que Nétifer intervient, l'enfant se prépare à jeter son projectile sur l'un des russes. Mais ceux-ci commencent assez vite à se comporter bizarrement : D'abord, ils baissent leurs armes, puis arborent un air hagard, désorienté. Le garçon voit leurs yeux devenir vides, sans expression.

De deux choses l'une : soit Nétifer vient de manger leurs âmes, soit ils ont un type chez eux qui contrôle les autres... Oban reste hors de vue, et se prépare au pire. Il prépare un rebond d'un crâne à l'autre... Mais réalise bientôt que ce ne sera pas nécessaire : Il sent maintenant que leur âme ne vibre quasiment plus. Sa première supposition était la bonne, et la séclantie en a presque fini avec eux. Oban saute au sol.


C'est bon, Net, ils ont eu leur compte. On ne sait toujours pas ce que ça fait sur des mortels. "Mortels", vraiment ? Qu'est ce qu'on devient... Et ce ne sont que des outils, réserve ça pour le commanditaire.

D'ailleurs... Ça me donne une idée. L'ado prend l'arme d'un des hommes et se saisit de son corps d'une main, par le col. On va mettre ça dans les poubelles, au cas où.

D'accord, comme tu veux, fait la séclantie en sortant de l'ombre et en s'approchant du second, qui reste sans réaction. Elle lui subtilise son pistolet à rayons et le pousse vers le conteneur.

Oban se demande un instant si son arme ne serait pas plus utile dans les mains de Nétifer, maius décide de la garder tout de même. Il commence à se dire qu'ils ont peut-être des communicateurs, et vérifie leurs oreilles, poignets et poches.


Bon... Il en reste quelques uns. On fait quoi ? Le même genre de truc pour les séparer ?

Nétifer s'apprête à répondre quand elle s'interrompt pour tourner la tête vers le vaisseau. Oban lui aussi a entendu des pas lourds sur la rampe métallique de l'appareil : Un cinquième homme est en train d'en descendre.

Nous avons l'autorisation de décoller, monsieur Anton, fait l'androïde. Monsieur Anton ?

Surpris par l'absence de celui qui gardait le vaisseau, le robot regarde à droite et à gauche. Il va apercevoir les deux hommes en état d'hébètement dans un instant, c'est certain, et Oban et Nétifer par la même occasion.

La séclantie lâche le gangster qu'elle tenait et se cache aussi vite que possible derrière une poubelle, et Oban en fait autant. Il improvise alors comme il peut. Heureusement que l'androïde ne parle pas Russe...

Comme l'un des hommes reste debout, et de dos, qui plus est, il tente de reproduire sa voix :  


Reste dans le vaisseau, tas de ferraille. On te dira quand on partira. Les autres n'ont pas fini.

Le robot reste un instant sans répondre, et Oban se dit que ses capteurs audio sont peut-être trop sensibles pour être trompés... Mais il finit par reculer.

A vos ordres, monsieur.

Il fait demi-tour et remonte la rampe.

Bien joué !

Oban répond avec un doigt sur la bouche, au cas où le robot les entendrait. Son visage se fait meurtri, comme s'il souffrait. Et il sort l'arme.

Il regarde Nétifer et montre le vaisseau du doigt. Il se mime ensuite en train de tirer sur le robot. Il faut le détruire, au cas où il donnerait l'alerte, mais ça brise le cœur de l'enfant de devoir faire ça à un innocent. Même s'il est artificiel.


Nétifer comprend, et sort son arme elle aussi. Elle se montre du doigt avant de désigner le vaisseau, indiquant qu'elle va s'en charger. Puis elle montre Oban, le bâtiment, et ses yeux et ses oreilles : Elle lui demande de rester en surveillance.

Merde, merde, merde... qu'est-ce qu'on devient... Je devrais le faire. Je vois vite fait comment il est conçu... On devrait pouvoir l'abimer sans le détruire... Mais dans ce cas un enquêteur pourrait nous pister... Putain de merde. Je suis impuissant, en fait. Bon. Reste concentré, Oban.

L'enfant s'approche de l'entrée, tout en restant à la fois dans l'ombre et à couvert, et se met à écouter, tapant parfois du pied pour créer une onde au sol. Rien. Alors il se concentre sur les énergies émises par les corps et les âmes des russes, et faute d'en trouver, sur la source de son partenaire Alec.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 10 Jan - 17:26

Malgré les effets résiduels de l'anesthésiant, Alekseï décide d'agir.

D'un bond il est sur ses pieds et il se précipite vers le plus proche, le dénommé Dimitri. Les éclairs crépitent entre ses doigts. Au moment où de la main gauche il arrache le sac qu'il avait sur la tête, la droite touche le torse du gangster et délivre une puissante décharge électrique. Les étincelles fusent... Et Dimitri ne bouge pas d'un iota !


<De l'électricité ? Comme c'est mignon.>

Alekseï réalise alors que sous ses vêtements, l'homme est entièrement fait de métal.

<Mauvais choix, gamin> fait Nicolaï en s'écartant des deux hommes.

En une fraction de seconde Alekseï, recule instinctivement de deux pas et se met en garde.

<Un mutant métallique... Ouais, j'ai l'impression que ce n'est pas ma journée. La soirée avait bien commencé, pourtant... > Juste un coup d’œil vers Natalia pour déterminer son état.
Il imagine un instant prendre la jeune fille en otage, puisqu'elle a de l'importance pour ses kidnappeurs. Mais ça sentirait trop le bluff. Et pour cause... Attaquer directement Nikolaï ? Précipiter une défaite, alors qu'il faut temporiser.

Aussi, Alekseï décide de continuer de détourner l'attention en poursuivant le combat, tant qu'on le laisse faire. Ça permet de gagner un peu de temps. Il est presque sûr que Nikolaï jubile à voir un duel de "gladiateurs mutants", tant que son poulain ne risque rien.

Mais le jeune russe sait très bien que chaque coup qu'il portera lui fera plus de mal qu'à son adversaire. Une autre stratégie doit être trouvée. Vite. Et Natalia ne lui sera pas d'une grande aide pour le moment : Elle a les poignets et les chevilles attachés à la chaise sur laquelle elle est assise.


<Va-t-en, Alexandre ! Ne te fais pas tuer pour moi !>

<Oh, mais rassure-toi, jeune fille,> dit Nikolaï en continuant de reculer. <Dimitri ne va pas le tuer. Il a plus de valeur vivant.>

<Par contre, je vais probablement le casser un peu,> fait l'homme de métal en faisant claquer son poing dans sa paume avec un "CLANG" sonore.

Nikolaï continue de reculer en passant la main dans son dos, sous sa veste, tandis que Dimitri avance sur Alekseï. Heureusement, l'entrepôt est grand et seulement encombré de quelques caisses ici ou là : Il y a de la place pour manœuvrer.

Alekseï commence à reculer lentement, essayant d'entraîner Dimitri un peu plus loin dans le hangar. Le but est de séparer les deux mafieux afin qu'ils ne soient plus à portée de vue. Et peut-être trouver quelque chose pour équilibrer le combat. Une clé anglaise, un tournevis, ou même le coin de l'entrepôt où se trouve l’installation électrique. En tout cas, le jeune homme reste sur la défensive et accumule peu à peu de l'énergie.

<Pourquoi rendre les choses difficiles, gamin ?> fait Dimitri sans cesser d'avancer vers lui. <Ça ferait beaucoup moins mal si tu te rendais, oui ?>

Quant à Nikolaï, il a tout simplement disparu pendant qu'Alekseï regardait autour de lui à la recherche d'une arme...

<Parce que dans ma famille, on ne se rend pas sans combattre !> Alekseï recule encore d'un ou deux pas. La disparition de Nikolaï l'inquiète. Sûrement le dispositif de camouflage optique. D'où la main dans le dos.
Il n'est pas en état de ressentir sa présence et de gérer Dimitri en même temps. Le jeune homme se promet de se focaliser sur la présence mentale de "la fouine" toutes les dix secondes.


Il a reculé d'une dizaine de mètres face à la brute métallique quand il aperçoit soudain derrière un des conteneurs une armoire à outils restée ouverte. A l'intérieur, il voit un peu de tout : meuleuse à disque, perceuse, matériel de soudure, palan à chaîne, etc.

De son côté, Dimitri semble perdre patience : Il attrape une caisse semblant plutôt lourde, mais la soulève sans effort avant de la jeter violemment vers Alekseï !

Ce dernier roule au sol avec souplesse pour éviter le projectile et atteindre le placard à outils. Pas trop le temps de choisir, mais tout cela à l'air affreusement létal et en plus Alekseï n'a jamais vu les trois-quart des objets présents devant lui...

La chaîne, séparée du palan, sera parfaite. Le jeune russe a été formé pour les armes de ce type et sait les utiliser même face à un adversaire plus puissant que lui.


<Tu sais que ça ne changera rien, pas vrai ?> fait le mutant en désignant la chaîne qu'Alekseï a enroulé autour de son poignet.

<Avec les autres armes, j'aurais pu te tuer sans le faire exprès. Ce n'est pas mon but... > Alekseï fait tournoyer un peu la chaîne puis l'envoie vers les jambes de son adversaire. Et ça fait presque vingt secondes qu'il "se charge". D'après les tests qu'il a effectué sous le contrôle de l'Assistant, il devrait être bientôt prêt. Même pour lui, ça va piquer.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 12 Jan - 23:33

Oban voit Nétifer gravir à pas de loup la rampe d'accès au vaisseau et disparaître à l'intérieur juste avant que lui-même n'arrive près de la porte pour risquer un coup d'oeil à l'intérieur.

Dans le vaste hangar, qui fait au moins quatre cent mètres carrés, l'espace est assez peu occupé. Il y a seulement quelques piles de caisses ici et là et quelques conteneurs plus grands. La vue est donc plutôt dégagée et il peut donc facilement apercevoir, au centre du bâtiment, Alekseï qui recule face à un individu assez grand et massif. Ils sont à une trentaine de mètres de lui, mais il peut quand même être sûr d'une chose : Le type est fait de métal brillant.

A quelques mètres d'eux, une fille plutôt jolie est attachée à une chaise. Oban sait qu'il devrait y avoir un autre kidnappeur, mais il ne l'aperçoit pas pour le moment. Le dernier gangster doit être caché quelque part, donc il a peut-être été repéré. Pourquoi se cacher, sinon ? A moins qu'il ne soit juste hors de vue, contournant les obstacles pour prendre Alec par le flanc ?

Peu importe, en fait. Alec est immortel, et la fille serait morte s'ils avaient voulu la tuer. Par contre, Oban et Nétifer n'ont aucune importance à leurs yeux, et ils les tueront sans hésiter.

Oban recule et retourne vers Nétifer. Il leur faut quelque chose pour s'occuper d'un type en métal. Un aimant... Un champ magnétique... Du plasma... Ou un trou...


Mais non. Il me faut juste Nétifer. Mais quand même, j'ai des aimants et une torche plasma dans ce sac, autant les préparer.

Et rester sur mes gardes...


Il fait demi tour à contrecœur.

Il franchit la trentaine de mètres qui le sépare du vaisseau. Il arrive en bas de la rampe d'accès quand il entend des tirs d'armes à énergie à l'intérieur et il voit les reflets lumineux des rafales de particules sur les cloisons intérieures de l'appareil. Il perçoit aussi un petit cri de douleur, qui ne peut avoir été poussé que par Nétifer.

Il se met alors à courir jusqu'à la porte du vaisseau, dégaine son arme et se pose contre la porte pour en percevoir l'intérieur, avant de se glisser devant l'ouverture, prêt à faire feu. Mais il baisse rapidement son pistolet en découvrant la scène.


A l'intérieur, l'air est empli de l'odeur du métal brulé. L'androïde est à terre, toujours fumant, percé de multiples trous encore rouges de chaleur. Nétifer est elle aussi mal en point. Assise à terre, adossée à la paroi,elle a une vilaine blessure à l'abdomen : Un des bras de l'androïde, coupé au coude, est fiché à travers son ventre !

Hey, Oban. Désolée, cette saloperie était plus résistante que je n'aurais cru.

Oh. Okay. Alors je vais me charger du reste seul. Dis, quand tu euh... Manges les âmes, tu crois que ça t'aide à guérir ? Parce que ça serait vraiment bien, là, et y'a un type qu'il faudra gérer d'une manière ou d'une autre, mais ta manière à toi aurait été bien utile... Mais je crois que je peux faire sans.

Okay Oban, c'est à toi de jouer, ce coup-ci. Champ libre. A TA façon. Des russes chelou et un mutant russe métallique. Easy.

Reste là. Garde ton arme. Et euh... Appelle les secours, sans cesse.

Et puis, tout en continuant de la rassurer, Oban sort un tourneviset fait vibrer les vis d'une plaque métallique du vaisseau pour accéder à la trappe de pièces de rechange, et à certains systèmes électriques. Il coupe l'alimentation du vaisseau en quelques secondes, Et commence à retirer des câbles de cuivre, une des batteries secondaires du vaisseau, sort des élastiques de son sac, et avec la prestance et l'assurance d'un type qui a déjà construit un électro-aimant artisanal, enroule le câble autour du cylindre de son arme improvisée trouvée dans le van, et l'attache à la batterie. Même si Alec serait plus utile pour l'activer, autant ne pas compter sur lui...

Je reviens. Je crois que je sais ce que je fais. Reste prudente, okay ?

Il retire la plupart de ses vêtements, cale son matériel comme il faut, et s'en va, prêt à faire la guerre.

Ca va chier des bulles russes, moi j'te l'dis.

Il s'apprête à passer la porte quand Nétifer l'appelle. Il se tourne vers elle et elle lui montre son com.

C'est Angie. Elle dit qu'on va avoir des renforts... dans dix minutes.


Tant mieux, mais j'y vais quand même. Pas le choix, Net'. Ils sont plutôt dans la merde, là. On a pas dix minutes. Et puis, je suis immortel, pas vrai ? Allez, repose-toi, je prends le relai. Et Il s'en va, sans attendre. On ne laisse pas un allié dns le besoin, et Alec est en danger. Il retourne à sa position de tout à l'heure, et se positionne pour tirer avant même d'avoir vu la scène, bien qu'il pense mieux de libérer la fille en premier lieu. On est en pleine improvisation, là...


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MessageSujet: Re: Star Academy   Ven 13 Jan - 23:19

La chaine vient frapper le genou du gangster métallique et l'électricité emmagasinée par alekseï se décharge d'un coup. Les éclairs fusent et l'homme pousse un cri...

Arrrh !

...Et de plus, son pantalon prend feu. Il n'a pas l'air d'avoir été vraiment blessé, mais il est choqué et tente maintenant d'éteindre les flammes en poussant des jurons en russe, se désintéressant d'Alekseï pour quelques instants.

Ce dernier en profite pour brièvement se concentrer pour percevoir la présence de Nikolaï. Il ne sent que sa présence physique, à un quinzaine de mètres environ, mais sans pouvoir le localiser avec précision. Cela suffit pourtant à distinguer un flou, entre les caisses, pas très loin de Natalia.

Pendant ce temps, Oban, qui arrive en tentant de rester modérément discret malgré tout son attirail, se déplace lentement, en allant vers la fille, arme à la main, sa barre de métal accrochée entre les pans de sa sacoche. Il essaie de ne pas rire en entendant le type métallique, et se concentre pour repérer le ou les gars cachés, parce qu'ils étaient clairement plusieurs...


Il peut en effet sentir les énergies d'une autre personne, qui doit probablement être cachée par les caisses qui se trouvent près de la captive car il ne peut toujours pas le voir. Si c'est aussi un mutant, il est peut-être du genre discret, aussi vaudrait-il mieux s'en occuper avant. Oban contourne les caisses. Il se dit que l'homme doit être absorbé par la captive et l'affrontement en cours. Il va donc dans ce qu'il espère être son dos, cherchant un moyen de s'élever pour avoir une vue d'ensemble.

De son côté, Alekseï a ramené son arme d'un geste vif, et commence de nouveau à emmagasiner de l'énergie électrique. Encore un peu plus longtemps, cette fois... Et il faudra faire tournoyer cette chaîne encore plus vite... Ce qu'il s'attèle à faire.
Il recule juste de quelques pas, un peu plus près des "outils". Et essaye de ressentir Oban et Nétifer.
Le prochain lancé de chaîne, il compte le faire le plus violent qu'il le peut.


Dimitri finit par réussir à éteindre les flammes qui consumaient son pantalon et se tourne de nouveau vers Alekseï.

<Cette fois, tu es mort !> dit-il en s'élançant vers lui d'un pas lourd.

Quant à Oban, il gravit facilement une pile de caisses. A trois mètres du sol, il a une bonne vue d'ensemble de la scène. Pourtant, il ne voit toujours pas le dernier maffieux... A moins que... Oui, là ! Aidé de sa capacité à ressentir les énergies, il parvient à le localiser, mais ses yeux ne distinguent qu'une silhouette légèrement floue, à une dizaine de mètres de là. Il prend bien son temps pour viser : il n'est pas question de le manquer. Il tire, en se disant que ce pistolet est celui d'un criminel, et qu'il vise un autre criminel. Un dangereux, qui veut tuer ses amis.

Il entend un cri de douleur, très bref, et la silhouette est vaguement visible une seconde tandis qu'elle s'écroule au sol, avant de redevenir presque impossible à discerner. Puis on peut entendre, dans tout le hangar, une voix amplifiée comme par un haut-parleur crier :

POLICE ! Vous êtes cernés, relâchez les otages !

Oban, lui, ne tarde pas à changer de position avant d'être repéré.

<Rends-toi. Je ne te connais pas, je n'ai rien contre toi.>
La chaîne vrombit au dessus de la tête d'Alekseï, tout en crépitant d'électricité. De plus en plus, à chaque seconde, formant une sorte de disque lumineux...


Le gangster regarde autour de lui, s'attendant probablement à voir arriver les autorités.

<Tu gagnes pour cette fois, mais on se reverra !> lance-t-il à Alekseï.

Il fait alors demi-tour et se met à courir. Alekseï pense qu'il va fuir... mais il attrape Natalia au passage, avec sa chaise, avant de foncer vers la sortie. La jeune femme pousse un cri à la fois de surprise et de colère tandis qu'il la jette sur son épaule.

Alekseï le suit en courant, sa chaîne toujours en mouvement.

A genoux ! Tout de suite ! , dit-il dès qu'il a pris Natalia sur son épaule. Il prévoit déjà de lui enserrer les jambes...


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MessageSujet: Re: Star Academy   Sam 14 Jan - 2:16

Caché derrière une caisse, Oban utilise son communicateur pour écrire :

Un russe de métal essaie de fuir dans ta direction, j'essaie de le retenir mais au cas où... cache toi...

Puis il prend un de ses aimants, un petit, et vise le dos du géant. C'est un plan stupide... Mais jusque là il a pu tromper tout le monde, alors pourquoi pas ? Et de nouveau, la voix reprend, juste assez fort pour être entendue :

Traceur en place ! lance Oban au moment où le petit aimant vient se plaquer sur le dos du russe.

Celui-ci continue de courir, et Alekseï sait qu'il va devoir lancer la chaîne : utiliser l'électricité serait trop risqué pour Natalia.

Mais le fuyard ne va pas très loin. Alors que Alekseï s'apprête à lui enserrer les jambes, le colosse commence à ralentir et à vaciller, sans explication, avant de s'arrêter et de poser un genou à terre. Sa peau perd sa teinte métallique et il redevient humain. Il lâche la jeune femme qui tombe au sol avec sa chaise... avant de pousser un grognement d'effort pour la faire éclater.

Maintenant libre, Natalia se met sur ses pieds.


Poser la main sur moi, alors ÇA, c'était vraiment stupide ! dit-elle en l'attrapant par le cou. Oban, rassuré que la situation soit à peu près réglée, n'en oublie pas pour autant l'autre russe camouflé, mais il se montre quand même au grand jour.

Fais gaffe, Alex ! Y'en a encore au moins un qui se camoufle !

Qui ? Nikolaï ? Ne t'inquiète pas, petit. Je crois bien que tu l'as tué.

Et tu va le rejoindre, glisse-t-elle à Dimitri, qui devient de plus en plus pâle.

Natalia ! Ne le tue pas. La police arrive, on les a. En effet, Alekseï arrive à toute vitesse et compte bien ligoter Dimitri avec sa chaîne. Réaction proportionnée. Tu te souviens des trous-du-cul du banc ?

Ouais, tu as raison. il n'en vaut pas la peine.

Elle le soulève du sol et le jette contre les caisses, l'assommant pour le compte. Apparemment, voler l'énergie vitale des autres a comme effet secondaire de lui conférer une force surhumaine.

Euh, la police, je crains que ce n'ait été un bluff de ma part...

Par contre, Netifer a besoin de soins, là. Venez.

Merde, Nétie ! Excellent bluff, Oban ! Je m'occupe de Nétifer. Ligotez Dimitri ! Alekseï jette la chaîne vers Oban, et fonce sans attendre son reste vers la Source de la séclantie. S'il ne la sent pas, vers extérieur, jusqu'à la sentir...

Par là, dans le vaisseau, qu'on a un peu saboté, au passage... Bon. Bah j'ai tué un homme. Je me sens pas tellement coupable, en fait. Je m'en fais plus pour moi que pour lui... Et j'ai dit Nétifer... Et Alec a dit Oban. On a un peu merdé, là.

Alekseï la trouve rapidement, à l'intérieur du petit vaisseau de transport posé à l'extérieur. Nétifer est inconsciente, un bras robotique fiché en travers de l'abdomen.

Oh mon dieu, ma pauvre petite Nétie ! Alekseï retire sa veste de cuir, puis sa chemise. Il déchire cette dernière.
Cette blessure serait mortelle, il n'y aurait plus grand chose à faire. Mais là... Lui permettre d'avoir quelque chose de normal, si des secours arrivent.
Il pose des morceaux de tissu sur les bords de la blessure. Se prépare à extraire le bras métallique, et à recouvrir la plaie béante.
Juste un doux passage de sa main sur le front de son amie, et... Grimace de dégoût. Il retire le bras métallique. Alekseï fait bien attention à provoquer le moins de dégâts possible lors de l'extraction.


La jeune femme pousse un cri étranglé en ouvrant les yeux, mais elle sombre aussitôt à nouveau dans l'inconscience. Pas étonnant quand on voit la taille de la mare de sang qui s'étend sous elle : n'importe quelle personne normale serait déjà morte.

Le jeune homme presse sa chemise contre la plaie béante, recouvre la séclantie de son blouson pour la garder un peu au chaud, et jette un coup d’œil à l'intérieur du vaisseau. Il doit bien y avoir un trousse de premier secours quelque part dans la cabine...

Il ne met guère de temps à la trouver et à l'ouvrir. Elle est plutôt bien fournie : biogel, stabilisateurs, nano-charges, etc.

Aussi, il se met immédiatement à l’œuvre. Il tapisse le ventre de son amie du gel régénérant et antiseptique. Anesthésiant aussi, il paraît, mais vu l'état de Nétifer... Alekseï place le moniteur pour obtenir les constantes, et prépare une injection de nano-reconstructeurs. Vu le sang perdu, il sait aussi qu'il doit préparer une transfusion dans la minute qui suit.
En fait le temps passe très vite pour le jeune russe entre les soins de type "médecine militaire d'urgence" et le monologue qu'il débite à la Séclantie, plus pour garder une sorte de lien de présence qu'autre chose....


T'as fini par réussir à te le faire, ton androïde. Depuis Solitude et cette "Namec" qui t'avait envoyé voler fesses par-dessus tête en t'humiliant... Sale petite rancunière !
... Pire que moi, et c'est presque un record !

Je te mets le gel... Ça va être froid.

Merci d'être venue me sortir de ce guêpier. Comment tu as fait pour savoir, d'ailleurs ?

... Bah, tu le sais toujours quand il s'agit de moi, n'est-ce pas ? Quand j'ai besoin de toi, tu es toujours là dans la seconde. Je t'aime toujours un peu plus à chaque seconde, tu le sais ?

L'injection de nano et la perf... Ça va agir très vite, Nétie.


Oh mon Dieu, Sainte Vierge, il y en a partout ! , dit-il en regardant ses mains pleines de sang. Ça va. Tu es immortelle, ça va aller....

La séclantie ne réagit toujours pas. Par contre Alekseï entend un engin antigrav arriver à pleine vitesse puis décélérer avant de se garer près du hangar.

Je reviens tout de suite, Nétie. Juste le temps de voir si ce sont des secours pour eux ou pour nous... Et en effet Alekseï passe la tête par l'entrée du vaisseau afin d'identifier les nouveaux venus.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Sam 14 Jan - 3:31

Alekseï sorti en trombe du hangar, Oban se retrouve seul avec la copine de son ami, qui a entrepris de chercher à tâtons l'homme que le garçon a abattu. Elle ne met guère de temps à le trouver. Elle fait quelque chose, et il redevient soudain visible. Il a un trou brûlé dans le bas du dos.

Hé bien, tu es un coriace, Nikolaï.

On dirait qu'il est encore en vie, finalement, lance-t-elle à Oban.

Oh, louée soit la sorcière ! J'avais vraiment pas envie de tuer qui que ce soit...

Dans ce cas-là, appelle une ambulance, parce qu'il n'en a quand même plus pour longtemps. Et les flics, tant que tu y es.

Tout en parlant à Oban, elle fait les poches du blessé. Elle pose de côté son arme, un gros boitier qu'il avait dans le dos, ses papiers d'identité, etc.

Oban tique mais ne dit rien ; il s'accroupit près du corps et de la fille et claque des doigts de temps en temps pour sonder le corps de Nikolaï. puis de la boîte...


Mmm mmm.

...Mais il ne distingue que du flou par échographie.

Tout en continuant de fouiller le mourant, Natalia s'adresse de nouveau à Oban.

Alors ton vrai nom, c'est Oban, c'est ça ?

Tu l'appelles, cette ambulance ?

Au même moment, le jeune garçon entend le sifflement d'une moto antigrav qui arrive en trombe et se gare près du hangar.

Oban c'est un surnom, c'est Orson, mon prénom.  Mais attends, t'es qui toi, en fait ? Encore une des conquêtes du blond ? Je t'ai jamais vue, ni à l'école, ni en détention...

Et puis franchement, appeler une ambulance ce serait pas, genre... S'attirer des ennuis ? Si on les appelle, on va devoir s'expliquer. Aucune envie de m'expliquer. Je veux rester dans cette école, où j'ai des trucs à faire. Si on fait ça, on va devoir se tirer vite fait...

Je veux l'opinion des autres sur cette affaire.

Elle tique visiblement à la mention des "conquêtes", au pluriel.

Comme tu veux. Moi, j'en ai rien à faire si il crève.

C'est toi qui avait l'air soulagé de ne pas l'avoir tué... Mais il va y rester dans pas longtemps, et tu seras bien un tueur.

Oban prend son smartcom et appelle celui de Nétifer. Alec devrait répondre...


Dernière édition par Eric le Dim 15 Jan - 22:03, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Star Academy   Dim 15 Jan - 22:06

Les mains encore rouges de sang, Alekseï n'hésite plus à se montrer en reconnaissant la femme qui descend d'une moto. Sa chevelure d'albâtre et sa peau du même ton sont inimitables.

Alekseï, dit-elle en l'apercevant. J'arrive un peu trop tard, on dirait.

Non, madame, on a encore besoin d'aide...
Nétifer est dans le vaisseau, sérieusement blessée. Je m'occupe d'elle, mais il lui faudrait un médecin qui ne pose pas trop de questions assez vite ou l'emmener à l'Institut.
Oban et Natalia sont dans le hangar. Ils vont bien.

Elle acquiesce et monte la rampe pour rejoindre Alekseï avant de s'approcher de Nétifer.

Hou, sale blessure. Heureusement que la jeune dame est immortelle. Jolis soins, ceci dit.

Elle sort de sous sa combinaison une espèce de disque fait d'un mélange de métal et de cristal. Celui-ci se met à luire et un objet se matérialise à un bon mètre du sol. Alekseï reconnaît immédiatement une civière de téléportation, comme celle qu'il a déjà vu sur Solitude. Quant au disque, il sait qu'il s'agit d'un appareil de stockage de masse, une technologie très rare qu'il n'a vu en action que très peu de fois dans sa vie.

Bon, et si vous me racontiez tout depuis le début, dit-elle en amenant le dispositif de téléportation au-dessus de Nétifer.

Oui, madame. C'est assez simple, en fait.
Natalia et moi avions un rendez-vous en ville. Nous nous sommes un peu isolé pour danser un peu, et... Et on s'est fait surprendre par des barbouzes. Camouflage optique, anesthésiants...
On s'est réveillés dans le hangar. C'était des hommes de mains du père de Natalia, ils voulaient la récupérer sur son ordre et l'évacuer via ce vaisseau. Ils m'ont reconnu et se sont dit que je serais un "bonus" intéressant dans leur kidnapping.
Nétifer et Oban nous ont suivi, je ne sais pas comment ils ont su que j'avais des problèmes, mais ils étaient en embuscade quand nous nous sommes réveillés.

Au final, on a neutralisé tous les hommes de mains. Je crois.
Mais ils savent qui je suis. On ne peut pas les livrer à la police, c'est la "bratva"... On ne peut pas les tuer non plus... Je ne sais pas quoi faire. Et en plus, ils ont dit à Natalia qui je suis...

Vous la téléportez où ?

A l'infirmerie de l'Institut. L'appareil va les prévenir et fournir un premier diagnostic automatiquement. J'inventerai une histoire d'accident, rassurez-vous.

A ce moment, le smartcom de Nétifer sonne. Epzibah le tend à alekseï avant de pianoter sur l'holo-écran qui active le dispositif. Une lumière blanche descend sur Nétifer qui disparaît.

Sur l'écran du smartcom, le jeune russe voit au numéro que l'appel vient d'Oban.


C'est Oban, madame... Et il décroche immédiatement.

Orson ? Ça va ?

Mouais. On en fait quoi des deux cons ? Y'en a un qui va mourir si on lui apporte pas de soins, mais je nous vois mal expliquer ça aux personnels hospitaliers.

Madame Alaster est là. On arrive dans quelques secondes, on va nettoyer au mieux...

Madame, vous avez entendu ? Il faut y aller.

Oui. Allons-y.

Quelques instants plus tard, Alekseï et Epzibah rejoignent Oban et Natalia.

Madame ? Mais... Qu'est-ce que vous faites là ?!?

Je vous expliquerai plus tard, mon chou.

Je vais passer quelques appels pour arranger tout ça. Vous autres, ramassez vos affaires et nettoyez-vous un peu. Oh, et dites-moi tout ce que vous avez touché ou manipulé. Je m'occupe de nettoyer toutes les preuves et de mettre ces messieurs au frais.

Okay, suivez-moi, je vais vous montrer... On en a foutu un peu partout...

J'ai fouillé dans l'armoire à outils, là-bas. Et j'ai tenu cette chaîne. Il se retourne vers la jeune russe.

Ça va, Natalia ? Désolé d'être parti comme ça, mais Orson n'y connait rien en premier secours, donc...
Drôle de soirée, n'est-ce pas ?

Oui, on peut le dire, répond Natalia en jetant un regard étrange à Alekseï. Il est évident qu'elle bout de poser des questions, mais elle se retient pour le moment.

Epzibah stabilise rapidement le blessé avec la trousse de secours du vaisseau puis fait le tour des éventuelles preuves avec nos amis, du hangar jusqu'au van en passant pas le vaisseau.

Je m'occupe de faire disparaître tout ça. Vous, retournez à l'Institut comme si de rien n'était, mais ne parlez à personne.

Allez, ouste, dit-elle en les congédiant gentiment de la main tout en commençant à composer un numéro sur son com.

C'est moi qui conduit ! Suivez-moi...

D'accord, mais conduis prudemment. Je sais que tu n'as pas le permis, on ne veux pas de contrôle de police... On peut aussi marcher, tu sais. Et merci d'être venu nous aider avec Kriss. Comment vous avez fait, pour savoir, pour nous retrouver ?

Je sais toujours où tu es, Alex.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 16 Jan - 3:17

Le trajet de retour vers l'Institut, dans le van coloré, est plutôt silencieux. Difficile pour Alekseï et Oban de discuter librement en présence de Natalia. Cette dernière reste pratiquement muette tout le trajet, gardant ses questions pour plus tard. La seule chose qu'elle demande est comment va "Kriss" et si elle va s'en tirer. Alekseï ne peut que lui répondre qu'elle est en soin intensif mais qu'elle devrait s'en sortir.

Oban gare le van à quelques rues de l'école, se promettant de donner sa position à la femme blanche pour qu'elle s'en occupe aussi. Ils finissent à pied, jusqu'à ce qu'ils soient finalement à l'intérieur, dans le parc.


Merci d'être venu à notre secours, Orson. Je t'en dois une.

Alex, tu marches un peu avec moi ?

Oui, bien sûr, avec plaisir. Je te raccompagne.
Orson, on se voit après ?

Ouais, ouais... Je vais aller au chevet de Kriss. Tu... gères ton amie. Elle a eu une soirée riche en événements... Et en découvertes. Je n'ai pas de leçons à te donner, mais on a un jeu à gagner, et ce serait bien de ne pas tout compromettre. On a fait assez d'erreurs comme ça déjà, et on perd aux points, si tu vois ce que je veux dire.

Salut miss. Je n'oublie pas que vous m'en "devez une".

Ils se séparent et tandis que Oban prend la direction de l'infirmerie, Alekseï continue son chemin avec Natalia.

On n'a pas été tout à fait honnête l'un envers l'autre, pas vrai ? J'imagine que maintenant tu as compris où j'avais appris à pirater les serrures...

Oui. Et aussi pour la fausse carte d'identification... Mais moi, je trouve que l'on a été plutôt honnêtes l'un envers l'autre, vu les circonstances. Quand je t'ai décris mes parents, je n'ai pas menti, à part pour avoir "oublié" de te dire leur vrai travail. Toi non plus, je pense.

Disons ça comme ça. Sans rancune, alors ?

Je ne vois pas pourquoi il y aurait de la rancune. Aucun de nous deux n'est responsable des choses désagréables qui se sont passés, n'est-ce pas ?

Tout en marchant à ses côtés dans le parc, le jeune homme s'arrange pour que leurs mains se touchent brièvement, comme ça, par hasard. Et une autre fois, un peu plus longtemps. Voir comment elle réagit, s'il y a un mouvement de recul, ou pas, un signal lui indiquant qu'il peut lui prendre la main pour le reste du chemin...

Donc, nous nous étions déjà rencontrés quand nous avions huit ans ? C'est une sacrée coïncidence ! C'était sur Babylon II, forcément...

Oui, c'est ça, dit-elle en glissant ses doigts dans la main d'Alekseï et en marchant tout contre lui.

Je m'en souviens, en fait. Mon père s'était mis en tête de gagner en respectabilité en s'unissant à une famille plus en vue. On s'est vus brièvement quand il m'a emmenée pour approcher le tien avec l'idée qu'il pourrait me marier à l'un de ses fils... Et il s'est fait jeter comme un malpropre.

Et lui est du genre rancunier.

Oh... Je... Je comprends.
Désolé pour le comportement de mon père envers le tien. Mon paternel a beaucoup de qualités, mais il est très dur. Il déteste l'illégalité et ce genre de choses...
En tout cas, tu l'as échappé belle. Serafim, mon grand frère, est un sale type. Il veut toujours tout diriger. Tu l'aurais détesté. Même s'il doit avoir une belle position au sein de la flotte, aujourd'hui.

Et moi, je ne suis plus très "en vue", désormais...

Bah, ne t'excuse pas. Ton père m'a rendu service, en fait. Si on m'avait forcé à me marier avec toi, je t'aurais détesté sans te laisser la moindre chance.

C'est mieux comme ça, non ?

Bien mieux, tu as raison. Mon père a aussi essayé de me marier à des filles de certaines familles importantes. Ça se serait mal passé, j'en suis sûr. Ils approchent du bâtiment où loge Natalia.
En tout cas, nos pères seraient fous de rage s'ils nous voyaient maintenant. , dit-il avec un petit sourire.

Dis, tu sais que je suis ici sous faux nom pour me protéger, évidemment ? Comme toi, j'imagine.
On peut se promettre de garder ça pour nous ?

Eh bien... Elle lui lance un regard de connivence... Il va peut-être falloir trouver un moyen de me convaincre.

Oh, je ne demande pas mieux que d'essayer de te convaincre ! Mais ça risque de prendre du temps. Sûrement toute une soirée... Je sais que tu es têtue !
Et... Je voudrais aller voir Kriss. Elle est venue pour nous. Là, elle est salement blessée, et je ne veux surtout pas qu'elle se réveille sans personne à ses côtés. Tu me comprends, j'espère ? Il lâche la main de Natalia pour passer son bras sur l'épaule de la jeune femme et lui déposer un petit baiser.
De toute façon, on va avoir du temps pour nous dès demain. Rien ne presse...

D'accord, je... Je devrais venir avec toi, en fait. Elle nous a sauvés tous les deux. Moi aussi je dois la remercier.

C'est vraiment gentil de ta part. Mais on ne sait pas quand elle va se réveiller. On ne va tout de même pas passer la nuit tous les deux dans une chambre d’hôpital ?
En plus, tu as besoin de te reposer, toi aussi. Je te téléphone dès qu'elle se réveille. Tu prendras mon relais quand j'irai me coucher, d'accord ?

D'accord.

Allez, file. Moi je vais aller... Me défouler un peu, je crois. J'ai besoin de cogner sur quelque chose.

Oui, je comprends. A demain, Natalia. Alekseï vient lui passer les bras autour de la taille puis l'embrasse longuement et doucement, avant de la maintenir, un peu plus brusquement, collée contre le mur du couloir désert des dortoirs pour quelques derniers baisers dans le cou. Les secondes passent.

Puis il prend le chemin de l'infirmerie. Tranquillement. Puis en accélérant le pas dès qu'il s'est éloigné de la jolie jeune fille russe.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 16 Jan - 9:36

Oban traverse le parc de l'Institut jusqu'à arriver dans l'aile médicale, un endroit qu'il commence à connaître un peu trop bien à son goût. Il croise le docteur Farouk qui lui indique la chambre où se trouve Nétifer après l'avoir rassuré sur son état : Elle est dans un coma artificiel pour accélérer sa récupération mais devrait vite se remettre. Il n'avait de toute façon pas besoin d'indication pour la trouver puisqu'il peut clairement sentir la Source de la séclantie, mais aussi celle d'Angélica.

En entrant dans la chambre, il trouve sa blonde amie assise près de Nétifer. Cette dernière est allongée dans un lit, endormie, et est reliée à plusieurs machines par des câbles et des tuyaux. Quant à Angélica, elle lui tient la main, l'air grave.


On ne peut pas continuer comme ça, Oban, lui dit-elle dès qu'il a passé la porte.

Tu prêches un convaincu. J'ai failli tuer un homme, aujourd'hui. Et "Kriss", deux et un androïde.

En plus, comme tu me vois, je ne m'en fais pas pour elle, et j'étais prêt à faire le même sacrifice, voire à laisser souffrir Alec si ça facilitait son évasion. C'est n'importe quoi.

Elle hoche la tête.

Tu sais, je crois que nos décisions de maintenant déciderons pour beaucoup de ce que nous deviendrons plus tard. Il va falloir garder ça en tête.

C'est comme toute cette histoire de destruction de l'école... Tu avais peut-être bien raison. On s'est mis trop de freins, je pense.

Oh, je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Enfin... Pas entièrement. Je persiste à croire qu'on a pas besoin de cette couverture d'élèves, même si il faut bien que j'avoue qu'aller à l'école, c'est quelque chose que je voulais tenter depuis longtemps. Genre, depuis toujours.

Mais au final, sans ça, on aurait jugé trop vite et on ne se serait pas attaqué au problème de la bonne manière. Je crois que c'est autre chose qui te perturbe. Tu veux m'en parler ?

Je ne nie pas l'utilité d'agir sous couverture, parfois, mais... Je pense que c'est la seule manière dont Madelyne sait fonctionner, et qu'elle ne sait plus voir quand la vérité est une meilleure arme que le mensonge et la tromperie. Si tu l'avais écoutée, tu n'aurais jamais parlé à Jarod, et on serait bien moins avancés, maintenant.

Je crois que toute cette mise en scène pour obtenir des photos de Lethra, c'est foireux. En fait, j'ai vraiment envie de faire comme toi avec Jarod : Aller la voir, tout lui expliquer, et lui demander de nous aider. Je suis certaine que c'est une bien meilleure option.

Qu'est-ce que tu en penses ?


Ben... Si j'ai appris un truc sur le monde des hommes des derniers temps, c'est que parfois être trop moral, c'est être égoïste. Et que fera-t-on si les remous du temps  nous renvoient à cause de ce petit détail ?

Quand j'ai agi sur Jarod, c'était surtout parce que je voulais lui faire confiance et que tout le monde est maniaque du contrôle dans notre entourage. J'avais les mauvaises motivations au final... Et pour Lethra tu pourras te racheter plus tard en effaçant des photos et/ou en lui avouant tout quand on en aura fini. C'est plus dur de vivre avec le mensonge, mais on est devenus des parias recherchés et plein de gens dépendent de nous, désormais...

Serait-on devenu plus sage, jeune homme ?

Mais d'accord, continuons comme ça pour le moment, même si je continue de croire que notre méthode pour avoir nos photos est bancale. Plus j'y pense, plus je crois qu'on ne la décidera jamais à poser nue.

Bon, et si tu me racontais votre soirée ? Je ne sais que ce que Nétie m'a texté quand elle m'a demandé de trouver des renforts. Qu'est-ce qui s'est passé après ?

Alec et sa copine russe se sont fait kidnapper par des autres russes. Le Com' d'Alec s'est arrêté, et Net' avait disposé une alerte sur tous nos appareils ; Comme Nétifer est jalouse, ça n'a pas été difficile de la convaincre d'aller voir. C'est fou ce qu'elle se comprend mal elle-même...

Bref, on y est allés, et comme je sens les sources d'assez loin on les a trouvés facilement, mais ils étaient en train de se faire kidnapper. On a volé un van à des dealers. On a suivi les maffieux. On s'est infiltrés, on a neutralisé les gardes, leur vaisseau et un androide pilote, mais Net a été blessée. Et puis ensuite on a neutralisé un mutant métallique et un type avec une tenue de camouflage ou un don de caméléon, je ne sais pas trop...

Et nous revoici.

On a fait du mal, mais pour le bien général. Je crois qu'il va falloir s'y faire, parce que les deux autres, et notre situation, veulent ça. Oban regarde dans le vide en répétant ça.

Faire du mal pour faire le bien... C'est s'engager sur une pente dangereuse, tu sais ?

Le mal, c'est le mal, point.

Je ne sais pas si on devrait s'engager là-dessus... Dan disait toujours qu'il ne faut parler ni de religion, ni de politique avec ses amis. Ma famille vénérait les saints ; et parfois, ils punissaient le mal par le mal, pour le bien général. Ça ne me choque pas tant que ça.

Mais toi, tu suis les préceptes de la lumière. Et à ce que j'ai entendu, leurs préceptes et leurs actions sont parfois un peu opposés.

Oui, je dois l'avouer, mais nombreux sont ceux qui se réclame d'une religion, ou d'une philosophie, sans en appliquer les préceptes, malheureusement. Cela vaut aussi dans l'église de la Lumière.

A ce moment, Oban commence à sentir la source de Williams. Elle vient d'apparaître, comme ça, à quelques centaines de mètres seulement.

Surveille tes pensées. Voilà Williams. Il faut vraiment que j'apprenne ce truc de cacher ses énergies...Elle avait dit qu'elle nous l'apprendrait. Mais non...

Il ne faut pas longtemps avant que la directrice franchisse sans frapper le seuil de la porte... Dans une robe en vinyle rouge pour le moins surprenante ! Si sa source ne lui criait pas que c'est bien elle, Oban aurait du mal à la reconnaître... Et à refermer la bouche, tout comme Angie.

Désolée du retard.

Heu... pas grave... Vous...

Je remontais la piste du revendeur d'indigo. C'est pour ça que je n'étais pas joignable. Désolée.

Epzibah m'a résumé les évènements de cette nuit par message, mais je préfère l'entendre de vive voix : Qu'est-ce qui s'est passé ?

Bah, rien de plus que ce qu'on lui a expliqué. Alec sort avec une fille, ils se font kidnapper par des russes, on les piste, on neutralise les hommes de main, "Kriss" est blessée par l'androïde, je vais aider Alec, à trois on neutralise les deux restants, et les secours arrivent à la fin.

Et si vous voulez les détails, faisons ça par télépathie, mais je ne vois pas vraiment l'intérêt. Alec a plus de détails que moi sur pourquoi et comment, en fait. Oban tente de ne pas avoir l'air fatigué de se répéter, mais il était pris dans sa discussion avec Angie, aussi est-il légèrement aigri au fond.

Et vous, vous avez avancé ? Ajoute-t-il en détournant le regard.

Oui et non. Je sais maintenant où Stepjan cache sa drogue et qui est le trafiquant qui a fait passer la douane à l'indigo. Seulement, comme par hasard, il a quitté la planète quelques heures après la mort de Chen. Je vais devoir lancer quelqu'un sur sa piste.

Bon, mieux vaut éviter qu'on me voit ici dans cette tenue... Et étant donné les endroits où j'ai traîné, j'ai besoin d'un bain, et d'urgence ! Puisque le docteur Farouk m'a dit que Nétifer va vite être sur pieds et qu'Epzibah m'assure pouvoir régler l'incident de ce soir, je suppose que vous n'avez pas besoin de moi ?

Bah non. Personnellement, j'ai besoin d'une pause, et j'étais en train de la prendre.

Angélica approuve Oban de la tête.

Bien, dans ce cas, je vous laisse. Nous nous verrons bientôt pour faire un point.

Bonne nuit.

Elle s'éclipse après un dernier salut, laissant Oban seul avec Angie et Nétifer.

L'habit fait peut-être le moine, finalement. Je ne veux pas savoir à quoi ressemblent ses photos...

Mais bref. Pour en revenir à la religion, je crois... J'ai l'impression qu'on devrait plutôt adhérer à un code de conduite personnel. La directrice prétend que les saints, c'étaient des sources comme nous... Qui dit que les fondateurs du culte de la lumière n'en étaient pas, eux aussi ? Ou autre chose... Enfin bref, ce que je veux dire, j'imagine, c'est que... Oban prend un instant pour formuler. Je ne veux pas que quelqu'un décide de ce que je dois penser ou faire à ma place. Je veux être le seul juge, et on a bien vu que parfois, la situation requiert une action qui est en contradiction avec nos envies. Le monde n'est pas idéal, et les idéaux... on devrait y aspirer, mais pas être limités par eux, tu sais ?

Dans ce cas, à quoi bon avoir des idéaux ? Si c'est pour les bafouer dès que ça nous arrange, je ne vois pas l'intérêt, à part peut-être pour se donner bonne conscience. C'est plutôt hypocrite et ça ne rend pas le monde meilleur non plus.

Tout à l'heure, tu me disais que tu ne voulais pas devenir un meurtrier et que tu avais pourtant failli tuer quelqu'un en toute conscience. Et maintenant tu me dis que tu veux être seul maître de tes actions. C'est contradictoire, non ? Si tu ne veux pas être un tueur, alors ne tue pas. Personne ne peut t'y forcer.

Oui, dans l'idéal je protégerai la vie, mais que faire quand une vie menace d'en exterminer plein ? Parfois, on ne peut pas contenir les problèmes. Tu sais pourquoi on existe ? Les sources, bien sur, mais même les humains. Je ne crois pas qu'on soit là par hasard ou par le caprice d'un dieu. Je crois qu'on a été fabriqués. Et qu'on sert à empêcher quelque chose de grave d'arriver. Et puis il y a autre chose...

Moi, en particulier, je crois que j'ai été créé. Plus récemment. Pour une raison particulière. J'entends encore la voix de ce couple, qui dit que je suis leur dernier espoir. Parce que ma sœur, ou celle qui m'a précédé, est morte. J'ai été créé pour protéger.

Mais je tuerai un jour. Je tuerai pour te protéger, s'il le faut. J'aurai tué pour protéger Alec. Je ne pouvais pas viser, alors j'ai tiré en suivant mes sens, mais pas mes yeux. Je savais bien que je pourrais tuer ma cible. Mais j'ai appuyé quand même.

Et sur le Marjorie Céleste, j'ai frappé pour tuer, parce que c'était ma vie ou la sienne. Toi-même, si tu as tué ce type... C'est qu'il allait mettre des vies en danger. A coup sûr. C'était le mal fait homme. Et tu l'as tué pour éradiquer le mal. Comme... un chirurgien blesse un patient pour le guérir.

Oban sent qu'il a touché un point sensible.

C'est ce que je n'arrête pas de me dire... Mais la vérité, c'est qu'on n'en sait rien.

Angélica Catalani, ça suffit maintenant ! Tu es la personne la plus sensée, la plus intelligente, la plus morale, et pourtant la plus dubitative que je connaisse ! Tu es... tu es notre boussole morale !

Tu peux faire la fille sensée, tu peux avoir tes mauvais moments si tu veux, mais le fait est que tôt ou tard, on aura de dures décisions à prendre. Et on ne pourra pas douter, on devra le faire. Et on se trompera certainement, parfois. Mais sans toi, on serait bien pire. En fait, sans toi, il n'y aurait plus de groupe depuis longtemps.

Alors fais-toi confiance, un peu. Okay ?

C'est un peu lourd, comme responsabilité, non ? Mais bon, tu as raison. Je devrais faire preuve de plus d'assurance.

Je vais essayer d'être à la hauteur, c'est promis.

Détends-toi, va. Et si tu ne veux pas faire un truc, ne le fais pas. C'est pas si compliqué. Je peux me charger de Lethra.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 19 Jan - 21:11

Alekseï rejoint Oban et Angélica au chevet de Nétifer. Ils discutent jusque tard dans la nuit, puis cette dernière les renvoie se coucher et prendre un repos bien mérité après leurs émotions de la soirée, leur assurant qu'elle veillera sur la blessée jusqu'au lendemain.

Dimanche 12 juillet 145 PE

Nos amis retrouvent Nétifer éveillée. Elle est sortie de son coma artificiel et les soins prodigués dans l'antenne médicale de l'Institut ont fait des merveilles : Elle est déjà presque sur pied et sera libre de sortir dans l'après-midi.

C'est là que la directrice les retrouve, dans une tenue plus décente, pour les tenir au courant des derniers développements. Elle a réussi non seulement à trouver la cachette d'indigo de Stepjan, à laquelle elle n'a pas touché pour le moment, mais elle a aussi pu remonter la piste de son fournisseur. Malheureusement, celui-ci a quitté la planète peu de temps après la mort de Balthazar Chen. Elle a donc envoyé quelqu'un à sa recherche, mais sans grand espoir.

Elle a aussi pu fouiller dans les fichiers datant de l'époque de Diouf Matemba, notamment pour découvrir d'éventuels liens avec les professeurs sur lesquels Alekseï avait des soupçons. Elle n'a rien appris de Sboj, qui était simplement dans le même club d'informatique mais ne s'entendait pas du tout avec l'oncle d'Idriss. Le professeur Gao, quand à elle, a pu lui donné plus de détails sur le scandale qui avait provoqué son départ : Il avait été surpris par une étudiante en train de prendre des photos d'elle à son insu, des photos intimes. L'accusation de harcèlement qui s'en était suivi avait mis fin à son début de carrière à l'Institut. Mais c'est Snowden qui s'est avéré être le plus intéressant. Madelyne Williams a en effet réussi à lui faire admettre qu'il avait bien été membre du "club des gentlemen" de l'époque, club qui s'est trouvé dissous après le départ de Diouf. Elle a aussi pu lui extorquer les noms des autres membres, ce qui lui a permis de faire un lien avec le Sang de la Terre.

L'un des membres du club de l'époque, un mutant du nom de Kurt Haendel, a il y a deux ans fait parmi des victimes du groupe anti-métas lors de la fameuse prise d'otage dans l'opéra royal sur Wotan III, qui s'est soldé par la mort de dix-huit personnes, dont neuf métas. Cela était et reste à ce jour l'opération la plus médiatisée du groupe terroriste. L'hypothèse de Williams, c'est que Heandel a parlé du club des gentlemen aux activistes du Sang de la Terre pendant l'évènement, peut-être pour essayer de négocier sa vie contre des informations utiles. Malheureusement, il ne reste personne en vie pour confirmer, les terroristes ayant fait sauter le bâtiment avec eux et leurs otages : Personne n'en a réchappé.


Après ce bilan, nos amis laissent Nétifer se reposer un peu pour aller s'entraîner avec Megan, puis pour aller déjeuner.
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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 19 Jan - 21:14

En début d'après-midi, Oban profite de l'occasion qui lui est donné de pouvoir parler en privé avec Nétifer pour aller la retrouver dans sa chambre à l'infirmerie.

Toutefois, en arrivant sur place, il a la surprise de constater qu'elle n'est pas seule. Arrivé près de sa porte, il entend une conversation étouffée à l'intérieur : La séclantie est en pleine discussion avec une jeune femme dont il peut reconnaître la voix. C'est Natalia.

Il se demande un instant s'il faut faire demi-tour pour les laisser parler, mais elles ne savent pas forcément qu'il entend mieux que la moyenne. Seulement, espionner ne lui paraissant pas correct, il frappe à la porte avant d'entrer.


Salut Kriss ! Je t'ai ramené des trucs à manger, il parait que la bouffe est..  Oh, salut miss.

Salut, répond Laconiquement Natalia, un peu surprise par son entrée.

Nétifer, elle, avait forcément senti sa source bien avant qu'il ne frappe.

Salut Orson. Merci, c'est très gentil. Tu n'a qu'à poser ça là.

Natalia me racontait ce que j'ai manqué hier soir.

La séclantie est toujours assise dans son lit d'hôpital, mais semble en pleine forme. Oban sort des fruits, les pose négligemment sur la table, en récupère deux et va s'asseoir sur le lit à côté de Nétifer. Il croque dans un des fruits en en passant un à son amie, et regarde la mutante.

Parfait. J'arrête pas de la raconter, moi, autant entendre son point de vue.

J'avais presque terminé. J'en étais au moment où Miss Alaster est arrivée.

Elle narre la fin de son histoire, à laquelle Oban a assisté et qu'il connaît donc déjà.

Et voilà toute l'histoire.

Merci, Natalia. Je n'aime pas quand il me manque des détails.

Et alors, ils voulaient te kidnapper pourquoi ?

Elle commence par hésiter en regardant Oban, puis...

Bah ! Tu vas l'apprendre tôt ou tard de toute façon.

C'étaient les hommes de mon père, qui est un criminel, mais un criminel avec beaucoup de pouvoir. Il n'a pas aimé quand je lui ai dit que je refusais de rentrer chez moi, alors il les a envoyés me chercher.

Et ils ont quel lien avec le sang de la Terre ?

Avec le Sang de la Terre ? dit-elle avec une surprise qui a l'air sincère. Aucun, à ce que je sache. Pourquoi ?

Bah, maffia d'origine terrestre, secte nihiliste d'origine terrestre... On essaie de vous sortir d'ici pile quand on parle d'attentats à venir... L'amalgame est vite fait.

Il se passe tellement de choses dans cette école...

Natalia a l'air amusée.

Haha ! C'est vrai ! Parfois, on se croirait dans un de ces shows tridéo complètement ridicules.

Eh bien au moins je ne suis pas la seule à trouver ces divertissements idiots !

Urh. Coincé avec deux filles 100% pragmatiques. Les histoires ont une utilité, vous savez ? A part distraire, elles donnent des leçons aux enfants. Et aux grands, parfois...

Bon, bah Kriss, c'est toi l'héroïne, alors je vais te laisser. Mais je voulais te dire : on doit faire une réunion de l'équipe avant la réunion officielle. J'ai des trucs à dire, et je crois que Véronica en a aussi.

D'accord, c'est noté. Ce soir, alors ?

Le plus tôt sera le mieux. Ici, alors. J'envoie un message aux autres, dans ce cas. Salut, miss. Et remets-toi bien, Kriss. A ce soir.

Moi, je vais aller voir du monde...

Oban lâche son smartcom pour faire un signe de la main, et envoie son message à Angie et Alec en sortant.


Bon... Bah y'a plus qu'à aller faire un tour sur le campus. Je vais commencer par Megan, tiens.

Et il l'appelle. Ouais, Megan, je te dérange pas ?


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 19 Jan - 21:18

Après le déjeuner, Alekseï a à peine quitté le réfectoire qu'il reçoit un message sur son com. Il est plutôt surpris de constater qu'il est de Gabriel. Ce dernier dit vouloir lui parler et lui demande où le retrouver.

Oh ? Ça, c'est inattendu. Surtout venant de Gabriel...

Alekseï, qui était en route vers sa salle d'étude préférée, la bibliothèque, s'arrête un moment pour écrire une réponse sur son smartcom.

"J'allais à la bibliothèque. On peut y discuter dans le "coin détente", ou à la cafétéria. Comme tu veux."

La réponse ne tarde pas et est plutôt laconique : "La bibliothèque"

C'est donc là que se rend Alekseï. Il sait qu'ils y seront tranquilles pour parler car l'endroit est relativement peu fréquenté, y compris un dimanche.



En effet, quand à peu près tout les ouvrages imaginables sont disponibles sur le réseau via l'hypernet et qu'ils peuvent être consultés depuis n'importe quel terminal, y compris les smartcoms, l'intérêt même d'une bibliothèque peut paraître étrange. Toutefois, il reste plus de personnes qu'on ne croirait qui préfèrent lire des livres en version papier.

Comme la plupart des publications ne sont plus éditées que sous forme digitale, les bibliothèques sont donc maintenant équipée d'une technologie d'impression instantanée : Le lecteur commande l'ouvrage qu'il désire consulter sur un terminal, et celui-ci est presque instantanément téléchargé dans un "livre" dont les pages sont chargées de nano-encres qui reproduisent fidèlement le contenu dudit ouvrage en quelques secondes seulement. Le livre peut alors être retiré des rayons pour être lu. Il sera automatiquement réinitialisé et son contenu effacé lors de son retour.


Alekseï constate que Gabriel n'est pas encore arrivé. Il ne lui reste donc plus qu'à se commander un livre.

Il recherche alors sur le terminal un roman d'aventure emblématique de la culture Séclantie. Traduit en terran, évidemment. Il vient à peine de terminer celui en langue égérianne qu'il avait commencé il y a de cela plusieurs semaines. Alekseï n'a pas beaucoup le temps de lire pour le plaisir, ces derniers jours... Pour le plaisir, oui, mais en s'initiant tout de même à la mentalité des cultures qu'il connait peu ou qu'il désire mieux connaître.

Pendant que le livre sur lequel il a porté son dévolu s'imprime, il sort ses affaires de cours. Il vient à la bibliothèque avant tout pour profiter d'un lieu calme pour réviser. Il aura peut-être le temps de relire et d'assimiler ses notes sur les axiomes et l'arithmétique de Peano avant l'arrivée de Gabriel... Étrange, ce type de mathématique. Repartir de la base la plus pure pour tout reconstruire... Des années de travail pour être sûr que les fondations sont solides avant de continuer. Des dizaines de lignes de calculs compliqués, avec des symboles imbuvables, tout ça pour définir que les entiers naturels se suivent et s’additionnent ? Ce qui paraitrait évident au type le plus limité que l'on puisse rencontrer...
Alekseï hésite. Est-ce une perte de temps monumentale dans la vie d'un génie comme Peano, ou au contraire une étape nécessaire ?
C'est presque plus de la philosophie que des maths... Il faudra en parler à son professeur, pour mieux en comprendre l'essence.
Encore un terme emprunté à la philosophie !

Alekseï est plongé dans ses pensées. Toutefois, il me peut manquer de sentir la Source de Gabriel alors qu'il est à plusieurs dizaines de mètres du bâtiment. Le garçon au crâne rasé fait son entrée un peu plus tard en vient s'asseoir face à lui.


Bonjour, Alexandre.

Salut, Gabriel ! , dit-il en refermant son cahier. Alekseï est peut-être un des derniers étudiants à encore utiliser le papier et le stylo.
Assieds-toi, je t'en prie. Il lui indique la chaise située à ses côtés.

Ça va ? J'ai senti comme une forme d'urgence dans ton message texte. Ou tu étais seulement concis, je ne suis pas sûr...

Urgent ? Non, mais il fallait que l'on ait une discussion et je préfère ne pas laisser traîner ce genre de choses.

J'ai parlé à Natalia, ce matin.

Ah. Et donc... ? , dit-il en fronçant légèrement les sourcils.

D'abord, elle a l'air de beaucoup t'apprécier. Pour moi, elle est comme une petite sœur, alors j'apprécie de voir qu'elle est enfin capable de s'ouvrir à quelqu'un. Ceci dit, ne t'avise pas de la blesser.

La dernière phrase sonne clairement comme un avertissement.

Mais ce n'est pas le plus important. Elle m'a parlé de ce qui s'est passé hier soir, mais il y a des lacunes dans son récit. Il est évident qu'elle cache des choses, notamment à ton sujet.

... Donc, il faut que nous clarifions la situation. Je comprends, et je suis d'accord.

Premièrement, je l'apprécie beaucoup aussi, et je ne veux surtout pas la blesser. Je lui ai expliqué comment je fonctionne, elle sait où elle va, c'est une grande fille.
Deuxièmement, je n'aime pas les menaces. Je réagis plutôt mal à ce genre de... De façon de faire. Les mâchoire d'Alekseï se crispent légèrement, et il lui jette un regard qui ne cille pas.
Troisièmement, j'imagine qu'il est normal de ne pas tout déballer sur la personne avec qui tu sors à une tierce personne. Je ne vais pas te dire ce qu'elle m'a dit, et j'imagine que tu ne me diras pas non plus ce que ta petite copine te dit lorsque vous n'êtes qu'à deux...

Honnêtement, je t'aime bien, Gabriel. Et je suis... Rassuré, on va dire... Que tu fasses attention à Natalia. Je t'en remercie. Vraiment.
Mais ne commence pas comme ça.

Gabriel hausse les épaules.

Ce n'était qu'un avertissement, Alexandre. Inutile d'en faire tout un plat, ni de s'étendre davantage sur le sujet.

Il se penche en avant.

Par contre, pour ce qui est de toi et de tes coéquipiers, trop de coïncidences commencent à s'accumuler. Votre arrivée au même moment, la formation clairement militaire de plusieurs d'entre vous, vos séjours à l'infirmerie, votre présence chaque fois qu'un évènement anormal survient et est dissimulé par la direction, ce genre de choses. Pour être honnête, il y a quelque chose à votre sujet qui m'inquiète. En d'autres termes je vais devoir commencer à chercher sérieusement, et, crois-moi, je finirai par trouver.

A moins que tu aies quelque chose à me dire ?

Merde. Noyer le poisson. Renvoyer la balle. C'est ce que ferait quelqu'un qui est plutôt au clair. Au moins pour commencer...
Oui. Je pense que tu es un peu paranoïaque.
Pas sur notre arrivée au même moment, ça, je te l'ai déjà dit. Je pense aussi qu'il y a quelque chose là dessous, même si nous nous sommes allé les uns vers les autres de façon assez naturelle. Un feeling, je ne sais pas si tu peux comprendre...

Mais je ne t'en veux pas. Moi aussi, je suis un peu paranoïaque. Je pourrais te renvoyer tout ce que tu m'as dis comme un miroir...
Ta formation clairement militaire, ton séjour en détention, ta présence quand une falaise s’effondre sur nous, ta proximité avec mademoiselle Adley... Je m'inquiète aussi, même si j'ai plutôt une bonne impression de toi, comme je te l'ai déjà dit.

Tu as quelque chose à me dire, de ton côté ?

Que tu évites trop de questions et trop habilement.

Moi aussi, je t'apprécies, Alexandre, mais cela ne m'empêchera pas de chercher des réponses, dit-il en se levant.

Sur les sentiments, peut-être ? Même s'il ressemble à un tueur, il adore Natalia, et je suis certain que c'est un gars bien.
Allez, arrête, Gabriel... Pas besoin de surjouer l'ultimatum.
Rassieds-toi.

Bon... Comment dire ça ?

Oui, Natalia et moi avons un secret. Et si c'est un secret, c'est dans le but de nous protéger. Si tu commences à chercher, tu vas faire remonter des choses. J'ai confiance en toi, mais en remuant tout ça, tu risque d'attirer l'attention de gens dangereux pour nous.
Tu ne veux pas nous poser de problèmes, n'est-ce pas ? Je n'ai pas trop peur pour moi, mais pour elle, si...

Alors je te le demande comme un service : s'il te plaît, ne cherche pas. Je veux bien promettre de tout t'expliquer, mais pas maintenant. Plus tard. Et à condition que Natalia l'accepte aussi, évidemment.

Si tu veux parler de la famille de Natalia et des frères rouges, je suis au courant depuis un moment.

Eh bien, j'ai le même genre de problématique avec ma famille, même si elle ne fait pas partie des Frères Rouges. Je ne veux pas t'en dire plus pour l'instant. J'imagine que Natalia a mis des mois avant de te révéler ça.
Ça explique une partie des choses que tu trouves étranges. Pour le côté militaire, Kriss est Séclantie. Tous les séclantis ont un entraînement militaire. Voilà...
Ah, aussi... Orson est un gentil garçon, vraiment, mais il ne peut pas s'empêcher d'aller mettre son nez dans les affaires des autres, comme beaucoup de gamins de son âge.

Si tu assembles tout ça et que tu saupoudres d'une pincée de malchance , eh bien tu as la réponse à tes questions...

C'est bon ? J'ai soulagé ta curiosité ?

Il regarde un instant Alekseï avec intensité.

Pas complètement, mais soit, je m'en contenterai pour l'instant.

Ceci dit cette conversation est loin d'être terminée, dit-il en se levant à nouveau.

Ça, j'en suis sûr.
Dis-moi, tu te renseignes comme ça sur tout le monde, où il n'y a que Natalia, moi et mon équipe qui en faisons les frais ? D'autres participants du Jeu, peut-être ?
Alekseï rassemble ses affaires. Il semblerait bien qu'il compte bien suivre Gabriel.

Il hausse à nouveau les épaules.

Pour le Jeu, je laisse ça à d'autres.

Toi et ton équipe, par contre... Il y a trop de choses étranges autour de vous pour que cela n'attise pas la curiosité.

J'avais mis Natalia dans la liste, et il l'a ignorée dans sa réponse. C'est vraiment sur nous qu'il se focalise. Bon... Essayer de dédramatiser, passer ça sur le ton de la plaisanterie et s'assurer qu'il ne cause pas trop de soucis en fouinant.
Tu n'en démords pas, hein ? 'Fin, je peux comprendre...
Bon, si tu as envie de continuer à jouer au détective, je ne vais pas t'en empêcher. Chacun son hobby !
Essaye juste de ne pas me mettre en danger en posant les mauvaises questions aux mauvaises personnes.

Et ne perturbe pas les gamins, Orson et ma petite Megan, avec tes idées bizarres. Là, je t'en voudrais...

Si tu veux m'appeler pour un nouvel interrogatoire, tu as mon numéro de 'com. Je viendrai à la convocation en présence de mon avocat avec grand plaisir. Si tu m'offres un café et que l'on se fait une simulation en équipe après !

En parlant de café, je vais m'en prendre un, et je t'invite si tu veux.

Il réfléchit deux secondes.

Pourquoi pas, après tout. J'ai un peu de temps devant moi.

Super ! On pourra discuter. Parce que finalement, on ne se connait pas si bien que ça...
A part peut-être sur le terrain. D'ailleurs, je suis sûr qu'avec un peu de travail, on pourrait exploser les records des simulations ! C'est laquelle, la plus compliquée ?

Je ne sais pas : Je ne l'ai pas encore trouvée. Quand ce sera le cas, je te ferai signe... si j'ai besoin d'aide.

Avec son impassibilité, difficile de dire si c'est vraiment de la frime ou si c'est du second degré.

Mouais... Je peux comprendre que tu veuilles le record pour toi tout seul. Mais si tu trouves, fais-moi signe, histoire que tu aies un challenger.

Et sinon, après l'Institut, tu comptes faire quoi ?

Il lève les yeux, comme si il regardait bien au-delà du plafond.

 J'y pense beaucoup... mais je ne sais pas encore. Il y a tellement de possibilités.

Il fixe maintenant Alekseï.

Tu y penses, à tout ce temps qui nous attend ? Avec tout ce pouvoir à notre disposition ? A ce que tu veux en faire ?

Bien sûr ! J'y pense souvent. On ne peut pas se permettre de devenir négociants en véhicules anti-grav, n'est-ce pas ? Ce serait du gâchis... Mais il faut tout de même trouver un domaine qui nous plaît, à notre mesure, où l'on se sente utile, à notre place.

Ce n'est pas facile de se décider.

Toi, tu veux voyager. Et pas tout seul. Je me trompe ?

Non, bien sûr. On n'accomplit que rarement de grandes choses seul.

Allez, tu ne sais pas encore, mais tu as déjà des idées, c'est certain !
Même si c'est des idées comme ça, en vrac... Le corps expéditionnaire de la Flotte ? Prof à St Charles ? Lâche le morceau ! , dit Alekseï, enthousiaste, en commandant deux cafés.

Non, je ne crois pas. Je n'ai pas envie de me mettre au service de quelqu'un. Je préfère être libre de prendre mes propres décisions.

En tout cas, si tu veux devenir homme politique, tu as encore du travail sur l'art oratoire !
Normalement, il faut "alimenter" une conversation... Là, j'ai l'impression de griller toutes mes cartouches l'une après l'autre ou d'insister lourdement. Tu aurais pu enchaîner avec un "comme par exemple...", ou bien "et toi ?". , répond le jeune russe avec un sourire mi-figue, mi-raisin.

Oui, tu as raison : La rhétorique n'est pas mon point fort. Il va falloir que je travaille ça.

Bon, et toi ?

Grand sourire d'Alekseï !

Je ne suis pas sûr non plus. Il faudra voir les opportunités qui se présentent. Mais j'aimerais quelque chose qui me fasse voir du pays, rencontrer pleins de gens nouveaux !
Par exemple, officier dans le corps expéditionnaire. Ou espion, ou corsaire ou danseur dans un grand ballet, qui irait faire des représentations jusque dans le Noyau !
Bon, j'avoue, j'adore les romans d'aventures, c'est pour ça. Mais ce n'est pas très crédible...
Ambassadeur, diplomate, magistrat, ou responsable d'un grand groupe interplanétaire, ça me plairait aussi. Et c'est plus crédible !

On a des idées en commun ?

Pas beaucoup. A part peut-être pour le dirigeant de société, tous les autres auront à rendre des comptes à des supérieurs.

Je te l'ai dit, je veux être libre de mes mouvements et de mes actes, et choisir moi-même moi-même mes combats.

Oui, je comprends... Nous y voilà. Encore un petit peu plus... Et ne pas commencer à lui expliquer qu'un patron a des supérieurs : les actionnaires. Au moins, ceux que j'ai cité sont loin de leurs chefs, donc sont plutôt libres.
Quelle genre de société tu monterais ? Quel genre de combats tu choisirais ?

Quelque chose qui rendrait notre monde meilleur, et surtout plus juste pour tout le monde.

Mais oui, monter une société serait une bonne idée. Ce genre de chose procure d'autres formes de pouvoir, tout aussi utiles. Bien sûr, il faudra que j'en soit le seul propriétaire.

Ça veut dire sans actionnaires. Donc tout en fonds propres.
Même avec un crédit, il te faudra un sacré apport personnel... Tu y as réfléchi ?

Et toi ? Quels sont les combats que tu serais prêt à mener ?

Eh bien, tout ce qui pourrait servir la mère patrie... Et quand je parle de patrie, c'est au sens large : tous les peuples humains terriens ou extra-terriens, classiques ou métas.
La diplomatie avec les xénos ou les extra-terriens, le renseignement, même la Flotte, s'il faut. Je verrai bien...

Oui, il est encore trop tôt pour vraiment se décider. Nous en reparlerons dans quelques années, toi et moi... Et nous serons probablement surpris des chemins que nous avons empruntés.

J'espère bien, que nous en reparlerons ! Et ce serait marrant de voir ce que nous sommes devenus.

Alekseï lui tend l'un des deux cafés.

Oh ! J'ai une idée pour toi ! Une boîte spécialisé dans la protection des personnalités ! Tu serais super ! Tu es "carré", vigilant, tu sais repousser les... Les trucs qui arrivent, et tu es immortel ! Tu pourrais commencer seul pour te créer des fonds, puis recruter...

Pas très ambitieux, non ?

C'est vrai, on peut trouver mieux... Je réfléchissais surtout à un concept qui te permettrait de travailler seul au début pour te faire un petit pécule avant de monter ton entreprise.

Mais tu as sûrement d'autres talents que je ne connais pas, si ça tombe des ressources financières venant de ta famille, et peut-être même d'ors et déjà des idées d'associés ? Tu me disais ne pas vouloir travailler seul...

Tu veux faire quoi ?

Je te l'ai dit, j'y réfléchis encore. Être mon propre boss, employer des métas, surtout ceux qui auraient du mal à s'insérer, résoudre des problèmes et faire bouger les choses... Voilà mes critères.

J'ai encore du temps pour me décider, mais je te dirai quand ce sera le cas. Et puis qui sait, j'aurai peut-être du travail pour toi ?

Alekseï s'apprête à répondre quand son com envoie un signal. Il le consulte rapidement et constate qu'il vient de recevoir un message de Epzibah Alaster : "ntsu asap".


Pourquoi pas ? Ce serait marrant de bosser ensemble...
Par contre, je suis désolé, je dois y aller. On se revoit bientôt !

Alekseï finit son café d'une traite, renvoie à miss Alaster un message lui demandant le lieu de rendez-vous, et se met en route.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Ven 27 Jan - 11:46

Après lui avoir parlé sur son com, Oban retrouve Megan dans le parc. De loin, il la voit dire au revoir à ses amies, Babs et Artémis, avant de venir vers lui.

Hé, salut Orson ! Ça va ?

Il paraît que Kriss a eu un accident, hier soir ? Ce sont les filles qui me racontaient ça. Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Tu sais si elle va bien ?

Oh c'était rien, elle sort bientôt. J'en reviens en fait. Mais je voulais te voir pour autre chose euh...

En classe d'art, vous faîtes des nus ?

Hein ? Heu... Oui, on en a fait un la semaine dernière. Pourquoi est-ce que tu demandes ça ?

Bah j'ai parlé avec Véronica de faire le modèle en classe d'art, mais elle dit que personne ne voudra parce que je suis trop jeune et que ça fait "pédophile" ou je ne sais quoi. Moi je trouve que ça peut être fait de façon  intelligente et euh... bah, artistique, quoi. Alors je me demandais si tu voudrais bien essayer, parce que t'es la meilleure que je connaisse.

Voila voila.

Tu veux que je fasse un portrait de toi... TOUT NU ?!?

Ça va pas, non ? Si c'est ta manière de faire des avances aux filles, je te préviens, c'est vraiment bizarre !


Tu crois que je te fais des avances ? Euh non, pas comme ça, non, je ferais jamais ça comme ça, au contraire... Écoute tant pis, je demanderai à un mec sans ce cas. Un adulte peut être, mais on me l'a déconseillé.  Wow. Je pensais qu'Alex se trompait mais il avait raison. Les planétaires ont un rapport étrange à la nudité.  

D'où je viens on prend nos douches tous ensemble, alors la nudité c'est moins tabou. En plus je suis pas en âge de fréquenter des filles.

Je peux pas vraiment te demander d'oublier tout ça mais si tu connais une personne que ça ne gênerait pas, ça serait bien... un ęgérian peut-être ?

Non, désolée, je ne vois vraiment pas, répond Megan sur un ton encore un peu sec.

Je peux faire autre chose pour toi ?

Non, tant pis... Je leur enverrai juste une image holo, comme d'habitude. Je pensais que ce serait un cadeau d'anniversaire sympa. C'est gentil d'avoir pris du temps pour me parler, Megan. Bonne journée. Je m'excuse, j'imagine.

Et le roublard Oban jette ses dernières billes dans sa façon de se retourner pour partir, la tête basse, la voix triste.

Du coin de l'oeil il voit Megan se radoucir un peu, hésiter... Mais finalement elle se tait et tourne les talons elle aussi.

Bon, bah j'aurais essayé. Item suivant.

Je dois trouver un remplacement pour Lethra. Epzibah ferait certainement l'affaire, en fait. La réunion est pour ce soir, on pourra voir pour Jarod. Je voulais voir les "détenus" mais je ne sais pas trop...

En même temps, une visite fait toujours plaisir, mais je ne peux pas leur dire la vérité, alors comment je vais faire...


Du coup, une fois éloigné, Oban appelle la psy. Elle saura comment faire.

Bonsoir, m'dame. Je me demandais si je pourrais aller voir les élèves en détention, parce que ça fait du bien, les visites. Mais vu que je suis sorti, je ne sais pas trop quoi leur dire pour leur expliquer, et puis j'imagine qu'il faut demander des autorisations ou je ne sais quoi... Alors je vous appelle.

Tu as bien fait, Orson. Tu peux les visiter, bien sûr. Il suffit que tu sois sur la liste des visiteurs autorisés, ce qui est déjà le cas, et que tu t'annonces à l'entrée. Essaie juste d'éviter les heures des repas et des cours, si tu peux.

Mais officiellement, pourquoi suis-je sorti détention ? Qu'est ce que je dois leur dire ?

Qu'après évaluation, la direction de l'Institut et moi-même avons jugé que l'isolement était peut-être excessif dans la mesure où tes pouvoirs n'étaient pas trop dangereux pour les autres. Tu peux leur dire que nous avons choisi de te placer en probation à la place.


Parfait alors. Ben dans ce cas, je viendrai dans une heure.

Oban se dirige alors vers le centre de détention en prenant son temps ; il passe récupérer de quoi manger, et se prépare à dévorer son sandwich en lisant un peu de ce que lui a conseillé Epsylom.

Il avale la dernière bouchée et s'apprête a arrêter de lire quand il tombe sur un passage vraiment intriguant dans "Les fils de la Guerre". Le drass explique au sélucéen que dans le temps, les seigneurs drass et leurs disciples avaient développé un art du combat très particulier, basé sur l'utilisation des vibrations. Ils étaient apparemment capables de choses vraiment prodigieuses.



Bien décidé à passer voir Epsylom à ce sujet, Oban part avec son tube et son sac au centre de détention. Il continue de lire en marchant, et se cogne parfois dans un passant distrait comme lui.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 31 Jan - 22:13

Alekseï s'est vu donner rendez-vous par Epzibah dans une partie isolée du parc, derrière un des complexes d'entraînement virtuel. La professeure à la peau blanche n'est pourtant nulle part en vue quand il arrive à l'endroit indiqué. Il attend un peu, constate qu'il est pile l'heure convenue, mais il ne la voit toujours pas.

Bonjour, entend-t-il soudain dans son dos.

Il sursaute malgré lui et se retourne vivement pour se retrouver face à Epzibah.

Ah, mademoiselle Alaster ! Je ne vous avez pas vue.

Vous vouliez me voir, alors je suis venu au plus vite. Mais drôle d'endroit pour une rencontre. Tout va bien ?

Non, mais on fait avec.

Tenez, dit-elle en lui tendant une boite métallique. Vous trouverez là-dedans des disques de données à uploader auprès du Dandy.

Merci, dit-il en prenant la boîte. Puis-je vous demander le contenu des disques de données ? Je préfère savoir ce que j'uploade, et dans la mesure où je ne regarde pas les photos...

Des photos d'étudiantes et de professeures, prises à leur insu mais du genre à marquer des points. Disons juste que je n'ai pas chômé ces deux derniers jours.

Bien sûr, vous n'avez pas besoin des noms. Par contre, veillez à bien noter les scores pour chaque disque, s'il vous plaît.

A leur insu ? Je n'aime pas trop l'idée. Mais... Soupir. La fin justifie les moyens. C'est comme ça...
Je m'occupe des données.

Tant que vous êtes là, je voulais vous demander... Officiellement, qu'est-ce qui s'est passé pour Kriss, au cas où l'on me pose la question ?

Pour l'instant, pas de version officielle. Je voulais suggérer à Maddy une histoire d'agression par des anti-métas, mais nous en discuterons ce soir chez elle pendant notre meeting.

Très bien.
Bon, je m'occupe des photos tout de suite, et je n'oublie pas de noter les scores, puis... Attends... Quel est l'intérêt de connaître les scores, si on arrive à dépasser les 1000 points avec trois photos ? Maintenant, on connait les critères.
Oh. Peut-être que...

... Puis on se voit ce soir. Vous pourrez savoir si vous avez fait un meilleur résultat que mademoiselle Williams. , dit-il avec un petit sourire.

Cela m'étonnerait beaucoup, surtout si les critères physiques sont basés sur les canons de beauté standards.

Bien sûr, si par chance vous atteignez le score nécessaire, n'attendez pas ce soir : Récupérez immédiatement tout ce qui a été téléchargé auprès du Dandy pour que nous puissions l'étudier au plus vite.

Évidemment, mademoiselle Alaster. Si je m'occupe de ce sujet, c'est parce que vous savez déjà que je suis réactif et fiable.
... Et puisque vous êtes dans les fichiers, je sais déjà que nous aurons un autre modèle qui dépassera les 330 points ! Il n'y a plus qu'à espérer qu'une troisième nous permette de franchir le cap des 1000.

A ce soir, mademoiselle.

Alekseï repart vers la salle d'entraînement virtuelle. Sur le chemin, il hésite un moment, puis rassemble son courage pour envoyer un message à Natalia :
"Je vais finir très tard, ce soir. Mais je pourrais peut-être passer te voir après, si tu n'es pas couchée ? Des bisous...
Alex."

La réponse ne tarde pas : "Quand tu veux. Appelle-moi, même tard. XXX"

Une fois dans la salle virtuelle, Alekseï appelle l'Analyste, lance une simulation privée, puis utilise le mot de passe donné par Matemba pour avoir affaire au Dandy. Il procède à l'upload des photos, processus un peu long car il y a près d'une trentaine de disques dans la boite que lui a donnée Alaster.

Il enregistre soigneusement les scores au fur et à mesure. La plupart se situent entre 220 et 250 points, le plus bas étant à 197. Un score sort du lot à 347 points, le suivant étant de 282. Combiné au score de 344 déjà obtenu par Williams, les trois plus hautes notes donnent donc un total de 973.


Eh merde ! A 27 points près, j'aurais su qui était la "copine" de Chen... Il faudra donc une troisième à 309 points. Ça devrait être jouable, mas ça ne va pas plaire au filles...

Alekseï lance une simulation courte et sans importance, simplement pour justifier sa présence dans ces lieux.
Puis il retourne prendre une douche, dans sa chambre. Si Sato est là, il pourra lui demander s'il a senti un nouvel utilisateur d'Indigo au cours de ses déambulations... Mais le japonais n'a rien senti de ce côté récemment, malheureusement.
Et après...
Hé, mais quelle heure est-il, d'ailleurs ? Alekseï, qui a eu l'esprit bien occupé, vérifie l'heure ainsi que son planning (dans son agenda "papier") avant de se décider sur ce qu'il fera après son petit moment de détente sous l'eau chaude.

Il constate qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps. Il a en effet été convenu qu'ils se retrouveraient tous les quatre à l'infirmerie pour la sortie de Nétifer, et pour y tenir une petite réunion avant de se rendre chez Madelyne Williams dans la soirée : Une idée d'Oban.

Hors de question de zapper la douche, mais il faut faire vite ! Ne pas être en retard pour la sortie de Nétie. En avance, ce serait même bien mieux ! On pourrait parler un peu...
Alekseï se savonne dans tous les sens et à toute vitesse, se rince à grande eau, sort se sécher tout en préparant des vêtements propres, et moins de dix minutes après être rentré dans la salle d'eau, il sort de son appartement.

Les cheveux encore un peu humides...

Il fonce vers l'infirmerie à grandes enjambées.


Dernière édition par Eric le Jeu 2 Fév - 22:07, édité 6 fois
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