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 Affaires de famille

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Eric
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MessageSujet: Affaires de famille   Mar 8 Mar - 22:05

Mesdemoiselles, messieurs, voici le Nastrama. Magnifique, n'est-ce pas ?

Calé devant les hublots, la majorité des occupants de la navette observe maintenant le voilier égérian dont ils ne sont plus très loin, et Maccari a raison : Il est splendide. Sa coque effilée et ses voiles immenses lui donnent l'air d'un étrange papillon de l'espace. Alekseï a déjà vu des navires de ce type, mais ce n'est pas le cas de beaucoup des autres, et Angélica, Bonny, Aïsha et tous ceux qui n'ont jamais pu admirer un tel spectacle s'extasient devant l'aspect racé et exotique du vaisseau. Rien à voir avec celui d'Arloc, qui paraissait lourd et décrépit en comparaison : Celui-ci est racé et parfaitement entretenu. Alekseï est parmi les rares à avoir compris le nom du voilier. Littéralement, cela signifie "le Rapide", et il lui va comme un gant.

Je n'arrive pas à y croire. Mes parents ne vont pas en revenir quand je vais leur raconter ça... Et je ne vous parle même pas de mes copines du lycée !

Et ce n'est que le début. Tu vas avoir tellement d'autres choses à raconter, Aïsha... Je suis si heureux que tu aies la chance de contempler tout ça ! La petite lycéenne anonyme de Seamus III... C'est magique de pouvoir lui offrir cette vue !

Et moi qui ait toujours voulu en voir un de près. Dommage qu'Oban et Nétifer ne soient pas là pour voir ça. C'est une merveille.

Une voix un peu faible répond dans son dos.

Pour voir quoi ?

Nétie ? NETIFER ! Tu es réveillée !

Angélica est la première au chevet de la séclantie, suivie de très près par Alekseï. Immédiatement, d'autres se pressent également autour d'elle, et elle se retrouve vite très entourée.

Hé ! Faites-lui de l'air ! Du balai ! intervient Angélica.

Houlà ! fait Mac en se reculant avec les autres. Décidément, on ne dirait pas, mais elle a du caractère, votre Angie.

Parce que tu en as douté une seconde ? Grand sourire.

Ça va, Angélica. C'est bon. On est où, là ?

Nous sommes sur la navette de la Marjorie-Céleste, et on va bientôt accoster sur "Le Rapide", le vaisseau de Maccari. Alekseï en profite pour faire la traduction aux autres, tant qu'à faire !
On s'en est bien sorti. Tout le monde va bien, même Oban et Parisse, en grande partie grâce à toi. Tu peux te détendre, Nétifer...

Et... Qu'est-ce qui s'est passé, là-bas ? Je me souviens d'Arloc et puis... Je... C'est très confus.

Tu ne te rappelles pas ? Eh bien apparemment, tu as fait quelque chose qui a détruit ou chassé les spectres.

Alekseï, qui est le seul à ne pas avoir reculé suite à l'ordre d'Angélica, pose une main sur l'épaule de la séclantie et lui chuchote  à l'oreille :

Je t'expliquerais un peu plus tard, Nétie. En comité restreint. J'étais à côté, j'ai tout vu... Puis il reprend pour tous : Profitons du spectacle ! Ce n'est pas tous les jours que l'on voit un aussi beau vaisseau !


Dernière édition par Eric le Mar 8 Mar - 22:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Mer 9 Mar - 9:55

Nous allons nous poser dans la soute arrière du Nastrama. La navette va rentrer tout juste, alors mieux vaudrait que tout le monde attache sa ceinture.

Aussitôt, Angélica s'assure qu'Oban est bien sanglé avant de s'attacher à son tour, entre lui et Nétifer. Les autres en font de même.

Alekseï s'installe juste derrière l'italienne, s'attache, et en profite pour lui poser une question qui l'inquiète :

Dis, Angie, comment ça va fonctionner pour Dan ? Il va pouvoir suivre le Nastrama ? Il faut lui envoyer un signal ?

Ne t'inquiète pas, dit la jeune femme en exhibant son communicateur bricolé. Je suis en contact avec lui. Il va pouvoir nous suivre sans problème jusqu'à ce qu'on ait besoin de lui.

Et Oban ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Il n'a pas l'air blessé, mais pas très en forme non plus.

Parisse nous a expliqué qu'il s'était jeté entre elle et un spectre. Il s'est fait posséder peu de temps avant que tu nous débarrasses d'eux.
On pensait qu'il était mort, mais Nesrin l'a examiné, et nous a dit qu'il allait se remettre. Une histoire comme quoi le spectre ne serait pas resté suffisamment longtemps en lui.

Franchement, on n'est pas passé loin de la catastrophe cette nuit... Et plusieurs fois.
Car, oui... On a également récupéré Ni. Selon monsieur Teach, elle s'est mise dans une forme de "stase" pour survivre au vide spatial. Elle va se remettre, elle aussi.

Vraiment ? On a perdu personne ?!?

Elle laisse sa tête basculer en arrière, yeux fermés, avec un soupir de soulagement. C'est bien.


Dernière édition par Eric le Jeu 10 Mar - 11:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Jeu 10 Mar - 11:36

La navette se glisse dans la soute du voilier spatial et se pose en douceur. Les passagers peuvent voir par les hublots qu'il y a une petite foule qui les attend. Une bonne partie de l'équipage doit être là. Il y a là des hommes et des femmes de tous âges, aux cheveux colorés et portant les tenues bariolées classiques des égérians. Comme la plupart des navigateurs de ce peuple, ils sont également tous armés, que ce soit de pistolets, de couteaux ou d'épées.

Deux minutes plus tard, la porte de la navette s'ouvre et la rampe d'accès se déploie pour laisser descendre ses occupants, Maccari et Parisse en tête. Ils sont immédiatement accueillis par des acclamations de joie. A la tête des égérians, un gros homme grisonnant est le premier à venir prendre Parisse dans ses bras.


HAHAHA ! Parisse !

Uta ! fait la jeune femme en se jetant contre lui.

Au milieu du concert de cris de joie, Alekseï parvient tout de même à comprendre que l'homme est son père.

Les autres viennent à leur tour féliciter les deux jeunes gens, à grand renfort d'accolades et de tapes dans le dos.

Les autres rescapés du Marjorie Céleste sont encore un peu en retrait, en haut de la rampe, attendant d'être invités à descendre. Bonny, l'air ravi, en profite pour glisser à Alekseï :

A mon avis, on va avoir droit à une sacré fiesta !

J'espère bien !

Humm... Bonny, je voulais te dire... Alekseï lui fait signe de se rapprocher, et lui chuchote : Les égérians ont des coutumes et un code d'honneur assez compliqué, dont je ne suis pas sûr que tu aies connaissance. Ce n'est pas très grave, car ils sont assez tolérants avec les petites gaffes des étrangers. Mais fait attention quand même, d'accord ? Si tu sens qu'il y a un problème, tu t'excuses et tu demandes qu'on t'explique...

Oh... Et pour saluer, la formule c'est "Puisse les vents vous être favorables"

Le jeune russe est un peu inquiet tout de même. Il sait que Bonny est un gars bien, mais il a tout de même l'impression d'avoir fait entrer un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ou plutôt un renard dans un poulailler. Avec des "poules" qui peuvent se révéler assez teigneuses...
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Jeu 10 Mar - 18:02

Les congratulations se poursuivent pendant une minute ou deux, et tout se passe en égérian. Alekseï est l'un des rares à comprendre ce qui se dit, et encore : Beaucoup de bruit et beaucoup de langage familier font qu'il n'en capte qu'une partie. Il parvient tout de même à saisir que la moitié de l'équipage au moins fait partie de la famille de Parisse et de Maccari à un degré ou un autre. Ce sont soit des oncles ou tantes, cousins et cousines, voire petits-cousins et petites-cousines, plus ou moins éloignés. De toute façon, la pratique généralisée de la polygamie et de la polyandrie rend les liens familiaux particulièrement complexes chez les égérians. Même pour eux, c'est parfois un vrai casse-tête, alors pour des étrangers...

Maccari finit par intervenir en levant les bras pour attirer l'attention et lance d'une voix forte :


<S'il vous plait ! S'il vous plait !> dit-il avant d'attendre un semblant de silence.
<Nous avons des invités.>

<C'est vrai, tu as amené une vraie troupe avec toi, dis-moi !>

<Je dois vous présenter nos nouveaux amis. Certains étaient en captivité avec Parisse. Les autres sont ceux qui m'ont aidé à la sortir de là.>

Nouveaux concerts de cris de bienvenue, cette fois dirigé vers nos amis, à qui Maccari fait signe de descendre.

<Et nous avons aussi des blessés, dont il faut prendre soin au plus vite.>

<Vous avez entendu le garçon ? Allez, faite bon accueil à nos héros du jour !>

Immédiatement, Alekseï et les autres se retrouvent entourés par les égérians, qui viennent les féliciter dans leur langue et se comportent avec eux comme si ils les connaissaient déjà. Bonny est ravi d'être aussi bien entouré, et chez les autres aussi cet enthousiasme est plutôt communicatif. Seule Nétifer semble mal à l'aise.

<Valissa, fait conduire les blessés à l'infirmerie.>

<Tout de suite, capitaine.> fait une femme d'âge mur qui est sûrement leur médecin.

Aussitôt, les brancards sur lesquels reposent Oban et Ni sont emmenés.

Je vais avec eux, Alekseï. A tout à l'heure.

Très bien, à toute à l'heure. Mais appelle-moi pour faire un roulement d'ici quelques temps. Ça ne serait pas juste que tu ne profites pas un peu de la réception...

Alekseï se présente, tente au maximum d'associer les prénoms avec les visages. Il sourit, essaye au maximum de parler leur langue... Bref, il se montre chaleureux et sympathique. Toutefois, le jeune russe reste autant qu'il le peut attentif à Aïsha, par esprit protecteur, à Bonny, plus par inquiétude, et à Nétifer, parce qu'il n'a surtout pas envie qu'elle se sente seule alors que tous sont entourés...
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Jeu 10 Mar - 20:58

Bientôt, Alekseï se retrouve face à l'homme bedonnant qui donne les ordres. Maccari se charge de faire les présentations.

<Zeb, voici Alekseï, que je suis fier d'appeler mon ami. Il est comme tu les aimes : Rusé, sans peur et fin épéiste. Et en plus, il parle notre langue.>

<Alekseï, voici Zebrakar Mélodine, le père de Parisse.>

<Et le capitaine de ce vaisseau, même si Maccari semble souvent l'oublier.>

<Hum... Tu as dit que tu me nommerais capitaine si je te ramenais Parisse, si je me souviens bien. Donc, techniquement, c'est mon navire.>

<C'est vrai, le vaisseau sera à toi... Quand je serai Mort ! HAHAHAHA !>

Content de vous rencontrer, jeune homme, dit-il à Alekseï dans un terran excellent, quoique avec un fort accent, tout en lui tendant son énorme main.

Alekseï lui serre la main avec un grand sourire.

Tout le plaisir est pour moi, Capitaine Mélodine. Enchanté !

<Que les vents vous soient favorables, Capitaine. Maccari est trop gentil pour moi. Je avais peur à moments, et lui est plus bon que moi avec sabre !
Je suis content aider Maccari à retrouver fille à vous ! Je suis fier être ami à Maccari et content être dans beaucoup beau vaisseau Rapide à vous... Je aime beaucoup peuple égérian. Merci, Capitaine. Pardonner moi être sale. Beaucoup combat.>

Alors c'est de la bonne saleté ! Et appelle-moi Zeb, mon garçon, dit-il en donnant une claque puissante sur l'épaule d'Alekseï. Il n'y a que Valissa et mes ennemis qui m'appellent Capitaine Mélodine.

<Bien compris, Zeb !> Alekseï a fait un bon pas de côté suite à la claque du capitaine. Même s'il n'est pas habitué à ce genre de comportement, il trouve cela plutôt... rassurant ?

Au fait, Zeb, il faudrait faire un détour avant de rentrer. Plusieurs de nos invités vont vouloir repartir chez eux assez rapidement.

Pas de problème. On les dépose chez les terriens en moins de quatre heures. Mon navire ne s'appelle pas le Rapide pour rien ! Et ça vous laisse le temps de nous raconter vos aventures autour d'une bouteille.

Il se tourne ensuite vers son équipage.

Allez, ça suffit ! Tout le monde à son poste ! On met les voiles ! hurle Zeb, qui est immédiatement obéi : Un peu à contrecœur, les égérians quittent la soute dans le désordre, laissant nos amis seuls avec le capitaine et un autre de ses marins. Les terriens peuvent souffler un peu.

Au fait, voici Jeck Moano, mon intendant. Il parle terran, alors si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas !

Enchanté, fait l'homme en question. Agé d'une petite quarantaine, il est couturé de cicatrices mais n'en a pas moins un charme certain. Il était en pleine conversation avec Verda, qui s'avère pratiquer parfaitement la langue égérianne.

Enchanté, monsieur Moano. Je... Je voulais vous dire que certains de mes amis n'ont jamais vu un égérian en chair et en os, et peu connaissent vos coutumes à part les "on-dit" terriens...
Si vous pouviez passer le message qu'il ne faut pas s'offusquer en cas de... problème, ça me rassurerait. Je pense pouvoir faire le médiateur. Ou Zeb, ou Maccari, ou vous-même, bien sûr. Les hommes et femmes qui viennent de poser le pied sur le Nastrama sont tous des gens biens, vous savez...

Quand j'étais enfant, ma meilleure amie était égérianne, et nous nous sommes parfois chamaillés sur des malentendus. Je ne veux surtout pas que ça se reproduise ici.

Pas de problème. Nous sommes habitués aux mœurs un peu étranges des terriens. Je pense qu'il n'y aura pas de problème.

Bon, allons boire, maintenant ! Je veux tout savoir sur comment vous avez libéré ma fille, mais aussi sur Arloc !

Ils prennent la direction de la sortie des soutes. Au passage, Alekseï remarque que Verda a abordé Maccari. Elle lui reparle certainement du journal.



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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Ven 11 Mar - 0:03

C'est dans le mess des officiers que tous nos amis se retrouvent assis avec Zeb et Jeck, qui ont vite été rejoints par Valissa, le médecin de bord. Celle-ci a pu les rassurer sur l'état de Ni, qui sort peu à peu de sa torpeur. Elle est plus perplexe à propos d'Oban, dont les fonctions corporelles sont stables, mais qui ne s'éveille toujours pas.

On leur sert à boire et à manger, copieusement, et Parisse commence par raconter sa captivité et comment Rackham voulait la forcer à traduire le journal d'Arloc pour augmenter sa valeur à la revente. Puis Mac fait le récit des évènements ayant eu lieu à bord du Marjorie-Céleste, laissant régulièrement la parole aux autres lorsque lui-même n'était pas présent. Alekseï apprend ainsi comment Oban puis Nétifer ont été capturé, dans quelles circonstances ils se sont évadés avant d'être séparé, puis comment Parisse et les autres captifs ont finalement été libéré. C'est finalement à son tour, lorsque Maccari explique qu'il a fait diversion en allant directement s'en prendre à Rackham dans ses quartiers.
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Ven 11 Mar - 1:14

Eh bien, j'étais fou de rage que l'on s'en soit pris à mes compagnons. J'ai essayé de le cacher, mais bon...

Maccari avait un plan bien ficelé, et moi, pas grand chose. Je n'ai pas voulu le compromettre. Et après en avoir discuté, j'ai tenté un coup par moi-même.
Au mieux, ça réussissait, au pire ça faisait diversion.

J'ai essayé d'aller prendre Rackham en otage pour le forcer à libérer les prisonniers.
J'ai tenté de la jouer "fine", en demandant une entrevue avec le maître des lieux, mais ça n'a pas fonctionné. Les gardes se sont moqués de moi. Mon "personnage" n'était pas assez important.

Et... Je me suis énervé. J'ai neutralisé tous les gardes. Certains d'entre eux m'ont touché avec leurs pistolets électriques, mais je n'ai pas senti grand chose. A ce moment là, j'étais assez surpris de ne pas m'être effondré...

J'ai foncé vers les étages privés. Je ne savais pas où aller. Alors, j'ai défoncé la première porte blindée que j'ai trouvé grâce à l'arme répulsive que Maccari m'avait donné.

C'était l'entrée du musée personnel de Rackham. Il s'étendait sur trois étages. Je suis monté. Et j'ai de nouveau trouvé une porte blindée.

Là, je me suis dit que je n'aurais pas le temps de faire chemin arrière. J'étais persuadé que les gardes étaient à mes trousses.
Je me suis caché en attendant une opportunité.

Des gardes sont arrivés pour fouiller l'étage, avec Strad, l'associé de Rackham. Je me suis dis qu'il fallait les prendre un par un, discrètement, pour avoir une chance de continuer ensuite mon chemin en sens inverse. Au début, ça s'est bien passé. J'en ai eu plusieurs.
Et Strad est intervenu.
Il était sur-humain. Il m'a balancé trois étages plus bas, j'étais gravement blessé, et il était de nouveau à mes côtés une seconde plus tard. Il était en face de moi presque immédiatement. Je n'ai pas compris. Ses hommes l'ont rejoint. Ils ont de nouveau tiré sur moi. Et lui aussi, en feu continu.

Et là... Je ne sais pas exactement. J'ai... explosé ? La foudre est tombée partout sur moi, autour de moi. Les soldats ont été carbonisés. Strad a réussi à fuir, gravement blessé. Ça, je l'ai appris après.

Je me suis évanoui, et quand je me suis réveillé, il n'y avait plus de gravité artificielle, plus de boucliers. Je pense que je suis la cause involontaire de ce désastre.

J'ai continué à monter, une fois remis. Une vingtaine de minutes, selon mes estimations. Je suis arrivé au bureau de Rackham. Je n'y ai trouvé que son secrétaire. Je l'ai interrogé. Il m'a dit où était Cristal, et il m'a dit que ce salopard s'était téléporté dans sa "safe room". J'ai été chercher sa nièce, Cristal. Puis on est redescendu ensemble, vers Mac et les autres.

Et comme je ne voulais pas abandonner mon amie Aïsha, nous avons fait une escale à son étage pour la récupérer. Là, j'ai croisé un spectre incarné de l'équipage d'Arloc. Une jolie gamine inoffensive.
Je ne me suis pas assez méfié. Elle m'a pris un œil et une partie de ma main, mais j'ai l'ai eu.

Et là, je me suis effondré. C'est aux autres de continuer l'histoire...

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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Ven 11 Mar - 1:42

Le récit d'Alekseï suscite des réactions assez marquées, parfois incrédules. Nétifer la première. Par contre, les regards échangés entre Zeb et Maccari lui apprennent presque à coup sûr que le capitaine est au courant de la nature particulière de Mac et qu'il est en train de faire le lien.

Attends, j'aimerais revenir sur quelque chose. Ce Strad, de la façon dont tu m'en a parlé quand tu m'as eue sur mon com, tu sous-entendais que ce serait... Quoi ?... Un vampire ?

Nouveaux regards surpris dirigés vers Alekseï.

Angelica, Strad est un vampire, je te l'ai déjà dis deux fois ! Et si les vampires n'existent pas, c'est un mutant qui a toutes les caractéristiques d'un vampire de nos légendes ! Crois-moi. Je t'ai déjà menti ?

Angélica fait "non" de la tête en levant les mains, comme pour s'excuser d'avoir émis des doutes.

Et je suis désolé, pour vous tous. Si j'ai vraiment fait tombé le bouclier de la Marjorie-Céleste comme je le pense, je suis le suis seul fautif. Je n'avais pas le contrôle. Un regard vers Nétifer.

Tu me pardonnes, Nétie ? J'ai fait tout ce que je pouvais me racheter par la suite... Ce que j'ai fait, ce n'était pas conscient.
Ça n’arrivera plus. Je vous le promets sur mon honneur....

Oh, c'est bon, fait la séclantie, exaspérée. Arrête de jouer les martyrs et de tout prendre sur toi. Ça nous a bien aidé aussi que tu fasses tout disjoncter.

Je ne joue pas les martyrs, j'assume mes responsabilités, c'est tout. Ça serait bien que chacun assume ses responsabilités, non ? Alors, tu te calmes, Nétifer ! Ni toi, ni moi sommes des martyrs. Ce serait comme cracher à la gueule des vrais martyrs ! Sainte Vierge, prie pour nous...

Oh, ça va, je suis calme. "Désolée" d'avoir utilisé le mot "martyr" à mauvais escient. C'est juste que je trouves que tu en fais un peu trop dans les excuses, là. Tu vas pas te mettre à pleurer, aussi ?

Heu... S'il vous plait...

Et puis rien ne dit que les boucliers de la station auraient arrêté le navire d'Arloc. C'est quand même d'un vaisseau fantôme dont on parle.

Bon, et ensuite ? Quand est-ce que vous en arrivez aux combats ?

Hé bien...

Maccari reprend son récit au moment où ils arrivent au secours des prisonniers évadés, raconte comment ils ont retrouvé Parisse, Seamus, Ni, Gurtuck et Oban, puis enchaîne sur leur arrivée dans l'aire d'embarquement. Il passe rapidement sur la scène de panique et leur fuite dans la navette au moment où le vaisseau fantôme détruit les docks, et en arrive à la capture de Rackham.
Le combat dans grand-salle du casino, seuls Parisse, Nétifer et Alekseï peuvent le décrire. Le récit étant fait en terran pour que tous comprennent, l'égérianne passe son tour.


Après l'intervention de Verda qui a mis les gardes de notre côté, et on peut lui dire merci pour ça d'ailleurs, on a défendu nos positions pour gagner du temps afin que Maccari et Gurtuck aient le temps de récupérer le journal. Honnêtement, c'était assez terrifiant d'avoir affaire à des possédés qui ressemblaient à de simples passagers, mais... comme déformés.
Au début, c'était tendu, mais on tenait. On reculait en ordre en les ralentissant, et je pense sérieusement qu'on aurait pu les ralentir suffisamment si Oban et Parisse n'avaient pas brusquement décidé d'ignorer les ordres et d'aller se mettre en danger pour rien, fait la séclantie avec un regard peu amène vers l'égérianne. A partir de là, tout est parti en vrille.

Hé ! Choix pas avoir. Oban partir, je suivre pour protéger lui.

T'aurais mieux fait de l'électrocuter un bon coup, ma grande.

Vas-y, Alekseï. A toi la suite.

C'est vrai que lorsque l'on décide d'une stratégie, le minimum, c'est de s'y tenir. Sinon, ça met toutes les troupes en danger. Ce n'est pas de ta faute, Parisse. J'aurais sûrement fait la même chose à ta place. J'avais dit de ne pas y aller, et pourquoi, de façon assez claire. Mais quand un élément fait n'importe quoi... Je comprends qu'il faille improviser pour le protéger.

C'est vrai... Puisque j'ai fait la même idiotie dans la minute qui suivait, dit Nétifer. En matière d'excuses, c'est tout ce à quoi Parisse aura droit.

En tout cas, on a tenu face aux spectres. Jusqu'au moment ou Parisse et Oban se sont fait encerclés. Nétifer a foncé pour les aider, et j'ai fait mon maximum pour couvrir son avancée.
De ce que j'ai vu, Oban a trouvé une sortie. Une sortie cachée miraculeuse sous la scène. Parisse et Oban se sont enfuis, et Nétifer est restée seule face à Arloc.
J'ai essayé de la rejoindre pour la soutenir, mais je ne suis pas arrivé à temps.

Arloc a... Là, Alekseï établit une pause, et regarde Nétifer. Comme s'il lui demandait l’autorisation de continuer.

Oh, vas-y. C'est très flou, pour moi, alors ça m'intéresse.

Bon... Donc Nétifer a abbatu Arloc à bout portant. Son esprit t'a possédé quasiment immédiatement après ton tir. , lui dit-il.
Enfin, c'est ce que je croyais.

Parce qu'à ce moment là, tous les spectres se sont figés. Tes yeux sont devenus complétement noirs, et tu t'es mis à parler dans une langue que je n'avais jamais entendu. En tout cas, je suis certain que ce n'était pas de l'égérian, même archaïque.

Les spectres se sont mis à hurler de terreur, puis tu as fait un geste de la main, et ils se sont effondrés les uns après les autres. Et ensuite ça a commencé pour moi...
Je me suis senti bizarre, comme si mon esprit, mon âme était aspirée hors de mon corps, attirée vers toi. J'ai paniqué.
Parce qu'en étant à moitié hors de mon corps, j'ai vu ce qui se passait vraiment... C'est comme si tu avalais toutes les âmes autour de toi, comme une sorte de vortex ! Et dans ma vision... Je ne sais pas comment dire ça... spirituelle ? Astrale ? tu avais une apparence terrifiante. C'était toi, mais en haillons, avec un sourire malsain, et tes bras... Ils n'étaient pas humains.

J'ai hurlé. Je t'ai supplié d'arrêter. Au bout de quelques secondes, je crois, tu as eu l'air de me reconnaître, tu as dis mon nom, l'air surprise. Tu as eu l'air terrifiée à ton tour, et tes yeux sont redevenus normaux. Tu as fait un nouveau geste de la main, comme pour repousser quelque chose.
Mon âme a été renvoyé dans mon corps violemment, je suis tombé au sol.

Et tu t'es effondrée à ton tour.

Voilà... Le simple fait de raconter ce qu'il a vu, d'y repenser, semble affecter Alekseï, car son visage a pâlit.


Dernière édition par Eric le Ven 11 Mar - 4:51, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Ven 11 Mar - 21:02

S'il est une partie de tout ce récit qui laisse planer un silence, c'est bien celui-là. Tous les regards se sont tournés vers Nétifer.

Quoi ? Ça colle avec les fragments qui me reviennent un peu à la fois, mais je n'ai pas d'explication à vous donner. La seule chose qui soit sûre, c'est que je n'étais pas possédée. C'est plutôt comme... Un souvenir ancien qui se serait réveillé. Mais alors vraiment TRES ancien.

Et oui, je crois que j'ai failli tuer Alekseï.

Tu me pardonnes, dis ? Je te jure que ça ne se reproduira plus jamais. Sur mon honneur, pleurniche la séclantie en en faisant volontairement un peu trop.

Nétifer, s'il te plait...

Laisse, Angelica. Elle a raison, j'en ai fait un peu trop.

Volontairement.

Parce que je savais que j'allais devoir raconter cette partie de l'histoire très bientôt, et que je voulais lui faire comprendre que l'on a pas à s'en vouloir de ce que l'on fait quand on perd le contrôle. Que ce serait ridicule et improductif.
Mais elle avait déjà compris bien avant... Il se retourne vers la séclantie et lui dit très calmement en la fixant dans les yeux :

Je me suis cru plus malin que toi alors que ce n'est pas le cas, Nétifer. Et ça, j'en suis vraiment désolé. Le fait de te moquer de moi en retour, c'est de bonne guerre.

Qui prend la relève pour raconter la suite ?

En fait, j'aimerais assez savoir ce qui s'est passé pour Parisse et Oban pendant ce temps. Tu n'a pas eu le temps de donner les détails, dit-il à sa sœur.

Parisse acquiesce et se met à raconter. Elle le fait en égérian, et Maccari traduit au fur et à mesure le récit de sa fuite avec Oban, avec les spectres à leurs trousse, jusqu'au moment où le garçon s'est interposé entre le spectre et elle. Elle décrit comment il s'est retrouvé possédé... Pour quelques secondes seulement. En fait, il a dû être pris dans le vortex d'âmes créé par Nétifer juste après que le spectre soit entré en lui, le libérant de la possession très rapidement. L'égérianne l'a ensuite ramené à la navette, et ils connaissent la suite.

Vient enfin la fin de l'histoire, ou comment ils ont réussi à avoir accès aux bases de données du vaisseau pour effacer leurs traces. Angélica jette un regard à Alekseï, ne sachant si elle doit mentionner l'appareil de communication qu'ils voulaient retrouver.


Alekseï hoche discrètement la tête en approbation.

Nous avons tes affaires, Parisse. Et celles de Seamus, Ni et Gurtuk. Ainsi que des données permettant de traduire Rackham en justice.

Nous avons aussi récupéré notre communicateur crypté. Je t'en avais parlé, Mac... Celui qui nous permet de contacter notre informateur secret.
Le problème, c'est que les hommes de Rackham ont essayé de le pirater, et que ça a déclenché la sécurité d'auto-destruction.

En gros, on est désormais en aveugle. Heureusement, il nous a dit par avant où il comptait aller. On va devoir aller au même endroit que lui pour essayer de reprendre contact. Mais ça ne va pas être facile, et il va falloir qu'on s'y mette assez vite...

En fait, quand Oban sera réveillé et aura suffisamment récupéré, on sera sur le départ. Nesrin nous a dit qu'il sortirait du coma dans moins de quarante-huit heures si tout se passe bien, donc je suppose que nous ne resterons que quelques jours avec vous.

Dans ce cas, cela me laissera le temps de vous apprendre quelques petites choses qui pourraient vous être utile. Je suis désolé, mais quand vous nous aurez quitté, je vais avant tout ramener ma sœur chez nous avec Zeb. Ce sera l'affaire de peut-être trois semaines. Après ça, si vous avez pu reprendre contact avec votre informateur, je vous rejoindrai. Je suis curieux de savoir ce qu'il me veut.

En tout cas, en attendant, vous êtes les bienvenus sur le Nastrama. On va vous trouver des cabines potables.

Et c'était une sacrée aventure ! Cela fera une fichue bonne histoire à raconter quand on sera rentrés.

Histoire que tu te feras une joie d'enjoliver, bien sûr.

Héhé ! Evidemment ! Où serait l'intérêt, sinon ?

Jeunes gens, je dois aller donner quelques consignes à mon équipage, mais avant ça, dites-moi : Que vous faut-il ? Nous vous fournirons les vivres pour votre voyage, bien sûr, mais si vous voulez quoi que ce soit d'autre, du matériel ou de l'armement...

Mmmm... Prendre un bain, ce serait possible ?

Zeb éclate de rire.

Oh ! Oui, un bain, ce serait magnifique ! Et des vêtements propres...

Et aussi, si ce n'est pas abuser... Vous avez rencontré monsieur Teach, Zeb. Il s'occupe d'une xéno-tigresse qui compte beaucoup à mes yeux. Nous voulions la relâcher sur sa planète d'origine. Mais notre vaisseau est trop petit pour la prendre avec nous pour une longue durée. Si nous pouvions les laisser à vos bon soins, en attendant notre retour... Je peux payer une sorte de "loyer".

Quant à l'armement, eh bien, je suis en effet un épéiste, mais sans épée ! Si vous en aviez une dont vous n'avez pas utilité... Je pense qu'en vous laissant les armes que j'ai "réquisitionné" auprès des gardes de la Marjorie-Céleste, ce serait une compensation acceptable.

Pas de problème. On va prendre soin de votre chat. Et pour l'armement, allez voir Vitellis, notre armurière. Elle vous donnera ce dont vous avez besoin.

Sur ces derniers mots prend fin le "debriefing". Maccari et Parisse prennent congé : Ils ont apparemment beaucoup de choses à se dire en privé. Le capitaine Zeb conduit les terriens à leurs cabines, puis indique où trouver l'armurerie à Alekseï et Nétifer. Angélica se rend à l'infirmerie, après avoir demandé au jeune russe de la relever quand il aura fini de son côté afin qu'elle puisse prendre son bain.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Sam 12 Mar - 1:15

Après avoir affirmé à Angélica qu'il prendrait bien le relais, Nétifer et Alekseï se rendent donc à l'armurerie pour rejoindre Vitellis. Il y a un petit silence gênant dans le couloir. Comme souvent, avant qu'il n'aborde un sujet qui lui paraît important.

Mon "chat" ? Sérieusement, Zeb n'a pas dû voir Houyo. Elle doit peser deux fois son poids, et ce n'est pas peu dire...

Alekseï lance un coup d’œil à la Séclantie. Il sait qu'elle sait qu'il désire parler d'autre chose que de son "chat". Donc, autant y aller...

Je n'ai pas tout dit sur ce qu'ai j'ai vu, lorsque tu m'as pris... Lorsque tu as tenté de me prendre mon âme, je veux dire. Et je suis quasiment sûr que toi non plus. Tu n'avais pas l'air assez surprise, et tu ne m'a pas demandé d'autres explications.

Dans ma vision, tes bras n'étaient pas humains. On aurait dit de la cybernétique. Avec comme une sorte de magma qui coulait dedans... Tu sais à quoi j'ai pensé, non ? Et cette langue... "Gis'laan'z'tor'mal'gavar...", dit-il de mémoire, c'est du vieux Séclanti ?

Non, pas que je sache. Ça n'y ressemble pas, en tout cas.

Tu peux tout me dire, tu sais. De mon côté, je me suis déjà ridiculisé en te montrant tout ce que je... Enfin, tu sais ce dont je veux parler... Donc...

En fait, non, je ne sais pas. Je ne suis pas très douée avec les sous-entendus et les expressions à demi-mots, tu sais ?

Alors, si tu veux parler de ce qui s'est passé dans ta cabine, parlons-en : on s'est ridiculisés tous les deux, dit-elle d'un air dégoutée. Ça nous apprendra à trop picoler. Quand je repense à la connerie qu'on a failli faire ! Ça aurait été irréparable.
Alors autant fixer des limites tout de suite, parce qu'on va voyager ensemble un moment : Je ne l'ai jamais dit parce que ça ne regarde que moi, mais j'ai déjà quelqu'un dans ma vie. Bon sang, je n'aurais jamais pu me regarder dans une glace après avoir... Enfin bon, heureusement que nous ne sommes qu'amis. Ça n'arrivera plus !

Et Alekseï réalise, à ses mots mais aussi grâce au récit : Elle n'a jamais eu son message.

Il déglutit péniblement.

Je comprends. On est seulement amis. Ça n'arrivera plus.
En tout cas, ton copain a beaucoup de chance d'être avec une fille aussi bien que toi. Ça doit être quelqu'un d'exceptionnel, et il doit beaucoup te manquer. Son premier "rateau". Lui qui a envoyé se faire voir certaines des plus belles filles du monde de la mode et de la danse, et pas mal de garçons des mêmes milieux. Mais lui qui n'a non plus jamais touché une fille à part Anissa, son amie d'enfance égérianne. Et encore, pas autant qu'il n'aurait voulu... Son frère s'est chargé de tout faire capoter, vu que ce n'était pas une russe, et encore moins une terrienne.

Il baisse la tête et continue de marcher à côté de Nétifer dans le couloir.


Je me demande bien à quoi peut ressembler l'armurerie d'un vaisseau égérian... , dit-il plus pour changer de sujet qu'autre chose.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Sam 12 Mar - 9:58

Une fois les deux jeunes gens arrivés face à la porte indiquée par le capitaine Zeb, Nétifer arrête Alekseï.

Bon, je suis contente que l'on ait pu clarifier ça. Tu imagines comme ça aurait été gênant, sinon ?

En attendant, puisque moi je n'ai pas besoin d'une nouvelle arme, je vais te laisser. Je vais tâcher de dormir un peu. Généralement, c'est bon pour se souvenir. A toute à l'heure.

Elle s'éloigne de lui avec un petit signe, mais la tête un peu basse, le laissant seul.


A toute à l'heure. Repose-toi bien.

Alekseï attend un peu, en la regardant s'éloigner.

Bon. Ça, c'est fait... , dit-il en soupirant. Espèce de crétin ! Qu'est ce tu es allé t'imaginer ?

Et il ouvre la porte de l'armurerie, l'air franchement blasé.

Ce faisant, il entre dans une pièce de grande taille, mais si encombrée qu'on aurait du mal à y faire plus de trois pas.

<Hé ! Trou du cul ! On t'a jamais appris à frapper ?>

L'expression "trou du cul" est décidément universelle. La fille qui vient de l'employer a au moins cinq ou six ans de plus qu'Alekseï, n'est pas très grande, plutôt maigrichonne, et des tatouages un peu partout. elle est apparemment en train de remonter un fusil dont les parties sont étalées sur son établi. Le reste de la pièce est rempli d'étagères et de caisses ouvertes contenant des pièces détachées pour tous types d'armes ainsi que de l'outillage ou des plans techniques. Comment quelqu'un peut s'y retrouver dans ce capharnaüm est un vrai mystère.

<Pardon. Je penser autre chose dans tête à moi. Pardonner moi. Je suis Alekseï Ivanovna, ami de Maccari. Capitaine Zeb dire à moi venir ici.> Il referme la porte derrière lui, et donne trois petit coup dessus. < Mieux ?> , dit-il avec un petit sourire.

<Je apporte armes pour toi. Et je cherche arme pour moi. Sabre Egérian. Et regarder. Capitaine Zeb d'accord. D'accord pour toi ?>

Elle le jauge des pieds à la tête, l'air intriguée.

<Ah, c'est toi. Tout le monde raconte déjà que tu es aussi bon que Maccari. Et tu cherches une lame ? Intéressant.>

Elle saute de son tabouret et vient le regarder sous le nez.

Vitelis, ravie. Qu'est-ce que tu m'apportes, exactement ?

Même si elle se met à parler Terran sur sa dernière phrase, Alekseï continue dans sa langue. Une excellente occasion de progresser dans ce domaine, en étant complétement immergé.

<Je suis content rencontrer toi, Vitelis. Que les vents te soient favorables. Je apporte pas beaucoup.
Fusil de combat terrien qui envoye... Je pas pouvoir dire en égérian...> "particules lourdes" < Ça est une bonne arme. Et... petit fusil avec... euhhh... tirer éclair. Qui pas tuer> Il s'écarte un peu de l'armurière pour déposer les deux armes sur la tables, dont il retire les chargeurs pour les poser à côté. Il a gardé un des deux pistolets électrique pour lui, ainsi que le couteau de combat que lui a donné Nétifer. Ça peut toujours lui servir, plus tard.

<Je espérer assez pour troc avec bon et joli sabre égérian. Sabre droit et pas lourd. Je pouvoir voir ? Oui ?>

<Attends, je regarde d'abord.>

Elle passe en revue le fusil, l'ouvre et examine les différentes parties. Puis elle fait de même avec le pistolet.

<Bof. Le fusil, je peux en tirer quelques pièces utiles, mais l'autre, un gosse de cinq ans pourrait se bricoler ça. A la rigueur, je le prends pour la batterie.>

<Bon, allez, disons que je te fais un prix parce que t'es un ami de Mac. Droit et pas lourd, tu dis ? Attends... Bon, vient me filer un coup de main.>

Elle va attraper une poignée sur une lourde caisse métallique rangée sous une étagère et lui fait signe de prendre l'autre conteneur à côté d'elle.

<Oui.
Je suis avec admiration. Tu connais beaucoup les armes. Tu construis des armes avec des morceaux de autres armes ? Je devoir avant prendre toutes les armes terriennes sur le vaisseau terrien pour faire cadeau à toi et à peuple égérian. Je ai pas réfléchir à ça.>

Et Alekseï sort donc la caisse. Il est assez curieux de voir ce qu'il y a dedans.

<Et je suis intéressée, mais c'est à toi, tout ce matos ? Ouais... Je m'en fiche, en fait. Amène-moi ça à l'occasion.>

<Tu pas comprendre moi. Je parle mal égérian, pardon. Je dire amener armes pour toi dans futur, si devoir prendre de nouveau armes pas utile pour moi sur vaincus, comme aujourd'hui.>

Après avoir péniblement ramené les caisses vers un espace libre, ils les ouvrent et Alekseï y découvre une quantité d'épées en vrac, de toutes formes et tailles.

<Alors... Tiens, prends celle-là, et puis celle-là.>

Elle lui passe une, puis, deux, puis dix armes d'entraînement, mouchées et émoussées.

< Euhhh... Je prendre deux faux sabres. Bien pour exercice avec ami. Mais... Je pas voir vrai sabre.> Il pointe du doigt la mouche et passe sa paume sur la lame. Il montre cette dernière, qui ne saigne pas. <Je venir chercher vrai sabre. Oui ?>

Là Alekseï, qui se demande si elle n'est pas en train de se moquer de lui ou d'essayer de l'arnaquer, fronce les sourcils...


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Dim 13 Mar - 21:37

<Mais oui, idiot. Elle rit de bon cœur. Je n'essaie pas de te les vendre !>

<C'est juste pour voir ce que je dois te fabriquer. Pose les là, tu veux ?>

< Pardon. Difficile pour moi de bien comprendre petites choses. Je pas comprendre comment Parisse supporter nous qui parler Terran beaucoup vite avec elle, tout le temps, et pas expliquer mots difficiles> Il fait un petit haussement d'épaule et rit aussi.

Alekseï pose les épées sur un établi vide et elle les étales de devant lui.

<Maintenant, tu les essaies toutes.>

<Oui.> Le jeune épéiste, les prend donc en main l'une après les l'autre. A chaque fois, il fouette l'air, afin de déterminer la souplesse de la lame. Fait des changements de garde rapides, pour mieux sentir l'équilibre de l'arme. Et des fentes vers un mur pour estimer la longueur de lame dont il a l'habitude. Examine la forme de la coquille.
Et à chaque fois, il explique à Vitelis ce qu'il en pense, ce qu'il aime et ce qui ne va pas. Au début, c'est compliqué. Il ne connait pas les mots techniques pour l'exprimer en égérian.
Mais après chaque essai, c'est plus facile, puisqu'il acquiert un vocabulaire plus précis grâce à l'aide de l'armurière.
Il a quand même eu du mal à faire comprendre qu'il veut une poignée certes ergonomique et anti-dérapante, mais qui pourrait aussi conduire l'électricité jusqu'à la lame...


<Pas mal. Je vais garder ces deux-là,> dit-elle en mettant deux épées de côté, les deux qu'aurait aussi choisi Alekseï.

Elle sort un mètre de couturière d'une de ses poches.
<Et enlève le haut. Je vais prendre mes mesures.>

<Oui.> Il enlève donc sa veste en lambeau, sa chemise tâchée de sang et brûlée par endroits, pour se tenir bien droit, les bras en croix, comme ce qu'il a l'habitude faire chez le tailleur.

Elle lui fait prendre plusieurs poses, mesure la longueur entre ses articulations, la largeur de ses épaules.

"Tu sens la poudre", <comme on dit chez toi. C'est ça ?>

Oui ! C'est une vieille expression. On ne l'utilise plus beaucoup. Mais je l'aime bien.

<Plus haut, le coude,> dit-elle avec une petite tape sous son bras, qui commence à le faire souffrir. Cela fait maintenant presque trois minutes qu'il tends cette épée devant lui, et elle semble maintenant peser une tonne. Une goutte de transpiration coule sur la joue d'Alekseï. Est-ce qu'elle a vraiment besoin qu'il reste ainsi pour mesurer le tour de ses cuisses ?

<Je commence avoir mal dans mon bras. L'épée est lourd dans ma tête. Tu as bientôt finir ?>

<Bientôt, bientôt. Tu manques un peu d'endurance, non ?>

<Vrai ! Maitre d'arme toujours dit ça.
Je suis rapide comme éclair mais pas assez endurance. Je cours et travaille souvent pour monter plus haut avec endurance.
Mais je suis mauvais avec. C'est pourquoi je veux une arme pas lourde.

Je ai combattre Mac pour exercice. Je suis meilleur que lui au début du combat. Mais je fatigue plus vite. Après, il est meilleur que moi. Donc, il est meilleur que moi, car Mac est intelligent, et il a pas prendre risques au début avec moi ! Il a déjà fait ça et battre moi une fois...>

Par contre, Alekseï sait supporter la douleur. Les gouttes de sueur coulent de plus en plus nombreuses. Son bras tremble. Mais il garde la position. Le moment où son sabre s'abaissera, c'est le moment où sa volonté craquera. Ce qui ne devrait plus beaucoup tarder...

<Allez, tiens encore un peu et il y aura une surprise pour toi,> lui dit-elle avec un sourire en coin.

En tout cas, une chose est sûre, elle aime bien le regarder transpirer et serrer les dents.

<Oui. Je essaye tenir encore un peu.>

Quant à la surprise, il est quasiment sûr d'avoir deviné. Mais Alekseï ne dit rien pour ne pas gâcher l'effet de Vitelis : la seule raison pour prendre la mesure de son tour de cuisse, c'est pour ajuster un holster de jambe et un baudrier. Et ça serait super ! Bon, ça se marie très mal avec un costume, mais pour un "look" égérian, c'est du plus bel effet !

Il résiste tant qu'il peut, et sue maintenant à grosses gouttes. Il a beau serrer les dents, son bras commence à trembler, et à descendre peu à peu malgré lui.

<Mmmm. Pas mal. Allez, c'est bon, tu peux lâcher.>

<Je vais te préparer ça d'ici demain. Et pour ta surprise...>

Elle s'avance vers lui en souriant.

<Oui... ?! > , dit-il tout en massant un peu son bras endolori.
Il sourit tout de même, comme lorsqu'il était enfant le matin du 7 janvier, impatient de découvrir son cadeau de Noël !


Vitellis entre sans hésiter dans son espace personnel, et pose la main sur sa poitrine luisante de transpiration. Elle avance encore. Elle sent l'huile et le métal chaud.

Forcément, le rythme cardiaque d'Alekseï s'emballe. Et avec la main posée sur son torse, Vitelis ne peut pas ne pas s'en rendre compte. Ce n'est vraiment pas le genre de chose auquel il est habitué. Son œil valide s’écarquille.
Il réprime un mouvement réflexe de recul engendré par la surprise. Évidemment, c'est une égérianne... Il avait presque oublié.

Alekseï essaye très vite de se mettre à penser comme un égérian, lui aussi, car il ne veut surtout pas faire de bourdes !
Anissa lui a beaucoup appris sur les coutumes, la psychologie de son peuple... Mais elle était habituée aux Terriens, et faisait elle-même de nombreux efforts pour se comporter comme eux, pour ne pas créer de "chocs culturels" !


Euhh... Calme-toi, mon grand, calme-toi... < Je... Euhh... La surprise est montrer à moi que je plais à toi ? Oui ? >

<Te flatte pas, mon grand. Je voulais juste ça> dit Vitellis en reculant avec la boite qu'elle vient de prendre sur une étagère juste dans son dos. <C'est ça, ta surprise. Tu pensais à quoi ?>

Elle a l'air de beaucoup s'amuser.

<Et puis c'est pas le moment. Là, j'ai du boulot. Je dois faire ton assemblage, retailler une lame, et monter ce truc. Et la poignée en électrum que tu voulais. Repasse dans quelques heures.>

Avec un regard en coin.

<Pour ton épée, bien sûr.>

Alekseï reste une ou deux seconde sans voix, semble se décontracter, et se met à rire.

La petite maligne ! Elle sait comment les terriens se représentent leur ethnie. J'espère juste qu'ils ne feront pas ce genre de bizutage à tous les autres. Ça peut vite partir en sucette... < Oui ! Tu as vouloir faire... euhh... blague  oui ? ... à moi ! J'ai compris ! Bien ! Rire de Terrien ?

Tu plais à moi. Tu es grande artiste avec armes, tu fais bonnes blagues, tu es gentille avec moi, et tu es jolie.

A toute à l'heure !>

Alekseï quitte l'armurerie avec le sourire en remettant sa chemise. Comme promis, il part relayer Angélica auprès d'Oban.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Dim 13 Mar - 21:41

Oban se sent plutôt bien en ouvrant les yeux. Il est dans un endroit chaud, et il y a de la lumière. Il y a aussi quelqu'un d'endormi à côté de lui. Aux battements de son cœur, c'est Angelica. Elle a une main posée sur sa poitrine.

Le garçon se sent encore un peu faible, mais il peut bouger. Seulement pourquoi faire ? Il est assurément au chaud, avec une amie. Et il a quand même mal partout. Il s'auto-diagnostique en douceur, et s'assied doucement en gardant la main dans les siennes.

puis il appelle lentement :


Angie.... Angie ? Tu t'es endormie...

La jeune femme émet un dernier petit ronflement, puis ouvre un œil.


Mmmm... Oban ? Oban ! crie-t-elle sans retenue en le découvrant éveillé. Tu es revenu !
J'étais parti ? Comment ca c'est fini ? Personne n'est mort ?

Personne à part toi. Enfin, on a cru que tu étais mort, je veux dire. Mais non, tout va bien. Même Ni s'en est tirée. Elle est en vie et dans le lit juste là-bas.

Sérieusement ? Excellent ! Attends... On est où là....


En regardant autour de lui, Oban découvre qu'il est dans une espèce d'infirmerie, et il sent clairement qu'il est sur un vaisseau spatial où se trouvent pas mal de gens. Mais la vibration qui en émane est un peu étrange. C'est comme si il n'avait pas de moteurs.

Sur le lit voisin, il aperçoit Ni, endormie. Comme Oban, elle porte des électrodes sans fil sur les bras et le front, et sûrement aussi ailleurs.


Tu te souviens de ce qui t'est arrivé ?

 Mmm ? comment tu le sais ? Oh, tu veux dire sur le Marjorie Céleste. Euh... Vite fait, oui. Ah, si, ça y est ! Comment va Parisse ?

Bien, grâce à toi. Tu te sens capable de marcher ?

Au même moment, on entend du remue-ménage dans la pièce voisine. Une femme gémit de douleur et plusieurs personnes s'expriment vivement en égérian. Oban, par pur réflexe, se met sur ses pieds, et mis à part le fait que ses muscles ont un peu de mal à s'éveiller, tout semble en ordre. Il se dirige donc vers la pièce voisine en se demandant ce qu'il peut bien s'y passer.

Oban et Angélica découvrent que deux jeunes hommes aux cheveux colorés sont entrain de déposer sur un lit une fille dont l'avant-bras fait un angle bizarre. Elle crie et vitupère en égérian. Un quatrième personnage, une grande femme d'une quarantaine d'années aux cheveux bleus et ras, leur donne des instructions pour l'installer.

A un moment, la blessée les montre du doigt, lui et Angie, tout en continuant à colérer. Oban referme la porte.


Tu dis qu'on es où déjà?  Et aussi,  on peut partir?

Nous sommes sur le Nastrama, un voilier égérian qui appartient à Maccari et à la famille de Parisse.

Attends. Mets ça dans ton oreille, dit Angélica en lui donnant une espèce de petit bouchon. J'ai demandé des traducteurs et ils m'en ont donné trois.

Dès qu'Oban a glissé l'appareil dans le trou de son oreille, il entends un grésillement, puis comprend soudain la langue locale.

<Calmez-vous, jeune fille. Qu'est-ce qui s'est passé ?>

<C'est cette chienne de sec ! Elle m'a attaquée, je vous dit. Elle est complètement folle !>

Oups.

Ah, mets-ça sur ton cou, comme ça. Elle lui colle un petit patch sur la gorge. Avec ça, ils comprendront ce que tu dis. Mais fait attention quand même, la traduction peut être approximative.

Merci. Vaisseau égérian, hein ? Et il est propulsé par quoi ? Non, laisse tomber... On peut aller retrouver les autres ? Voir Cristal ? Et Ni ?

Oui, bien sûr ! Ils voudront savoir que tu es sur pieds.

Mais Ni est encore dans le coma, tu te rappelles ? dit-elle en montrant la fille bleue, dans le lit à côté de celui d'Oban. Tu n'as pas encore les idées claires, hein ? C'est normal.

Haha, j'imagine oui.

 Cristal et les autres ont eu droit à la visite en grand du vaisseau. En fait, ils doivent encore y être. Je crois que l'équipage s'amuse bien avec eux.

Bah, en fait on pourra les voir plus tard ; s'ils sont occupés... autant en profiter. Allons au marché ! On a récupéré nos affaires ? On a pillé le vaisseau ? On a de quoi marchander ?


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Lun 14 Mar - 22:07

Alekseï fait l'objet de quelques regards intrigués de la part de l'équipage, mais il semble que sa présence à bord soit bien acceptée. Ce n'est pas toujours facile de s'intégrer sur un vaisseau de l'espace, qu'il soit égérian ou d'ailleurs. Heureusement, ces espaces confinés sont propices aux ragots et tout le monde sait déjà qui il est. De toute façon, difficile de ne pas être reconnu : Un jeune homme borgne aux doigts coupés et aux cheveux blancs, c'est une description qui marque.

En approchant de l'infirmerie, il entend comme une dispute en égérian.


Aussi, il s'approche et tend l'oreille un instant. Puisque c'est la pièce où se trouve Oban, Ni, et très certainement Angélica qui les veille, il a toute légitimité pour y s'y rendre. Alekseï frappe à la porte, et entre.

Il découvre à la fois le pourquoi de tous ces cris et le fait qu'Oban soit debout et bien réveille. Il se tient là, à quelques pas, à côté d'Angelica.

De son côté, Oban voit la porte s'ouvrir sur un Alekseï très différent de celui dont il a l'habitude. Borgne, blessé, crasseux, dépenaillé... Mais le plus surprenant reste la bonne humeur inhabituelle avec laquelle il passe la porte.

Par tous les saints, qu'est ce qui t'es arrivé ?

Un trou de mémoire ? Je me suis fais un peu amoché sur la Marjorie-Céleste, tu ne te souviens pas ? Les spectres...

Oh, Oban, petit bonhomme ! Viens là... , dit-il en avançant pour le prendre dans ses bras. Tu es déjà sur pieds. Ça, c'est une bonne nouvelle. Je me doutais bien que tu serais costaud, et qu'il te faudrait beaucoup moins de 48 heures pour être debout !

...

Mais qu'est ce qui se passe ici ? <Pourquoi vous énerver ?> , dit-il à l'adresse des égérians.

<Il se passe que votre copine m'a pété le bras ! Elle m'a attaqué comme ça, sans raison !>

Elle pousse un petit cri lorsque le pistolet à injection du médecin lui administre une dose de calmants.

<Ça ne va pas se passer comme ça ! J'aurai sa peau, à cette sec !>

<Allons, ça suffit. Reposez-vous. Vous allez vous sentir toute légère, vous allez voir.>

La fille a bel est bien le bras cassé, exactement au même endroit qu'Oban quelques jours plus tôt. La drogue commence à faire effet et elle se tait enfin.

<Vous devriez trouver votre amie.> dit gravement le docteur aux trois terriens.

<Je comprends pas. Nétifer est avec moi, trente minutes avant maintenant. Elle... Elle est pas toujours gentille, mais elle jamais faire mal sans avoir problèmes. Promis. Nous aller parler à elle. Nous comprendre. Vous pas énerver. Nous trouvons pourquoi, comment, et expliquer à vous. Oui ?>

<Oh, mais ce n'est pas avec moi qu'elle va devoir s'expliquer. C'est avec le capitaine et avec sa famille,> dit le médecin en désignant la jeune fille aux cheveux verts.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Lun 14 Mar - 23:25

On a amené la Lune au pays du Soleil.

Peut-être... Pas sûr.
Peut-être que c'est Nétifer le Soleil, et cette égérianne au cheveux verts, la Lune.
Non. Ça, c'est ce que tu veux penser. Arrête de te faire mener par le bout du nez par tes sentiments, mon grand. Père te donnerait le fouet pour ça. Les faits. Uniquement les faits.
Et pourtant, j'ai déjà mis le doigt dans le sale et dangereux engrenage du sentimentalisme...


Alekseï semble hésiter et reprend :
...Sans preuves du contraire, j'ai une totale confiance en Nétie.

Mais oui, il faut vite désamorcer le problème avant que ça nous pète au visage. Les égérians nous aiment bien et sont sympas, mais ils ne laisseront pas passer ça sans duel. Et je ne veux pas de ça...

Elle m'a dit qu'elle allait se reposer. Elle doit être dans sa cabine.

Alors allons voir.

Les trois terriens s'apprêtent à quitter l'infirmerie quand arrive Jeck Moano, le maître d'équipage. Il fait signe à nos amis d'attendre un moment, puis s'explique brièvement avec la doctoresse. Celle-ci lui rapporte les accusations de la fille au bras cassé avant de le rassurer : La blessure est nette et se réparera vite et sans séquelles.

<Par tous les enfers, on avait bien besoin de ça !>

Attendez, vous ne pouvez pas encore accuser Nétifer comme ça.

<Le problème, jeune fille, c'est que votre amie s'est pointée devant le capitaine il y a quelques minutes pour admettre les faits. Vous devriez allez la voir et éclaircir ça avant que ça ne dégénère. Les séclantis ne sont pas très appréciés, par ici, et cet incident ne va pas beaucoup arranger les choses.>

Oban retire son patch un instant.

Je peux pas dire que ça me surprenne. Elle est clairement homophobe, et mignonne. Sale combinaison. Puis il le remet. <C'est un souci d'éducation, monsieur. Un chaperon règlera le souci définitivement. Nous sommes désolés.>

Allez. Autant entendre directement de la bouche de Nétifer ce qui s'est passé.

Les trois terriens prennent la direction du poste de commandement, non loin de là. A l'entrée, un homme leur fait signe d'entrer. Ils pénètrent dans la salle des cartes où Zeb est assis derrière un bureau dans une pièce encombrée de plans, d'appareils de navigation et de centaines de souvenirs venant des quatre coins de la galaxie.


Ah, vous voilà, fait le capitaine en terran. Je vois que tu es réveillé, mon garçon ! dit le gros homme en se levant. Bienvenue sur mon navire. Tu peux m'appeler Zeb.

Il lui tend sa grosse main calleuse. Oban la serre assez fort, histoire de ne pas avoir l'air d'un gamin.

Oban, m'sieur. Oban Cross ! µRavi de voir votre navire. Il est pas commun, dîtes donc. Votre moteur est amorti ou quoi ? C'est comme si vous en aviez pas !

Héhé, tu as de la poigne, mon gars. C'est bien. Et on a pas de moteur sur ce vaisseau. On a des VOILES ! fait-il en levant les bras avec enthousiasme.

Nétifer est assise sur une chaise, sur le côté. L'air dur et fermé qu'elle avait à leur arrivée laisse place à un sourire soulagé lorsqu'elle voit Oban.

N'arrivant pas à se décider sur l’attitude à adopter, Alekseï évite de croiser le regard de la Séclantie, et reste silencieux. Un peu en retrait. Oban n'a pas ce genre de considérations.

Eeeeh je t'avais pas vue, toi ! Alors, une fille t'a fait du rentre dedans, et elle a vite regretté, c'est ça ? Taquine l'enfant.

T'es pas vrai, toi ! Je suis contente de te voir réveillé... Et dans les cinq secondes, tu fais en sorte que je le regrette déjà.

Alors, c'est ça, hein ? Allez, avoue !

Oui. Nous avons un petit problème qu'il va falloir régler... Et cette demoiselle ne semble pas vouloir faciliter les choses.

Parce que vous voudriez que je présente des excuses alors que c'est à elle de le faire !

Qu'est ce qu'elle t'a fait, qu'est ce qu'elle t'a dit ? Je suis certain que tu devais avoir une bonne raison. Pourvu que ce soit le cas...

Bien sur qu'elle a une bonne raison.  Mais elle va un peu loin, non ? Tu lui as cassé le bras exactement de la façon dont tu as cassé le mien. Je vois exactement le mouvement.

Ce sont de bons réflexes, mais pas contre ceux qui ne sont pas des dangers pour toi. Alekseï, Angelica, je pense que je ferais un bon chaperon. Il fallait qu'on en parle, de toutes façons. Et j'ai besoin d'une adulte pour aller où je veux, quand je veux. Et me limiter si besoin est. On ira s'excuser après une petite euh... préparation ?

On en parlera, Oban. Pourquoi pas...
Mais laisse Nétifer répondre. Je ne suis pas convaincu que ce soit à elle de s'excuser. Tant que je n'en sais pas plus, du moins.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Mar 15 Mar - 20:55

L'air contrariée, Nétifer raconte...

Elle m'a abordée dans une coursive, alors que j'allais à ma cabine pour dormir. Je n'ai pas compris ce qu'elle a dit, mais je sais quand je me fais insulter, même avec le sourire. Je l'ai ignorée, mais elle m'a retenue par le bras. Je me suis retournée et elle a fait le geste d'attraper son poignard. Je me suis défendue. Et oui, je lui ai cassé le bras.

Ma petite, je ne vais pas vous mentir : Pour certains, vous n'êtes pas la bienvenue ici. Je parie que son frère est déjà au courant, et ils ont beaucoup d'amis à bord. Et puis pourquoi est-ce que vous aviez besoin de la blesser, pardi ? Le garçon a raison : Vous ne pouviez pas éviter ça ?

Nétifer hésite.

Si. Peut-être... Mais c'est fait, voilà ! Elle allait m'attaquer. Ça j'en suis certaine.

Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?

On y réfléchit calmement. Personne ne veut que cet incident dégénère. J'espère, du moins... En s'adressant à Zeb, il poursuit :

J'ai entendu la blessée parler dans l'infirmerie. Elle déteste les séclantis. Je ne rapporterai pas ses mots ici, mais ils étaient violents.
D'un autre côté, Nétifer voulait en effet aller se reposer. Et quand je l'ai quitté, elle était très calme. Je n'ai aucune raison de remettre en cause son histoire, et vous non plus, puisqu'elle est venue d'elle même vous en parler.

Une inconnue qui vous attrape le bras dans un couloir, vous parle sans faire l'effort de savoir si elle comprise, et pose sa main sur un poignard... Pour moi, la réaction de Nétifer est justifiée, même si j'aurais préféré qu'elle la neutralise sans lui briser le bras.
Chacun son style de combat au corps à corps... Nous pouvons déjà être heureux que la blessure de cette fille ne soit pas handicapante à long terme.

Je pense que vous êtes d'accord avec moi, Zeb. Mais je comprends aussi tous les problèmes que ça peut poser dans votre famille que vous le reconnaissiez... Je ne désire qu'une chose : que tout se passe pour le mieux, pour nous, pour vous, pour votre équipage.

Je pense qu'il faudrait faire une réunion avec cette jeune fille, sa famille, vous et nous.

Comment tu veux régler ça, toi ? demande Oban à Nétifer pendant que Le russe parle au capitaine. Parceque ça marchera mieux une fois sortie d'ici. Avec des excuses, tout ça. Ce ne sont que des mots, ca na pas d'importance...

Si, justement. Être en accord en paroles et en actions, c'est peut-être la chose la plus importante qui soit, au contraire.

Ecoutez, je vous crois, jeune dame, quand vous dites qu'elle a porté la main à son couteau. Le problème, c'est que ça ne signifie pas qu'elle allait vous attaquer : C'est un geste plutôt commun, par ici. C'est comme... mettre un point d'exclamation à la fin de votre phrase, comme vous autres terriens vous serreriez le poing ou montreriez quelqu'un du doigt.

Oh, et d'ailleurs, ne montrez pas les gens du doigt. C'est une insulte grave, par ici.

Et moi je vous dis que ce n'était pas que de l'intimidation. Elle allait sortir son arme. Je l'ai vu dans ses yeux.

Ha, bon sang ! Allons lui parler et tâchons de régler ça.

On ne devrait pas prévenir Maccari ?

Le bougre est occupé. Et cela reste mon navire, mademoiselle ! Allons, suivez-moi, vous autres, dit-il en prenant la direction de la sortie.

C'est parti. Eh, on a de quoi troquer ? J'ai vraiment besoin de vêtements.

On a tous vraiment besoin de vêtements, Oban. Ça peut attendre encore un peu, non ?

Quoi ? Okay, on verra plus tard...

Alekseï suit Zeb, mais en profite pour poser une question à Nétifer, une de celle dont la réponse pourrait être un atout un peu plus tard. Il parle assez fort pour être sûr que le capitaine l'entend.

Dis, Nétie... Je sais que tu ne parles pas un mot d'égérian, mais "au son", de mémoire, tu serais capable de nous répéter des fragments de ce qu'elle t'a dit ?

Honnêtement, non. J'avais vraiment la tête ailleurs quand elle m'a parlé.

Dommage. Ça aurait pu aider. Mais ce n'est pas bien grave.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Mer 16 Mar - 20:26

Alors qu'ils sont presque de retour à l'infirmerie, devant laquelle il y a un petit attroupement d'une dizaine de marins des deux sexes. A l'intérieur on devine un échange de voix assez vif, le maître d'équipage arrête le capitaine dans le couloir.

Ah, Zeb ! J'ai ordonné à ce qu'on ne laisse entrer que son frère. Liaée est vraiment remontée, et elle veut un combat. Pas la peine que la rumeur s'étende trop vite.

Après ce qu'elle s'est pris ?

Bien vu, Jeck. Et rappelle quand même à tout le monde que miss Krantz est notre invitée et notre amie, tu veux ?

Bah, ne t'inquiète pas. On est pas des sauvages, tu le sais bien. La plupart de ceux qui étaient là à leur arrivée savent très bien ce qu'il en est. Mais tu sais aussi comme tout le monde aime assister à un duel...

Enfin, les gars à problèmes, ils sont pas si nombreux, on les connait, et je vais les tenir à l’œil.

Est-ce que le frère de Liaée, ou un de ses proches, fait partie de ces gars ? Parce que si l'on avait brisé le bras d'une de mes petites sœurs, quel que soit la raison, même si elle était en tort à la base, je serais fou de rage...

C'est le cas, mais comme je vous le disais, je vais le surveiller. Mais vous devriez parler à Liaée, Zeb. Elle crie à qui veut l'entendre qu'elle s'est fait attaquer sans raison.

Ouais, allons voir ça. Rien de tel qu'une petite confrontation pour éclaircir les choses.

Le petit groupe de curieux qui attendent près de l'infirmerie s'écarte pour les laisser passer. Quelques réflexions sont murmurées au passage de Nétifer, mais à voix trop basse pour être comprises.

Une fois entrés, nos amis trouvent la jeune fille aux cheveux verts en train de parler à un garçon du même âge qu'elle environ, et qui lui ressemble beaucoup.

Zeb prend à part le médecin de bord.


<Alors, Valissa, comment va Liaée ?>

<Pour son bras, ce n'est pas très grave. Ce sera ressoudé dans les deux jours, et elle pourra s'en servir normalement dans quatre. Je pense que son égo a été bien plus meurtri que sa chair.>

Alekseï sait très bien qu'il faut laisser l'initiative d'engager la discussion au capitaine. Que l'un d'entre eux s'y aventure, et se serait interprété comme un comportement irrespectueux, dominateur, et agressif. Tout ce qu'il faut éviter...

Aussi, il attend. Juste un ou deux pas, l'air de rien, pour se retrouver devant Oban, Angélica, et surtout Nétifer. Afin de pouvoir servir de tampon si une personne d'un des deux camps s'énerve.

De son côté, Oban souffle un ras-le-bol ; ses seules pauses sont visiblement des petits comas ; sinon, les évènement ne font que s'enchaîner.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Jeu 17 Mar - 20:36

Alors que Zeb fait signe à la fille sur son lit de l'écouter et à Nétifer d'approcher, Angélica installe son dernier traducteur sur la séclantie.

<Bon, jeunes filles, il est temps de tirer cette histoire au clair.> fait Zeb de sa grosse voix.

<Zeb, je ne mens pas ! Elle m'a cassé le bras !>

<Je sais. Nétifer l'a admis d'elle-même. Mais elle dit aussi qu'elle s'est défendue. Que tu allais l'agresser.>

<Quoi ? N'importe quoi ! Je... Oui, d'accord, j'ai peut-être été un peu agressive. Mais je n'allais pas l'attaquer !> déclame la fille d'un air sincère.

<Tu allais porter la main à ton arme.>

<Hein ? Evidemment ! Mais ça ne veux pas dire que j'allais m'en servir !>

<Liaée, c'est une étrangère. Tu sais très bien que ce genre de geste peut être mal interprété.> fait Zeb sur le ton de l'apaisement.

<Et alors ?!? Ça veut dire qu'elle a le droit de me briser les os et de m'humilier sans conséquences ?>

<Bien sûr que non, Liaée. Il va falloir qu'il y ait réparation, Zeb, d'une manière ou d'une autre. Même toi tu ne peux pas t'y opposer.> intervient soudain le frère. Il n'a pas l'air plus en colère que ça, mais son ton est ferme.


C'est ça la justice égérianne ? On ne peut pas juste les laisser s'expliquer ? Zeb, elle veut un duel ? Ca ne peut que mal se terminer !

Mais non, on va s'expliquer ! coupe le capitaine avec un large sourire. Pas vrai, Etanis ? Allons, les jumeaux, je sais que ça fait mal, mais c'est un malentendu, non ?

C'est aussi une affaire de principe. Un geste de réconciliation serait le bienvenu.

Ca semble être un bon départ... Lui répond Oban, qui regarde pourtant Nétifer.

<Et vous proposez... ?> Cette phrase là, Alekseï la prononce avec un accent égérian parfait ! Mais aussi d'un ton peu amène...

<Eh bien... On devrait peut-être parler de ça en privé, Zeb, tu ne crois pas ?> demande le dénommé Etanis avec un regard vers l'attroupement de curieux près de la porte.
<Ne t'inquiète pas, Liaée. Je m'occupe de tout.>

<Je... Oui, d'accord.> fait la fille d'un air résigné.

<Bon, c'est entendu. Allons en discuter tranquillement. Suivez-moi. Et toi, Liaée, repose-toi.>

Il prennent la direction de la sortie quand le médecin arrête Oban.

<Attendez une minute, jeune homme. Où croyez-vous aller comme ça ? Vous venez tout juste de sortir du coma. Ça veut dire que vous ne quitter plus mon infirmerie sans avoir été ausculté.> dit la femme d'un ton bienveillant mais ferme.

Elle a raison, Oban. Ce serait mieux de s'assurer que tout va bien. Mais je reste avec toi, si tu veux. D'accord ?


... On peut faire ça rapidement ?Je crois que je suis resté à l'infirmerie bien assez longtemps.


Dernière édition par Eric le Ven 18 Mar - 10:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Ven 18 Mar - 10:43

Une fois Zeb parti avec Etanis, Alekseï et Nétifer, le docteur fait signe aux curieux d'aller voir ailleurs et ferme la porte. Elle entreprend ensuite d'examiner Oban avec un scanner médical, pas très différent de ceux qu'utilisent les terriens.

Le garçon se retrouve assis près d'Angélica, mais aussi à côté de la fille aux cheveux verts. Une coque moulable munie d'un bioscan a été placée sur son bras brisé. Elle serre les dents, mais à l'air plus triste qu'autre chose, et Oban voit les larmes perler à ses yeux.


Eh, 'faut pas vous mettre dans cet état, qu'est ce qui vous arrive, miss ? tente un Oban plutôt gêné par sa difficulté à se positionner : qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Après un silence de sanglots, il tente à nouveau :

C'est votre frère ou c'est la "Sec" qui vous met dans cet état ?

Elle jette un regard d'abord peu amène à Oban, puisse hausse les épaules en soupirant, comme si finalement cette indiscrétion n'était pas si grave : Après tout, elle a affaire à un gamin.

<C'est un tout. Ce n'est pas seulement cette fille... même si elle est cinglée !>

Pas faux ; elle m'avait fait exactement la même blessure il n'y a pas lontemps. Réflexe conditionné. Mais ce n'est pas ça le problème, j'ai l'impression...

<Le garçon a raison, Liaée, n'est-ce pas ? C'est aussi à cause de ton frère ?>

<Parce qu'une fois de plus je me suis ridiculisée et qu'il doit prendre les choses en main ?>

<Ecoute, Valissa, je sais que c'est en partie ma faute. J'étais en colère à cause de... d'une mauvaise nouvelle, et j'ai voulu la passer sur elle. Je ne l'aurais pas blessée, mais... Ah, par tous les vents, je ne sais pas ce que je voulais faire. Et pas de chance pour moi, je suis tombée sur elle alors qu'elle aussi avait besoin de se défouler.>

<Je sais ce que j'ai dit... Que je voulais sa peau... Mais c'était sur le moment. Là, je préfèrerais qu'on oublie tout ça, mais il a fallu qu'Etanis s'en mêle. C'est trop tard, maintenant.>

< Peut-être pas. Vous êtes votre propre responsable, après tout. Et nous, on ne veut pas faire de vagues. Ca ne nous arrange pas vraiment, cette histoire. Moi, je voulais faire le marché. Rencontrer des gens, voir vos équipements... Et je me retrouve au milieu de cette affaire...

Si vous réglez ça avant que votre frère ne s'en mêle, je pense qu'on peut tous très bien s'en sortir.

Vous... vous voulez en parler, de ce qui vous a mis de mauvaise humeur ? >

Oban termine sur un sourire un peu crispé, mais plein de bonnes intentions.

Elle lui rend un regard triste, mais il réussit à lui arracher un demi-sourire.

<Etanis m'a demandé de ne pas en parler, mais... C'est à cause de notre cousin Tivolo. Hier nous avons reçu un message de notre tante Vylside. Tivolo a été... a été arrêté par les séclantis. Ils l'ont accusé de vol et condamné à l'esclavage.>

<Vous vous souvenez de Tivolo, Valissa ?>

<Oui. Il voguait sur le voilier de Porto Sarramis. Un rouquin, c'est ça ? Un gentil garçon. Je me souviens que tu l'aimais beaucoup.>

<Oui. Je... Je ne le reverrai plus jamais, maintenant...>

La fille en face d'Oban est à bout, au bord de la crise de nerfs. Elle serre les dents pour mieux retenir ses larmes.

Pssst. Fais-lui un calin, glisse Angélica à Oban avec un petit coup de coude qui le fait avancer d'un pas. Oban la regarde, fait une moue signifiant "espèce de peau de vache, c'est inapproprié", et s'exécute.

Là, là... C'est bête, quand même, au lieu de demander de l'aide, de vouloir forcer les gens. Allez la voir et racontez lui, plutôt. Elle comprendra. Ou... Je peux le faire, si vous n'osez pas. Je lui raconterai l'histoire de Tivolo...

Un torrent de larme se déverse maintenant sur l'épaule d'Oban. Les vannes ont craqué. La fille est d'abord incapable de s'exprimer, trop occupée à pleurer en hoquetant. Le garçon n'a pas l'habitude de ce genre de déversement d'émotions.

<Et qu'est-ce que vous croyez qu'elle va faire, hein ? Elle en a rien à faire, de Tivolo...>

Écoutez, elle fait partie de mon équipage. Et la chose qui nous réunit... Je crois que c'est celle-ci : On aide les gens. Même si ça nous en coûte. Alors oui, peut-être qu'elle ne pourra rien y faire. Mais peut-être qu'elle sait où aller, qui voir, quoi faire... Je ne sais pas moi, je ne suis pas séclanti - enfin, je ne crois pas - mais elle l'est et elle en saura plus. Demander de l'aide, ce n'est pas honteux.

La manière de votre frère vous déplait ? Adoptez votre propre façon de faire !  Termine-t-il, le poing levé vers le plafond, à fond dans son rôle.

<Je... Mais je n'oserais jamais, maintenant... Elle...>

...Ne va pas vous manger. Nétifer n'est pas toujours facile, mais elle n'est pas mauvaise.
Et puis tu as entendu Oban : si tu n'oses pas lui demander de l'aide, on va s'en charger. Pas vrai, Oban ?

Eh, chose promise, chose due. Eh, doc, vous auriez un mouchoir ?


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Ven 18 Mar - 10:45

Alekseï suit Zeb, en compagnie de Nétifer et Etanis, jusqu'à la salle des cartes. Alors qu'ils parcourent les coursives du vaisseau, Nétifer garde son air renfermé. Le jeune russe sent qu'elle est travaillée par quelque chose, et ce n'est pas juste par l'incident qui vient d'avoir lieu.

Alekseï lui jette un regard interrogatif, mais ne dit pas un mot. Déjà, Etanis est à portée d'oreille.
Mais surtout, poser à Nétifer la question "qu'est-ce qui ne va pas ?", eh bien le jeune russe visualise ça comme aller chercher à tâtons entre les pâles d'une hélice pour voir ce qui pourrait être en train de la bloquer...

Aussi, il suit le groupe en silence.


De retour dans la salle des cartes, Zeb ferme derrière eux et leur fait signe de s'assoir.

<Alors, mes enfants, il va falloir trouver un arrangement, maintenant. Je vous écoute.>

<Eh bien comme je le disais, un geste de réconciliation serait le bienvenu. Un présent accompagné par des excuses serait adapté.>

Oh, si c'est tout ce qu'il y a à faire pour arranger les choses... Je suis prête à les accepter, ces excuses. Et le cadeau avec, fait la séclantie d'un ton mielleux.

Etanis plisse les yeux et ses lèvres se pincent.

<Évidemment, cela peut aussi se régler autrement. La fierté de ma sœur et donc de ma famille est en jeu. Si il faut verser le sang...>

Alekseï voit à quel point Etanis énerve Zeb, mais tout capitaine qu'il soit ce dernier ne peut aller contre les traditions de son peuple.

Moi, je vous propose ça : Chaque parti offre un présent et des excuses à l'autre.

Notre présent, c'est d'avoir aidé Maccari à sauver la fille de votre Capitaine, en y risquant notre vie et en y laissant des morceaux. , dit-il en montrant son oeil et sa main. Et comme excuse, je suis sûr que Nétifer sera d'accord pour avouer qu'elle ne connaît pas votre culture, mais qu'elle compte bien en apprendre un peu plus pour ne plus avoir ce genre de problème à l'avenir.

De votre côté, l'excuse sera de reconnaître qu'insulter une fille qu'on ne connaît pas, qui ne vous à rien dit, et qui en plus vient de sauver la peau de Parisse, c'est pas très malin.

Quant à votre cadeau, ce sera d'accepter ce marché sans nous faire perdre de temps. Parce qu'en fait, Nétifer et moi, on a simplement envie de prendre une douche et d'aller se coucher. Pas de se battre avec vous... On en a eu assez avec Arloc et ses hommes !

Ça vous va ? Et on peut rajouter une poignée de main pour faire bonne mesure...

Alekseï semble s'énerver petit à petit.

Silence pesant.

Nétifer lance un coup d'oeil reconnaissant à Alekseï...


Je veux bien reconnaître que la proposition a son charme.

...Puis s'adresse au jeune égérian.

Ça me paraît honnête. Et je promettrai de ne plus blesser personne sur ce vaisseau. Comme ça, vous pourrez vous sentir tranquilles.

Héhé. Bien joué, tous les deux.

<Hum... Oui, pourquoi pas... Vous savez quoi ? Promettez de ne plus faire de mal à qui que ce soit, et nous pourrions simplement conclure une Trêve. Pourquoi ne pas simplement remettre cette discussion à plus tard, le temps que vous profitiez de notre hospitalité ? De mon côté, je promets de la respecter sans chercher à la contourner.>

< Je suis d'accord. On promet pas blesser personne sur Rapide, sauf pour défendre nous-même. Je espère trêve durer toujours. Et je remercie de nous permettre partir nous reposer. On est fatigués. Parler plus, plus tard. >
Ça te va, Nétie ?

Ça me va très bien.

Elle se lève de sa chaise et se dirige vers le fauteuil où est assis Etanis.

Nous aimerions avoir un moment en privé, maintenant. Seriez-vous assez gentil pour me laisser votre siège ?

Etanis la regarde bouche bée une seconde.

<Heu... Oui, bien sûr. Il se lève rapidement. Je vous en prie.>

Merci, dit Nétifer en s'installant confortablement dans le fauteuil.

<Et donc, moi je...>

<Ben toi, c'est le moment où tu fous le camp, mon gars,> dit le capitaine sur le ton de l'évidence. <Et estime-toi heureux. Dans ma jeunesse, si tu m'avais parlé comme ça, je t'aurais mis mon poing dans la figure.>

Mais votre style est pas mal non plus, dit Zeb aux terriens.

Alekseï attend un peu pour qu'Etanis se soit éloigné.

Merci, Zeb. Personnellement, j'avais bien envie d'en venir aux poings. Mais par respect pour votre accueil chaleureux, pour vous et votre peuple, nous n'avions pas d'autre choix que celui du compromis. J'en suis heureux, en tout cas.

Et il laisse la parole à Nétifer d'un geste de la main, puisqu'il sent qu'elle a une pressente envie de s'exprimer !

C'est toujours comme ça, chez vous ?

Hahaha ! assez souvent. Vous savez, un jour, un des amis terriens m'a dit que si il devait nous définir en trois mots, nous autres égérians, ce serait "filous", "bagarreurs" et "charmeurs". Eh bien il n'avait pas tort !

Et ne vous inquiétez pas trop pour Etanis. Il respectera sa parole. Les Trêves sont quelque chose de sacré. Certaines durent des années, voire des décennies, sans jamais être rompues.

En parlant de respecter sa parole, j'ai une petite question avant de prendre congé et de suivre l'emploi du temps que j'ai expliqué à Etanis...

Que comptez vous faire de Rackham ?

Lui ? Valissa va l'examiner pour savoir si son histoire de maladie est vraie. Ensuite, on le jugera, puis je suppose que les anciens autoriseront Maccari à le provoquer dans un duel à mort... A moins qu'il ne préfère le voir lentement dépérir dans sa cellule.

Très bien. Il faudra donc que je demande l'autorisation à Mac.
Je pense que je vais vous laisser.

... A moins que vous n'ayez un autre sujet à aborder ? Tant qu'à faire, autant éviter de laisser Nétifer se balader seule dans les coursives.

Naaan. allez vous reposer, les jeunes. Ce soir on donne une petite fête, alors je vous veux au mieux de votre forme. Hahaha !


Dernière édition par Eric le Sam 19 Mar - 15:31, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Sam 19 Mar - 15:35

Alekseï et Nétifer quittent la salle des cartes pour retourner à leurs cabines, situées dans le même couloir. Ils font le trajet en silence, mais arrivée devant sa porte, Nétifer s'arrête un instant.

Merci, Alekseï. D'avoir aidé à régler ça, je veux dire. Ce genre de situation, ce n'est pas mon fort. Encore un peu et j'appliquais la méthode de Zeb.

De rien. Quand tu veux. En fait, c'est surtout Etanis qui devrait me remercier. Je lui ai évité des coups et une humiliation. Qu'il aurait bien mérité, d'ailleurs !
Mais bon, je ne sais pas pourquoi, j'avais l'impression que tu n'avais pas envie de te battre, ce soir. Le taquiner un peu, au pire.
Donc, voilà...

Repose-toi bien, cette fois-ci.

Et n'hésite pas à venir me secouer si je roupille trop longtemps. Mais une bonne douche chaude d'abord. Ça va me faire du bien !

C'est d'accord. Elle marque une pause. Je ne suis pas toujours facile, pas vrai ? En tout cas, merci de me supporter. C'est bien de savoir que je peux compter sur toi.

Allez, à tout à l'heure.

Nétifer passe la porte et referme derrière elle. A son tour, Alekseï pénètre dans sa cabine. Celle-ci est minuscule, mais il a tout ce dont il a besoin : Une couchette ! Un petit tas de vêtements propres et colorés lui a même été déposé. Evidemment, ce n'est pas un hôtel de luxe, et dans ses cinq mètres carrés, pas la place pour loger une salle de bain : Il va devoir utiliser des douches qu'on lui a indiquées et qui se situent un peu plus loin.

Ses vêtements de rechange sous le bras, Alekseï s'y dirige assez vite. Arrivée sur place, il ouvre la porte... et réalise aussitôt que c'est une douche commune. Forcément.

<Hé, salut.> fait la jeune femme qui s'y trouve déjà, et qui continue de se déshabiller comme si de rien n'était.

Alekseï déglutit, la fixe une seconde, détourne très vite le regard. Il pense une seconde à revenir plus tard. Mais il n'a déjà pas beaucoup d'heures de sommeil disponible, donc...

Bon... C'est la coutume, c'est normal. Tu te comportes comme un égérian, ça arrive tous les jours, c'est normal. Tu ne la regardes surtout pas, tu prends la douche la plus éloignée d'elle, tu vas dans un coin pour te déshabiller, et tu réponds de façon normale :
<Salut. Je ne pas déranger ?>

<Oh non. Pourquoi ?>
<Je suis Veltine. Enchantée.> dit-elle en lui tendant la main pour faire l'effort de le saluer à la terrienne. Évidemment, le fait qu'elle soit maintenant dans le plus simple appareil (et jolie, en plus) rend la situation un peu inhabituelle.

Le jeune homme fait tout ce qu'il peut pour la regarder dans les yeux. Il pose sa main gauche sur ses parties génitales, et sert la main tendue par Veltine de la droite.

Oh mon Dieu ! Reste calme, c'est normal ici... <Je suis Alekseï. Ravi de vous rencontrer.>

Et il repart (fuit ?) vers sa douche, fixe le mur et se savonne énergiquement. En essayant de ne pas trop penser.
Mais comme le silence s'installe, et qu'il trouve ça encore plus étrange, il ajoute :


<Je connais pas encore toi. Quel est le travail tu fais sur Rapide ?> Sans détourner le regard du mur...

<Moi ? Je suis volante.> répond-t-elle gaiment.
<Ça veut dire que je fais des sorties dans l'espace, pour réparer les voiles ou la coque, par exemple.>

Tout en lui parlant, elle se savonne énergiquement avec l'eau recyclée, qui a un goût et une odeur vaguement métalliques. A ce moment précis, Alekseï a comme une sensation familière. De l'autre côté du mur qu'il fixe sans ciller, il sent passer comme une présence... Nétifer... Qui vient sans doute faire comme lui sans se douter de rien.

Sérieusement... Il soupire. Ça va encore faire des problèmes...
Non. En fait, je m'en fous. Je suis dans le coin opposé, je me lave simplement. Et on parle dans des douches communes. C'est tout.

<Ah ? Je suis jamais sorti dans l'espace. C'est un travail beaucoup dangereux. Oui ?>

Alekseï passe à ses cheveux, et il noie volontairement son œil dans beaucoup de mousse. Hop, il ne verra plus rien.
"Courage, fuyons !"


Un instant plus tard, la porte s'ouvre sur Nétifer, qui reste figée.

<Hé, salut. Viens, il reste une place.>

La séclantie regarde la fille, Alekseï, et le peu d'espace entre eux.

C'est pas un peu petit pour trois ?

Euh... Si. Mais c'est normal, c'est la coutume. Douche commune. , Ça doit faire au moins dix fois qu'il se dit ça dans sa tête.

Mais ne t'inquiète pas, si ça t'embête, j'ai fini dans une minute. Tu pourras prendre ma place.


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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Sam 19 Mar - 21:51

<Tenez, voilà votre mouchoir.>

Liaée peut enfin se moucher. Elle se reprend un peu.

<Tu vas te reposer, maintenant. Allez, allonge-toi et essaie de dormir.>

Puis elle se tourne vers Oban.

<Jeune homme, vous êtes en excellente santé. En fait, vous êtes en meilleure forme que la plupart de mes patients.>

<Il faut quand même que je vous dise... Tivolo est bien un garçon adorable, mais c'est aussi un voleur. J'ai pensé qu'il valait mieux que vous le sachiez.>

Oui, on est pas mis aux arrêts pour rien ; surtout là-bas. Mais leur mentalité est rigide, aux Séclanti. Ca ne sera peut-être pas faisable. Préparez la à cela.

Et donc, je peux y aller ?

<Tout à fait, vous n'avez plus rien à faire ici.>

Extra. Angie, on va voir Nétifer ?

D'accord.

Et dès qu'ils sont sortis : Je suis fière de toi, tu sais ? C'était très gentil de la consoler comme ça. Et puis tu vois qu'avec de la gentillesse on obtient beaucoup de choses. Oban se contente de hausser un sourcil ; il ne s'attendait pas à celle-là, lui qui se voit comme très gentil.

Allez, tâchons de trouver Nétifer. Elle doit être par là.



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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Sam 19 Mar - 23:28

Angelica guide Oban vers les cabines, où ils espèrent trouver Nétifer. Et ils tombent justement sur elle au détour de l'un des étroits couloirs du vaisseau. Elle se tient devant une porte grande ouverte d'où s'échappe de la vapeur. Oban l'entend parler avec quelqu'un à l'intérieur. Il lui semble aussi entendre la voix d'Alekseï.

Nétifer ! Hého !

Avec qui tu parles ?

Angélica et Oban rejoignent Nétifer et jettent un oeil dans la cabine de douche. Là ils voient le jeune homme et une demoiselle vêtue de... d'un peu de mousse.

<Bonjour.> dit la nymphe en souriant à Oban et Angelica.
<Je suis désolée, mais là, on va vraiment manquer de place>

Houlà, murmure Angelica en rosissant.

Alekseï, l'oeil plissé pour empêcher le savon de l'aveugler complétement, semble à la fois irrité, et résigné...

Non, mais sérieusement ! ... Ce sont des douches communes, ce n'est pas un zoo ! , dit-il en cachant son anatomie du mieux qu'il peut.
Dix minutes tranquille, c'est trop ? Franchement... Dix minutes.

Haha ha ! C'est toi le premier à être tombé ! Je voudrais bien savoir quelle tête aura Netifer quand on lui dira ça...

Mais qu'est ce... De quoi tu parles ?! Non, répond pas... En fait je m'en fous... Mais elle risque de faire cette tête là, dit-il en lui indiquant la Séclantie qui se trouve à l'entrée des douches d'un mouvement de la tête.

Bon... Qu'est ce que tu veux ?
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Dim 20 Mar - 21:08

A toi ? Oh rien. C'est à Nétifer qu'on doit parler.

A moins que tu ne préfères te doucher maintenant ? demande innocemment la blonde à la brune.

Je crois que je vais attendre, répond la séclantie avec une moue pincée.

Oh, et si tu veux, j'ai gentiment demandé et ils vont m'installer un bac avec de l'eau chaude dans ma cabine. Si tu veux en profiter...

C'est vrai ? Oh merci !

Nétifer referme la porte.

Et vous vouliez quoi, au juste ?

Tu lui expliques, Oban ?

Un peu ailleurs, le jeune garçon commence par rassembler ses esprits ;

Alors. On a causé avec la fille au bras cassé. Elle est manipulée de long en large par son frère, mais pas pour de mauvaises raisons ; il semble qu'un petit vaurien de leur connaissance se soit fait arrêter en territoire Séclanti, et ils voulaient en gros que tu les aide à le retrouver, ou quelque chose comme ça. Tivolo, qu'il s'appelle.

Mais bref, la fille n'est pas méchante, au fond, et on lui a promis qu'on organiserait une entrevue pour que vous puissiez parler. Tu veux bien ?

Tu plaisantes ? Elle m'agresse et maintenant il faudrait que je l'aide ?

Allez, ne sois pas comme ça, Nétifer. En plus, je crois que Liaée est amoureuse de ce Tivolo, alors quand elle a appris qu'il avait été condamné à l'esclavage, elle a un peu perdu ses nerfs, c'est tout. Tu peux comprendre ça, pas vrai ?

Bon sang, vous êtes pas croyables, tous les deux. Dès qu'il s'agit de faire une bonne action, vous sautez dedans à pieds joints, hein ?

Elle soupire.

Bon, pourquoi pas. Je veux bien lui parler. Mais quand je me serai lavée et reposée, d'accord ?

oh, prends ton temps. Moi, j'ai géré. L'affaire est classée et si tu peux l'aider, même juste avec des informations, tant mieux.

Maintenant, où sont Dan, le marché et surtout : est ce qu'on peut troquer ou on est  nus comme des vers ? On a des choses à échanger ?

Je ne crois pas qu'il y ait un marché à proprement parler, mais tu peux troquer avec tout le monde, ici. Il suffit de trouver la bonne personne en fonction de ce que tu veux. Et de notre côté, Seamus a été assez sympa pour laisser la navette et tout son contenu à Maccari comme "butin de guerre". Du coup, tu as une part du... heu... du pillage ?

Et pour Dan, ne t'inquiète pas. Je suis restée en contact avec lui. Il devrait rejoindre notre position dans moins de deux heures.

Eh bien tu sais quoi, Oban ? Va donc te servir avant que tout n'ait disparu. On ira voir cette fille dans quelques heures, quand je serai mieux disposée.

Et toi, Angie, si tu me montrais où je peux prendre ce bain ?

Bien sûr !


Dernière édition par Eric le Lun 21 Mar - 18:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Affaires de famille   Dim 20 Mar - 21:30

Une fois la porte refermée, Alekseï se retrouve de nouveau seul avec la fille au cheveux bleus qui a entrepris de se rincer abondamment.

<Vous êtes vraiment étranges, vous, les terriens,> dit-elle d'un air amusé. <C'était quoi, le problème ?>


Je suis pas vraiment sûr, en fait...
De leur côté, je crois que les douches mixtes les choquent... Alors, en me voyant sous la douche en même temps que toi, j'imagine qu'il vont me juger, se moquer et blablabla...

De mon côté, je voulais être tranquille quelques minutes. Nétifer arrive, parce qu'elle veut prendre une douche... OK.
Et voilà. Dans les dix secondes, toute la troupe est là...

Alekseï se rince aussi, et va bientôt allez se sécher. Il aurait bien voulu se prélasser un peu sous l'eau chaude, mais bon... Le moment est gâché.


<Ça c'est bien les gens qui vivent sur les planètes !> rit la fille.
<Vous avez tellement de place que la promiscuité vous pose un problème ? Si vous deviez vivre en permanence dans des espaces réduits, comme nous, vous oublieriez très vite ça.>

<Enfin, c'est juste ma théorie,> dit-elle en se séchant également.

< Je pense tu as raison. Mais pas facile de perdre habitudes à soi. Je essaye.>

Dès qu'il est sec, il part enfiler sa nouvelle tenue, certainement très bariolée... Il glisse à la ceinture le poignard qu'il gardait dans la poche intérieure de sa veste.

<Tu vas à fête, ce soir ?>

<Bien sûr ! Je te présenterai des amies si tu veux. Et tu me présenteras les tiennes dans de meilleures circonstances, d'accord ?>

<Oui. Avec plaisir. > Alekseï quitte donc les douches pour le calme de sa cabine et de sa couchette.

De retour dans sa cabine, il défait le pansement qui lui entoure la main. Non seulement la douleur a disparu, mais cela le démange fortement, et il sent sa main à l'étroit à l'intérieur. Même si Maccari lui a parlé de leurs facultés à guérir, le jeune homme est tout de même surpris de constater que non seulement la plaie est entièrement refermée, mais aussi que son doigt a commencé à repousser : Il a déjà récupéré une phalange entière !

Alekseï regarde sa main comme s'il n'y croyait pas. Aussi, il vérifie dans le bout de miroir qui pend dans sa cabine l'état de son œil.
Il soulève le bandeau lentement, s'attendant à un spectacle affreux... Mais le résultat n'est pas très joli, ce n'est pas non plus aussi atroce que ce à quoi il s'attendait : La plaie qui allait de son front à sa joue a presque disparu, et le globe oculaire a déjà commencé à se reformer. Il est encore blanchâtre, vaguement transparent, et on voit le veinules qui le parcourent, mais c'est en bonne voie de guérison. En fait, il est à peu près certain que tout risque d'infection est maintenant écarté. Il pourrait se passer du bandeau si il le désirait.

Puis il se glisse dans sa couchette, remonte sa couverture sur ses épaules, et pousse un petit soupir de satisfaction.


Dernière édition par Eric le Lun 21 Mar - 21:28, édité 6 fois
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