Voyager NG

Le space opera nouvelle génération
 
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 Star Academy

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Eric
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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 26 Sep - 18:53

Gabriel approuve la suggestion d'Alekseï, et ce dernier ouvre désormais la marche.

Sur leur trajet, ils traversent plusieurs couloirs et pièces garnis de pièges, et ont droit à tous les classiques : Des fléchettes jaillissent des murs ? Gabriel érige des murs de force au dernier moment autour d'eux. Une boule de pierre se met à dévaler une rampe pour les écraser ? Ils fait s'effondrer le sol sur son passage pour l'arrêter. Les murs se referment sur eux ? Il les fait léviter jusqu'au plafond qu'il fait exploser d'un claquement de doigt. Alekseï commence sérieusement à se demander si ils sont vraiment dans la même catégorie.

Ils finissent par arriver dans le sanctuaire final, sans encore avoir croisé la moindre momie...




Une statue d'Osiris domine les marches.

Bon, à ton avis, où se cachent ces morts-vivants ? Je ne vois pas le moindre sarcophage.

Non, moi non plus. Mais il y a pas mal d'ouvertures sombres, au fond.
En tout cas, je ne sens pas de présence... Peut-être parce que ce sont des morts-vivants ? Ou bien on a évité les endroits où ils étaient postés !

Je peux essayer de lancer ma torche dans une de ces entrée, voir si ça bouge.

Alekseï s'avance torche à la main, Saba sur ses talons, mais avant qu'il ait pu la lancer un mouvement derrière un pilier attire son attention. Il se tourne, prêt à se défendre... Et se trouve un peu surpris en voyant l'apparition qui le regarde.



Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

Euhhh... C'est une femme nue. Une de la noblesse égyptienne, d'après le diadème. En tout cas, elle ne ressemble pas vraiment à une momie. Il y aurait plus de monde dans les musées archéologiques, sinon...

Bonjour, mademoiselle ? , dit-il en levant sa torche, examinant les environs à 360° et en posant la main sur le manche de sa machette.

Elle ne répond pas, se contentant de papillonner des yeux, en faisant doucement onduler ses hanches.

Elle ne devrait pas être là, Alexandre. L'Analyste a beau adapter la simulation a l'âge des participants, la plupart des étudiants sont mineurs. Quelque chose cloche.

Analyste, mise en pause de la simulation.

Aussitôt la scène se fige. La voix de l'Analyste juste dans son dos fait sursauter Alekseï.

Voilà, monsieur. Que puis-je faire pour vous ?

Me dire si il est normal que cette femme soit dans le scénario.

Quelle femme, monsieur ?

Alexandre, qui par réflexe s'était tourné vers l'hologramme de l'Analyste, regarde à nouveau derrière le pilier, et... plus personne !

Mais... Elle n'est plus là ! Nous l'avons vu tous les deux, Analyste, on n'a pas pu se tromper tous les deux en même temps. Il y a dû avoir un bug... Pourtant, malgré le peu d'habits qu'elle avait, elle semblait "coller" au thème de la simulation !

Qu'est ce que l'on doit faire, Analyste ? Arrêter, continuer, rester en pause le temps que vous lanciez un débogage du système ?

J'ai déjà effectué une vérification, monsieur. Il n'y a rien d'anormal. Toutefois, j'étais en train d'effectuer une mise à jour sur de nombreux scénarios. Il est possible qu'il y ait eu une interaction non désirée. Mais si il y a pu y avoir un problème, il est réglé maintenant. Vous pouvez continuer si vous le désirez.

Gabriel hausse les épaules, comme si cela n'avait pas vraiment d'importance, et interroge Alekseï du regard.

Le jeune russe hausse également les épaules, en mimétisme. Pourtant, dans son cas, l'incident lui a mis la puce à l'oreille.

Ça serait dommage de s'arrêter si près de la fin, non ?

Analyste, vous pouvez arrêter la pause quand vous le désirez. Et Alekseï se prépare donc à continuer ce qu'il allait faire : lancer sa torche vers l'entrée suspecte du fond.


Dernière édition par Eric le Mar 27 Sep - 14:59, édité 5 fois
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Eric
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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 26 Sep - 22:43

Autour d'Oban, la salle d'entraînement disparaît, tout comme Megan, miss Granger et le professeur Freeman.

L'odeur des embruns est la première chose qui le frappe, puis le contact du sable sous ses pieds nus. Il entend le bruit du vent et de la mer quand les images commencent à apparaître. Il ne faut qu'un instant pour que le décor devienne totalement indiscernable de la réalité. Oban est debout sur une plage, vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon de corsaire, et un sabre pend à son côté. L'air marin qui lui fouette le visage fait onduler ses cheveux.


Voici les règles de la simulation. Vous devez rester en vie tout en neutralisant un maximum d'adversaires. Toutefois, il vous est interdit de tuer. Cela interromprait le scénario est signifierait votre échec.

Ceci est une simulation de stress, ce qui signifie que la difficulté est calculée pour être élevée et que la douleur est pleinement simulée. J'ai donc besoin de votre confirmation pour continuer. Sachez toutefois que vous pourrez interrompre le déroulement de la simulation quand vous le désirerez. Il vous suffit de m'appeler pour cela.

Ca marche ! A quoi bon essayer une difficulté basse quand on ne peut pas échouer, pas vrai ? Allez-y, faîtes ce que vous avez de mieux. Je suis prêt.

Dans ce cas, commençons.

Le décor continue d'évoluer. Le garçon est maintenant sur une falaise. Sur la mer, vingt mètres en-dessous de lui, apparaît un grand trois-mâts, et à son sommet, à hauteur d'Oban en fait, flotte un pavillon noir. Sur la montagne qui le domine, c'est un château à l'architecture orientale qui se dessine maintenant. Puis c'est au tour des personnages de se matérialiser. Debout sur les rochers, deux groupes se font face, et Oban se tient juste entre eux.

Pas touche ! Il est à moi, Orochi ! crie le capitaine pirate, derrière qui se tient une vingtaine de marins armés jusqu'aux dents, tous plus affreux, sales et méchants les uns que les autres.

Ce sale petit rat de fond de cale m'a volé ma carte, mon trésor et à séduit ma fille ! Je vais lui couper les mains et le donner à manger aux requins !

Non, Jolly Jack ! rétorque le seigneur des ninjas, qui en plus de ses seconds a lui aussi une petite armée d'hommes en pyjamas noirs derrière lui.

Il a aussi bafoué l'honneur de ma fille, et nous a volé nos plus précieux parchemins. Il doit subir le supplice des bambous-dans-les-endroits-dont-on-doit-taire-le-nom !

Ouais, comment dire... Laissez mes mains et mes trous tranquilles. Oban jette ce chapeau ridicule, et dégaine son épée. Alors, qui va m'avoir ? Faut vous décider, j'ai pas toute la journée ! Tout en tentant de se rappeler que ce n'est qu'un jeu, Oban se concentre sur "arrêter tous ces gens armés sans les tuer". Il lui faudrait aller sur le bâteau. Comme il a un danger derrière et un devant, il se décide à aller sur les côtés. Par la droite , il peut voir un chemin que les pirates ne tarderont pas à emprunter. Il faut y foncer avant eux.

Tout en courant, il semble évident à l'enfant qu'une pluie de mort risque de tomber sur lui quand il sera en contrebas. Il lui faudrait de quoi se couvrir, mais pas le temps... Il court aussi vite que possible vers le bas, sautant parfois de rocher en rocher pour accélérer la descente..


Comme il s'y attendait, balles de mousquets et shuriken se mettent à voler autour de lui. Toutefois, il entend aussi plus haut le choc de l'acier contre l'acier, des cris de guerre de marins ou en japonais, et les premiers râles de douleur : Le deux groupes se sont sautés à la gorge et c'est heureux, car c'est la seule chose qui lui donne une chance de s'échapper.

Malgré tout, il entend aussi des pas derrière lui. On court à sa poursuite en lançant des "Reviens ici, foi jaune, mécréant !". Ça, ce sont trois ou quatre pirates. On court aussi à sa poursuite en silence. Ça, ce sont trois ou quatre ninjas.

Oban plante le sabre au sol et ramasse deux cailloux de belle taille : ces deux là font celle de son poing, ce sera parfait. Il en lance un vers les quatre gaillards à chapeau, faisant comme si les ninja étaient assez discrets pour le berner. Il lance le premier au-dessus de leurs têtes, pour que le caillou s'éclate en petits morceaux au-dessus d'eux. Distraction... ratée, puisque le caillou n'éclate pas. Il va falloir qu'il travaille ça.

Et puis il lance le second.  Il vise les jambes, sachant que dans l'espace exigu, si le premier esquive, le second est certain de se prendre ses projectiles... Et c'est ce qui se produit. Le premier saute au-dessus, et celui qui le suivait le prend dans les testicules. Il ouvre grand la bouche, sans pouvoir crier, et les larmes lui montent à l'oeil (il est borgne.)


D'autres volontaires ?

A ce moment, un sifflement attire son attention au dernier moment et il n'a que le temps de lever le bras pour se protéger. Le kunaï qui visait son oeil vient transpercer sa main à la place... Et bordel, ça fait MAL !!!

Une ombre lui masque le soleil : Un des ninjas s'est élancé dans les airs et s'apprête à lui tomber dessus. Surpris de la vivacité de la douleur, Oban se rue loin des pirates pour esquiver le ninja ; il connaît leurs "truc" de par la littérature, aussi fait-il attention à ne pas marcher sur une chose pointue.

Il vient de gagner un kunaï, mais se jure d'acquérir le suivant par des moyens moins douloureux. En tous cas, il court maintenant à une vitesse jamais atteinte. Son objectif : l'océan. Tous les raccourcis sont bons.


Le sentier de flanc de montagne fait de nombreux lacets pour arriver jusqu'à la mer, mais Oban coupe en se laissant glisser plusieurs fois dans la pente. Ce qui lui permet de gagner du terrain sur les pirates, plus maladroits, mais pas sur les ninjas, qui restent sur ses talons.

Il finit enfin par attendre un surplomb rocheux d'où il a une chance de pouvoir sauter sur le navire. Pas son premier choix, mais après tout, l'océan ne sera qu'à un pas. Oban n'a aucun doute sur le fait d'être capable de couler ce bâteau, mais dans l'idéal, Il faudrait que les pirates se replient vers lui avec les ninja, qui doivent moins faire les malins une fois mouillés.

Il aperçoit un des pirates en contrebas. Le coussin idéal. Il saute, et jette son épée pour annoncer son arrivée. Le temps qu'ils la regardent, il sera trop tard.


Dernière édition par Eric le Mar 27 Sep - 18:45, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 27 Sep - 17:53

La simulation reprend son cours et l'Analyste disparaît.

Alekseï lance sa torche vers la plus grande ouverture. Le morceau de bois enflammé décrit une longue courbe en tournoyant et plonge vers le trou béant... Mais ne touche jamais le sol : Une main squelettique jaillit de l'obscurité et l'attrape au vol.


Une haute silhouette sort jusque dans la lumière.

Qui ose profaner ce tombeau ?!? fait le prêtre momifié d'une voix sépulcrale. Il est un peu étrange de l'entendre parler en terran, mais Alekseï imagine que c'est pour les besoins du scénario.

Parce que tu crois qu'on va perdre notre temps à faire les présentations avec une momie ?
On vient chercher l'Ankh. Si tu nous la donnes, on n'aura pas à te tu... à te détruire. , annonce Alekseï le temps de sortir son revolver et de mettre la créature en joue.

Ce tombeau sera aussi le votre !

Ils sont obligés de programmer ces simulations avec autant de clichés ?

Le prêtre mort-vivant fait un geste et de l'une des autres ouvertures jaillit...



Tu retiens celui-là ? Je vais voir si les armes à feu fonctionnent sur le prêtre mort-vivant... ,dit-il en tirant une première balle vers sa tête. Puis, calmement, une autre. Alekseï n'a pas le genre de frénésie de la gâchette qui caractérise le novice paniqué. Il attend à chaque fois que le recul soit passé, que la mire soit de nouveau sur sa cible avant d'ouvrir le feu de nouveau.
... Sinon, j'irai me le faire au contact.

D'accord.

Gabriel lève calmement une main vers la momie qui coure vers eux et elle se met à léviter. Avec les bras et les jambes qui s'agitent inutilement dans les airs, elle est tout de suite moins effrayante. Il la fait flotter jusqu'au-dessus de l'un des brasiers qui éclairent la pièce et, forcément, elle prend feu. Quant aux balles d'Alekseï, elles sont sans effet sur le mort-vivant.

Vous osez ?!?

Il pousse un cri guttural et d'autres momies semblables à la première commencent à sortir des portes du sanctuaire. Beaucoup de momies.

On oublie les armes à feu ! D'un autre côté, c'est plus drôle comme ça... Alekseï dégaine ses deux machettes, en les tenant d'une façon un peu étrange : fermement par la garde, mais son index dressé touche la lame métallique.
C'est parti, Gabriel ! Le jeune homme fonce vers le prêtre, en faisant quelques détours pour s'occuper des momies les plus proches. C'est une tornade de lames électrifiées qui frappent les jambes, les bras et les têtes, une tornade qui ne se trouve jamais là où l'adversaire l'attend. Il se baisse, roule au sol, esquive, tourne sur lui-même à toute vitesse.
A toute vitesse, oui et non... Pour l'instant, il en reste sur ce qu'il fait "normalement". Mais c'est déjà trèèès rapide et précis !


Et peu à peu, il progresse vers le prêtre, même si la dizaine de momies sont très difficiles à blesser : Leur chair desséchée est dure comme du bois. Heureusement, il est assez vif pour éviter qu'elles ne se saisissent de lui. Derrière lui, Gabriel est en défense : Il écarte les créatures trop pressantes sur Alekseï une par une, les envoyant voler contre les murs.

Bientôt le jeune russe est en bas des marches...


Sans se retourner :

Tu tiens, Gabriel ? Ces saloperies sont difficiles à trancher ! , dit-il en frappant d'un grand mouvement circulaire le cou de la momie qui vient de s'intercaler entre lui et son objectif. Il n'attend pas de voir le résultat, et l'esquive d'une roulade sur l'épaule. Puis il reprend sa course, dans les escaliers, cette fois.
Je pense que les torches seront plus efficaces que les machettes !

Inconsciemment, sa vitesse et sa férocité ont augmenté.

Ne t'inquiète pas pour moi. Fonce, dit-il d'une voix calme.

Un coup d'oeil en arrière apprend à Alekseï que le jeune homme s'est entouré d'une barrière répulsive. Les morts-vivants qui tentent de l'approcher sont systématiquement repoussés.

Une quinzaine de mètres au-dessus d'Alekseï, le grand-prêtre est toujours séparé de lui par deux momies, mais ne compte pas laisser au jeune russe le loisir de le rejoindre.

Votre magie ne peut rien contre les pouvoirs du royaume des morts !
A moi, Azzuul, gardien des arcanes ! Détruis les profanateurs !


Il pointe le doigt sur le côté et un faisceau de lumière verte fuse jusqu'à l'un des murs et le fait exploser. Aussitôt en sort un autre prêtre momifié...

A vos orrrrdres, maître !

Alekseï aurait préféré s'occuper directement du "boss", mais il sait très bien que laisser dans son dos un "magicien", c'est à dire sûrement un adversaire capable d'attaquer à distance, ce n'est pas l'idée du siècle.
Aussi, il incurve sa course pour se débarrasser du nouveau venu. Il cible particulièrement les bras, parce que faire de la magie sans bras, ça doit être compliqué...


Passant sous les bras tendus d'une momie, il s'élance vers le dénommé Azzuul à pleine vitesse. Ce dernier projette une, puis deux sphères spectrales vertes vers lui, mais Alekseï les évite chaque fois d'un pas de côté sans ralentir. Le mort-vivant n'a pas le temps de s'y reprendre une troisième fois : Il se retrouve au corps à corps avec le jeune russe qui a tôt fait de lui ôter sa main libre de deux coups de machette bien placés.

Poussant un cri de rage, Azzuul brandit son sceptre et inonde l'endroit où se trouve Alekseï de flammes venues tout droit du royaume des morts.


Malheureusement, Alekseï avait déjà un plan, et ce dernier n'avait pas intégré les flammes ! Il était parti pour frapper l'autre bras de ses machettes afin de lui faire perdre son sceptre, et le jeune homme n'a pas la réactivité nécessaire pour changer de projet à temps...
Il ne reste plus à espérer qu'il réussisse à supporter ces flammes pour les secondes suivantes !


Raaahhh ! , hurle-t-il en frappant.


Dernière édition par Eric le Mer 28 Sep - 21:03, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 27 Sep - 22:51

L'épée d'Oban va se ficher dans le bois du pont. L'un des rares pirates à être resté sur le navire se tourne vers l'endroit d'où est venu le bruit... Juste avant de recevoir Oban sur la tête ! Sous l'impact, le ruffian est jeté à terre et sa tête heurte le pont, l'assommant pour le compte.

Oban n'attend pas : il se dirige vers la barre. Les bateaux avaient une barre, une sorte de "volant" de bois. Il va prendre le contrôle de l'appareil, faire paniquer ninjas et pirates, et faire venir tout le monde sur le bâteau. Les ninja vont arriver, grand bien leur fasse. Quand le bâteau tanguera, Oban reprendra l'avantage.

En tous cas, c'est le plan. Une fois arrivé à la barre, Oban donne un grand coup vers la gauche; mais la roue bloque. L'ancre a été jetée, et l'enfant réalise alors son erreur. Il mord le manche de son épée, et enlève le bout de métal dans sa main. Une idée saugrenue lui vient alors, mais elle n'a pas le temps de prendre beaucoup de place dans son cerveau : Une balle de pistolet vient frapper la barre juste à côté de lui, faisait voler des éclats de bois dont une partie se fichent dans sa peau. Aïe.


Sur le pont, entre lui et l'ouverture de la cale, les premiers pirates ninjas arrivés sont occupés à s'entretuer avec les pirates qui étaient déjà sur le navire, mais ce n'est pas son problème immédiat. En effet, un des corsaires vient d'atterrir sur le pont supérieur, juste à côté de lui.

Ne bouge plus, sale petit voleur, que je te découpe en morceaux !

Non mais tu te rends compte à quel point c'est con, ce que tu dis ? Oban jette le kunai dans le genou du pauvre pirate, et prépare le coup de pied qui le finira dans le même élan.

Le pirate fait tournoyer son sabre et dévie le projectile, mais Oban est déjà sur lui. Le ruffian sourit en bombant le torse pour encaisser le coup de pied. Après tout, quelle chance est-ce qu'un gamin de douze ans a de faire mal à un colosse comme lui, pas vrai ?

Et PAF, il est projeté en arrière et passe par-dessus bord, avec un regard où se mêlent douleur et incompréhension.


Mais le répit est de courte durée pour Oban : De plus en plus de ses poursuivants ont maintenant rejoint le navire. Ils sont occupés à s'écharper entre eux pour la plupart, mais il y en a tout de même pour s'intéresser à lui... Notamment la ninja peu vêtue qui vient d'atterrir sur la rambarde à quelques mètres de lui.

Toi ! Tu vas payer pour m'avoir trahie !

Il se retourne vers les escaliers, mais une autre jeune femme guère plus habillée est en train de gravir les marches, épée à la main.

Pas touche, garce ! Il est à moi !

A nouveau, Oban est pris entre deux feux, et cette fois, à moins de plonger, il va lui être difficile de prendre la tangente. Mais si Oban semble ne rien craindre, c'est parce qu'il n'a effectivement rien à craindre. Même dans une situation réelle, ce ne sont que des humains.

La première fois qu'Oban a rencontré l'Analyste, celui-ci disait que ses cellules avaient des propriétés étranges ; pour l'ado, ça veut dire qu'il peut préparer des vibrations pour trouver la bonne fréquence de façon interne avant de relâcher le tout à l'extérieur. Voilà pourquoi il ferme les yeux et joint ses mains comme pour prier. De manière invisible et inaudible, surtout avec tout ce vacarme, Oban envoie des ondes dans le plancher, qui transmet très bien le son, et dans l'air ambiant. Juste pour alimenter son sonar et savoir à quel moment le danger sera proche.

Et puis les filles arrivent à portée, et arment leur coup. Alors Oban ouvre les yeux, et pour éviter coups et projectiles, il commence à décharger dans l'air les vibrations les plus fortes qu'il peut. L'air se met à vibrer, repoussant tout ce qui arrive à une courte portée et créant un bourdonnement assourdissant.


L'effet répulsif n'est pas vraiment ce qu'il espérait, mais le vacarme l'est et elle sont toutes deux suffisamment surprises pour que Oban puisse éviter et la rapière et le tanto l'un après l'autre.

Où as-tu appris cette technique de shinobi ?!?

C'est de la sorcellerie, oui !

Un coup pied de la fille masquée le frappe au torse, l'envoyant dos sur la barre sans pour autant lui faire grand mal. Ils forment maintenant un triangle, les deux jeunes femmes se méfiant assez l'une de l'autre pour ne pas s'exposer en s'en prenant encore à lui.

Je veux rencontrer le mec qui programme ces dialogues. Voyons, mesdemoiselles... Après ce qu'on a vécu, vous ne pouvez quand même pas m'embrocher ? Ce sont vos pères qui m'ont demandé de vous faire ça pour vous donner une leçon, et garder leur contrôle sur vous. Que j'en aie profité pour LEUR donner une leçon, ce n'est que justice !

C'est obligé qu'il y ait un moyen paisible pour résoudre ces tests. Même s'ils sont prévus pour sonder nos capacités, il doit bien y avoir des étudiants qui utilisent les situations sans violence...

Bien sur, Oban s'attend aussi à ce que ça ne marche pas et à ce qu'elles attaquent, aussi se prépare-t-il a utiliser sa détente pour sauter sur la rambarde.

Impossible ! Mon père ne ferait jamais une chose pareille !

A vrai dire... Le mien en serait capable. C'est un vrai salopard.

Mais alors, ce que tu m'as dit, l'autre nuit...

Ca peut marcher, mais pas pour les deux... Chut, shhh... Tout était vrai. Je ne rêve que d'une chose : tout recommencer. Mais dans de bonnes conditions. Imagine, tout ce que l'on pourrait vivre et accomplir !

Quant à toi, ajoute-t-il en se tournant vers la kunoichi dont il ignore totalement le nom, Ne le prends pas mal, mais mon coeur est déjà pris. J'ai juste pensé que tu ne méritais pas ta situation. Ton père peut bien m'étriper, je serai à jamais heureux si j'ai pu t'apporter un instant de joie et d'espoir.

Tout ce que je cherchais, c'était à t'ouvrir les yeux. Je rendrai les parchemins. Mais seulement à toi. Ainsi tu pourras prendre tes propres décisions, et tu prouveras que tu es plus habile que lui. Je sais bien que la violence n'est qu'un outil pour toi ; ta vraie arme, c'est ton intelligence.

La kunoichi bout intérieurement, cela se voit, mais elle baisse son tanto. Quant à la fille du pirate...

Mais mon père ne renoncera pas à te tuer, même si je lui dit que je t'aime toujours. En fait... Cela ne ferait qu'empirer les choses !

Pendant qu'il parlait au deux jeunes femmes peu vêtues, le gros des troupes est arrivé sur le navire, et le sang coule à flot. Il n'a pas beaucoup de temps avant d'avoir affaire à d'autres adversaires nettement plus avides de le tuer, c'est certain.

Il repère comment il pourrait grimper sur les mats et les cordes ; il a vu ça dans les holo : les pirates y passaient leur temps à se balancer sur des cordes. Il lui faut aussi repérer l'accès à la cale.


Alors ne lui dis pas. Celle qui demande la permission, on peut lui dire non.

Et heureusement pour moi... Je n'ai pas peur de ton père ! Partez du bâteau, mesdemoiselles. La situation ne va pas tarder à dégénérer !

Oban saute sur la rambarde, puis au dessus des filles, et recommence à vibrer de tout son corps. Il lui faut trouver le seuil de résistance du bois : il fait vibrer son corps et l'air, mais l'objectif est réellement de faire une percée dans le plancher. En dessous, se trouvent les canons...

HaaaAAAAaaaAAAAAAAA....


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 28 Sep - 21:28

Mais avant que sa lame n'ait atteint son but, tout autour d'Alekseï l'espace est inondé de flammes vertes, dans lesquelles il se retrouve piégé. La douleur est si insoutenable qu'il manque de perdre connaissance. Il ploie, pose un genou à terre, mais c'est à peine si il peut encore respirer. L'autre se dresse au-dessus de lui, faisant redoubler l'intensité du feu.

Et maintenant, tu vas mourir, jeune profanateur !

Alekseï se sent près à sombrer, mais par-dessus le bruit du feu spectral, il entend la voix de Gabriel qui lui crie quelque chose : "Al...dre...lec...té...sur...ge...toi"

Et il ne comprend rien, avec tout ce bruit et cette douleur. En tout cas, il n'a certainement pas le temps d'y réfléchir.
Mais il sait ce qu'il a vu, et ce qu'il peut encore faire avant de sombrer : Le sceptre est en bronze, ou du moins en métal. A genou, il est à portée. Le sortilège semble venir de là, et, évidemment, Azuul le tient.

Aussi, il l'attrape, et lance tout ce qu'il peut encore déployer d'énergie dedans. Peut-être que ça détruira le monstre, peut-être que par un processus inconnu, cela arrêtera le sort. En tout cas, Alekseï considère ça comme son meilleur coup à jouer.


Mobilisant sa volonté, il tend péniblement la main vers le sceptre, commence à se charger en électricité... et comme par magie, la douleur disparaît instantanément ! Il voit toujours sa peau se craqueler et noircir sous l'effet des flammes mais il n'a plus du tout mal. Doté d'un nouvel élan, il s'élance et agrippe le bâton.

Eclairs et étincelles jaillissent, et c'est au tour du mort-vivant de prendre feu !


Aaaaarrrhh !!!

Les flammes cessent de tomber sur lui et Alekseï continue d'envoyer toute la charge dont il est capable, jusqu'à ce qu'Azzuul ne soit plus qu'une torche. Ce dernier s'effondre sur le sol.

Ayant triomphé de son assaillant, le jeune homme cesse de produire de l'électricité... Et la douleur revient aussitôt, insoutenable !


Et il hurle !  

Noooooonnnnhhhhh !

Mais il arrive à tenir une seconde et à tenter de retrouver la sensation de plénitude du moment précédant : il se recharge en élctricité. Et la laisse repartir autour de lui en flot lent et continu pour ne pas se surcharger. En se relevant, il est horrifié par l'état de son corps.
Mais s'il y a bien un domaine où il est fort, c'est sa force de résilience. Les châtiments corporels qu'il a subit toute son enfance, les entraînements à la limite de son seuil d'évanouissement, il connaît, malheureusement...


Suivant ! , dit-il en se tournant vers le grand prêtre et en ramassant les machettes.

Bien joué, fait Gabriel qui a commencé à monter les marches pour le rejoindre. Je m'occupe du menu fretin. A toi leur chef.

Il fait maintenant léviter des pierres qu'il utilise comme projectiles. Sa stratégie est plutôt efficace et il déblaie facilement le passage autour de lui et d'alekseï.

C'est assez ! A moi, pouvoir des morts ! hurle le mort-vivant.

Aussitôt, les momies encore debout comme celles brisées par Gabriel s'effondrent, inertes, et de multiples flux d'énergies vertes sortent de leurs corps pour converger vers leur grand prêtre, qui commence à grandir, grandir, grandir...

Houla... Ça va être compliqué pour moi... Gabriel aurait pu s'en sortir seul, lui !

Alekseï ne court plus. Il avance, résolu, vers le prêtre en faisant tournoyer machinalement ses lames dans une danse gracieuse et assez spectaculaire.
Toutefois, sur le chemin, il modifie son équilibre interne : évidemment, il a toujours besoin de cette électricité en lui pour ne pas trop ressentir la douleur. Mais il aura aussi besoin d'envoyer une charge conséquente pour espérer blesser ce monstre. Aussi, il essaye de répartir son énergie. Une bonne partie pour accumuler en prévision d'une frappe dévastatrice, une plus petite partie pour résister à la douleur.

Et ce n'est pas facile. Le jeune russe se rend compte que son pouvoir est plus complexe à utiliser qu'il ne le pensait avant. Ça va plus loin que de simple décharges... En soit, c'est une bonne nouvelle.


Mourrez, maintenant !

Le géant, qui fait maintenant facilement huit mètres, brandit son khépesh et l'abat vers le jeune homme. Il est plutôt rapide pour sa taille, mais Alekseï l'est bien davantage et évite le coup. La dalle de pierre éclate, projetant des cailloux dont certains touchent Alek, qui ne ressent toujours rien.


Alexandre, gagne du temps !

Ça marche ! Combien de temps ?

Une minute suffira, mais qu'il reste en haut des marches.

Le jeune homme se focalise donc sur l'esquive, et n'hésite pas à narguer son adversaire pour l'inciter à s'intéresser à lui.

Ce qui, au vu de ce qui arrive, n'était pas une bonne idée ! Alekseï est plus rapide, certes, mais il n'a jamais affronté un adversaire aussi grand ! Il a du mal à estimer l'allonge prodigieuse du prêtre. Plus d'une fois, après avoir esquivé le khépesh en sautant au dessus ou en roulant au dessous, il se retrouve à une fraction de seconde de se faire saisir par le bras non-armé, ou écrasé par un pied titanesque !

Le pire, c'est qu'à chaque attaque de la momie géante, et elle s'enchaînent vite, ses esquives se font plus hasardeuses. Il risque de ne plus tenir longtemps...


Alexandre, bouge !

Alekseï obéirait bien à Gabriel, mais à nouveau le pied du géant s'abat sur sa trajectoire, et il est forcé d'éviter un autre coup d'épée. Trop tard pour s'écarter alors que Saba fait finalement s'effondrer le plafond. Des centaines de tonnes de roche et de sable tombe sur le grand prêtre... Et un énorme bloc tombe pile sur le jeune russe.

SPROTCH !


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 29 Sep - 21:17

Alekseï est éjecté de la simulation. Néanmoins, cette fois, il ne se retrouve pas dans l'environnement blanc qu'il a déjà expérimenté en fin de partie. Il peut assister en tant que spectateur à la fin du scénario et voit Gabriel s'avancer vers le tas de débris sous lequel gît son corps virtuel ainsi que celui du grand-prêtre.

Bonne prestation, monsieur, si je puis me permettre.

Oui, oui, c'est ça... Avec tout le respect que je vous dois, je préférerais qu'une IA évite de se foutre de ma gueule.
J'ai été pitoyable... Gabriel aurait été seul, ça aurait été la même chose. Peut-être même qu'il aurait été plus vite !


Par contre, j'ai une question. Qu'est ce qui s'est passé avec ma douleur ? Elle a disparue quand j'ai généré ma charge.

Eh bien comme vos blessures ne sont pas réelles, la salle virtuelle utilise une technologie comparable à celle des fouets neuronaux pour générer la douleur. Comme vous le savez peut-être, un fouet neuronal utilise une décharge électro-magnétique ciblée pour forcer vos extrémités nerveuses à générer un signal comparable à celui de la douleur. En surchargeant votre corps, et donc votre système nerveux, vous avez annulé cet effet.

Ah ?
Ohhh... Ce qui veut dire que je peux "tricher" dans les simulations. Sans le vouloir, bien sûr. En plus, ça fait écho à une chose que lui a dit Freeman : Il est quasiment impossible de différencier le réel du virtuel. Pour moi, si.

Alekseï finit donc par reporter son attention sur les dernières actions de son partenaire dans la simulation. Il voit Gabriel dépasser le monticule de roches et arriver jusqu'à l'autel. Il tend la main, et se saisit de l'Ankh. Cela met fin à la simulation. Les décors s'effacent et les voilà de retour dans la salle virtuelle.

Jolie performance, monsieur Saba. Ce scénario n'avait pas été complété en difficulté maximale depuis seize ans.

Merci, mais le mérite en revient aussi à Alexandre.

C'est gentil, mais t'es pas obligé... Je sais très bien que tu as fait 90% du travail. Et en plus je viens d'apprendre que j'ai triché sans le vouloir avec la douleur et mon électricité ! Nan, je disais justement à l'Analyste que tu aurais pu faire le scénario tout seul, pendant que tu cherchais l'Ankh.

Ce n'est pas certain. Et il n'y a pas de triche. Seul le résultat compte. Et tu as fait ta part, considérant que ce scénario était davantage taillé pour mes pouvoirs que pour les tiens. Tu fais un bon équipier.

Par contre, je veux bien en refaire un avec toi, quand tu veux ! On peux même aller se boire un verre en ville, un de ces jours, si ça te tente. Par contre, là, je ne vais plus trop tarder. J'ai mon premier cours de gym dans pas longtemps. Je ne voudrais pas arriver en retard.

Attend, je te donne mon numéro de 'com...

Si tu y tiens. Mais je ne pourrais pas sortir de l'Institut avant encore au moins un mois. Probation, tu te souviens ?

Ah, oui, désolé. A la cafétéria, alors...

Alors, comment est-ce que ça s'est passé ? demande Anne Adley en s'approchant d'eux.

Bien. C'était intéressant.

Excellente performance. Monsieur Saba a à nouveau fait preuve d'un excellent degré de self-contrôle. Cette séance a été profitable aux deux parties, d'après mes relevés.

Très bien, alors. Merci Alexandre.

De rien, mademoiselle, ça m'a fait plaisir ! On remet ça quand vous voulez ! Ah, et je voulais savoir, mademoiselle Adley, vous ne travaillez qu'avec les étudiants en probation ? Je veux dire, si un jour un étudiant "classique" avait envie de parler avec vous de ce qu'il a sur le coeur, il pourrait venir vous trouver ?

Alekseï connaissait déjà une partie de la réponse, puisqu'il a vu son nom sur les dossiers d'étudiants en situation "normale", mais comme il n'est pas supposé avoir lu ces dossiers...

Bien sûr. Ma porte est toujours ouverte.


Bon, je vous laisse. Je devrais prendre une douche, mais puisque c'est reparti pour du sport, et que je ne vais pas croiser Sato... , dit-il avec un petit sourire.
A plus, Gabriel, au revoir, mademoiselle Adley !

Alekseï s'éclipse donc, puisqu'il a presque senti un malaise. Comme s'il devait les laisser seuls.
Sur le chemin du gymnase, il vérifie une petite chose sur le réseau : Y a-t-il un cours de Krav Maga programmé dans l'institut ?
Et tant qu'il est sur son smartcom, il en profite por envoyer un petit message à Nétifer : "
J'ai fais la moitié du boulot que tu m'avais demandé pour le Jeu, j'aurais fini pour ce midi. On mange ensemble pour que je te briefe ?"

La réponse arrive très vite : "Ok". Quant aux cours de close-combat militaire, comme il s'en doutait, il n'y en a aucun au programme.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 29 Sep - 21:20

Oban se trouve un peu surpris : Le pont en bois avait pourtant l'air fort épais et solide. Même avec sa force quasi-surhumaine, il n'y avait que peu de chance qu'il puisse passer au travers. C'est pourtant ce qui se produit : Les planches éclatent sous son coup et il atterrit au milieu d'une pluie d'échardes sur le pont inférieur, à l'étage des canons.

Dans un éclat de rire sincère malgré la douleur qui lui vrille la main, il se met vite à regarder comment les faire pivoter ; avec un peu de chance, il pourra en tourner un vers l'intérieur et créer du grabuge. Au pire, il verra s'il peut tirer vers le quartier général des Ninja... Mais dès qu'il regarde de plus près, il réalise que les canons ne sont pas chargés. Il faudrait qu'il prenne un des boulets dans la caisse près de lui et... sûrement un de ces sacs remplis de cette poudre noire, près des tonneaux qui sont juste là. Génial. Il se crampe un peu pour soulever le boulet de métal, mais rit déjà intérieurement à ce qu'il est en train de faire.


Il rit un peu moins quand, le boulet toujours dans les bras, il voit sauter un ninja par le trou qu'il vient de faire.



L'homme qui vient d'atterrir à quelques mètres de lui a déjà quantité de sang de pirate sur ses lames.

C'est donc là que tu te cachais, misérable lâche !

Oban lâche lourdement le boulet devant lui.

Tu tombes bien, je rêvais de dire à quelqu'un : Si tu bouges, je défonce ton château avec ces canons que je viens de charger ! Il pointe du doigt un des canons qui n'a pas été touché, mais ça, le ninja n'en sait rien. Au moment où le lourd ninja regarde sur sa droite, Oban pousse le boulet du pied, de toutes ses forces. Au premier signe de mouvement, il se dirige vers les sacs de poudre, et commence à jeter ses projectiles improvisés.

C'est vraiment génial, comme exercice.

Le ninja, qui a facilement évité le boulet, découpe les gargousses de poudre dans les airs tout en avançant sur Oban d'un pas décidé.

Bas-toi comme un homme !

Tu veux dire avec une armure et des lames contre un enfant blessé ? C'est pas être un homme, ça : c'est être un lâche. Mais tu t'en sors très bien.

Tout en reculant, Oban va pour se saisir d'une lanterne, maintenant que son adversaire comme l'air sont plein de poudre, mais à peine a-t-il tendu la main vers elle qu'un kunaï vient faire éclater le verre et souffler la bougie. Continuant sur sa lancée, il lance d'autre projectiles vers les lanternes plus éloignées, jusqu'à ce que la seule lumière qui éclaire encore vaguement la pièce soit celle du soleil couchant provenant du trou dans le plafond.

Voyons ce que tu vaux dans le noir, petit ! lance le ninja depuis un coin d'ombre. Mais Oban est déjà sur lui. Il n'allait pas attendre sagement que l'autre ait tout éteint, mais visiblement le ninja, et les autres, ont une routine qui les poussent à le sous-estimer. Ilest encore à lancer ses kunais quand Oban lance son poing...

Un peu surpris, son adversaire n'esquive que de justesse. Par contre, les attaques suivantes d'Oban ne touchent que le vide.

Pas mal !

Venant de nulle part, un coup de lame lui lacère le bras. Il se rend alors compte de la différence de niveau ; Il faut trouver autre chose.

Frell. C'est déjà moins excitant. Excitant ? Oh, mais oui ! l'excitation moléculaire !

En théorie, Oban a déjà émis l'idée qu'il devrait pouvoir enflammer un matériau sec en excitant les molécules... du bois, par exemple. Il recule d'un grand bond, et envoie des vibrations courtes et intenses aux pieds du ninja. Il faut juste qu'il se concentre sur l'esquive, et qu'il l'occupe.

Pas mal aussi. Mais tu as de gros défauts. Tu veux les connaître ?


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MessageSujet: Re: Star Academy   Ven 30 Sep - 22:54

Alekseï arrive donc au gymnase, et passe par les vestiaires des hommes. Il observe les vêtements laissé là pour estimer s'il sera un des seuls garçons ou pas !
En se changeant, il entend déjà les bruits des barres qui se ploient, des tremplins, et des tapis qui amortissent les réceptions. Avec la hauteur de plafond de ce genre de salle, l'écho est parfois assourdissant. Certainement qu'il a un peu de retard, ou le cours précédent n'est pas terminé.
Il réalise alors qu'il n'a pas commandé de justaucorps dans son "trousseau". Tant pis, pour les hommes, il n'est pas rare de s'entrainer torse nu. Le jeune russe achètera ça plus tard.

Il sort alors des vestiaire, et observe la salle. Son regard se porte immédiatement sur une jeune fille qui s'entraîne aux exercices au sol, seule dans son coin.




Ne sachant pas trop qui aller voir, il reste à la porte, comme intimidé d'être le "nouveau".

...

Il y a là également une dizaine d'autres jeunes filles et trois garçons. Tous sont déjà au travail sur leurs agrées ou à l'échauffement.

La professeur donne quelques derniers conseils à l'un des jeunes qui est aux barres parallèles avant de venir vers Alekseï. Elle a une cinquantaine d'années sans vraiment les faire, le type slave et l'air assez austère.


Bonjour jeune homme. Vous êtes ?

Son physique doit certainement faire remonter des souvenirs inconscient au jeune russe, car immédiatement, il se redresse et lève le menton, comme lorsque les maîtres de ballet lui adressaient la parole.
Alekseï lui parle avec le plus grand respect dont il peut faire preuve.


Bonjour, madame.
Je m'appelle Alexandre Devalier, je me suis inscrit aux cours de gymnastique, et c'est ma première séance, madame.
J'espère ne pas être en retard, madame.

Si, vous l'êtes. Tâchez de ne pas recommencer. Et la prochaine fois, essayez d'arriver dans une tenue plus décente. Vous n'êtes pas là pour distraire mes autres élèves, mais pour vous entraîner. Est-ce bien clair ?

Oui, parfaitement clair, madame, ça n'arrivera plus. Veuillez encore m'en excuser.
Pour le justaucorps, je ne l'avais pas prévu dans mon trousseau en venant à St Charles, mais j'irai en acheter dès lundi. J'ai pensé que torse nu, c'était mieux qu'avec un T-shirt normal... Madame.
Mais pourquoi elle me fait cet effet là ? Je ne me suis pas comporté comme ça avec quelqu'un depuis mes treize ans ! Si Oban et Nétifer me voyaient...
En effet, si le côté perdu et timide de son entrée en scène était calculé pour créer une connivence avec Natalia, eh bien... Face à cette femme, il ne joue pas du tout un rôle !

Bon, nous ne sommes pas là pour perdre notre temps, alors dites-moi, avez vous déjà pratiqué, au moins ?

Euh, oui et non. Je pense pratiquer la danse classique à un très bon niveau. Par conséquent, j'ai de bonnes bases gymniques et athlétiques.

... Mais je n'ai jamais fait de gymnastique pour la gymnastique, madame. Il avale sa salive un peu difficilement, s'attendant à une réponse cinglante. Mais ce n'est pas la réplique qu'il attendait qui vient ensuite.

Alexandre Devalier... C'est un nom français, et pourtant vous avez une pointe d'accent russe. Je me trompe ?

Apparemment, la remontée de souvenirs a aussi eu cet effet-là.

Non, madame, vous ne vous trompez pas.
Mon père descend d'une lignée française, mais ma mère de la lignée russe. Elle tenait beaucoup à ce que j'apprenne sa langue, et, à la maison, on parlait surtout russe. Je suis surpris que vous vous en soyez rendu compte...

Вы русский, мадам? <êtes-vous russe, madame ?>

Da. <Vous le parlez parfaitement, dirait-on.> dit-elle d'un ton un tout petit peu plus chaleureux.
<Bon, commencez à vous échauffer. Nous allons voir quel est votre niveau dès que vous serez prêt.>

Xорошо, мадам. <Oui, madame>

Alekseï commence immédiatement l'échauffement, très sérieusement. Néanmoins, il va vite. Son entrainement du matin, la tombe égyptienne, le fait d'être venu en petite foulée font qu'il ne s'est pas vraiment refroidi ! En fait, il s'est concentré sur les besoins spécifiques en préparation de cette discipline. Deux ou trois minutes plus tard :

<Prêt, madame.>


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MessageSujet: Re: Star Academy   Sam 1 Oct - 1:57

L'avis des morts m'importe peu !

Oban essaie de se concentrer tout en esquivant, mais réalise très vite que c'est impossible : L'autre ne lui laisse pas assez de répit, et faire deux choses à la fois lui fait commettre des erreurs. Cela lui vaut une nouvelle double estafilade profonde en travers de la poitrine. Il s'en est fallu d'un cheveu qu'il ne se fasse éventrer.

Maintenant qu'il a commencé à reculer, il continue. Il recule jusqu'au tas de boulets, et défonce le bout de bois qui les retient empilés les uns sur les autres. Et puis il crie. Il crie longtemps et amplifie la tonalité.


La trappe du puit à boulets saute et plusieurs commencent à rouler au sol, tandis que le cri d'Oban emplit la cale. Le ninja recule en grimaçant, ou du moins on dirait, car avec son masque...

Ahrrrr !

Malgré tout, le ninja a appris la prudence au jeune garçon, qui décide, pendant que les boulets roulent au sol, d'en prendre un, pas pour le lancer sur le ninja, mais pour le lancer au sol, de toutes ses forces. D'une manière ou d'une autre, ce bateau coulera.

Le boulet percute le sol avec force, rebondit... Et vient frapper le tibia d'Oban. Ce n'est pas assez pour lui briser la jambe, mais dieu que ça fait mal. Suffisamment mal pour lui couper le souffle.

L'instant d'après, deux lames viennent lui perforer l'abdomen. Un flot de sang lui remonte dans la bouche, tandis qu'un voile rouge recouvre son champ de vision.

Cette fois, c'est la fin pour toi ! fait le ninja en levant son second bras pour l'achever.

Vrillé par la douleur, Oban oublié complètement qu'il est dans une simulation.  Il revoit Dan, son frère,  lui dire :


ça,  c'est "à l'americaine"après avoir enfoncé son genou dans l'aine d'un Valorien.Sachant que c'est la fin pour lui, il lance son genou dans les parties intimes du ninja, en vibrant de toute son âme.

Malgré le métal, le choc est violent, et Oban au moins la satisfaction d'entendre le ninja couiner comme une fille au moment où la seconde paire de lames pénètre dans sa poitrine, mettant fin à la simulation.

La douleur de ses multiples blessures disparaît aussitôt, et le décor de la cale disparaît, laissant place à un environnement entièrement blanc.

C'est terminé, monsieur. Bien joué. Vous avez tenu plus longtemps qu'aucun autre élève de votre âge avant vous dans ce scénario.

C'était trop bien ! Ca ne me rassure pas, votre commentaire, mais c'était excellent. On peut le refaire plus tard ?

Quand vous voudrez. Si vous le désirez, je peux uploader l'enregistrement de la session et les données relatives sur votre compte, si vous voulez les visionner plus tard.

Oui, faîtes ça, et ensuite effacez le tout , s'il vous plaît. Dîtes, Analyste, vous avez une personnalité ? Un module émotionnel ?

Non, ce serait contre-productif. Je n'ai qu'un simulateur de langage vivant, pour rendre mes dialogues plus naturels et conviviaux.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Sam 1 Oct - 2:03

Pendant près d'une demi-heure, le professeur Stokova, car c'est ainsi qu'elle se nomme, teste sa souplesse et son équilibre en lui faisant faire différents exercices. Elle a l'air favorablement surprise, et même Alekseï est un peu étonné de ce qu'il arrive à faire en poussant un peu ses limites.

<C'est vraiment très bien.>

<Je vais devoir consacrer un peu de temps aux autres, mais puisque vous avez d'excellentes dispositions, vous pouvez continuer sans moi pour aujourd'hui. Par contre, pas question de vous entraîner seul. C'est le meilleur moyen de prendre de mauvaises habitudes. Voyons...>

Elle parcourt la salle des yeux, passant d'un gymnaste à l'autre.

<Sauf votre respect, j'aimerais bien consolider mes bases au sol avant de passer aux agrès, madame.> Évidemment, le jeune russe sait que le travail au sol est plus fréquent chez les filles. Il parcourt lui aussi la salle et pose son regard sur la jeune femme qu'il a remarqué dès son arrivée. Celle qu'il a identifié comme étant Natalia, d'après la photo de son dossier.
<Peut-être que...> Alekseï prend un air un peu timide en la regardant, elle, puis le professeur Stokova. Comme une suggestion non-formulée.

<Natalia ? Je ne sais pas si c'est une bonne idée.>

Elle réfléchit un instant, puis...

<Oh et après tout, pourquoi pas ?> <Natalia ! Viens par ici, s'il te plait.>

La jeune fille, qui avait dénoué ses cheveux et venait de ramasser son sac, se dirige vers eux avec une contrariété à peine dissimulée.

<Oui madame ? J'avais terminé pour aujourd'hui. Je suis convoquée dans le bureau de la directrice, vous vous souvenez ?>

Alekseï remarque aussitôt la plaie toute fraîche qu'elle a à la joue.

<Veux-tu bien rester un peu plus longtemps ? Ta convocation n'est que pour dans une heure, et Alexandre que voilà aurait besoin de quelqu'un pour le coacher.>

Elle regarde brièvement Alexandre puis son regard revient sur la professeure.

<Oh, mais je suis sûre qu'il y aura d'autres volontaires. Les autres filles n'ont déjà d'yeux que pour ses abdominaux.>

A l'évidence, elle pense qu'il ne comprend pas un mot de ce qu'elle dit.

<Justement. Une coach qui s'intéresse plus à me donner un coup de main qu'à regarder mes abdominaux, ce serait bien utile pour moi.
Je n'ai pas encore acheté mon justaucorps, désolé. J'en aurai un la prochaine fois.
Je veux m'entrainer sérieusement, tu sais ? Je ne suis pas ici pour draguer les minettes. Si tu ne veux pas m'aider, tant pis pour moi. Madame Stokova me trouvera une autre coach, j'imagine. Moins douée que toi.

Oh... Et je suis désolé pour mon langage, madame. C'est sorti tout seul...>

<Eh bien faites plus attention la prochaine fois.>

Natalia se remet de sa surprise.

<Bon, j'imagine que je n'ai pas le choix ? Mais seulement pour aujourd'hui, madame.>

<Ce sera à moi d'en décider, jeune fille. Allez, au travail.>

Mme Stokova les laisse et c'est ainsi qu'Alekseï se retrouve seul avec Natalia, qui le regarde l'air résignée.

<Fais pas cette tête... Tu étais si pressée que ça d'aller voir la directrice ? C'est pas fréquent !
Bon, coach, je t'écoute. Qu'est ce qu'il faut que je travaille ? Ah. Au fait, moi, c'est...> "Alexandre" < , comme tu l'as entendu. Enchanté, Natalia.> Il énonce son prénom sans aucun accent russe, et lui tend la main.

Elle garde les siennes derrière son dos...

Pas de contact physique, d'accord ?

Bon, tu as entendu Mme Stokova ? Au travail.

Bonjour l'ambiance... marmonne Alekseï avec un air blasé, en reculant sa main. Bon...

Les sauts acrobatiques, ça va. Je voulais travailler les planches et les équerres au sol. J'ai plus de mal, et ça me sera utile pour les agrès.
Alekseï, qui est maintenant plus proche d'elle examine discrètement sa blessure au visage. Il n'est pas un expert, mais il aimerait se faire une idée de son origine. En y regardant bien, il distingue aussi un hématome sous l'oeil, et plusieurs autres sur les avant-bras. Pour avoir lui-même subit ce genre de blessures à plusieurs reprises, il jurerait que c'est le résultat d'une bagarre.

Qu'est-ce que tu as à me dévisager comme ça ?

Je n'ai pas le droit de te toucher, je n'ai pas le droit de te regarder... J'ai le droit de respirer le même air que toi ? , répond Alekseï en serrant les dents. Peut-être bien que c'est dû à l'effort pour maintenir son équerre de façon correcte, ou c'est autre chose... En tout cas, après un petit silence destiné à passer en "planche", il reprend en russe :

< En fait, c'est simplement que je n'aime pas savoir que des filles se font taper dessus. A part dans les entraînements d'arts martiaux, bien sûr. Et encore. >

Elle soupire.

Bon, ok, c'est pas ta faute. Je ne touche pas les gens parce que pendant des années ça voulait dire la mort pour eux. En fait, si on entre en contact et que je ne me contrôle pas, c'est fini pour toi.

Tu es sûr que tu veux continuer avec moi, maintenant ?

Si tu ne te réceptionnes pas bien pour la sortie des barres asymétriques, tu peux te briser le cou. Tu as arrêté de monter sur les barres ?
Oh, confidence pour confidence, si on entre en contact et que je ne me contrôle pas, c'est fini pour toi aussi.

Et bien sûr que je veux continuer avec toi, si tu veux bien continuer avec moi !

On reprend à zéro ? On n'a pas vraiment bien commencé tous les deux... Alekseï arrête son exercice. De toute façon, ses bras auraient bientôt commencé à tétaniser. Il se relève et lui tend la main.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Sam 1 Oct - 22:20

Elle le regarde en faisant la moue, puis après un moment se décide à lui prendre la main. Alekseï remarque que plus loin dans la salle plusieurs autres élèves ont suivi la scène en essayant de ne pas en avoir l'air et sont plutôt surpris.

Natalia, enchantée, dit-elle d'une voix sérieuse. Désolée d'avoir été une garce.

Alexandre, enchanté, dit-il en gardant la main de Natalia dans la sienne le temps de dire cela. Pas de problème. Mes meilleures amies sont parfois des garces, elles aussi. < Et puis les femmes russes ont toujours eu du caractère. C'est pour ça qu'elles sont respectées.>

Bon, on se remet au travail ? Je veux devenir vraiment bon. N'hésite pas à me faire souffrir. Alekseï ne compte pas continuer ses investigations tout de suite. D'une, se serait suspect, et de deux, les filles comme ça, il ne faut pas les brusquer. Peut-être que d'ici un quart d'heure, ils pourront de nouveau discuter un peu.

Aussi il se concentre sur ses exercices, revoyant des bases avec Natalia, qui ne se déride pas beaucoup mais a au moins abandonné le ton sarcastique.

Lors d'une petite pause pour se réhydrater :


< Dis, Natalia, je n'arrive pas à me sortir ça de la tête, c'est pas bon pour ma concentration... Qui t'as fait ça ? Je ne dirais rien mais je peux te filer un coup de main si tu en as besoin. C'est pas ton petit copain, j'espère ?>

<Qui ? Bah, ne t'inquiètes pas. Certains mecs ne comprennent pas quand une fille dit non, c'est tout. Et puis tu verrais l'état des autres.>

Elle a un sourire désabusé. <Enfin, je ne devrais pas m'en vanter, je suppose. Déjà que Williams va me passer un savon tout à l'heure.>

<Williams va te passer un savon pour cette bagarre ? Si c'était pour te défendre contre des gars qui on voulu te... forcer, tu as bien fait.
Si un jour tu as encore des problèmes, tu m'appelles tout de suite. Je leur ferais passer le goût de ce genre d'idées.
A chaque fois qu'une fille à ce genre de problème, je pense à mes petites sœurs, tu sais ?

En tout cas, il y a eu pas mal de "contacts" avec toi, et tu n'as pas perdu le contrôle, puisqu'ils ne sont pas morts. Respect.> Il lui tend sa bouteille d'eau.

<Je n'ai pas besoin d'un chevalier blanc,> répond-t-elle sèchement, vexée, en refusant la bouteille. <Je me protège très bien toute seule.>

<Oh, je sais. J'ai vu les hématomes sur tes bras, tu sais bloquer les coups et encaisser... Je suis sûr que tu as appris le close-combat. Moi aussi, je sais me défendre, mais parfois j'aime bien recevoir un coup de main si ça chauffe trop. Je devrais en avoir honte ?

Même si tu m'imagines en vilain macho, et franchement c'est pas le cas, j'ai quand même le droit de ne pas aimer les connards qui s'en prennent aux nanas, non ?

Tu pars vraiment au quart de tour, toi. > Il boit une nouvelle gorgée d'eau, la lui présente de nouveau, et la repose si elle ne s'en saisit pas.

<Ecoute, sans vouloir te vexer, à moins que tu sois plus coriace que tu n'en a l'air, le jour où ça chauffera trop pour moi, ce ne sera pas toi que j'appellerai.>

< Je ne suis pas vexé. Si ça chauffe pour toi, tu as des gens à appeler, c'est parfait. C'est la seule chose importante. > , dit-il avec un petit sourire. Oh oui, je suis plus coriace que ce que tu peux imaginer !

<Bon, ça suffira pour aujourd'hui. Je ne tiens pas à être en retard pour aller voir miss coincée.>

<Ça marche. Merci encore pour ton aide, et à bientôt j'espère, Natalia > Il lui sert de nouveau la main, puis se remet à ses exercices en solo.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Dim 2 Oct - 22:11

L'analyste étant dépourvu de personnalité,  Oban cherche Megan des yeux dès qu'il est sorti de l'environnement virtuel.

Il ne la voit pas, et réalise alors qu'il ne sent plus sa Source. Par contre, l'homme âgé qui l'a accueilli dans la salle d'entraînement est en grande discussion avec une autre instance de l'Analyste.

Et vous n'avez aucune idée de leur destination ? demande Freeman avec un empressement inquiet.

Pas encore, monsieur. Je passe au crible les images que j'ai pu capter en ce moment même. Je vous suggère de contacter le département occulte.

Sans rire ! répond sèchement Freeman en sortant son 'com avant de s'éloigner pour passer un appel.

Euuuh... Excusez-moi, mais où se trouve Megan ?

Pas maintenant, Orson.

Il s'éloigne un peu plus, mais Oban peut malgré tout entendre ce qu'il dit dans son com :

Jocaste ? J'ai besoin de vous tout de suite en salle d'exercice numéro onze. On a un sérieux problème. Granger faisait l'évaluation de la petite Ariandel et... Elles ont disparu.
...
Disparu, je vous dis. Je crois que c'est la fille qui a ouvert un portail par mégarde, d'après l'Analyste.
...
Oui, un portail, et non, je n'ai pas la moindre idée d'où elles peuvent être.
...
Evidemment que j'ai essayé de contacter Granger, mais elle ne répond pas sur son com.
...
D'accord. Faites vite.


analyste, passez-moi une vidéo de Megan trois minutes avant qu'elle ne disparaisse, s'il vous plait. Bande d'incompétents paternalistes à deux crédits..

Désolé, monsieur, mais je ne suis pas autorisé à faire cela.

Oh, je vois. Eh, monsieur Freeman ! Je la connais mieux que vous, je connais ses pouvoirs et son caractère mieux que vous. Vous pourriez me laisser vous aider ? De toutes façons, je sais déjà ce qui s'est passé.

Ah oui, c'est vrai, vous faites partie de la même équipe dans le jeu, n'est-ce pas ?

Aviez-vous déjà vu Megan utiliser ses pouvoirs ?

Oui ; et je ne vous le répèterais plus : Je sais ce qui s'est passé, laissez-moi juste l'accès à l'analyste. Vous pouvez rester avec moi si vous voulez. Ou même, relayez-lui mes questions, mais faisons vite, selon le scénario où vous l'avez envoyée, le souci peut être moindre ou grave. On est pressés.

Mr Freeman a d'abord ouvert grand les yeux sous le coup de la surprise, puis son visage s'est fait de glace.

Vous ne le répéterez Plus ? Et je peux rester avec vous ? Tiens donc, c'est ainsi que vous parlez à vos professeurs ?

Alors vous avez tout de même raison sur une chose : Nous sommes pressés. Donc vous allez me dire tout ce que vous savez, et tout de suite. Ensuite, JE déciderai de la marche à suivre, et vous ferez ce que JE vous dis. Est-ce-bien compris, jeune homme ?

Oh, oui, pour ça, j'ai compris. Vous faîtes passer votre amour propre avant la sécurité de "vos" élèves, et vous venez de vous aliéner mon aide. Bonne journée, monsieur Freeman. Oban tourne les talons.

D'abord, Freeman, n'en revient pas. Puis, alors qu'Oban a fait quelques pas, il lance d'une voix sèche.

Analyste, mettez-moi ça en détention.

Aussitôt, la salle disparaît autour d'Oban, remplacée par l'environnement blanc de fin de simulation. Seul Freeman est encore visible.

Bien, monsieur Cabs. Je vous laisse une dernière chance d'éviter le conseil de discipline. Dites-moi ce que vous savez, et maintenant.

Vous êtes un connard qui s'y croit et qui, au lieu d'être poli, perd du temps. Allez voir Miss Williams, et faîtes vous remettre à votre place, ou alors acceptez l'idée qu'un gosse de treize ans puisse connaître des choses qui vous dépassent. J'ai tout mon temps. Pas vous, Et Megan non plus. Oh, et avec ça, vous me présenterez vos excuses. Maintenant ou plus tard.

Donc vous continuez de répéter que la situation est grave et que nous devons nous hâter, et pourtant vous préférez continuer à me faire perdre mon temps avec du chantage et des insultes plutôt que de simplement essayer d'aider votre amie ? Très bien. J'espère pour vous qu'il ne lui arrivera rien, ni à Miss Granger, sans quoi vous ne risquerez pas que l'exclusion.

Analyste, isolement complet pour Mr Cabs. Nous nous occuperons de son cas plus tard.

Freeman disparaît, laissant Oban seul dans le Blanc.

Analyste ? Pour archives, j'aimerais que ceci soit consigné. J'ai tenté d'apporter mon aide à monsieur Freeman, mais sa fierté a pris le dessus sur la situation.

Mais personne ne lui répond. Oban est seul...


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MessageSujet: Re: Star Academy   Dim 2 Oct - 22:49

Alekseï continue un peu ses exercices après le départ de Natalia, puis prend lui aussi congé du professeur et des autres élèves. Il passe se doucher, puis retrouve Nétifer en ville pour déjeuner dans un petit restaurant.

Pile à l'heure. Assieds-toi.

Alors, cette matinée ?

Très bien. J'ai appris beaucoup de choses sur mes capacités, je sens que je me suis déjà amélioré en gym, et j'ai encore rencontré une ou deux personnes intéressantes.
Pour ce que tu m'avais demandé, j'ai avancé. Pas autant que ce que je voulais, mais bon. Ce n'est pas facile de se faire accepter d'inconnus, et de les faire tout déballer en une seule matinée ! Surtout ce genre d'inconnus...

Je vais t'expliquer tout ça, et mon ressenti. Mais d'abord, toi... Tu as passé une matinée agréable ?

Agréable ? J'ai vu pire. Matemba n'est pas aussi idiot que ce à quoi je m'attendais. Superficiel, oui, mais pas idiot. Et il a du charme, c'est certain. Si c'est bien le comploteur que nous croyons, il s'est construit une jolie façade, en tout cas. Pour l'instant, je n'ai pu lui soutirer d'incriminant, mais je finirai bien par trouver une approche qui marche.

Alekseï inspire profondément.

Ah ? Tu as passé la matinée avec Matemba ? Je ne savais pas. Mais c'est... C'est bien. Ça veut dire que notre plan fonctionne et que tu l'as "accroché".
J'en étais déjà presque persuadé à la fin du cours d'athlétisme d'hier. J'ai mis le paquet pour te faciliter la tâche...
Aucun détail, tu sais, des trucs insignifiant sur lui, sa personnalité, des trucs qui permettrait de monter quelque chose de plus élaboré dans les jours qui viennent ? Ou pour ce soir...

Oui, j'ai déjà remarqué certains de ses goûts. Je vais pouvoir exploiter tout ça... Notamment son attrait irrésistible pour les filles qui lui résistent. Je crois qu'il est bien ferré.
Je vais à la soirée qu'il organise ce soir. Je te raconterai demain si j'ai pu le cerner un peu plus.

Bon, et toi ?

Pas grand chose de sûr, mais quelques pistes, quelques bizarreries, des impressions.

Je commence avec Gabriel.

J'ai pu partager une simulation compliquée en difficulté maximum avec lui. C'est mademoiselle Adley, la psychologue de St Charles, qui nous l'a suggéré quand je les ai retrouvé dans les vestiaires. En parlant de ça, je me demande s'ils n'ont pas une relation un peu plus étroite que celle qu'ils devraient avoir. Bon...

Déjà, Gabriel à merdé ici comme nous sur la Marjorie, morts et blessés à l'arrivé. Il ne m'en a pas dit plus, mais je ne vais pas avoir de mal à savoir. Pour ce qui se passe en probation, il n'a pas voulu m'en parler. Mais il m'a quand même lâché que c'est dur. Textuellement : "Crois-moi, tu ne veux pas aller en isolement" et qu'ils continuent à recevoir des cours.
Oh, en passant, il a évidemment tiqué sur nous : cinq Sources qui arrivent en même temps et se mettent ensemble en équipe, ce n'est pas passé inaperçu. J'ai joué au débile : "Ah, tu crois que la Directrice avait une idée derrière la tête ? Nous, on s'est sentis, et avec Stepjan..."

Pour son profil... Il est à St Charles depuis ses douze ans. Désormais, il se contrôle parfaitement, de ce que j'ai vu. Il est malin, discipliné, observateur, il sait traquer et se battre. Prendre des décisions quand il le faut. Et ses pouvoirs sont vraiment impressionnants. Alekseï les décrit, ainsi que les événements qui l'ont amené aux conclusions qu'il a donné. Si je devait le résumer : c'est une vraie machine de guerre. On n'est pas mauvais dans ce domaine, tous les deux. Mais il nous surclasse complétement.

J'en arrive au point important. Je l'ai vu au corps à corps. Il a utilisé un style de close combat militaire terrien que je connais. J'ai fait le gars impressionné, et je lui ai demandé où il a appris ça. Il m'a répondu "ici". Or, après vérification, le Krav Maga n'est pas enseigné ici.
Soit il ment, et donc il y a un truc intéressant, soit c'est St Charles qui ment.

Dernier petit truc sans rapport, mais que j'ai trouvé très suspect : Il y a eu un bug dans notre simulation. S'en suit l'explication. Malgré l'explication de l'Analyste, je crois que c'est lié au truc de Lieber et Matemba. Peut-être qu'ils nous espionnaient pour le Jeu.

Voilà. Le bon point, c'est que je pense qu'on a fait ami-ami. Il aimerait bien se retrouver de nouveau avec moi, je l'ai vu rire une ou deux fois !
Je poursuivrais plus tard. Pousser plus aurait été suspect.

Ton avis, avant que j'enchaine avec Natalia ?

Alekseï en profite pour consulter le menu...

Nétifer médite un instant sur ce que vient de lui raconter Alekseï.

En gros, mieux vaut l'avoir comme ami que comme ennemi, si j'ai bien compris. Par contre, tu as eu l'impression qu'il cachait quelque chose ? Désolée, mais ce que tu viens de me dire n'a pas fait passer mon mauvais pressentiment à son sujet.

Je ne veux surtout pas l'avoir en ennemi si je peux l'éviter. Et pourtant, tu sais que je ne suis pas une... un... Enfin, qu'il n'y a pas grand chose dont j'ai peur.

Je ne sais pas s'il cachait quelque chose. A part des choses dont il ne voulait pas parler, et je peux le comprendre. En fait, je pense qu'il était sincère. Tu sais comme un militaire qui te dit "Je ne peux pas parler de ça", au lieu de te mentir.

Honnêtement, je ne croyais pas trop a ton pressentiment sur lui, mais maintenant je le partage avec toi.
... Pas "sur lui", en fait. "Autour de lui". Je pense que c'est un gars bien. Je peux me tromper. Mais il ressemble vraiment trop à une arme.
Ce qui me fait peur, c'est "qui" pourrait l'utiliser. Et est-ce qu'il est devenu une arme naturellement, ou a-t-il été "forgé" ?

Oui... Ce risotto aux champignons forestiers sera parfait.

Moui, tu as peut-être raison. Et puis tu l'as rencontré, moi non.

Elle commande à son tour.

Et pour Natalia ? Tu as pu en apprendre un peu plus par elle sur l'isolement ?

Soupir.

Non.

Avec elle, c'était encore plus compliqué. Rien que pour me retrouver en binôme avec elle, ça a été difficile. J'ai réussi à ce qu'elle accepte de me serrer la main, et que nous échangions quelques mots. Et je t’assure que certains étudiants on vu ça comme un miracle. Avec ce qu'elle a dû subir de ses pouvoirs, je peux comprendre.

C'est une fille forte, solitaire, solide, fière, qui se sent presque insultée si on lui tend la main. C'est une russe, c'est normal. J'ai pu voir qu'elle avait des marques de bagarre sur elle. Natalia m'a expliqué que c'était à cause de garçons un peu trop intéressés.

Je ne la crois pas.

Mais pour moi, ça a fait écho aux cours de Krav Maga de Gabriel. Elle avait des blessures qui impliquent un vrai combat, qu'elle a géré. Je n'imagine pas des harceleurs dans cet institut, dans cette ville, qui continuent si la fille se défend efficacement. En plus elle m'a dit les avoir fait souffrir.

Elle aussi m'a fait pensé à une "arme". Le seul truc intéressant, c'est qu'elle m'a dit être convoqué chez la directrice pour qu'elle lui "passe un savon". En ce moment même, d'après le timing. Là aussi, je pense avoir créer un petit lien.

Je suis désolé, ce n'est pas grand chose, mais en une seule matinée, sans me griller, c'était vraiment compliqué. J'ai préféré parier sur le plus long terme.

En tout cas, je pense qu'elle t'apprécierait.

Tu crois ? En tout cas, elle a l'air de t'avoir plu.

Petit sourire de la part du jeune homme.

Oui. J'aime bien les filles fortes, solides et fières. Mais il lui manque les réparties cinglantes, une capacité à offrir sa confiance, et surtout un cœur immense qu'elle cacherait bien, certes. Avec ça en plus, elle me plairait complétement. Peut-être que je ne la connais pas encore assez.... Mais je ne pense pas qu'elle a tout ça.

Et sur le plus long terme, justement, tu as une stratégie pour qu'elle ou Gabriel s'ouvrent un peu plus à toi ?

Oui. Les habituer à moi. Gagner et mériter leur confiance. Et...

... J'aime pas faire ça. Manipuler, mentir à des salopard, ça ne me pose pas de problèmes. Mais eux, je pense que ce sont des gens biens qui s'en sont pris plein la tronche.
Mais je n'ai pas le choix, vu les enjeux, s'il y a la moindre chance qu'ils soient impliqués dans tout ça. Alekseï porte la main à sa médaille de la sainte Vierge. Qui n'est plus là. Détruite par le passage dans le temps. Il essaye de camoufler son mouvement en autre chose. Se gratter le cou...

Désolée. Je sais que c'est moi qui te l'ai demandé.

Bon allez, mangeons, dit-elle au moment où leurs plats arrive.

Oui ! Bon appétit, Né... Kriss.

Et le repas se passe plutôt silencieusement, selon les critères d'un déjeuner en tête à tête. Une fois ce dernier terminé :

Dis, pour ce soir... Je n'ai pas participé à beaucoup de soirées estudiantines, mais quand même... Vu " l'attrait irrésistible " de Matemba pour les filles qui lui résistent, fait attention à ton verre. Qu'il ne glisse pas un truc dedans. Je n'ai aucune confiance en lui et en ses méthodes.
Si tu sens arriver un problème, n'hésite pas à appeler Véronica... Ou moi. Ou même le p'tit con. OK ?

Bonne chance.

 Chez moi, tu sais ce qu'on ferait à un homme qui droguerait le verre d'une femme ? Mmmm... Mieux vaut que tu ne saches pas, en fait. C'est pas joli.

Ça va aller, rassures-toi. Je suis une grande fille.

Oh oui, tu es une grande fille. Et non, je ne sais pas ce que ton peuple lui ferait. Mais je pense que ce serait justifié, même si ce n'est pas joli. On l’émasculerait, j'espère ?
Pour moi, abuser d'une femme ou même d'un homme qui ne peut plus se défendre, c'est un des actes les plus lâche qui existe.
Malheureusement, on n'est pas chez toi. 'Faudra vraiment que tu me parles de ton monde, au prochain long voyage. Ça semble être un endroit avec une morale dure mais juste...

Mais chez moi, on dit qu'une fille avertie en vaut deux. Et deux comme toi, ça va... Je suis rassuré ! Mais tu m'envoies quand même un message au matin ?

Alekseï règle la note et s'en va avec un petit signe de main.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 3 Oct - 2:23

Oban ne tient pas plus de 10 minutes sans s'occuper. Mais il se sent dans son bon droit. Seulement, l'Analyste ne répondant pas, il est réellement isolé.

Alors il commence à vibrer. Il sai que ses vibrations peuvent atteindre plus que le côté physique des choses ; après tout, il peut sentir les vibrations de chaque personne, et il sait bien que ce ne sont pas que les vibrations de leur corps.

Comme il connaît celles de Megan, Oban se met à tenter de régler sa fréquence sur ce qu'il a pu sentir de son amie.


Il ne parvient pas à la sentir pour autant, mais par contre perçoit rapidement l'approche de la Source de Madelyne Williams. Il s'attend un peu à ce qu'elle vienne lui parler, mais non. elle est bien présente dans la salle, mais il peine à savoir où exactement. De toute façon, il reste en tailleur, immobile. Concentré.

Il reste ainsi un bon moment à s'occuper, peut-être une heure, jusqu'à ce qu'enfin le blanc qui l'entoure s'estompe. Autour de lui, la salle est vide, à l'exception de la directrice.


Bonjour, Mr Cabs.

Suivez-moi jusqu'à mon bureau, et en silence.

Sans un mot, "Orson" s'exécute. A la suite de la directrice, il sort de la salle, puis traverse une partie du campus jusqu'à arriver au bâtiment administratif principal. Ils montent au dernier étage, traverse le secrétariat, puis entrent dans le bureau. Madelyne Williams ferme la porte derrière lui, puis...

Bien. Vous avez dit savoir ce qui s'était passé. Alors, où est Megan, d'après vous ?

Ça dépend de ce qu'elle a du affronter dans sa simulation. Mais connard-boy s'est cru tellement bien placé qu'il n'a pas eu le bon sens de me montrer ce qui lui est arrivé.

Il ne faut pas être bien futé pour comprendre qu'elle a ouvert un portail qui n'était pas uniquement visuel.

La voix de la directrice se fait glaciale.

Ce qu'il savait déjà avant ton intervention.

Tu sais ce qui n'est pas futé ? De croire que tu vis dans un univers où lorsqu'une étudiante et une professeur disparaissent, l'enseignant qui lance les recherches va se plier aux caprices d'un enfant de douze ans qui exige de prendre la direction des opérations.

Ce qui est encore moins futé ? De garder pour soi des informations qui aurait pu permettre de les retrouver, toujours par caprice, même si finalement tu ne savais pas grand chose d'utile.

Encore plus idiot ? Insulter ce professeur, qui au passage a parfaitement fait son travail, et lui faire du chantage.

Et ce qui est vraiment, mais alors vraiment stupide ? Continuer d'insulter ce même professeur devant moi.

Alors pour information, nous avons retrouvé Megan et le professeur Granger, et elles vont bien. Seconde information, tu vas passer en conseil de discipline. Tu as trop merdé pour que je fasse passer ça à la trappe. Avec un peu de chance, j'arriverai à éviter ton renvoi temporaire... Et pas parce que j'en ai envie, mais parce que nous ne pouvons pas nous le permettre.

Maintenant, si tu as quelque chose à dire, je te suggère de bien réfléchir avant d'ouvrir la bouche.

Non merci. Je n'ai pas réfléchi tout à l'heure, je ne vais pas commencer maintenant : une amie avait disparu, et j'ai essayé de gérer, comme d'habitude, et CONNARD BOY m'en a empêché. Ce que vous appelez un professeur n'est pas foutu de connaître nos noms, égare ses élèves, et surtout, il ne nous apprend rien à part la condescendance, l'incompétence et la perte de temps au lieu de la collaboration.

Oh, et aussi : Dan avait raison.

T'en fais pas pour ça, petit frère. L'école c'est un ramassis de gens qui confondent compétence et intelligence, âge et raison. Tu peux apprendre plein de choses sasn aller à l'école de ta vie.

Alors faîtes ce que vous voulez, sous le couvert de l'obligation si ça vous soulage. Je viens de comprendre une chose sur le concept même d'école, et c'est la première chose que j'apprends d'un être vivant ici depuis mon arrivée.

Répond l'enfant en regardant l'adulte doit dans les yeux, sans ciller, plein de défi.

Elle le scrute deux secondes, puis...

Quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans ta tête, mon garçon... Et ça, c'est un vrai problème, parce que nous avons une situation trop importante à gérer pour que je t'autorise à rester libre de tes mouvements après ce que je viens de voir.

Elle lève une main et toute une rangée de livres de sa bibliothèque vole à travers la pièce.

Tu es apparemment incapable de te contrôler...

Plusieurs bibelots explosent.

...et de penser clairement...

Son bureau se renverse et va percuter un mur.

...dès que la situation devient tendue.

Elle dénoue ses cheveux et les met en bataille alors que d'autres objets continuent d'être expulsés en tous sens autour d'eux.

Et il y a trop en jeu pour que je te laisse une chance de tout faire foirer.

Toute la pièce commence à trembler. Evidemment, Oban a du mal à ne pas regarder de tous les côtés quand les choses se meuvent, et par réflexe, il tend à se couvrir la tête de ses bras. Mais à la fin, la raison reprend le dessus.

Vous êtes... Ridicule ? Paradoxale ? Ah, non, j'ai mieux. Comme Alec.

J'ignore ce que ça peut vouloir dire, mais si tu veux. En temps normal, avec un élève normal, j'aurais essayé de t'aider, mais nous ne sommes pas en temps normal et tu n'es pas un élève normal.

Donc, puisque tu viens de perdre le contrôle de tes pouvoirs et de détruire mon bureau, je te place en isolation. Là, au moins, tu ne risqueras pas de provoquer la destruction de cette école et de toute la ville en agissant inconsidérément. Et nous en profiterons pour t'offrir un suivi psychologique dont, à l'évidence, tu as grand besoin.

Maintenant, nous allons sortir de ce bureau, et je vais t'emmener en secteur d'isolement. Je te laisse le choix : Tu peux soit me suivre de ton plein gré et en silence, soit m'obliger à t'y emmener de force. Alors ?

Alors je me suis trompé, vous êtes bien pire que lui. Lui perd le contrôle. Vous ? Juste la tête. Si vous laissez les petits soucis s'escalader comme ça, je peux comprendre que ça finisse par exploser. Vous ne contrôlez rien, et vous venez de faire une grosse erreur. De plus.

Putain, j'aurais dû le voir plus tôt. La félure dans votre caboche, une fois qu'on la voit, on ne peut plus voir autre chose.

Oban crache par terre, et attend qu'elle agisse, prêt à souffrir...

Très bien. Ton choix.

La douleur qu'Oban attendait ne vient pas. Il a juste un vertige, avant qu'un voile noir ne tombe sur ses yeux et qu'il ne sombre dans l'inconscience.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 3 Oct - 5:55

Puisque c'est un jour de congé, et qu'il est en ville, Alekseï décide de retourner dans le quartier de la "Fondation". Voir comment la situation a évoluée. Évidemment, cela n'a aucun intérêt pour leur mission. Mais il aime suivre le déroulement de ce qu'il... de ce qu'ils ont enclenché. Et puis il aimait bien ces gens, Candy, Sam, Riley et les autres. Quelque part, même s'il ne font pas pas parti de son monde, il y a un lien.
Y aller seul, en costume-cravate est un bon test. Sandy a déjà dû prévenir ses collègues "professionnels" de la présence des fresques, la police a sûrement pris de nouvelles dispositions pour l'expulsion.
C'est le bon moment pour se balader dans le coin !


En arrivant sur place, il trouve au bas de l'immeuble la même bande de jeunes gens en train de faire de l'overboard.

Hé, salut !

Alekseï renoue le contact et apprend très vite que non seulement plusieurs journalistes locaux ont fait le déplacement, mais qu'un article est déjà paru. Les habitants de la Cité de la Fondation ne savent pas encore si cela aura vraiment des retombées, mais en tout cas ils n'ont pas eu d'autres visites de la police depuis.

Une heure après son arrivée, alors que la petite Candy a insisté pour le faire monter sur une planche et qu'il s'y essaie avec plus ou moins de bonheur, il reçoit un message de Nétifer "Chez MW, maintenant."

Ehhhh merde, c'est pas bon, ça... Alekseï tape juste : "OK. Je suis en chemin." Il prend à peine le temps de dire au revoir à la cantonade, et part en courant vers les transports en commun.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 3 Oct - 21:12

Une vingtaine de minutes plus tard, il arrive chez Madelyne Williams. En bas de sa propriété, il voit Nétifer qui vient d'un autre arrêt de gravitrain et Angélica qui les attends dans l'allée.

Vous savez ce qui se passe ?

Aucune idée; Williams m'a juste demandé de vous contacter pour qu'on se retrouve ici au plus vite... Et vous deux spécifiquement. Elle n'a pas mentionné "Orson".

Ils remontent tous trois l'allée et sonnent. Madelyne williams ne tarde pas à leur ouvrir.

Entrez.

Merci. Qu'est ce qui se passe ? Un problème ? On n'était pas sensés se revoir avant encore deux jours...

Oui, un problème. Mais d'abord, dites-moi, aucun de vos bracelets n'a émis d'alarme, aujourd'hui ?

Les trois Sources se regardent puis répondent par la négative.

Tant mieux, parce que j'ai dû placer Oban en isolement, aujourd'hui.

Quoi ?!? Qu'est-ce qu'il a encore fait ?

Pourquoi est-ce que tu supposes tout de suite qu'il a fait quelque chose de mal ? C'est peut-être pour une toute autre raison.

Oh non, Nétifer a raison. Il a dépassé une limite, celle où était préférable de le retirer de l'équation plutôt que de prendre le risque de le laisser agir à sa guise.

"Agir à sa guise" ? Il a encore fait n'importe quoi ? Une idée complétement conne, avec tout le monde qui le supplie d'arrêter et de réfléchir trente secondes, mais non, "monsieur" se croit plus malin que tout le monde, et il s'enfonce dedans jusqu'au cou avec un sourire débile en disant "t'inquiète je gère", alors qu'il ne gère rien du tout ?

En quelque sorte. Venez vous asseoir.

Une fois tout le monde assis à une table, la directrice fait le récit des évènements.

Cela a commencé en salle d'entraînement. Il venait de passer son test initial, en même temps que la jeune Megan Ariandel. Cependant, la jeune fille en question a manifesté une nette évolution de ses pouvoirs pendant son test. En fait, les fenêtres qu'elle créait était des ébauche de portails, comme des trou de vers mais d'origine spirituelle. Le portail qu'elle a créé l'a transportée ailleurs, en compagnie de Nathalie Granger, le professeur qui était avec elle.

Oh Lumière ! Et elles...

Elles vont bien. Nous avons fini par les localiser à l'autre bout de l'espace terran. Mais nous reparlerons de ça plus tard.

Toujours est-il que Mr Freeman, qui était sur place, a commencé par interroger l'Analyste. Il a vite compris ce qui s'était passé et a contacté le département occulte pour obtenir de l'aide. C'est à ce moment que Oban, qui venait de finir son test à lui, a clamé savoir exactement ce qui s'était passé et a exigé de Mr Freeman, de manière assez grossière, qu'il le laisse mener les recherches.

Il a exigé ça comme ça ?

Oui, comme si il s'imaginait qu'un professeur allait se mettre en retrait pour laisser un enfant gérer les recherches ! Et lorsque Mr Freeman lui a répondu qu'il était hors de question que ça se passe de cette manière et que c'était à lui de coopérer, il a voulu partir et... s'est mis à bouder, je ne vois pas d'autre mot, refusant tout net de l'aider à retrouver nos deux disparues. Évidemment, comme il venait d'affirmer savoir ce qui s'était produit, Mr Freeman n'a eu d'autre choix que de le retenir en utilisant un environnement virtuel et a exigé qu'il partage ce qu'il savait. Oban s'est alors montré insultant et a tenter de faire chanter Mr Freeman, disant qu'il ne coopérerait que si il se soumettait à son autorité et si il lui présentait des excuses.

Aucune discipline ni contrôle de ses mots, bluff grossier, attitude prétentieuse, ultimatum, insultes, attitude qui donne envie de lui mettre des claques... Oui, c'est signé Oban.

Bon, d'accord... Il mérite des heures de colle. Peut-être même des dizaines d'heures de colle. Et qu'il présente ses excuses au professeur Freeman, bien sûr.
Mais la détention, ça va trop loin. D'après ce que j'ai cru entendre, c'est seulement pour les cas les plus grave, les violences physiques, les intrusions mentales, ce genre de choses.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 3 Oct - 23:16

Oh, mais je pensais régler ça de cette manière quand je l'ai fait venir dans mon bureau pour avoir une explication avec lui. Même si son attitude avait été irresponsable, il n'y avait pas grand mal de fait puisque nous avons réussi à les deux disparues dans l'heure qui a suivi. Il aurait en effet suffit qu'il fasse des excuses à Mr Freeman et j'aurais facilement pu éviter une mise à pied en conseil de discipline. Il aurait écopé d'heures de retenue et c'est tout.

Mais Alekseï a raison : pourquoi l'isolation, alors ?

En fait, je pensais sincèrement que l'heure qu'il avait eu pour réfléchir lui aurait permis de se calmer et de comprendre qu'il avait passé les bornes. Je lui ait donc passé un savon en lui expliquant clairement qu'il avait eu une attitude inacceptable, d'autant plus qu'étant donné la situation actuelle, nous ne pouvons pas vraiment nous permettre d'attirer trop d'attention sur vous.

C'est là que j'ai été très surprise non seulement de le voir persévérer dans les insultes, mais aussi et surtout dans l'illusion qu'il avait agit au mieux et que c'était lui la victime de la bêtise et de l'incompétence de Mr Freeman, puis de la mienne. J'ai alors compris que ce n'était pas juste l'attitude d'un gamin capricieux. Il y croyait sincèrement, en dépit de tout bon sens.

Attendez, il n'a que douze ans. Il n'est sûrement pas le premier de vos plus jeunes élèves à se conduire comme ça, non ?

Non, et avec un élève normal, j'aurais coupé court, l'aurais envoyé en retenue, et aurait demandé une évaluation psychologique. Mais Oban n'est pas un élève normal : C'est un voyageur du temps, comme vous, qui peut avoir un impact sur la survie de l'école et de la ville toute entière... Et il agissait de façon si irraisonnée et était si fermé à toute logique que j'ai estimé qu'il représentait un danger trop grand pour être laissé libre de ses mouvements. Qui sait ce qu'il aurait pu inventer dans une situation plus grave, qui toucherait à notre problème.

Sans compter qu'il a lui-même évoquer son envie de tout balancer à Jarod ou de provoquer un gros remous dans le temps pour nous renvoyer le plus vite possible... Et il était parfaitement capable de le faire sans demander l'avis de personne !

Vous avez bien fait !

"Bien fait", je ne sais pas. Que vous n'ayez pas eu d'autres solutions... Soupir. Ça oui, j'imagine.

Le problème, c'est que maintenant, il est en détention. Et connaissant le genre de raisonnement tordu qu'il peut avoir parfois, ça a peut-être conforté son idée qu'il est "le gentil", et que vous êtes "la méchante". Et donc aller encore plus loin, au risque de tous nous renvoyer dans le Temps. Il ne sait pas s'arrêter, ce p'tit con. Il m'a déjà fait le coup...
Il va peut-être faire encore plus de dégât en isolement que lorsqu'il était dans l'institut.

Je vous suggère d'envoyer Angélica le voir et lui parler. Nétifer et moi, on n'arrive pas à le raisonner. On a essayé, pourtant. La logique, les sentiments, la responsabilité... C'est comme pisser dans un violon ! Mais elle, dit-il en désignant l'italienne, elle y arrive. Même si je trouve Angélica trop complaisante avec lui, il faut avouer qu'elle arrive toujours à le calmer et à faire ressortir le meilleur de lui-même.

En plus, à sa place, si aucun membre de mon équipe ne venait, je me sentirai abandonné.

Et même si je veux lui foutre des claques, je ne veux surtout pas qu'il se sente abandonné. Peut-être même que Megan pourrait aider, si elle rentre vite.

Oui, ce serait peut-être mieux que j'aille lui parler. Ecoutez, Oban est encore jeune, il n'a pas eu une vie facile, et il lui est très difficile de faire confiance aux autres, alors...

Justement. Il n'aurait pas dû se retrouver dans cette situation dès le départ. Je ne sais vraiment pas à quoi j'ai pensé dans le futur en le renvoyant avec vous. J'ai été une conne, en fait. Un voyage dans le temps génère forcément beaucoup de stress. Et depuis qu'il est arrivé, il a la même pression que nous sur les épaules pour empêcher une hécatombe, sans compter qu'il s'est retrouvé lui aussi plongé dans un environnement empli de traîtres potentiels. Il n'aurait pas dû avoir à supporter tout ça à son âge et étant donné les traumatismes qu'il a déjà subit.

C'est pour cela que je crois sincèrement qu'être mis à l'écart pourra lui être bénéfique : Il n'aura plus cette pression constante. Il ne se sentira plus obligé de gérer des problèmes trop grands pour lui... Peut-être même trop grand pour nous aussi, d'ailleurs. Alors vous pourrez lui rendre visite, bien sûr, mais je pense que cela devrait attendre qu'il ait regagné un peu de sérénité.

Deux autres choses quand même. D'une part, vous devez savoir que j'ai dû mettre en scène une perte de contrôle sur ses pouvoirs pour éviter de soulever trop de questions sur son isolement. Tout le monde croit maintenant qu'il a détruit mon bureau. Deuxièmement, j'ai dû prendre des mesures pour éviter qu'il n'ait une chance de provoquer votre retour dans le futur de façon précipitée, par exemple en déballant toute son histoire à qui veut l'entendre.

Et comment avez-vous fait ça ? Parce qu'il a de la ressource quand il s'agit de faire empirer une situation, croyez-moi !

Eh bien... Je n'en suis pas très fière, mais j'ai dû faire croire au personnel de la section d'isolement qu'il était atteint de mythomanie à un stade clinique avancé. Cela et utiliser la technologie mise au point par Brown pour provoquer un isolement total si il y a une alerte temporelle.

Petit tressaillement de paupière chez Alekseï. Légère crispation des mâchoires.

Sauf votre respect, je suis obligé d'insister : Angélica doit aller le voir.

Dès aujourd'hui. Pas forcément très longtemps. Pour le symbole, si vous préférez...

Je sais que vous êtes télépathe, mais je connais mieux son fonctionnement que vous. J'ai eu l'occasion de le subir et de l'analyser.
Si vous ne m'accordez pas ça, nous allons droit vers la catastrophe que tout le monde veut éviter ici, quelles que soit les sécurités mises en place.

Je vous demande de me faire confiance.

Williams fait pianoter ses ongles sur la table en réfléchissant, les yeux dans ceux d'Alekseï. Qui ne baisse pas son regard, froid et déterminé, une seule seconde.

Bon... D'accord. Cela va être compliqué si je ne veux pas soulever trop de questions, mais... Je trouverai un moyen.

Merci.

J'espère juste que vous arriverez à lui faire entrer un peu de plomb dans la tête.

Ce n'est pas l'idée. D'abord, il ne m'écoute pas toujours non plus, et je ne vais sûrement pas lui faire un sermon. Il faut juste lui rappeler qu'il a des amis.

Exactement, Angie. Et que nous sommes une équipe. Que, quel que soit les conneries que l'un d'entre nous fait, quel que soit l'envie que j'ai de lui foutre ma main dans la figure, je... On ne laissera jamais l'un d'entre nous seul derrière.

Merci, mademoiselle Williams.

Oh, de rien. Je n'aime pas beaucoup ce que j'ai été obligée de faire, alors si vous pouvez lui apporter un peu de soulagement.

Maintenant, je me dis aussi que j'ai commis une erreur dès le début avec vous, que j'aurais pu éviter ça si j'avais pris le temps de mieux vous connaître, Oban et vous, avant de foncer tête baissée vers notre problème. Donc comme nous avons un peu de temps devant nous, je vous propose de me parler un peu plus de vous et d'Oban... Si vous le désirez, évidemment.

Bien sûr. Avec plaisir.

Si vous y tenez...

Oui, si ce n'est pas à sens unique.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 4 Oct - 2:46

La discussion qui s'ensuit est instructive pour tout le monde. Madelyne apprend à les connaître un peu mieux et c'est réciproque. Si elle reste mystérieuse sur son enfance, ils apprennent qu'elle a été un agent de l'Assemblée pendant des années, avant d'accepter le poste de directrice de l'Institut. Si elle reste évasive sur la nature exacte de ses activités, ils comprennent à demi-mots qu'elle a participé à des missions diplomatiques et de renseignement. Ils découvrent aussi une femme sophistiquée, très éduquée, qui dispose d'une immense culture générale, et qui a un goût prononcé pour les oeuvres romantiques.

Durant la discussion, ils apprennent aussi que Megan sera rapatriée d'ici cinq jours. En effet, elle et le professeur Granger ont été transporté à l'autre bout de l'espace terran.

Environ une heure plus tard, nos trois amis ont repris le chemin de l'Institut. Ils ont décidé de faire le trajet à pied, à travers la ville, pour avoir le temps de discuter.

Bon, ça veut dire qu'on va faire la course de mercredi à trois, si Megan ne rentre que jeudi.

Mmmm... Vous êtes sûrs qu'on doit continuer à participer au Jeu, même sans Oban ? Je veux dire, c'était seulement supposé nous servir de couverture.

En fait... Je n'en sait rien. Cela peut nous permettre d'avoir l'occasion d'approcher les Gentlemen, mais à part ça...

Il faut continuer, même à trois. D'une ça montre un symbole de résilience, utile à tous. Vous imaginez l'impact que ça aurait sur ceux de la "Cité de la Fondation" ?
De deux, si nous abdiquons, ce sera suspect.
De trois, ça nous permet de garder une place importante, et donc des contacts.
Dommage pour l'absence de Megan, elle aurait été notre seule chance d'être dans les deux premiers. Lethra peut se transformer en dragon et prendre tout le monde sur son dos. Gabriel peut faire léviter son équipe... Mais on s'en fout, en fait.

Vous vous souvenez de ce que notre coordinatrice a dit ?
"N'allez pas là-bas". Je me pose encore plus de questions maintenant.

Tu crois qu'elle savait pour la destruction de St-Charles ? Si c'est le cas, les implications sont...

Effrayantes.

Je n'en sais pas plus que vous. Et je ne veux pas supputer.
Mais puisque nous sommes ici, il faut être encore plus prudents et soudés. C'est pour ça que j'ai forcé Williams à permettre la rencontre d'Angélica avec Oban, dès aujourd'hui. En tout cas, on était quatre, et une semaine après, nous sommes trois...

J'aime pas ça.

Bah, Oban n'est pas perdu. On le récupèrera bien assez tôt. Par contre, il va falloir que quelqu'un surveille Lieber et Jarod d'un peu plus près à sa place. Angie ? Tu crois que tu pourrais faire ça ?

Heu... Oui, je suppose.

Tu seras parfaite pour ça. Moi, je vais continuer à papillonner un peu partout pour "sentir" les pistes. Et j'irai voir Natalia. Avec Oban en détention, j'ai une ouverture pour lui demander ce qu'il en est de cet endroit.
Toi, Nétie, reste sur Matemba. C'est la piste la plus prometteuse.

Notre coordinatrice, ce n'est pas l'explosion qu'elle craignait. C'est l'influence de quelqu'un d'autre qu'elle. Ma main a couper... Cet endroit est une toile d'araignée. Il s'agit de ne pas trop se débattre pour ne pas attirer la bête.

Ça me va.

Peu après leur retour à l'Institut, la directrice les informe par message qu'Oban ne s'est pas encore réveillé et qu'il ne le fera sûrement pas avant le lendemain matin. Toutefois, elle a pris des dispositions pour que Angélica puisse aller le voir dès son réveil.

Nétifer les laisse assez rapidement pour se préparer pour sa soirée en ville, et Angélica retourne réviser.
De son côté, Alekseï cherche sur le réseau le livre égérian qu'il avait commencé, et le télécharge en version originale, bien sûr. Il lit dans sa chambre, puis se couche tôt. Il passe une très mauvaise nuit, se tournant et se retournant sans arrêt.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 4 Oct - 21:42

dimanche 5 juillet 145 PE

Alekseî se lève, fait ses exercices matinaux, puis prend une douche. En sortant de la salle de bain, il reçoit un message d'Angélica disant qu'elle va rendre visite à Oban.

Il n'a pas cours aujourd'hui, donc Alekseï compte bien s'occuper des petites choses qu'il avait prévu de faire aujourd'hui, à commencer par parler à Natalia...

Mais il est encore tôt. Le jeune homme se lève avant l'aurore tous les jours, et même une fois ses exercices terminés, ce n'est pas l'heure de déranger les "gens normaux". Surtout un dimanche matin...

Aussi, il commence par rechercher sur le réseau de l'institut le bâtiment et le numéro de chambre de son "coach" en gymnastique, l'imprime dans sa mémoire, puis vaque à des tâches personnelles. La laverie, entre autre. Aleksei espère avoir bien compris comment ça marche. Et le repassage. Ce sera un calvaire !
Il est très inquiet de ne pas avoir reçu de message de Nétifer, mais, pour la raison déjà citée, se refuse à utiliser son 'com avant au moins 11 heures du matin.

Il continue la lecture de son livre numérique pendant que la machine à laver tourne. Il regarde l'heure... Seulement 8 heures ?


C'est à peu près l'heure où Vikram se lève pour prendre son petit déjeuner. Sato, lui, n'est pas rentré. L'étudiant en médecine devient le sauveur d'Alekseï en lui expliquant qu'il y a une repasseuse et une plieuse automatiques dans la pièce attenante à la laverie.

Aussi, Alekseï prend son petit déjeuner avec son colocataire en discutant de tout et de rien. Il en profite pour demander si Sato est parti faire la fête hier soir. Puis il se charge d'utiliser l'endroit miraculeux que lui a indiqué Vikram. La technologie a parfois du bon !

Puis il va faire sa petite heure d'entraînement aux "pouvoirs électriques" sous la supervision de l'Analyste.

Dix heures... L'heure de la prière du dimanche. En fait, il y a peut-être une église orthodoxe, en ville. Il ne s'est pas renseigné. Pour cette semaine, c'est cuit, mais il fait la petite recherche habituelle lorsqu'il se pose une question, sur l'hypernet.

Dix heures et demi. Bientôt... Il va se balader dans le parc intérieur de l'institut. Celui qui a vu... verra, ou pas, la mort de Jarod. Presque les "cent pas".

Onze heure. Il saisit son smartcom, et envoie un message à Nétifer.
"Ta soirée s'est bien passé ? J'espère que tu t'es bien amusée. Alexandre." Il fait ça sur la route vers le bâtiment de Natalia. Alekseï compte bien frapper à la porte de sa chambre.

Sur le chemin, il reçoit la réponse de Nétifer : "Aucun problème. Je suis encore en ville. A ce soir."

Arrivée à la porte de Natalia, qui dispose d'une chambre individuelle, il frappe et elle ne tarde pas à lui ouvrir.

Ah, c'est toi. Qu'est-ce que tu veux ?

Salut. Je suis désolé de te déranger. Mais... Eh bien, j'ai un problème, et je voulais savoir si tu voulais bien me donner un coup de main. Ça sera à charge de revanche, évidemment !

J'ai... Je sais que tu as été en détention. J'ai fait une recherche hier soir. Parce qu'un de mes pote de mon équipe du Jeu vient de s'y faire envoyer. Et... C'est un gamin. Il a douze ans. Je voudrais savoir... Comment ça se passe, là-bas ? Tu sais, j'ai un peu peur pour lui... Gabriel m'a dit que c'était dur...

Tu as parlé avec Gabriel ?

Elle hésite, puis hausse les épaules.

D'accord, je veux bien t'en parler, mais pas ici. On va faire un tour. En ville.

Elle rentre chercher une veste puis ressort et referme derrière elle, s'arrangeant toujours pour qu'Alekseï ne voit pas l'intérieur de sa chambre.

Merci, Natalia. C'est moi qui paye les cafés et les croissants. Et oui, j'ai parlé avec Gabriel. On s'est entraîné ensemble en simulation, on a eu l'occasion de discuter un peu... , dit-il en la suivant. Non, en fait, en marchant à côté d'elle.

Tu as fait une simulation avec lui ? Sans rire ? Eh bien...

Ouais... Il est vraiment fort. On était en coopération. Je me suis fait sortir juste avant la fin. Il est sympa, mais pas très causant. Mais on a quand même gagné ! , dit-il avec un petit sourire. Tu le connais bien ?

A nouveau, elle hausse les épaules.

Oui... et non. Je crois que personne ne sait vraiment ce qui se passe dans la tête de Gabriel. Par contre, il a toujours été là pour nous, en isolement. Honnêtement, si j'en suis sortie, je pense que c'est plus grâce à lui que n'importe qui d'autre. Il est si exigeant avec lui-même que ça vous tire vers le haut, et surtout il ne vous laisse jamais tomber.

Ils sortent du bâtiment et s'engagent dans le parc, en direction des portes.

Je ne l'ai pas côtoyé longtemps, mais je crois que je comprends ce que tu veux dire. Il est là si on a besoin de lui, et on sent que l'on peut lui faire confiance, quoiqu'il arrive. Comme une sorte de leader.
C'était lui que tu aurais contacté, si ça chauffait vraiment pour toi, n'est ce pas ?

Je te l'ai dis, je n'ai pas besoin d'un chevalier en armure, mais... Oui, c'est le premier qui me serait venu à l'esprit.

Ils continuent jusqu'à la sortie de l'Institut, montent dans le gravitrain, et prennent la direction de la ville. Il y a des places libres, mais elle préfère rester debout.

On pousse jusqu'au grand parc. Là-bas on sera tranquilles.

D'accord. Le parc, c'est parfait. Alekseï, lui, s'assoit tranquillement. Et arrête avec ton truc de "chevalier en armure". Je ne pense pas être une "demoiselle en détresse", mais j'ai besoin d'aide parfois. Comme tout le monde.

Si tu continues, je vais finir par avoir honte de t'avoir demandé service ! Par deux fois, déjà...

T'inquiète, on ne tient pas les comptes. Demander de l'aide, c'est pas mon truc, c'est tout.

J'essayerai de m'en souvenir. Pour être honnête, je suis un peu comme toi. Mais vu que je fais maintenant parti d'une équipe, je suis obligé de travailler là-dessus.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 5 Oct - 1:54

Les deux jeunes gens descendent du gravitrain à la station se trouvant à l'entrée du parc. C'est un grand espace de plusieurs dizaines d'hectares situé en bordure de Neo Salem, sur les hauteurs. Une partie est couverte d'herbe et parcourue de chemins. il y a des parcs de jeu pour les enfants, des tables et bancs pour pique-niquer, etc. En ce dimanche ensoleillé, l'endroit est principalement fréquenté par de nombreuses familles et des couples d'amoureux. L'autre partie est boisée, mais également traversée par tout un réseau de sentiers en terre battue. C'est le paradis des joggers.

Ils se dirigent vers un endroit moins fréquenté, sans attirer beaucoup d'attention.


Alors, ton ami ? Comment est-ce qu'il s'appelle, déjà ?

Orson. Tu l'as peut-être vu si tu suis le Jeu, au sein de notre équipe des "Nouveaux". Un vrai p'tit con. Mais bon... Il est sympa quand même. Et doué. Mais surtout, il est vraiment jeune. Trop jeune pour la détention.
Un regard aux alentours. C'est sympa ici. Merci de m'avoir fait découvrir l'endroit.

Bah, être un petit con l'aidera sûrement. Ce sont les gens sans personnalité pour qui c'est le plus dur. Il a quel âge ?

Seulement douze ans. Petite crispation. Il n'y aura pas de sales types qui vont en profiter pour essayer de lui faire du mal, hein ? Je sais bien que c'est l'Institut, mais vu le ton de Gabriel quand il m'a dit que "je ne voulais pas savoir", j'ai imaginé l'ambiance d'une prison.
Je ne suis jamais allé en prison, bien sûr, mais j'ai vu des films...

Oh, rassure-toi, ça n'a rien à voir avec les films. Il est probablement installé beaucoup plus confortablement que nous en internat, et il n'a rien à craindre des autres physiquement. Une grande partie de l'environnement dans lequel il va évoluer est purement virtuel. Il pourra côtoyer les autres isolés, mais ne s'en approchera jamais réellement. Il n'y a aucun risque qu'il soit blessé.

Par contre, j'espère qu'il a du caractère, parce qu'il y a quand même quelques connards.

Oh oui, il a du caractère ! Un peu trop même... J'ai eu envie de lui mettre des baffes, parfois, tu sais ! Sourire mi-figue, mi-raisin.
Mais je ne comprends pas... Pourquoi un type aussi costaud que Gabriel semblait trouver ça si dur, alors que tu me dis qu'il n'y a pas de danger, qu'il sera installé confortablement, que tout est virtuel ?

Eh bien... Ce n'est pas dur pour tout le monde, je suppose. comment dire...

Elle reste pensive quelques secondes.

C'est juste que... Tu es coupé du monde. Oh, tu as accès aux news, et tu peux même communiquer avec ta famille si tu en as une et que ta psy pense que c'est ok, mais... Tu n'as aucune influence sur le monde extérieur. Quand tu es comme moi, ou encore pire comme Gabriel, tu as ce sentiment... d'inutilité. Oui, c'est ça. Tu te sens inutile. Tu n'as à t'occuper que de toi-même, ou presque. Quelques-uns des isolés y trouvent leur compte, mais pour la plupart, il y a cette impression permanente de tourner en rond, de ne servir à rien. C'est... J'allais dire "frustrant", mais non, c'est pire.

Oui, je comprends mieux le problème.

Ça va être dur pour Orson. Justement, il aime être au centre de tout, agir, essayer de briller par ses actions... Et il déteste s'excuser ou se remettre en question. En fait, ce n'est pas qu'il déteste, c'est qu'il n'en est pas capable.

Il va en chier, le pauvre... Toi, tu aurais voulu être utile à quoi, en dehors ?

Elle plisse les yeux.

Ça c'est personnel... Mais crois-moi, j'en aurai bientôt l'occasion.

Alekseï remarque à ce moment un groupe qui vient de sortir de derrière les arbres en suivant le sentier et qui se dirige vers eux. Il y a là une demi-douzaine d'hommes qui regardent dans leur direction. Le jeune russe sent venir des ennuis.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 5 Oct - 3:32

Excuse-moi. C'est vrai que c'est très personnel. Si tu m'avais posé la même question, je n'aurais pas voulu répondre non plus.

Alekseï desserre un peu sa cravate, et retire calmement sa veste.

J'espère juste que tu pourras réaliser tes rêves. Petit hochement de tête accompagné d'un sourire tranquille. Il a l'air si doux, calme et gentil, en ce moment...

Chi-Fu-Mi ? , dit-il en présentant sa main à la jeune femme.
... Mais avec sa rapidité, il pense pouvoir désormais "tricher" à ce jeu.


Quoi ? dit-elle sans encore comprendre où il veut en venir.

Les six hommes continuent d'approcher. D'après leurs vêtements, Alekseï a l'impression que ce ne sont pas des locaux. Ils sont maintenant juste assez près pour qu'ils les entendent parler.

Tu vois ? C'est bien elle ! Je t'avais dit que je l'avais reconnue dans le train, fait celui qui marche en tête à son voisin.

Hé, pétasse !

Natalia se retourne vers eux et hausse un sourcil.

On se connaît ?

Fait pas ta maligne. T'as envoyé un de nos potes à l'hôpital il y a deux jours !

Ah, ça y est, je te remets. Tu es celui qui geignait comme une fille. Tu arrives déjà à marcher normalement ? lui lance Natalia avec un regard vers son entrejambe.

Le type vire au rouge, moitié de colère moitié de honte.

On s'en prend pas à un membre de notre équipage, chica ou pas, renchérit un grand latino.

Ils ne sont plus qu'à quelques mètres mais elle les ignore pour se tourner vers Alekseï.

Tu voulais faire ça à pierre-papier-ciseaux ? Sérieusement ?

Bah, sinon, tu n' aurais pas voulu que je t'aide, tu aurais fais un speech sur les "chevaliers blancs", ça aurait pris du temps ! Au moins, le hasard...

Alekseï se lève tranquillement. Bien sûr, il est beaucoup plus vigilant qu'il ne le laisse croire. Le jeune russe est déjà dans l'état qu'il avait réussi à adopter face à Georges.

Allons, messieurs, du calme... C'est une belle matinée ensoleillée, et personne ne veut la gâcher, n'est-ce pas ?
Si vous laissez mon amie tranquille, je veux même bien vous payer une glace chacun, en signe de réconciliation ! Alors ? Qu'est ce que vous en dîtes ?

Un goût en particulier ?

Non mais t'es qui, toi, trou du cul ? T'en veux aussi, c'est ça ?

<Je te propose autre chose.> dit-elle en russe. <Tu prends les trois à gauche et moi les trois à droite. Si tu finis après moi ou si je dois venir t'aider, tu as un gage.>

<Si tu veux. Je suis un garçon accommodant... Par contre, on ne frappe pas en premier. Ça commence si l'un d'eux attaque.>

Ah non, moi je veux seulement éviter que l'hôpital soit surchargé...

Et en plus t'es un comique ? Tant pis pour toi ! On va...

Il n'a pas le temps de finir sa phrase. Natalia avance sur lui, les bras le long du corps. Par réflexe, il lève une main pour la repousser, l'attrapant à l'épaule... Et il est repoussé lui aussi et reçoit un grand coup de pied de la russe dans ses parties déjà endolories de l'avant-veille.

AAAAIIIIIIIIIIIIIIIII !!! geint-il d'une voix de castra. Alekseï ne savait même pas qu'un homme normal pouvait autant monter dans les aigus.

Par réflexes, tous les hommes présents portent la main à leur entrejambe.


<Il a commencé.>

Et c'est la mêlée : les cinq hommes restant se jettent sur eux.

<Tricheuse...>

Alekseï envoie une petite frappe sèche et fulgurante du gauche dans le ventre du premier, qui se plie tête en avant. Au même moment la paume droite du jeune homme remonte en sens inverse vers le menton : les deux vitesses se cumulent... Sans attendre, Alekseï rajoute un coup d'épaule pour l'éjecter vers un autre opposant.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 5 Oct - 22:04

L'homme qu'Alekseï vient de frapper n'est pas complètement hors de combat mais est sonné et le grand balaise latino le reçoit dans les bras, ce qui va le retarder.

Natalia utilise exactement la même stratégie en envoyant un méchant coup de pied dans le visage de celui qui est à genou en se tenant les testicules, l'envoyant dans les jambes d'un autre. Un troisième l'attaque aussitôt et elle bloque en reculant pour espacer ses adversaires.

Quant à Alekseï, il doit faire face à un grand sec qui se jette sur lui pour le ceinturer.

... Puisqu'il se jette, autant ne pas le contrarier. Le pratiquant de Systema s'écarte d'un mouvement fluide en laissant traîner un pied dans les jambes de l'adversaire. Qu'il accompagne d'une petite poussée dans le dos pour le balancer la tête la première vers le banc, qu'il percute assez violemment avant de rouler à terre.


Celui qui est face à Natalia lui lance un coup de poing rageur. Elle bondit en arrière en lui attrapant le poignet et en tirant. L'homme est déséquilibré et tombe vers l'avant, et elle n'a qu'à lever le genou pour lui éclater le nez.

Toujours décontracté, corps droit et bougeant avec une "fausse lenteur", Alekseï se retourne vers les deux autres en sortant sa ceinture d'un geste fluide.

Les pauvres...

Natalia, elle, se retrouve face à son troisième adversaire, un type assez corpulent. On peut lire une joie sauvage sur son visage tandis qu'elle bloque les premiers coups.

Face à alekseï, le latino avance sur lui poings levés. Il est puissant, c'est certain, et a du faire de la boxe, mais il n'a ni la vivacité de Georges ni la technique sans faille de Sean. Quant au premier type que le jeune russe a frappé, il tente péniblement de le contourner en se tenant la mâchoire.

Alekseï lui envoie un coup fouetté de son ceinturon vers le visage. Ce type devrait le parer, l'attraper puis essayer de s'en saisir en tirant vers lui. En mettant sa force en arrière. Ce sera alors le moment de lâcher son arme improvisée et d'aider le latino en lui décochant un grand coup de pied chassé dans le ventre. Les gens sont souvent si prévisibles...

Pourtant le jeune homme ne se focalise pas là-dessus. Le secret du Systema, hormis la mécanique du corps et la vitesse, c'est l'improvisation et le calme. Le détachement.


Et tout se passe exactement comme prévu. Son coup de pied fait grogner le latino qui manque de partir à la renverse et recule.

C'est le moment que l'autre choisit pour sortir un couteau de sa poche et l'attaquer par le flanc.


Toi je vais te crever !

*soupir* Ce mouvement là, je l'ai répété des centaines de fois à l'entrainement...

Toujours sans un mot, sans un son, dans un calme absolu, Alekseï tourne sur lui-même comme un toréro, esquivant et agrippant au passage la main armée de son adversaire.
Petite rotation de son poignet... Dans un sens qui n'est pas prévu par l'anatomie. Le poignard tombe au sol alors que l'adversaire hurle de douleur. Nouvelle rotation du jeune russe dans l'autre sens, comme dans une danse de salon, et la main libre d'Alekseï stoppe la danse en partant dans la trachée de l'agresseur.


Son adversaire repart en arrière, suffoqué et le poignet disloqué. Le gros latino revient vers lui encore une fois, mais Alekseï a le temps de jeter un œil vers Natalia, qui entre-temps a pu se glisser derrière son adversaire et lui a passé son bras autour du cou. L'autre tente de s'en débarrasser en reculant contre un arbre, mais il a beau l'envoyer contre le tronc elle ne lâche pas prise et il faiblit peu à peu. Quant au type au nez éclaté, il commence tout juste à relever la tête.

Alekseï avance d'un pas calme et décidé vers le grand hispanique.

Arrête les frais, mec. T'es le dernier debout, tes potes auront besoin de toi pour les aider. Si la moindre ébauche d'une réponse négative vient, eh bien... Tant pis pour lui. Alekseï sait très bien que les boxeurs n'ont pas l'habitude des frappes aux jambes. Et son pied le démange de lui détruire le genou.

Bordel, mais vous êtes qui, vous ?!? dit-il en regardant ses compagnons allongés et gémissant, pour ceux qui ne sont pas carrément inconscients, comme le gros que Natalia vient de finalement plonger dans les vapes ou celui qui a percuté le banc de la tête.

Je te l'ai déjà dit. On est deux ados qui voulaient profiter de cette charmante matinée ensoleillée sur un banc, dans un endroit tranquille et discret, pour être ensemble sans se faire emmerder.
Maintenant, lâche-nous, ou je vais vraiment commencer à m'énerver... Et rends moi ma ceinture tout de suite.

Alekseï se dirige vers le banc pour récupérer sa veste en disant :
Tu viens, Natalia ? Je t'offre une glace...

Ouais, j'arrive, dit la russe en rajustant ses vêtements et en le rejoignant.

A la fraise, la glace.

Alekseï remet sa ceinture et renfile sa veste tandis que le grand balèze, qui a renoncé au combat, commence à relever ses comparses.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Jeu 6 Oct - 14:46

Alekseï emmène donc Natalia un peu plus loin dans le parc, dans le coin des jeux pour enfants, où se trouve l'artisan-glacier qu'il avait remarqué plus tôt.

Sur le chemin, il a bien du mal à camoufler un petit sourire satisfait.


Je ne sais plus ce que l'on disait avant de se faire interrompre...

Moi non plus, répond Natalia avec le même genre de sourire.

Ah, si ! On parlait de ce pourquoi tu voulais être utile dehors... Mais on était en train de changer de sujet ! Et ensuite, on s'est mis d'accord pour les règles du jeu...

C'est vrai. Tu me dois un gage, d'ailleurs !

Tu crois ? Mon grand costaud a abandonné alors que le tien se débattait encore... En plus, tu as commencé avant moi ! Tricheuse...

Mais bon, je dois bien reconnaître que tu es très douée, et je ne veux surtout pas passer pour un mauvais perdant. Ce qu'il est, pourtant. Mais là, c'est différent. Alekseï avait planifié de perdre cette confrontation, donc...

Tu as pensé à quoi ?

Je ne sais pas encore, mais je compte bien collecter plus tard.

Et il n'y a pas de triche. Seul le résultat compte. Et puis c'était quoi cette idée d'attendre qu'ils attaquent ? Quand un combat est inéluctable, laisser l'adversaire frapper le premier, c'est un peu idiot, non ?

Pas tant que ça.

Pour un combat sérieux, je suis d'accord. Mais là, ça se voyait bien qu'il ne savaient pas se battre, à part ou deux. Et encore... Par contre, au yeux de la loi, ça change tout. "Légitime défense" et "réaction proportionnée", ça te dit quelque chose ? Il ne pourront pas porter plainte.

En parlant de "ne pas savoir se battre", où est-ce que tu as appris ? Je t'avoue que je n'ai pas eu le temps de vraiment te regarder combattre... Mensonge ... mais ça ne ressemblait pas à de la boxe ou du jiujutsu.

Oh, ce n'est pas un style en particulier. Si tu te spécialises trop, tu passes à côté de choses intéressantes. J'ai appris un peu d'aïkido, de sambo et de krav-maga.
C'est notre psy qui nous a incité à pratiquer. Elle disait que cela donnait concentration, maîtrise et sang-froid, des qualités toutes nécessaires à la maîtrise de nos pouvoirs... Et soyons honnêtes, elle avait raison.

...  

Elle est tarée, Adley ?

L'aïkido, pour la concentration et la maîtrise, c'est suffisant. La méditation, ça peut le faire aussi !
Apprendre le krav-maga à des gens qui sont parfois en détention pour violence, c'est comme apprendre la programmation neurolinguistique à un pervers narcissique !


J'imagine ! Tu as du passer beaucoup de temps en isolation pour atteindre ce niveau. J'espère juste qu'Orson ne restera pas assez longtemps pour ça... D'ailleurs, combien de temps on reste là-bas, en moyenne ? Et c'est où "là-bas" ?

Personne ne t'a montré ? C'est le bâtiment tout au fond du parc de l'Institut. Enfin, pour la partie émergée. Le gros du complexe est souterrain.

Et pour ce qui est de la durée du séjour, cela dépend des gens. Les chanceux n'y passent que quelques mois, d'autres n'en sont jamais sortis depuis leur arrivée et ne sont pas près d'y parvenir. Certains ont juste des pouvoirs trop difficiles à contrôler... Et dans leur cas, ce qui n'est censé être qu'un "internement médical" temporaire devient réellement un emprisonnement, dit-elle d'un ton un peu amer.

Si encore c'était des criminels, ou si ils avaient un comportement dangereux, mais non... Il y a un autre endroit, pour ça... Tu as beau être le gamin le plus gentil du monde, il te suffit de naître avec les mauvais gênes et hop, te voilà enfermé.

C'est vrai que c'est difficile à avaler. Mais... Enfin, je n'y ai pas vraiment réfléchi, mais tu penses qu'il y a une meilleure façon de faire ?

Maintenant qu'ils sont devant le commerçant, Alekseï commande une glace café et une fraise.

Je n'ai pas toutes les réponses mais il doit forcément y avoir un moyen. Chacun devrait avoir le droit de vivre dehors quel que soit son héritage génétique, non ?

Elle prend sa glace.

Évidemment... Mais reconnais quand même une chose: si un jour je vois Gabriel avaler des acides, je cours me poser de l'autre côté de la ville le temps qu'il redescende. Et pourtant, je ne suis pas un trouillard, et je l'aime bien !

Et je ne te parle pas de la neutralisation, d'une part parce que ça ne marche pas sur tout le monde, et j'en sais quelque chose, d'autre part parce que ce recours doit être réservée aux volontaires. C'est le cas pour l'instant, mais nous avons un peu peur que ça devienne une solution de facilité pour tous les métas "à problèmes".

"Nous avons un peu peur...". C'est qui "nous" ?
La neutralisation ? C'est comme les inhibiteurs pour les télépathes ? Ou c'est une thérapie génique permanente qui affecte certains type de pouvoirs ?

Une thérapie génique. Mais elle n'est possible que si elle n'affecte que des gènes non-essentiels, sans quoi cela provoque des symptômes graves : Dégénérescence cellulaire, cancers, maladies auto-immune, etc. Moins de la moitié des descendants de mutants peuvent y prétendre sans risque.

Wooooh... Je ne savais pas tout ça... C'est parce que je suis nouveau, ou... Ou ça ne filtre pas beaucoup ? Comme l'endroit pour les "comportements dangereux" ?

Elle hausse les épaules.

Ce ne sont pas vraiment des secrets. C'est juste que... La plupart des gens n'aiment pas beaucoup en parler, c'est tout. Enfin, je suppose.

Je comprends. Je suis désolé de te poser des questions là-dessus.
Avec Orson en détention, enfin, voilà, je m'inquiète... On parle d'autre chose, si tu veux !

Mais avant... Je pourrais peut-être aller le voir. Tu sais s'il y a des gens "biens" à lui conseiller de fréquenter, là-bas, et au contraire des ordures à éviter ? Des trucs qu'il doit savoir ?

Pour ce qui est du personnel... Je n'ai pas grand chose à dire. La plupart sont des gens bien, finalement. La maîtresse de maison était une vraie mère poule avec nous. Dis-lui qu'il peut faire confiance à Adley, aussi. Elle est vraiment impliquée.

Par contre, pour les autres isolées, désolée, mais je ne te parlerai pas d'eux. Tous les isolés ont normalement droit à la confidentialité, pour ne pas gâcher leurs chances d'avoir une vie normale si ils sortent un jour. Je suis assez contente que ça ait été fait pour moi alors je compte bien respecter ça pour les autres. Et puis je te l'ai dit : Ton ami ne sera jamais réellement en leur présence.

Ça me rassure un peu. Merci.

Et donc, toi ?

Quoi, moi ?

Bah, comment ça s'est passé pour toi ? Et comment ça se passe pour toi, maintenant que tu es sortie ?

Bien. Oh, évidemment, les autres me regardent toujours comme si j'allais les bouffer... A quelques exceptions près, comme toi... Mais dans l'ensemble c'est beaucoup mieux. J'ai de vrais projets, maintenant.

C'est une bonne chose.
Si tu as besoin d'un coup de main pour tes projets, pense à moi... Et, ajoute-t-il très vite, n'ose même pas parler de chevalier, blanc, en armure, quoique ce soit. Ou je t'en... J'essaye de t'en mettre une ! Après la glace, bien sûr. Je ne suis pas un monstre... Gentil sourire.

Mmmm... Tu te rends compte que ce que tu viens de dire pourrais être interprété autrement ? dit-elle avec un demi-sourire, mais sans le regarder.

Ah bon ? Non, je ne vois pas. Attends... L'air circonspect, Alekseï repasse sa dernière phrase dans la tête et...

Oh mon Dieu ! Non, ça n'avait aucun double sens ! Je ne me permettrais jamais de te manquer de respect comme ça, je suis désolé... !

Natalia éclate de rire et continue d'avancer devant Alekseï, contente de son effet.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Lun 10 Oct - 17:54

Puisque Natalia mène la marche, il la laisse faire, curieux de savoir vers où elle se dirige.

Sa mentalité, son entraînement, le "groupe" auquel elle s'identifie, ses projets... C'est sûr qu'il y a matière à se poser des questions.
Mais d'autre côté, tout le monde est étrange, à St Charles ! Comment trier le "étrange folklorique" du "étrange qui cache quelque chose d'intéressant" ?


Sous la direction de Natalia, ils se dirigent vers la sortie du parc.

Dis-moi, où est-ce que tu as appris à te battre comme ça ? Ce que j'ai vu, ce n'est pas le genre de mouvements que l'on apprend dans un dojo. Cela ressemblait à... du sambo, peut-être ?

C'est ça ! Tu as l’œil !
On m'a entraîné à un dérivé du "Sambo Spetsnaz". Un ancien instructeur de l'armée qui a ouvert une petite salle, pas loin de chez mes parents...

Mais ce n'est pas ta première "vraie" bagarre, pas vrai ?

Non, bien sûr... Mais ce n'est pas si fréquent non plus. Le plus souvent, un petit peu d'intimidation suffit à calmer les esprits.
Par contre, il y avait des séquences de "combat réel", un contre un, un contre plusieurs, tous contre tous, à l'entraînement.
J'en suis souvent sorti en sale état...

Ouais... J'ai surtout l'impression que tu joues les modestes. Il n'y a pas de quoi. La force est une vertu.

Tu crois ? La Force, c'est une vertu compliquée. Elle doit être associée à beaucoup d'autres vertus pour en devenir vraiment une, et pas un simple pêché.

Mais je n'aime pas jouer les modestes. Je sais me battre mieux que la moyenne, c'est certain. Après, il faut savoir pourquoi le faire. Y réfléchir à chaque fois...

C'est vrai. Exercer sa force doit toujours servir un but, un idéal... Mais d'un autre côté, tu peux avoir tous les idéaux que tu veux, c'est du vent si tu n'as pas la force de les faire respecter.

Exactement ! C'est... Je suis content que tu penses comme moi. C'est assez rare. Inattendu. Mais ça fait plaisir !

Dis... Tu m'emmènes où, Natalia ?

Nulle part en particulier. J'avais juste envie de marcher un peu.

Dis, tu t'es déjà demandé comment ça allait se passer pour nous, les métas, dans le futur ?

Bah oui, évidemment. Ça me concerne...

Soit ça se passe mal parce que la majorité des "classiques" prennent peur. Et il faudra leur prouver notre bonne foi, ou se mettre en sécurité, ensembles.

Soit ça se passe bien. Et on pourra avoir des compagnons "classiques" si on en a envie, des enfants, une vie normale...

Tu crois vraiment que ça peut bien se passer ? Je veux dire... tu as vu les infos, récemment ? Il y a des gens prêts à nous accepter, c'est certain, mais il y en a tellement qui ont peur de nous... et plus notre nombre augmente, plus cela empire. Honnêtement, je ne suis pas très optimiste.

Moi non plus. Mais il y a des gens qui travaillent à rendre ça possible. Je ne sais pas s'ils sont efficaces...
J'imagine qu'il n'y a pas d'autres solution que de leur faire confiance. Sinon, ce sera quoi ? La guerre ?

Contre le reste de l'humanité ? Ce serait une guerre perdue d'avance... Mais parfois, on n'a pas d'autre choix que de prendre les armes. L'histoire regorge de ce genre de situations. Espérons qu'on en arrivera pas là.

Oui, espérons. Parce que les minorités qui prennent les armes sans soutiens extérieurs, dans l'histoire, leur résultats étaient plutôt mitigés. Très, très mitigés...

Mais on n'en est pas là. Ici, tout le monde nous accepte.

Ici, oui, mais ce n'est pas un environnement normal. Rien que les familles, quelque fois... Tes parents en ont pensé quoi, eux ?

Mes parents ? Eh bien... Ils m'ont toujours protégé. Je ne me suis jamais senti à part, avec eux, avec mon frère et mes sœurs.
Je pense qu'ils ont voulu me préparer, qu'ils m'aiment, tu sais ? Ils m'ont fait faire des études, ils m'ont appris à me défendre, et surtout ils m'ont appris des valeurs importantes.

... Et je les aime. Et tes parents ?

Très... différents des tiens. Disons que ce n'est pas la peine que je remette les pieds chez moi.

... Alekseï est comme foudroyé. Ses yeux se baissent, et il retient des larmes.

Moi non plus, je ne rentrerai plus chez moi... Mais je les aime quand même. Il se bloque comme une statue dans la rue.

Peut-être un jour ?

Désolée. Je n'aurais pas dû aborder ce sujet.

Allez, viens, dit-elle en lui prenant la main. On va se changer les idées. On a toute la ville pour nous. Qu'est-ce que tu veux faire ? ajoute Natalia en l'entraînant vers le centre-ville

Eh bien, puisqu'on va vers le centre-ville... Je dois acheter un justaucorps pour demain. Mme Stokova va me tuer, sinon. Tu pourras me conseiller ? Je n'y connais rien...

Hahaha ! Du shopping, alors ! Pas ma spécialité, mais pour ça, je sais où aller. Viens.

Super ! Je te suis, dit-il en se laissant entraîner par Natalia, main dans la main.



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MessageSujet: Re: Star Academy   Mar 11 Oct - 1:25

Un peu plus tard, Natalia et Alekseï explorent les rues de Neo-Salem, entrant dans plusieurs boutiques de sport. Le jeune homme essaye plusieurs modèles, demande l'avis de Natalia, se décide enfin... Puis ils partent en quête d'un restaurant sympa. Le repas se passe autour d'une discussion légère sur les loisirs, les passions, la gymnastique, et les anecdotes amusantes.
En milieu d'après-midi, ils sont de retour vers St-Charles. Alekseï s'est arrêté plusieurs fois devant des affiches de concerts. Pour dire vrai, il n'a jamais vu un groupe en "live"...


Il repère plusieurs représentation dans les semaines à venir, dont une en plein air des Commandos Hurlants, le samedi suivant. Il a beau ne pas être très au fait de qui sont les groupes à la mode, il a entendu parler de ceux-là plusieurs fois à l'Institut. Ils sont assez populaires chez les jeunes, apparemment.

Tiens, samedi prochain, j'irai bien les voir... Si ça te tente ?

Quoi ? Avec moi ? fait Natalia avec surprise.

Eh bien... D'accord. Pourquoi pas ? Je n'ai jamais été voir ce genre de chose.

Moi non plus. Autant en profiter, vu qu'ils passent en ville !

C'était une chouette après-midi, en tout cas. On se refait ça quand tu veux, et samedi au plus tard !

D'accord. C'était bien, tu as raison.

Je peux te faire une confidence ? Quand tu as frappé à ma porte, ce matin, j'ai failli t'envoyer voir ailleurs, mais... Je ne regrette pas.

Je ne regrette pas non plus d'avoir frappé à ta porte... Merci pour tout ! Alekseï hésite un peu entre lui serrer la main et lui faire la bise, mais la première solution serait vraiment trop bizarre. Aussi, il choisit la seconde option, un peu gêné quand même.

Quand il se penche vers elle, Natalia a d'abord un réflexe de recul, puis le laisse approcher... A l'évidence, elle a compris qu'il allait l'embrasser ailleurs que sur la joue et elle semble vouloir le laisser faire.
Mais Alekseï vient bien adresser son baiser sur la joue, en faisant bien attention à ne pas être mal interprété. Déjà qu'il semble que ça ait mal commencé...

En tout cas, c'est un gentil petit baiser. Le genre de ceux que l'on fait à une fille que l'on aime bien.


Un peu plus tard, de retour à l'Institut, Alekseï repasse par sa chambre, puis retrouve Nétifer qui vient de rentrer. Elle lui dit avoir continué à sonder Matemba. Elle n'a pas encore découvert ce que lui et ses amis cachent mais elle a capté des regards entendus et les a souvent vu faire des messes basses. Alekseï lui apprend ce que lui a pu soutirer à Natalia et lui fait part de ses soupçons, encore un peu vagues pour le moment.

Puis la fin de journée s'écoule tranquillement.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 12 Oct - 11:06

Lundi 6 et mardi 7 juillet 145 PE

Journées de cours assez normales. Alekseï continue à étudier et à s'entraîner.

Lui et Nétifer font le point avec Angélica sur la course qui les attend le mercredi. L'italienne leur a concocté un topo complet sur la faune, la flore et les itinéraires possibles. Il y a deux obstacles principaux sur leur chemin avant d'arriver en bord de mer et de devoir rejoindre l'île : Une large rivière à traverser et une petite falaise. La rivière peut être passée à gué et la falaise contournée, mais cela implique des détours de plusieurs kilomètres à chaque fois. Nétifer ayant été désignée comme chef d'équipe cette fois, elle décide que couper au plus court sera la meilleure solution. Elle a déjà fait la liste du matériel à emporter, sans technologie bien sûr, et leur propose de passer leurs deux soirées en simulation pour s'entraîner à l'escalade. Tout se présente plutôt bien.

Angélica leur apprend tout de même que quelqu'un a tenté de pirater son smartcom pour accéder à ses fichiers sur la course pendant qu'elle était en cours de sport. Heureusement, grâce à l'avertissement d'Alekseï, elle avait pris ses précautions. Elle sait qui est le tricheur : il s'agit d'un des membres des Outsiders. Nétifer lui fait remarquer qu'elle aurait pu implanter de fausses informations pour les induire en erreur, mais Angélica lui rappelle qu'ils ont fait le choix d'être parfaitement fair-play.

L'article sur la Cité de la Fondation paraît dans le journal de l'école, comme Sandy l'avait promis, et il est élogieux. D'autres journaux devraient suivre bientôt.

Alekseï débat une seconde fois avec le magistrat et les élèves de son cours de sciences politiques. C'est à nouveau très intéressant et il en apprend beaucoup plus sur les aspects méconnus de cette fonction. Le débat se prolonge même tout naturellement pendant le déjeuner avec Sandy et Lethra. Cette dernière laisse entendre que leur discussion précédente a renforcé sa conviction de l'utilité d'une action publique et positive et qu'elle a commencé à penser à des projets précis, projets qu'elle ne partage pas encore.

Les seules nouvelles d'Oban viennent de la directrice, qui leur apprend que tout va bien. Angélica sera autorisée à retourner le voir très bientôt.

Puis arrive le mardi soir et Alekseï se couche tôt pour être reposé pour la course.


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MessageSujet: Re: Star Academy   Mer 12 Oct - 20:40

Mercredi 8 juillet 145 PE

Cette fois, le début de la deuxième épreuve du jeu a lieu aux aurores. C'est donc au petit matin qu'Alekseï se rend sur le point de rassemblement. Il y arrive parmi les premiers. Seuls une dizaine d'autres concurrents ont été aussi matinaux que lui. Il voit Gabriel, mais aussi Lethra et Gerald. Ces deux derniers viennent le saluer.

Bonjour, Alexandre.

Salut. Votre équipe est réduite au minimum, alors ? Pas de chance, dit Gerald en ayant l'air sincèrement navré.


Salut, Lethra, salut Gerald !

Oui... C'est vraiment dommage. Mais pour ce coup-ci, on va quand même assurer en attendant leur retour. Montrer à tout le monde ce que l'on vaut, même à trois ! Alors, quand on sera de nouveau cinq...
Et puis, une course, même si nous sommes moins, ça passe encore.

De toute façon je sais déjà comment vous allez vous y prendre, vous, les Griffons, mais aussi pour les Black Kings. On ne peut que viser la troisième place...

Pourquoi ? demande Gerald avec une surprise qui semble sincère.

Parce que je pense que vous aurez chacun un avantage déterminant.

Vous ne voulez pas que je vous expose la meilleure stratégie que j'ai élaboré pour vous, non plus ? , dit-il avec le sourire, mettant d'un même mouvement ses mains sur l'épaule de Lethra et de Gerald. Bonne chance à vous.

A vous aussi. Oh, et voilà tes coéquipières.

En effet, Alekseï voit approcher Nétifer et Angie, en même temps qu'arrivent peu à peu les autres concurrents.

Merci. Juste le temps d'aller saluer et encourager Gabriel... Il fait signe à Nétie et Angélica de le rejoindre, et va vers Gabriel Sata.

Bonjour Alexandre, fait ce dernier en lui serrant la main avant de regarder vers les deux coéquipières d'Alekseï qui vont arriver à leur niveau.

Salut Gabriel. Je passais juste pour te dire bonjour, et te souhaiter bonne chance pour la course. Et aussi te présenter mes coéquipières. Voici Kriss, et voici Véronica. Les filles, je vous présente Gabriel.
On se croise souvent en salle virtuelle...

Bonjour, fait Angie, l'air un peu intimidée.

Salut, ajoute Nétifer, la tête haute.

Mesdemoiselles.

Vous n'êtes que trois, alors ? Une chance pour vous. Sans les deux enfants, vos chances augmentent.

Je ne sais pas. S'ils avaient été présents, on aurait mis au point une autre stratégie. Peut-être meilleure, peut-être moins bonne. Qui sait ?

Mais bon, de toute façon, la première et la deuxième place se disputeront entre les Griffons et les Black Kings, ce coup-ci. C'est ce que je disais à l'instant à Lethra et Gerald.
Bon, je te laisse avant que ton équipe arrive. Je ne suis pas fan de Stepjan... , dit-il avec une petite grimace.


Dernière édition par Eric le Jeu 13 Oct - 21:22, édité 4 fois
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