Voyager NG

Le space opera nouvelle génération
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Pavillon noir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Xavier
Maître


Messages : 6930
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 20 Jan - 21:17

Netifer incapacitée. Lui, entravé. Et les autres, vont-ils se rendre compte de quelque chose ? Ou se faire prendre aussi ?

Oban se pose un tas de questions, avant d'en arriver à ses bracelets.

S'ils ont ajouté des fils, ça pourrait permettre de dériver la décharge, et de transformer ce truc en arme...

En examinant de plus près le dispositif, il réalise que les détecteurs de vibrations sont reliés à des micro-émetteurs, qui envoient probablement un signal au collier, qui lui enverra une décharge électrique. Les branchements sont faits de telles façon que si il sépare les capteurs de l'émetteur, ce dernier se déclenche. Ceux qui ont bricolé ça ne se sont pas préoccupé d'enfermer le tout dans une gaine, aussi Oban a accès aux fils, mais pour désactiver le tout, il lui faudrait au moins un bout de cable pour faire une dérivation, de quoi couper les fils et de quoi dévisser les branchements.


Nétifer finit par revenir à elle.

Hé. Toujours là ? C'est bien.

Où on est, exactement ? J'ai essayé de rester consciente pendant qu'ils me transportaient... Mais j'ai raté des bouts, je crois.


Prison. Un vampire pour tortureur-géolier. Ils vendent des choses et aussi des gens. Moi, ils m'ont vendu. Toi, pas encore.

Tu devrais reprendre des forces. Ca ne sert à rien de rester éveillée.

Sourde au conseil d'Oban, elle se redresse en grognant de douleur.

Gnnn... Ce n'est pas en dormant qu'on va se sortir de là.

Attends... un vampire, tu dis ? Qu'est-ce que c'est, un vampire ? Je ne connais pas ce mot là.

un mort qui survit en buvant le sang des autres. D'après les contes, ils hypnotisent, se changent en fumée...

Bref. File moi ton soutient gorge ou un truc qui puisse me servir de tournevis, s'te plait.

Tu rêves ! Il pas encore tapé assez fort pour que je me déshabille devant toi, petit pervers. Décidément, c'est une manie, ce soir...

Par contre, tu peux prendre ça, dit-elle en ôtant une de ses boucles d'oreilles.

Elle la met dans la main d'Oban qui l'examine et décide que ça pourrait convenir. Reste à trouver du fil conducteur.

Un mort-vivant, hein ? Tu y crois, toi ? Ceci dit, c'est sûr qu'il n'était pas humain. Personne ne peut bouger aussi vite.

Quelle conne j'ai été, quand j'y pense. Quand j'ai reçu ce message venant soi-disant de toi, j'ai foncé sans réfléchir.

Désolé. Je venais vers vous et ils m'ont piégé dans l'ascenseur. On est tout en bas de la station. Il y a de quoi inculper plein de gens, mais... Tout le monde est peut être de mêche. Pour ce qu'on en sait. Moi avait bien dit d'évacuer vite fait.

Rhaaa...

T'inquiète pas, tu n'es pas le seul à ne pas avoir choisi les bonnes options, ce soir... Ça en fait faire, des conneries, l'alcool...

Attends... Ils t'ont pris le disque ?!?

Bien sûr, qu'ils l'ont pris. Tu n'as même plus tes vêtements. Fucran !

Mmmm. Le collier électrocute. Il parait. Les gants détectent les changements de vibrations. les murs sont lisses et le métal épais. Porte-champ de force à serrure psychique.

Oban, tu parles tout seul... Ah merde. Tu parles tout court. Bien sûr ! La cellule est sur écoute. Je me demandais aussi pourquoi ils me mettaient avec toi.

C'est la base de l'interrogation : Tu mets deux complices dans la même cellule, et forcément, ils causent.

Possible. Peu importe, maintenant. Il faut sortir, et se regrouper.

Oban brise la boucle d'oreille en métal. Il tord l'attache de manière à ce qu'elle remplace le morceau de cable qui lui manque et utilise la seconde partie comme tournevis. En quelques minutes, il parvient à désactiver le premier bracelet. Il ne lui reste plus alors qu'à y prélever des fils surnuméraires pour faire pareil avec le second.

Qu'est-ce que tu trafiques avec ces trucs ?

Je les change en un truc plus utile. Tu vois, les colliers ont la même fréquence d'activation que ces machins. C'est intéressant, même si je sais pas encore pourquoi.

Et puis j'aurai bientôt les mains libres.  On doit trouver un moyen d'ouvrir la cellule. Essaie de repérer où sont les commandes psy, tu veux ?

Nétifer grogne en se remettant debout et s'approche de la porte. elle plisse les yeux pour tenter de voir au travers.

Sur le côté de la porte. Sur le mur. Impossible d'y accéder de l'intérieur. C'est le but, non ?

Précisément. Il y a deux sortes des ces machins. L'un, tu le fais sauter, et tu restes enfermé. L'autre ouvre la porte. Si le mécanisme est protégé par sa position souvent, on prend l'option deux. Donc si un petit malin, disons, faisait vibrer trop fort les composants fragiles du mécanisme de reconnaissance...

De toute façon, on n'a rien à perdre ?

Et puis je suis curieuse de voir ce que tu peux faire, mon grand !

...

Oban relâche des vagues d'ondes vers le mécanisme de reconnaissance psychique. Comme à la plage, elles ont des force différentes, et se nourrissent les une les autres.

Puis une fdes vagues, plus faible que les autres, devient la dernière. Oban part d'une basse fréquence, et l'augmente doucement jusqu'à son macimum. En attendant un grésillement ou un bruit de cristaux fendus.


Dernière édition par Xavier le Jeu 21 Jan - 1:37, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 20 Jan - 23:36

Durant les minutes suivantes, le combat se fait plus violent et silencieux entre Alekseï et Maccari. On n'entend plus que le claquement de l'acier contre l'acier et des bottes sur le plancher de bois. Chacun des deux donne presque son maximum. Ils attaquent sur toutes les lignes, sortent leurs meilleures feintes, et ce ne sont que fentes, parades, ripostes et contre-ripostes qui s'enchainent.

Au fur et à mesure que le niveau s'est rehaussé, les différences entre les deux combattants sont devenues plus évidentes. Maccari a plus de puissance et Alekseï de rapidité, et les lames qu'ils ont choisi ne font qu'accentuer leurs avantages respectifs. Quant au niveau technique, il est extrêmement proche. L'escrime terrienne d'Alekseï et celle égérianne de Mac ont leurs spécificités propres, mais finalement, dans le feu du combat, aucune n'est supérieure.

A plusieurs reprises, Alekseï est parvenu à effleurer Maccari, taillant dans son gilet ou lui arrachant un bouton. Aucune attaque de l'égérian ne s'est pour le moment approchée d'aussi près... Mais Alekseï commence à fatiguer. Les coups de Maccari ne faiblissent pas, eux, et les parer commence à se faire douloureux.


Un bond acrobatique en arrière.

Joli.

On ne se départagera pas aujourd'hui. Il rengaine son épée et lève les mains. Nous sommes presque à égalité. La question de nos cartes restera donc en suspens. Si tu tiens tant que ça à savoir qui est le meilleur entre nous une lame à la main, je répondrai à tous "c'est toi".

Mon assistance t'es acquise, mais j'ai peur pour les miens. Nous sommes au milieu de la nuit, rien ne devrait se passer, mais j'ai tout de même peur...

Très bien, fait Mac en rengainant à son tour et en reprenant son souffle. Mais on remettra ça.

Bien sûr.


Quant à ton intuition... Il ferme les yeux et semble se concentrer, avant de faire une grimace... Bon sang ! Tu as vu juste.

Il rouvre les yeux et regarde Alekseï en face, un peu contrit.

Ecoute, je savais déjà que les hommes de Rackham avaient capturé le gamin. Attends avant de répondre...

Je ne te l'ai pas dit tout de suite parce que de toute façon on ne peut rien y faire pour le moment, que mon plan va permettre de le secourir aussi, et que je devais m'assurer de tes intentions avant... Mais là, ils ont aussi pris ton amie la baronne. Elle est à l'autre bout du vaisseau, avec le petit.

Quoi ? Ils ont osé toucher à Oban et à Nétifer ? Il avale sa salive.
Les salopards. Je vais les tuer... Oh, je vais tous les tuer. On ne touche pas aux miens ! Ils sont où ? Alekseï n'est pas encore dans une rage folle et incontrôlée, mais on sent ses mâchoires se serrer, et il n'a pas l'air de plaisanter quant au meurtre...

Tu en auras l'occasion, mais je te le dis : On ne peut pas arriver jusqu'à eux maintenant. Ils sont sûrement avec ma sœur, celle que je suis venu chercher, alors crois-moi, si on le pouvait, je foncerait aussi.

Et il faut d'abord s'assurer que ton autre amie est en sécurité.

On fait ça. Il faut retrouver Angelica. C'est le vrai prénom de Justicia...
Je te promets d'attendre, mais promets-moi de me laisser me charger de ces ordures !

Elle s'appelle comment ta sœur ?

Parisse. Ça va bientôt faire un cycle terrien qu'elle a été enlevée. Je n'ai eu de cesse d'essayer de la retrouver depuis, dit Mac avec une crispassion de la mâchoire.

Elle doit être vendue demain... Mais j'ai un plan, un vaisseau et un équipage d'amis fidèles prêts à aborder cette station. Si vous m'aidez de l'intérieur, on a de bonne chance de réussir à la secourir en même temps que tes compagnons.

Et pour ce qui est de tuer Rackham et ses minions, je ne te promets rien. Premier arrivé, premier servi !

Pour Maccari comme pour Alekseï, le moment d'amusement est passé. Ils se comprennent parfaitement, et c'est un regard mortellement sérieux qu'ils échangent, un regard qui vaut tous les serments.

Exactement ! Alexeï ressort lentement sa lame, en salut. Pour Parrise. Pour Nétifer et Oban.
Bien. Chez Angelica. J"imagine que tu te souviens du chemin ? Et tu peux me donner quelques détails sur le plan ? Vous avez des armes ?


Dernière édition par Eric le Jeu 21 Jan - 1:27, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 21 Jan - 1:49

Il faut de longues minutes à Oban pour parvenir à faire voyager les ondes vers l'endroit voulu. Elles ont tendance à s'échapper dans tous les sens et il peine à maîtriser le phénomène. Pendant ce temps, Nétifer a déchiré le bas de sa robe, s'est grossièrement essuyé le visage, et a attaché son bras brisé contre son corps avec le bout de tissu.

Oban essaie encore et encore, et finalement, après presque vingt minutes, il parvient à concentrer les vibrations assez longtemps au niveau du mécanisme d'ouverture pour que celui-ci éclate.

Le champ de force disparaît.


Bien joué. Allez, on ne sait pas si ça a déclenché une alarme, alors on a pas de temps à perdre.



Si ; on doit libérer tout le monde. Tant que j'ai la bonne fréquence, je vais tout ouvrir, et pour commencer.... Paris et le frère de Rackham.

Non, Oban. Plus on perd de temps et plus on est nombreux, plus on risque de se faire prendre.

Je t'en supplie. Pour une fois, écoute-moi.

Okay, c'est toi la cavalerie, après tout. J'ouvre la marche, par contre. Prends les par surprise. Garde des forces.

Et Oban guide Netifer par le chemin qu'il avait pris pour venir, à l'envers. après le bloc de détention... Oban prévient Nétifer : Ce sont des employés tous armés qu'ils vont devoir passer. Oban se tient prêt à devoir tomber sur la première personne qu'il croisera.

Heureusement les effectifs sont plutôt réduits dans cette section du vaisseau : Moins il y a de gens au courant des vilains petits secrets de Rackham, moins il y a de chances que cela s'ébruite. De plus, à cette heure tardive, la plupart des employés ont dû regagner leurs quartiers. Il ne reste que quelques gardes, et au moins deux doivent être à l'infirmerie après avoir croisé Nétifer. Enfin, l'alarme ne semble pas encore avoir été déclenchée. Tout cela joue à l'avantage des deux fugitifs, qui parviennent sans encombre à se faufiler dans les couloirs jusqu'à s'approcher de la sortie.
Oban sait que c'est là qu'ils vont tomber sur la porte blindée qui ferme l'entrée de ce secteur secret. Elle est fermée psychiquement et il y de bonne chance pour que détruire la serrure la condamne, au contraire des cellules. De plus il y aura deux gardes armés de l'autre côté. Ce sera le principal obstacle pour sortir.

Ils jettent un oeil dans le long corridor au bout duquel se trouve ladite porte. Sur les côtés se trouvent les entrées des laboratoires, du réfectoire, de l'armurerie et du centre de soins. Il y a presque cent mètres à parcourir à découvert pour arriver à la sortie, et ils n'ont pour le moment aucun moyen de l'ouvrir. De plus, Oban sent les vibrations indiquant que plusieurs des salles latérales sont occupées, notamment le réfectoire, l'infirmerie et l'un des laboratoires.


Il va falloir qu'on force quelqu'un à nous ouvrir. Je ne vois pas d'autre solution. Et il nous faut des armes : Je ne suis pas certaine de pouvoir neutraliser les hommes qui surveillent l'entrée dans mon état à mains nues.

On en attire un et on le tabasse dans un coin. Et on enchaine. Je crois qu'on ne pourra sortir que si on a un otage qui sait ouvrir, ou si quelqu'un essaie d'entrer de l'extérieur.

Dis... tu les as amochés fort les gars, là ? Parce que s'ils sont à l'infirmerie, on peut les re-tabasser et prendre leurs armes.

Je ne les ai pas abimés autant que je l'aurai voulu, mais c'est sûr qu'ils ne seront pas aussi vaillants que les autres. En plus, on devrait y trouver de quoi me retaper. Va pour l'infirmerie.

Oban prend le temps de s'assurer qu'il ne perçoit aucun mouvement qui puisse indiquer que quelqu'un va sortir de l'une des salles, puis ils se dirigent à pas rapides vers l'entrée de l'infirmerie. Celle-ci n'est pas verrouillée. Ils pénètrent dans un tout petit hall. Sur ce côté, la porte menant au vestiaire du personnel médical et face à eux celle du cabinet de consultation. Oban y colle son oreille et entend les voix de trois personnes. Une seule des trois est debout.


Dernière édition par Eric le Jeu 21 Jan - 22:17, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 21 Jan - 1:58

Maccari et Alekseï sortent du simulateur et prennent la direction des appartements d'Angelica. C'est en chemin que l'égérian explique son plan.

Demain aura lieu la vente dont je te parlais. C'est réservé à un petit groupe de personnes choisies. L'une d'elles, un vieil ami, est avec moi. Tu le connais. C'est Erlingsson.

Comme j'étais presque sûr qu'ils m'identifieraient comme celui qui avait déjà attaqué leurs vaisseaux, je devais attirer l'attention sur moi pour qu'ils ne le soupçonne pas. Ça semble avoir marché jusque là.

Ils empruntent un ascenseur et arrivent à l'étage d'Angie.

Ensuite, quand ils les sortent de la zone sécurisée pour les enchères, on lance notre attaque. Cela fait des mois qu'on prépare ça. Certains équipements du Marjorie-Céleste sont prêts à être sabotés, à commencer par ses boucliers, ce qui permettra à mon équipage d'approcher et d'aborder.

Notre vaisseau nous suit, ça permettra peut-être d'embarquer plus de fret, s'il peut aborder aussi. J'imagine qu'il y a pas mal de personnes retenues ici...

Une fois arrivé aux appartements d'Angelica :

Je me permets ? Je pense que c'est mieux... Alekseï frappe et sonne à la porte. Justicia ? C'est Alexis, c'est urgent...

Il insiste encore un peu avant de finalement entendre du bruit à l'intérieur. C'est une Angelica pas très fraiche qui ouvre la porte. Elle regarde Alekseï, puis Mac, sans avoir l'air de comprendre.

Qu'est-ce qu'il y a ? Vous en faites une tête, tous les deux.

Pouvons-nous entrer, ma Dame ? Merci, ma Dame. Alekseï se glisse, fait entrer Mac et referme la porte. Angie, je suis désolé de nous imposer à cette heure, mais Nétifer et Oban ont des problèmes.
Oh, et nous sommes alliés avec Mac. Nous pouvons tout lui dire.

Angelica, ravi de vous être enfin présenté dans les règles, fait Maccari en s'inclinant. Et je confirme ce que vient de dire Alekseï. Vous pouvez me compter parmi vos amis.

Ravie aussi, alors. Mais comment ça, Néti et Oban ont des problèmes ?

J'ai bien peur qu'ils ne soient les prisonniers de Sir Rackham et de sa clique.

QUOI ?!?

Et si l'on poursuivait la conversation dans la salle de bain ? Avec de l'eau qui coule ? En plus la pièce est plus petite, ça ira plus vite à inspecter...
Je dois devenir paranoïaque. En tout cas, je te fais un résumé, Angelica.


Dernière édition par Eric le Jeu 21 Jan - 2:58, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 21 Jan - 22:04

Alekseï et Maccari font un résumé de la situation à Angelica, qui est atterrée.

Et on a vraiment aucun moyen d'aller les délivrer ?

Ce ne serait pas complètement impossible, mais nous aurions tout de même à échapper aux systèmes de surveillance tout en faisant face à des gardes armés. De plus, le lieu de leur détention est tenu secret : J'ignore à quel étage de la station ils se trouvent exactement. Je ne pourrais les localiser précisément qu'en étant très proche.

Et dernière chose, même si nous parvenions à y entrer et à ressortir avec eux, nous resterions coincés sur ce vaisseau jusqu'à demain. Il m'est impossible de contacter mes hommes sans attirer l'attention : C'est pour cette raison que nous nous sommes fixé une heure précise pour déclencher le plan.

Et toi, Alekseï, qu'est-ce que tu en penses ?

J'en pense qu'ils ont eu Oban il y a quelques heures, puis très récemment, Nétifer. Ils ont pu les faire parler. En tout cas, tout prouve qu'ils remontent la ligne. Et ça ne va pas être difficile avec les moyens techniques et le nombre de caméras qu'ils ont de remonter beaucoup plus... Objectivement, on ne tiendra pas jusqu'à demain.
Ils s'attendent à ce que l'on panique.
Et c'est exactement ce que l'on va faire.
On préserve le plan bien ficelé de Mac, puisque rien n'est éventé. Mais on lance un truc désespéré pour faire croire qu'ils sont tranquilles. Et, si ça marche, c'est pas plus mal... On sera fugitifs, avec des gars au trousses, mais libres de nos mouvements. Ça ne va pas les aider à être prêts, les troufions. Si ça ne marche pas, ils pensent être tranquille, et nous, ont est à l'intérieur...

J'imaginais un baroud d'honneur qui me laisse quelques chances de réussir, mais vous laisse tranquilles tous les deux pour demain.

Qu'est-ce que tu veux faire ? Tu commences à m'inquiéter.

On ne peut pas laisser Oban et Nétifer croire que l'on ne fait rien pour eux, et il faut les informer. On ne peut pas révéler le "vrai" plan, et on ne peut pas paraître en attente.
Alors, on ne fait rien de ça.
Je lance une tentative bidon, et vous enchaînez sur le "vrai"... C'est logique, non ?

Et si tu te fais tuer ?

Il y a une autre option... Et je ne peux pas croire que je vais dire ça... On prend Rackham en otage et on le force à libérer ses prisonniers.

Et si ils menacent de les exécuter si on ne le libère pas ? Ce genre de jeu est à double tranchent.

C'est juste une question de crédibilité. Est-ce que Rackham va croire que nous sommes prêts à mettre nos menaces à exécution ? Pour ça, on leur donne nos vrais noms. Ils doivent avoir suffisamment de contacts pour vite être mis au courant de notre réputation.

Quelle réputation ? fait Mac en haussant un sourcil.

Plutôt mauvaise. On s'en est pris à des gros poissons, alors forcément les médias... Ils en ont un peu rajouté. Disons que nous faisons peur. Ridicule, n'est-ce pas ?

Mais oui, c'est une bonne idée. Ça correspond à chaque pré-requis, c'est une attaque imprévisible, c'est parfait pour moi ! Où est-ce que l'on peut trouver Rackham ?

A cette heure ? Probablement dans ses appartements privés.

Ça va être difficile d'arriver jusqu'à lui ?

Sûrement beaucoup moins que d'accéder aux prisonniers. Mais ce sera gardé.

Il n'y aurait pas moyen de s'y faire inviter, tout simplement ?

Si tu vois un moyen de se faire inviter par le propriétaire à cette heure la nuit, alors que l'on n'a même pas été présenté, vas-y... Moi, je sèche.

L'autre truc qui me dérange, c'est la "prise d'otage". Ça demande de rester en posture défensive, d'être plusieurs, d'avoir une bonne connaissance des lieux, un plan d'évacuation...
En général, je préfère frapper vite et partir vite.

J'y pense... Et si Dame Borgès avait vu son amie la baronne se faire emmener par la sécurité, elle pourrait demander des justifications auprès des autorités, non ? Accompagnée du chevalier-servant de Kriss, bien sûr.

Peut-être, oui. Si on menace de faire un scandale.

Et si vous êtes amenés en sa présence, comment prévoyez-vous de neutraliser la sécurité ?

Si la sécurité est imposante, on reste sur l'idée de "faire un scandale", et de repartir après avoir reconnu les lieux. A part si une bonne idée nous vient sur le coup.

S'ils ne sont pas nombreux, le premier avec mes poings, les autres avec les armes du premier...

Très aléatoire.

Il soupire.

Cela aurait de bien meilleures chance de fonctionner si je venais.

Je ne sais pas si une paire de bras de plus changerait grand chose.

Ce n'est pas juste ça. Vous vous souvenez quand je vous parlais de "capacités particulières" ? Eh bien les miennes pourraient être très utiles dans cette situation.

Il hésite, puis devant leur regard interrogateur, il lâche le morceau.

Pour tout vous dire, en cas de besoin, je peux faire en sorte que les technologies évoluées cessent de fonctionner autour de moi.

C'est incroyable ! Et ça nous serait vraiment utile, sans compter les bras en plus !
Mais...
Eh bien, tu as un plan bien ficelé pour libérer ta sœur demain. Je ne veux pas tout gâcher avec le notre. Imagine si tu te faisais avoir... En plus, si tu viens, Rackham sera sur ses gardes. Nous deux, il ne sait pas que nous sommes dangereux. Toi, il te connait.

Mais tu fais comme tu veux. Ça vaut aussi pour toi, Angelica. Peut-être que tu pourrais être plus utile demain, en aidant Mac. Je ne sais pas... En tout cas, je sais que je n'ai pas envie de vous mettre en danger parce que je suis énervé de savoir qu'on s'en est pris à Nétifer et Oban.

... Bon, moi, je vais faire un scandale ! Et si j'ai une fenêtre de tir, je ne la louperai pas.

Alekseï a raison, Angelica. Si ce plan échoue, celui que j'ai concocté pour demain sera notre dernier espoir de délivrer tout le monde. Ton aide serait peut-être plus précieuse de ce côté là.

Tu penses ? Je ne sais pas trop. Et comment va faire Alekseï pour arriver jusqu'à Rackham sans Justicia Borgès ?

Eh bien... Conseil d'arnaqueur : Dans ce genre de situation, plus le mensonge est gros et invérifiable, plus ça peut marcher. Et toi, tu crois que tu peux te frayer un chemin jusqu'à lui juste en causant ?

Je cause plutôt bien. Et Le chevalier-servant, voir plus, de la baronne a toute légitimité pour demander à Rackham où on l'a emmené. Si les mots ne suffissent pas... On verra selon la situation.

Fais attention à Angie, Mac. Et fais attention à Mac, Angie.

Et toi fait attention à toi, d'accord ?

Angelica regarde Alekseï un peu comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait en vie.

Et voilà quelque chose qui pourrait t'aider.

Maccari fouille dans sa botte et en sort un tout, tout petit pistolet.

Répulseur de poche. Avec ça tu ne tues personne et c'est indétectable par les scanners. Par contre, tu n'as qu'une dizaine de tirs. C'est tout ce que j'ai à t'offrir, avec ma bénédiction. J'ai rarement rencontré quelqu'un capable de prendre autant de risques pour ses amis, Alekseï.

Peut-être parce que je n'en ai pas beaucoup. Ça doit jouer.
A toute à l'heure. Il fait un pas en direction de la porte, se ravise, et vient poser un baiser sur la joue d'Angelica. De même pour Maccari.
Et cette fois-ci il s'en va, tout en examinant l'arme. La sécurité, la prise en main... Avant de cacher l'arme dans son caleçon et de refermer la porte de la suite de Justicia !


...


Dernière édition par Eric le Sam 23 Jan - 23:50, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Xavier
Maître


Messages : 6930
Date d'inscription : 31/03/2008
Age : 37
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 21 Jan - 23:47

Oban parle par signes comme il peut pour désigner le chiffre trois, puis le chiffre deux accompagné du signe des "mains en guise de coussin" pour montrer que deux sont couchés. D'un dernier signe des doigts, il lui fait signe de le suivre. Il marche sur la pointe des pieds et jette un oeil aux casiers des infirmiers le temps que Netifer prenne ses repères. Au point où ils en sont, un stylo fera une meilleure arme que ce qu'ils ont.

Les casiers sont fermés. Oban pourrait sûrement en ouvrir facilement en détruisant les poignées, mais pas sans faire un minimum de bruit. Tant pis.

Il fait signe à Netifer de se tenir prête derrière la porte, et il entreprend de regarder par dessous cette dernière avant de l'entrouvrir en silence. Avec un peu de chance, ils ont un porte-manteaux à l'entrée où les gardes auront laissé leurs équipements. Et bingo ! Il n'est peut-être pas juste à côté de l'entrée, mais il y a bien une rangée de patères où les agents ont accroché leurs vestes, mais aussi leurs ceinturons auxquels sont encore accrochés leurs holsters contenant leurs pistolets électriques.

Les deux agents en question sont allongés sur des couchettes, en caleçon et maillot. Le premier a des bandages plein la figure et un médecin en blouse blanche est en train d'examiner la jambe du second. Aucun ne regarde vers la porte en ce moment.

Nétifer fait signe à Oban qu'elle ira droit vers les armes. Son geste suivant est un peu plus obscur, mais il comprend finalement qu'elle lui demande de faire diversion de l'autre côté. Toujours sur la pointe des pieds; Oban entreprend de faire le tour de la salle ; une fois en position, il pose les mains au sol et commence à faire vibrer les cloisons. Rien de bien méchant : juste de quoi faire un peu de bruit et attendre une réaction des gardes ou du médecin...


S'ensuivent des exclamations de surprise. Nétifer ouvre alors la porte en silence et avance en se baissant vers les pistolets suspendus à quelques mètres de là. Oban peut alors voir les trois hommes tournés vers sa petite diversion.

La jeune femme est presque arrivée mais est encore vacillante et elle trébuche. Cela suffit à attirer l'attention de l'homme au visage bandé. Il tourne la tête et aperçoit Nétifer. Il bondit de son lit mais elle est plus rapide et se saisit d'un pistolet électrique. Il saute sur elle. Il y a un arc électrique brillant, un cri de douleur, et l'homme s'effondre lourdement.


Elle pointe alors son arme vers le médecin et le garde boiteux, qui est toujours sur son lit.

Ne bougez plus.

Les deux hommes se figent instantanément. Oban arrive, et se saisit de leurs affaires. Il songe un instant à être clément : ce ne sont que des gardes. Et puis il réalise que son amie est dans cet état par leur faute. Et qu'ils gardent tous ces gens prosionniers.

Fais en ce que tu veux, ils ont mal fait leurs choix dans cette vie.

Toi, lance-t-elle au garde. Dans combien de temps est-ce que la prochaine ronde passe par les cellules ? Et je te déconseille de mentir.

L'autre ravale sa salive, jette un oeil à l'horloge murale, et répond qu'ils ont encore vingt minutes.

Et maintenant, lequel de vous deux peut nous faire passer la porte principale ?

Le médecin lève timidement la main. Aussitôt, Nétifer foudroie le garde d'un éclair électrique.

Hiiiii ! crie le docteur d'une voix aigüe.

Alors Doc, comment on ouvre toutes les cellules ?

Le type est terrorisé.

A... avec la clé, ou... ou l'empreinte d'une personne autorisés.

Oban, fait le guet. Pendant ce temps-là, docteur, vous allez me retaper. Et vite.

D'a... d'accord.

Il commence à chercher fébrilement dans ses tiroirs avant d'en sortir un petit scanner médical de poche.

Avant de faire le guet, Oban farfouille. il ramasse ce qui se mange. Et quelques outils pour la boîte de premiers secours de Dan. Puis il s'exécute. Il garde quand même un oeil sur le gros. En fait, il a bien envie d'essayer le taser.

Fais gaffe quand même avec ce truc, hein, Oban ? Et vous, grouillez-vous !

Le médecin passe l'appareil autour de Nétifer, puis prépare la charge de fluide et de nanites. Apparemment, il fait ça dans les règles, juste en tremblant un peu. Puis il fait l'injection.

Oban a fini de fourrer ce qu'il a pu récupérer dans un sac lorsqu'il est parcouru d'un frisson. Son duvet et ses cheveux commencent à se dresser. Les lumières de l'infirmerie vacillent pendant une fraction de seconde. Instinctivement, Oban se pose à un endroit non-conducteur : la chaise rembourrée du bureau fera l'affaire. Puis il point sob arme sur le docteur, mais ne pose pas le doigt sur la gachette.


C'était quoi, ça ?

Aucune idée, mais il faut qu'on bouge.

Allez, gros lard, tu passes devant. Direction la sortie.

Pas... pas de problème. Je vais vous ouvrir mais... il y a des gardes de l'autre côté.

T'inquiète pas pour ça.


On a là un sacré bouclier.Comment tu veux procéder, miss ? Je passe devant, tu suis discrètement ? l'inverse ? JE fais tout trembler et tu fonces ? En tous cas il ne faut poas que ça dure ; des renforts, ils en auront.


Dernière édition par Xavier le Lun 25 Jan - 19:02, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Nicolas
Source


Messages : 2852
Date d'inscription : 03/04/2008
Age : 36
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 24 Jan - 0:37

Dans le hall où se trouvent les ascenseurs menant aux derniers étages de la station...

Alekseï semble hors de lui. "Semble" seulement, même si ce n'est pas totalement un rôle de composition. En reprenant :

... Mais ça, ce n'est pas mon problème, monsieur et madame, gentils organisateurs, officiers de sécurité, grooms... Je ne sais pas comment l'on dit, ici.

En tout cas, dit-il en mettant son doigt juste sous le menton d'un des "agents". L'homme, pour plus de courtoisie. j'ai une amie de haute naissance, bien sous tous rapports, qui vient de se faire emmener sans ménagement par vos hommes.

Alors je veux voir Monsieur Rackham im-mé-dia-te-ment.
Ou au minimum le responsable de la sécurité. Qu'on la fasse sortir séance tenante.

Je peux vous assurer que cette petite bavure va vous couter très cher, si ce n'est pas réglé très très vite... Alors on se dépêche ! Hop, hop, hop !

Le garde soupire, un peu blasé, et va passer un coup de fil, tandis que ses trois collègues regardent Alekseï d'un oeil mort.

Alexis Irinov fait les cent pas d'un air excédé pendant quelques minutes en patientant. Bientôt arrive un officier en tenue de la sécurité, qui marche vers Alekseï en consultant un terminal de poche.

Monsieur Irinov. Que se passe-t-il ?

Il se passe que la sécurité à emmené manu militari mon amie la baronne de Valnec. Alors je veux savoir le nom du crétin qui a donné cet ordre, la raison fumeuse qu'il invoquera lorsqu'il sera devant les tribunaux, la libération immédiate de la baronne, et des excuses publiques.

L'homme a un ricanement.

Laissez-moi vous expliquer quelque chose, Monsieur Irinov. Je suis à ce poste depuis des années. Durant tout ce temps, j'ai du subir les caprices et les réclamations les plus fantaisistes et les plus acerbes d'un tas de clients ayant de l'argent, des connexions, et en résumé, du pouvoir. Mais vous ? Vous n'êtes qu'un petit provincial qui a eu la chance de gagner un concours. En d'autres mots : Vous n'êtes personne. C'est donc avec un immense plaisir que je peux vous dire que vos exigences, vous pouvez vous les foutre au cul, "monsieur".

Les trois autres agents de sécurité ricanent à leur tour.
Alekseï blêmit. Son teint porcelaine devient livide alors que le sang reflue de ses joues.
Ses pupilles se dilatent, et son corps se met à trembler légèrement, comme un quelqu'un qui se retiendrait de pleurer.
Tous les sons, les ricanements, deviennent flous, et assourdissants à la fois.

...

C'est mauvais... Ça commence toujours comme ça...


Quant à votre "amie" la baronne, c'est une arnaqueuse qui voyageait sous une fausse identité. Alors à moins que vous ne souhaitiez que je commence à penser que vous pourriez fort bien être un complice, je vous suggère de dégager de ma vue.

Sans vouloir vous manqu...

Le genou d'Alekseï vient de fuser à la vitesse de l'éclair dans les parties génitales de l'officier. Dans le même temps, sa main gauche attrape le type à la gorge et la droite va vers son holster et dégaine son pistolet électrique.

Les trois autres agents portent la main à leurs armes aussitôt, tandis que leur chef pousse un borborygme de douleur.

Alekseï tire par la gorge le mécréant qui a osé l'insulter afin de le positionner en bouclier humain, et ouvre le feu vers le seul garde qui ne serra pas gêné par la position de son officier supérieur. La décharge électrique est éblouissante et bruyante et frappe en pleine poitrine... Mais l'agent semble surpris et désorienté plus qu'autre chose. Alekseï comprend en un instant : Leurs tenues fonctionnent comme des cages de Faraday : Elle les protègent contre leurs propres armes !

Ne bouge plus, salopard ! fait un des gardes, le seul autre à avoir des galons.

Alekseï a maintenant trois armes braquées sur lui.

Arghh... Desc... Descendez-le, bordel !

Alekseï envoie voler le chef vers certains gardes d'un grand coup de pied chassé, et ouvre de nouveau le feu vers le troisième. Vers la tête, cette fois. Et il fait mouche. Avec une odeur de brulé, l'homme s'effondre comme une masse. Instantanément assommé, il n'a même pas pu crier.

Aussitôt, les deux autres ouvrent le feu. Celui qui a reçu le chef dans les bras manque son coup, mais le second fait mouche. Un éclair frappe Alekseï. La douleur est fulgurante, mais brève... Et il tient encore debout, quoique tous les poils de son corps soient dressés.


Les gardes, persuadés qu'il allait s'effondrer, avaient déjà commencé à baisser leurs armes.

Mais... Comment...

Alekseï non plus ne sait pas comment il a résisté à la décharge, à dire vrai.

Et honnêtement, il ne se penche pas sur la question pour le moment. Profitant du manque de concentration des agents de sécurité, il fait un premier tir ciblé vers la tête. Puis il en enchaîne un second, vers le dernier garde. Mais lui-même manque de sérénité au moment de faire feu, et son premier tire manque. L'agent visé plonge à couvert derrière un des bureaux. Quant au second, il lève le bras juste à temps et c'est ce dernier que vient frapper l'éclair. Indemne, il riposte et touche à nouveau Alekseï. Comme la première fois, il y a une brève douleur, la sensation d'avoir pris un coup de poing, mais c'est tout.

Petit salopard ! dit le chef en se relevant avant de se précipiter vers Alekseï pour le ceinturer.

Réalisant que leurs tirs ne lui font pas grand mal, même sans comprendre pourquoi, Alekseï privilégie immédiatement l'attaque sur la défense. Un par un.

Mais la rage avec laquelle l'officier se jette sur lui le surprend et l'homme le percute de l'épaule à l'abdomen tout en refermant ses bras autour de sa taille. Plus lourd et plus fort que lui, le chef envoie brutalement Alekseï au sol. Ce dernier réussi néanmoins à garder dégagé son bras armé et c'est d'une décharge à bout portant dans l'oreille qu'il assomme son assaillant. A nouveau, il y a une odeur de chair brulée dans l'air. A cette distance, les dégâts ne sont pas seulement superficiels, c'est certain.


Le jeune homme se dégage frénétiquement de l'emprise du corps inerte pendant que les deux autres en profitent pour faire feu de tout bois sur lui. Ils doivent se dire qu'il va bien finir par tomber. Les éclairs se succèdent comme les flashs d'un stroboscope pendant plusieurs secondes.

Les faisceaux d'électrons frappent Alekseï comme autant de piqures de frelons, très douloureuses mais insuffisantes pour l'assommer. Il est maintenant tellement chargé que des étincelles crépitent autour de lui et que des arcs électriques fusent un peu partout de son corps. Lui se sent plus empli d'adrénaline que jamais auparavant... d'adrénaline et d'autre chose. Il sent comme une pression monter à l'intérieur de lui.

Il appuie à son tour sur la gâchette et, inexplicablement, son tir décrit une courbe pour frapper l'avant-dernier garde au cou, l'envoyant à son tour au pays des rêves électriques. Le dernier se remet à couvert derrière son bureau avec un cri de colère.


Alekseï, d'ordinaire si fin, n'a plus aucune patience. Même pour faire le tour du bureau et cueillir le dernier garde.
Il sort le pistolet répulseur de Mac de sa main gauche et tire vers le meuble. Ça devrait faire sortir ou blesser sa cible, et il suffira de finir le travail avec le pistolet électrique... Le bureau est violemment soulevé du sol et vole sur quelques mètres, renversant au passage le dernier garde qui se retrouve écrasé contre le mur par le meuble. Alekseï l'aligne et tire, plusieurs fois, jusqu'à enfin le toucher à la tête.


Haletant, encore crépitant d'énergie, Alekseï se retrouve le dernier debout. Devant lui, l'ascenseur qui part de cet étage, le neuvième en partant du sommet du vaisseau, et permet d'accéder aux huit derniers. Il arrache sa carte d'accès au chef de la sécurité maintenant défiguré et se dirige vers la porte, quand il entend un bruit derrière lui. L'ascenseur venant des étages inférieurs vient d'arriver. Ils ont eu le temps de sonner l'alarme, bien sûr !

La porte s'ouvre et trois nouveaux agents en sortent, et ceux-là ont leurs cagoules et sont prêts à en découdre.


Alekseï ne cherche pas à comprendre. Là, c'est l'adrénaline qui guide ses mouvements.
Il fait feu à volonté vers la porte de l'ascenseur qui s'ouvre. Avec l'arme répulsive. Trois ou quatre tirs.


Rhhaaaa ! Hors de mon chemin !

Dans le même temps, il utilise la carte de l'officier pour s'offrir une voie de retraite.


Dernière édition par Nicolas le Lun 25 Jan - 18:20, édité 20 fois
Revenir en haut Aller en bas
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 26 Jan - 4:57

Restes en renfort et fait le guet, et ne tire qu'en cas d'urgence, ok ?

Oban et Nétifer sortent de l'infirmerie avec le médecin, dans le dos duquel la séclantie pointe le pistolet électrique, et se dirigent vers la porte blindée, seule sortie du secteur secret. Le garçon surveille attentivement les résonnances alentours, se tenant prêt à avertir si l'un des occupants des pièces attenantes fait mine de sortir dans le corridor. L'atmosphère est tendue, électrique.

Arrivé devant le panneau d'ouvertue, le médecin pose sa main sur l'identificateur psychique. Son nom s'affiche, "Dr. Henry Coleman", et un clavier chiffré apparaît. Il commence à taper son code tandis que Nétifer accentue la pression de l'arme dans son dos pour le dissuader de tenter quoi que ce soit de stupide.


Au moment où la porte émet un son sourd en se déverrouillant, Oban sent que deux personnes s'apprêtent à sortir du réfectoire.

La porte s'ouvre en coulissant lentement. L'un des deux gardes de faction se retourne vers le médecin.

Dr Coleman ? Vous finissez déjà ?

A ce moment, son regard se porte sur Nétifer... Qui ne lui laisse pas le temps de réagir. D'un violent coup de pied dans le dos, elle projette le gros médecin sur l'agent de sécurité, envoyant les deux hommes au sol. L'instant suivant, elle passe la porte arme au poing pour s'occuper du second garde.

Au même moment, deux hommes en blouses blanches sortent du réfectoire. Oban tire de suite sur le premier.


Malheureusement, il vise à côté, plusieurs fois, et les deux hommes paniqués font immédiatement marche arrière pour retourner là d'où ils viennent. Oban fait alors demi-tour, mais c'est à ce moment précis que la porte blindée se referme devant son nez avec un CLANG sonore. Encore un peu et il se faisait écraser. Au même instant, une puissante sirène se met à hululer et l'éclairage vire au rouge.

Le voilà séparé de Nétifer, coincé au bout d'un couloir devant une porte verrouillée. L'alarme est donnée et des gardes s'apprêtent probablement à sortir pour lui couper toute retraite. Oups !

Plus qu'à se cacher en attendant qu'elle pense à ouvrir la porte... ou que les ennemis le fassent. Pour ça, il ne peut que tenter de tenter d'entrer dans une pièce inoccupée du couloir, un labo, les toilettes ou retourner à l'infirmerie, à moins qu'il ne pique un cent mètres pour retourner vers les cellules avant que des hostiles ne se montrent... Et il n'a qu'une poignée de secondes. Il suit donc son instinct de survie grégaire et court comme un fou vers les autres prisonniers. Il peut ouvrir les portes. Et il ne sera pas seul.


Dernière édition par Eric le Mer 27 Jan - 17:41, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 26 Jan - 5:03

L'échange de tirs entre les renforts et alekseï est violent. Il est touché par plusieurs nouveaux éclairs électriques, mais les trois gardes sont renversés comme des quilles par le répulseur. L'un d'eux est renvoyé brutalement dans le fond de l'ascenseur et les deux autres vont frapper les murs derrière eux. Ils ne sont pas instantanément assomés, mais tout de même sérieusement sonnés.

Et alekseï passe la carte d'accès dans la fente prévue à cet effet... Et rien ne se passe. Soit l'électricité ambiante a effacé la carte, soit le fait que l'alarme soit donnée a condamné la porte. Dans les deux cas, il est coincé.

Et son cœur commence à avoir des ratés. La charge électrique qu'il a accumulé avec ces dernières décharges semblent lui avoir fait franchir une limite, quelle qu'elle soit. C'est comme si une réaction en chaîne avait commencé à l'intérieur de lui.


Alekseï tente de reprendre la contrôle. Il sait qu'en continuant à se laisser porter par la rage il prendra de nouveau une mauvaise décision, à un moment ou un autre. Peut-être même pire que la première. Et quand il voit le nombre de corps déjà au sol...

Aussi, il se force à prendre de longues et profondes respirations pour essayer de se calmer.
Un nouveau tir sur chacun des trois gardes afin de les assommer pour de bon.


Puis Alekseï se décide à détruire les caméras de sécurité du sas, d'un tir de pistolet électrique chacune. Désormais, il est "dans le noir" pour la sécurité. Puis il appelle les deux ascenseur qui ne sont pas encore à son étage, et bloque avec un corps le troisième.
Peut-être une minute de gagnée...
Rapidement, il prélève sur les gardes deux matraques qu'il glisse à sa ceinture, un nouveau pistolet, et une oreillette dont il s'équipe immédiatement.

C'est donc en écoutant les communications de la sécurité qu'il vise de son arme répulsive les points faibles de la porte de la cage d'escalier menant chez Rackham...


Ça va être tendu s'il reste beaucoup de monde entre lui et moi... Quoiqu'il arrive, j'aurai fait du dégât à leurs défenses !

Une fois les fixations de la porte défoncées, Alekseï range le pistolet de Maccari maintenant presque déchargé. Il ne lui reste que deux ou trois tirs, peut-être assez pour défoncer une autre porte pour pouvoir sortir de la cage d'escalier plus haut. Un coup d'épaule supplémentaire, et il peut se frayer un passage vers les marches.

Quant à l'oreillette qu'il a récupéré, elle a émit quelques étincelles quand il a posé les doigts dessus. elle est grillée.


Mais avant de monter, il tire encore quelques coups de son arme électrique vers les éclairages du sas. Les gardes risquent d'avancer beaucoup plus lentement dans la salle plongée dans l'obscurité, s'attendant peut-être à une embuscade.
Et puis, ça dissimulera un peu l'effraction de la cage d'escalier : Alekseï, une fois passé, s'arrange pour refermer la porte du mieux possible.

Et il commence son ascension à toute vitesse.

Alekseï gravit les marches quatre à quatre, et passe devant une porte marquée d'un grand 8...


N'ayant aucune idée de la disposition des chambres, colle son oreille à cette porte. Peut-être y entendra-t-il des bruits, une discussion étouffée.

De toute façon, s'il ne trouve rien plus haut, il ne pourra pas redescendre, les gardes seront sur lui. Il lui faut un otage au plus vite...

Il force donc cette porte de la même manière que la précédente.

Il débouche dans un petit hall richement décoré. A côté de lui, l'ascenseur. En face, une double porte battante en bois précieux, gravée de moulures, aux poignées dorées. Elle semble tout à fait déplacée dans un vaisseau spatial. Alekseï y colle aussi son oreille, mais n'entend rien de particulier.  


Après avoir jeté un œil à l'indicateur d'étage de l'ascenseur afin de savoir s'il est en mouvement, il ouvre la porte de bois...

J'ai sûrement encore quarante-cinq secondes d'avance. C'est peu et beaucoup à la fois...
Si je m'en sors, je brûle un cierge à Sainte Rita de Cascia...

Et si je ne m'en sors pas, Duncan pourra quand même être fier de moi. J'ai neutralisé sept gardes ! Trop lent, trop faible, aucun instinct de combattant, recalé dès la première minute lors de la sélection des forces spéciales Terriennes, qu'il me disait... J'aimerai qu'il soit là pour voir ça !
Père aussi pourrait être fier: Je n'ai pas abandonné les miens, j'ai toujours suivi le Christ. Et maman... J'ai fait ce qui me semblait juste, et j'ai toujours essayé d'être un gentil garçon.

Désolé, Anastasia, j'aurai dû être plus subtil et mieux préparé... "Jamais sur un coup de tête, mon chéri. Tu dois toujours avoir un coup d'avance. Et si ça ne suffit pas, disparaît. Il n'y a pas de honte. Et tu réapparais pour donner le coup décisif. C'est comme ça que font les... Les diplomates."
Anastasia. En fait, elle est tellement plus dangereuse que Duncan... J'espère que Natasha et Svetlana comprendront plus vite que moi.

Elles, elles sont en sécurité pour l'instant. C'est tout ce qui compte. Et si j'y passe, Séraphim sera là pour elles.


... l'arme à la main. Un tour d'horizon et il avance.


Dernière édition par Eric le Mer 27 Jan - 21:34, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 28 Jan - 10:35

Oban retourne sur ses pas de toute la vitesse de ses jambes. Il a déjà tourné au coin du couloir et est hors de vue quand d'autres hommes sortent finalement. Avec un peu de chance, ils croiront qu'il a pu passer la porte blindée et s'enfuir avec Nétifer. Il est donc très possible qu'on ne le cherche pas à l'intérieur de la prison.

En moins d'une minute, il est de retour dans le quartier des cellules...

Ne prenant pas le temps de reprendre son souffle, il commence par se mettre hors de vue auprès de la première cellule qui lui vient à l'esprit : celle du frère de Rackham. Il lui faut retrouver la bonne mesure de force qu'il avait appliquée pour sa propre cellule, mais il parvient à briser le cristal psychique et la cellule s'ouvre. Il enchaîne avec Pariss, puis ceux qu'il avait ignorés plus tôt.


Il se retrouve bientôt en très étrange compagnie.

Merci, jeune homme, fait Seamus Rackham. Un peu plus jeune que son frère, le père de Cristal a l'air beaucoup moins "horrible", mais il est épuisé.

Merci. Toi "O" ? Si ? demande Parisse, la plus belle femme qu'Oban ait jamais vu, dans un terran hésitant. Dommage qu'elle ait au moins le double de son âge.

C'est moi !

Gurtuk remercie l'enfant. Maintenant, l'enfant a un plan pour sortir ? demande le gros cyborg dont les mains sont toujours emprisonnées dans une très massive paire de menottes.

Quant à la dernière prisonnière, une alien à la peau bleue, elle reste prostrée dans le fond de sa cellule. Oban y rentre, et ne prend pas par quatre chemins. Il enserre la fille bleue dans ses bras, et lui fait quelques tapes dans le dos. Un calin basique comme en faisait sa mère. Puis il la regarde avec un sourire, s'écarte et lui tend la main.

Allez-vous , viens. On va te sortir de là.

Dans le même temps il se tourne vers les autres en laissant sa main tendue.

Salut Gurtuk. Je dois bien avouer que j'improvise. Mais j'ai quelques amis entre nous et la liberté et je peux vous dire que les gardes sont très occupés. On doit réussir à ouvrir une prote blindée, et si on peut faire ça... Il faudra remonter tout en haut du vaisseau. Ca ne sera pas une partie de plaisir, mais c'est ça ou être vendus comme esclaves pour engraisser un sale type.

Pas pour moi, merci. Qui en est ?

Toi ? demande-t'il à la jeune fille bleue.

Elle répond... Et Oban a une des plus grosses surprises de sa vie !

C'est vraiment étrange. Cela n'était pas supposé arriver. Maintenant... Il y en aura peut-être qui survivront. Oui, vraiment étrange.

C'est la première fois qu'Oban a affaire à un télépathe. En avoir entendu parler est une chose, mais le ressentir, c'est juste incroyable. Parisse et Seamus ont l'air bien moins surpris que lui, pourtant. Quant au cyborg, il a l'air de ne rien avoir remarqué.

Que... Qu'est-ce que tu veux dire ? dit Seamus sur un ton inquiet.

Vous le savez déjà, Seamus Rackham. Vous êtes à l'origine de tout.

Oh non...

Gurtuck n'a pas compris.

Moi non plus mais...est ce que ca va nous aider pour la porte blindée? Parcequ'on a pas le temps pour les présentations, alors la culpabilité, non merci. Plus tard. Vous avez des talents uniques. Gurtuk ?  Tu dois être super fort ou... un truc, non ?

Qu'est-ce tu sais faire ?

Gurtuck peut pirater la porte si il y a un terminal. Gurtuck a un logiciel pour ça.

Oui, Gurtuck va pouvoir nous ouvrir la sortie. Et il n'y aura presque plus de gardes. Seulement les deux qui vont arriver dans quelques secondes. Mais ça va aller, pense-t-elle de façon rassurante. Vous allez les neutraliser.

Kelo ?!? dit Parisse en égérian avec l'air surprise.

Par là, fait la fille bleue en montrant du doigt une porte menant vers un secteur qu'Oban ne connaît pas.

Exactement à cet instant, Oban sent les pas de deux personnes approchant par l'autre côté de ladite porte. Il pose un doigt sur ses lèvres, se posture se fait plus basse, plus tendue.

Les autres ne mettent pas longtemps à comprendre.

Wow. Télépathe ET médium. J'espère qu'elle ne peut pas lire mes... Ouais, si, elle doit  pouvoir. Si tu m'entends, merci de ne pas fouiller. Woah, j'espère qu'elle sera ... merde, faut arrêter de penser. Comment on arrête de penser ???

Oban le comprend vite : on réagit. Fin qu'il est, il se positionne dans l'encadrement de la porte, contre le mur. Il se sent étrangement prêt,, sans vraiment être calme. Son poing droit se met à vibrer vers l'avant. L'entrejambe d'un des gardes va la sentir passer façon "Oban teste ses talents". La charge s'accumule dans sa main... La porte s'entrouvre... Soin poing, parti vers l'arrière, repart vers l'avant et charge vers une silhouette dans l'encadrement.


Les deux gardes ne s'attendaient surement pas à être attaqués sitôt la porte ouverte, et Oban prend le premier totalement par surprise. Son poing le frappe entre les jambes. Il a beau porter une coquille, il le sent passer et se retrouve paralysé, la bouche ouverte et des larmes dans les yeux.

Mais ils avaient leurs armes en main, et dans la seconde qui suit, Oban se retrouve avec le pistolet électrique du second pointé droit sur sa tête. Heureusement, une main féminine se referme sur son poignet avant qu'il n'ait eu le temps de tirer et Parisse le tire vers elle avant de faire un balayage et un basculement par-dessus la hanche. Il atterrit sur le visage et son nez émet un craquement et une gerbe de sang. Oban se jette sur le second et lui assène un direct qui a un effet étonemment efficace.


Merci, miss Pariss. La porte blindée et les ennuis sont de l'autre côté, on y va ?


Dernière édition par Eric le Ven 29 Jan - 10:37, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 28 Jan - 10:40

Alekseï passe la porte de bois et arrive dans ce qui semble être une galerie de musée. L'étage entier est consacré à exposer la collection d'art de Rackham. Dans les vitrines et sur les murs s'alignent des œuvres terriennes, peinture, sculptures, trésors archéologiques, livres et parchemins, dont une bonne partie doit dater d'avant l'Exode.

En levant les yeux, le jeune homme voit qu'il y a une grande trouée dans le plafond, et dans le plafond du dessus également. Plus loin, des escaliers de bois permettent d'accéder aux deux étages supérieurs, aux aussi dévoués à l'exposition.


Alekseï peste mentalement, et poursuit vers le seul chemin possible : les étages...

La galerie du second étage est davantage consacrée aux oeuvres issues des autres peuples humains : Egérians, Val deys, Accadiens ou même séclantis. Le troisième recèle quant à lui des reliques aliennes : Sélucéennes, drasses, ou venant de l'un des multiples peuples connus des terriens. A chaque étage, il y a un arrêt pour l’ascenseur et une porte vers l'escalier.

Et il arrive en vue du bout du chemin.

Plusieurs idées lui viennent en tête. Il y a bien cette statue, qui ferait un excellent bélier contre cette porte menant aux étages supérieurs.
Mais ça prendrait du temps. Et il faudrait la transporter jusqu'au prochain palier, la statue de 60 kgs ! Puis défoncer une nouvelle entrée...


Trop long, je serai rattrapé. Mauvaise stratégie. Après tout, mon plan était avant tout une diversion.
Maintenant... Temporiser. Et trouver une porte de sortie. Me planquer. Et frapper à nouveau.


Alekseï a, en montant, analysé toutes les caches optimum. Celles que l'on ne cherche pas, car personne ne peut y accéder, hormis un gymnaste accompli.

Et il décide d'un utiliser une. Le "plafond" au dessus de cette vitrine commémorant les guerres Jäger, en exposant des mannequins portant respectivement une tenue de commando du cinquième bataillon des forces spéciales humaines et une armure de Garde-Araignée Jäger. Authentique. Une rareté.
Un accès a près de 3m50 de hauteur. Faisable. Et une sorte de mezzanine avec un petit rebord invitant à s'allonger derrière.

La meilleure cachette en terme de poste de poste d'observation, d'embuscade, et... De cachette, tout simplement.


Alekseï y accède sans difficulté. Il se met en position et commence à attendre, aux aguets. Et le temps passe. Et passe. Après cinq minutes, il commence à se dire que ce n'est vraiment pas normal que la sécurité n'ait pas encore déboulé en force, quand soudain il entend la porte de l'ascenseur s'ouvrir à l'étage le plus bas, celui de l'exposition terrienne. Il attend encore un peu et par la trouée permettant de voir les galeries inférieures, il aperçoit deux étages en-dessous de lui l'homme qui vient d'entrer en compagnie de quatre agents. Malgré la distance, il le reconnaît à sa tenue noire, ses cheveux gominés et son teint pâle. Il l'a déjà croisé sur la plage.

L'homme pâle fait un geste et les quatre gardes dans leurs tenues blanches se dispersent, tandis que lui même reste immobile, bien en vue.


Pas encore maintenant. Un par un, en silence. Et se méfier du "professionnel".

Bien qu'il se cache, dans sa tête Alekseï est la prédateur, pas la proie.


Dernière édition par Eric le Jeu 28 Jan - 18:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 29 Jan - 18:26

Oban connaissant déjà les lieux, il guide la marche en silence, suivi par son petit groupe. Si Pariss, Rackham et la fille bleue marchent eux aussi sur la pointe des pieds, on ne peut pas en dire autant de Gurtuk. Toutefois, par chance, les seules personnes restantes dans la zone se sont enfermées dans un des laboratoires : il ne doit subsister que des scientifiques, et ils ont appliqué la procédure d'urgence en ce qui les concerne, à savoir rester cachés.

Bientôt, ils arrivent près de la lourde porte blindée. Oban prête attention dès que tout le monde s'est arrêté, mais ne perçoit aucun mouvement de l'autre côté.


Gurtuk va ouvrir la porte.

Hé, attendez. Il y a sûrement des gardes qui nous attendent de l'autre côté !

Je crois qu'ils sont occupés. J'ai une amie minimum qui fait du grabuge actuellement. Et quand ils verront les renforts...Eh bien on verra. Oui, ça va être tendu mais que voulez-vous. Tenez, père-de-Cristal, voilà un flingue électrique. Protégez les filles, et écoutez bien celle qui voit l'avenir.

D'ailleurs miss, vous avez des choses à dire qui pourraient nous aider ?

Je ne sais pas. Je vois... Des éclairs. Des voiles noires. Le visage d'un squelette. Et l'obscurité prochaine.

Cela vous aide ?


Zaati kel jerinni ?

Désolée. J'extraie ce que je peux du torrent. Les visions ne concernent pas toujours l'avenir proche et elle sont souvent déformées.

Oh, oui. L'un de nous cinq va mourir, aussi.


Magnifique...

CLANG ! fait a porte avant de coulisser.

Gurtuk a réussi.

Oban et Parisse jettent un oeil par l'ouverture et découvrent un couloir désert. Oban reste devant. Il espère que non, mais si une personne doit mourir, autant que ce ne soit pas Parisse. Elle a l'air sympa.

Oban secoue ces pensées parasites et reste sur ses gardes ; il se dirige, sans grand espoir, vers l'ascenseur. Oban se repère au bruit des moteurs au dessus. Et il lui vient une idée.


Miss, qu'est ce qui se passe, si, au lieu de foncer vers la sortie, on sabote les moteurs de la station ?

En fait, cela va arriver. La panne peut venir de nous, d'un acte de piraterie ou d'une tempête, peu importe : C'est ce qu'attend la mort pour pénétrer sur ce vaisseau.

Les voiles noires ? ce sont eux dont vous parlez ? Les pirates égérians ?

Oui, bien sûr. Ils attendent leur heure, tout près.

Et c'est encore de ma faute...

Parler plus tard ! Nous bouger !
Oban ? Tu savoir où aller ?

Ce couloir là bas. LEs moteurs du vaisseau sont juste au dessus. Il y aura une trappe pour monter dans le plafond. On la trouve, on s'y cache, on détruit les moteurs. Les pirates débarquent sur le vaisseau, et nous, on repart quand Astérionis aura nettoyé la zone. Ca peut le faire. Mais une fois que vous y serez, je dois aller récupérer Nétifer. Elle est seule contre eux tous.

L'égérianne aux cheveux rose se fige.

Astérionis ?!? Tu vouloir dire Maccari Astérionis ?

Ouais il est là et il parait qu'il a des pirates avec lui. Ca a l'air d'un type bien, et je compte profiter de son intervention. Je suis sur qu'il a des vaisseaux. Au moins un, quoi.

Elle serre les mains sur sa poitrine et ses yeux brillent de larmes.

Attends ! Il moitié frère à moi. Maccari venir pour moi !

Oui, il est venu pour toi, Parisse Mélodine. Mais vous vous méprenez. Les voiles noires ne sont pas les siennes. Il n'est pas la mort qui rôde.

Kelo sal vaas terrin ?

Tu le sais déjà. Tu as vu le journal. Tu ne veux juste pas y croire.

L'égérianne blêmit.

Gurtuk détecte des présences en approche. Gurtuk suggère de quitter les lieux au plus vite. Et Gurtuk aimerait savoir qui est le commandeur et qui il doit écouter.

Quoi, tu doutes de qui tu dois écouter ? Qui a ouvert ta cellule ? C'est moi, mon gros. Le mec avec le plan, c'est moi.

Et on va éviter d'abimer les moteurs là tout de suite, du coup. Hein. Je sais pas ce que c'est que cette voile noire, mais on va essayer de fuir avant son arrivée.

Sigh....


Dernière édition par Eric le Dim 31 Jan - 1:54, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 29 Jan - 18:30

Alekseï continue d'observer depuis sa position. Les quatre agents prennent quelques minutes pour ratisser l'étage du bas, puis montent au second. De la où il est le jeune homme peut voir que, à sa grande surprise, ils ont gardé leurs armes électriques.

Il constate aussi que leur fouille manque de coordination : A l'évidence, ce ne sont pas des professionnels dans cet exercice, et ils commettent souvent l'erreur de se retrouver hors de vue les uns des autres.

L'homme en noir, lui ne bouge toujours pas. Il a la tête levée, mais garde étrangement les yeux fermés.

Enfin, les hommes en blancs finissent par monter au troisième niveau du musée, et à nouveau ils se dispersent.

Alekseï analyse les endroits vers lesquels chaque garde va partir, et donc les lignes de vue qu'ils auront les uns sur les autres.

Si l'un d'entre se retrouve seul et hors de vue de ses camarades, traînant dans le coin du jeune russe, il risque fort d'avoir un problème. Et d'être neutralisé le plus silencieusement possible par une attaque dans le dos.

En effet, se voit mal mettre au tapis le type à la peau pâle, et les quatre gardes en même temps. Hors l'homme de main doit être le seul à posséder une carte d'accès.

Si l'occasion ne se présente pas, il reste caché... Apparemment, il n'ont pas vérifiés les planques équivalente à celle-ci lors de la fouille de l'étage précédent.


Mais finalement, l'opportunité qu'il attendait se présente. L'un des agents de sécurité va passer tout près de lui. Pendant quelques secondes, il sera caché par une grande stèle de pierre de 3 mètres sur quatre gravée d'idéogrammes aliens.

C'est à ce moment là qu'Alekseï va lui tomber dessus. Au propre comme au figuré. Il compte bien le prendre par surprise et le finir à l'aide d'un coup de matraque dans la tête. Le plus rapidement et silencieusement possible.


Le jeune homme descend de son perchoir en silence et approche l'homme par derrière. Avant qu'il ait compris ce qui se passait, il a attrapé sa matraque et le frappe à la base du crâne. Le garde tombe à quatre pattes, mais pousse un cri et ne s'évanouit pas immédiatement. Alekseï le finit pour de bon d'un second coup, mais trop tard : Les autres ont entendu et convergent dans sa direction. Dans un instant, ils vont le voir. Pas le temps de regagner sa cachette précédente.


Tsss... Trop bruyant ! Tant pis...

Alekseï détermine en une fraction de seconde si une des autres planques qu'il a dénombré est accessible sans être vu. Sinon, il écoute, toujours camouflé derrière la stèle, le son des pas des gardes pour déterminer leur position.
Il sort la deuxième matraque qu'il prend dans la main gauche. Il a vu que la sécurité garde les pistolet en main. Autant y aller au corps à corps, ils sont moins entrainé à ça, et risquent d'être gênés dans leurs tirs par la proximité d'un des leurs.

Lorsque qu'un garde est à proximité de lui, il jailli dans sa direction. Un coup de matraque dans l'arme, l'autre fonce vers la tête. Et le jeune russe reste en mouvement.


Dernière édition par Eric le Dim 31 Jan - 16:00, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 31 Jan - 2:26

Oban et les évadés passent à côté des deux gardes et du docteur que Nétifer a assommés avant de partir puis se dirigent rapidement vers les ascenseurs. Gurtuk et la fille bleue restent égaux à eux-même, mais Seamus semble avoir le moral en berne et Parisse semble partagée entre la joie de savoir que son frère est venu la chercher et une inquiétude qui n'est pas simplement due à la précarité de leur situation.

Alors qu'ils arrivent dans le hall où se trouvent l'ascenseur, ils trouvent le corps d'un autre garde. Celui-là n'est pas juste inconscient : Il a la nuque brisée.


La porte de l'élévateur est grande ouverte... Mais bizarrement la cabine n'est pas là. L'ouverture donne directement sur la cage d'ascenseur : Un puit vertical sombre et vertigineux, vers le haut comme vers le bas.

Bon sang ! Nous sommes coincés.

Non pas ! fait l'égérianne.

Elle prend son élan et s'élance avant de s'agripper à un des tubes fixés à la paroi du fond. C'est plutôt téméraire, dans la mesure où une chute signifie une mort assurée, tout comme le fait d'entrer en contact avec l'un des rails magnétiques chargés d'électricité.

Parisse leur fait signe de la suivre et commence à grimper.


On... pouvait pas juste demander à Gurtuk de faire venir l'ascenseur ? Bon. Tout le monde se sent de la suivre ?

La fille bleue répond mentalement tout en suivant prudemment l'égérianne.

L'ascenseur s'est écrasé en bas. Votre amie à l'âme sombre en a tué cinq de plus de cette façon et elle est montée comme Parisse Mélodine.

Et oui, nous pouvons grimper. Personne ne mourra de cette façon.


Drôlement rassurant. Tu veux de l'aide pour atteindre les tuyaux, mon garçon ? demande Seamus à Oban.



Ca va aller. Oban prend son élan, et saute sur les cables. Il parait qu'il ne mourra pas, de toutes façons. Et l'ascension commence.

L'escalade se révèle plutôt facile pour Oban. Ce n'est pas grand chose comparé à ce qu'il faisait lorsqu'il explorait les épaves de la décharge à la recherche de pièces utilisables. Juste au-dessus de lui, les deux filles s'en sortent plutôt bien aussi. Par contre Seamus a rapidement le souffle court et peine à monter passé les trente premiers mètres. Heureusement pour lui, Gurtuk lui vient en aide. Le cyborg n'a même pas à s'accrocher aux tuyaux : Ses pieds sont magnétisés et il marche simplement sur le mur.

Après de longues minutes, ils arrivent aux niveaux où se trouvent les salles des machines. Oban peut percevoir les multiples et puissantes vibrations qu'émettent les moteurs et générateurs du vaisseau.


Jus... Jusqu'où est-ce qu'on va, comme ça ?

Touuuut en haut. A moins qu'on tombe sur plus intéressant en route. Comme les appartements de votre frère.

Eh bien... Ils sont tout en haut, justement. Et c'est là qu'il doit retenir Cristal. Mais cela fait presque trois kilomètres d'ascension. Nous n'y arriverons jamais !

Bon, là, il n'a pas tord. Trois mille mètres de grimpette, ça va commencer à faire beaucoup.

Ah, bah on ira autrement. En attendant, vu qu'il nous reste de la grimpette, vous pourriez nous expliquer ce que c'était, votre échange avec "miss futur". Et passé aussi, visiblement.


Dernière édition par Eric le Dim 31 Jan - 3:17, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 31 Jan - 21:03

Juste derrière Oban, Seamus réfléchit tout en continuant à grimper avec l'aide de Gurtuk.

Eh bien... Autant vous le dire, de toute façon. Tout ça, c'est à cause d'une découverte que nous avons faite il y a un cycle environ.

Je dirigeais une expédition privée. Nous avions eu vent d'un site intéressant, dans le secteur de Sidéris, loin hors de l'espace terrien. Là nous avons découvert un cimetierre spatial : Plusieurs épaves de voiliers égérians, vraiment très anciens, cachées dans les anneaux d'une géante gazeuse. Ils devaient être là depuis des milliers d'années.

Nous avons décidé d'aborder le plus gros, un vaisseau aux voiles noires. A l'intérieur, il subsistait les restes de corps momifiés... Et c'est là que nous avons trouvé un journal de bord.

Et alors quoi ? Vous n'allez pas me dire que des fantômes égérians vont venir tuer tout le monde sur la station ... ? Des fantômes, ça n'existe pas...

Si seulement tu avais raison, mon garçon. Si seulement. Je croyais comme toi.

Et oui, l'équipage s'est "réveillé" quand nous avons pris le journal. Je suis le seul a avoir pu rejoindre notre capsule. Mes hommes y sont tous restés... Et ma femme, la mère de Cristal aussi. Je...

Il interrompt son récit, la gorge nouée. La réaction d'Oban les surprend tous les deux ;

Eh, pas de ça ! Pensez plutôt à ce que vous allez faire à votre frère quand vous aurez récupéré Cristal. On pleurera après. Tous ensemble. Quoi qu'en dise "l'avenir". Soyez pas défaitiste, la médium elle même a admis que ça peut changer en cours de route. Soyez créatif, bon sang !

L'homme regarde Oban dans les yeux, puis acquiesce.

Tu es un garçon vraiment pas commun, tu sais ?

Seamus dire vérité. Je avoir vu livre. Rackham vouloir je traduire.


Dernière édition par Eric le Dim 31 Jan - 21:52, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 31 Jan - 21:10

Alekseï a juste le temps de faire une roulade pour se cacher derrière une longue vitrine où sont exposés des bas-reliefs. Encore une fois, les agents font preuve de légèreté en arrivant en ordre dispersé : Le premier a bien vingt secondes d'avance sur les autres et il regarde dans la mauvaise direction.

Alekseï le cueille dans les reins de la pointe de sa première matraque, puis frappe derrière le genou avec la deuxième. L'homme tombe et il s'apprête à le finir lorsqu'il sent une poigne de fer se refermer sur son poignet.


A côté de lui, l'homme en noir le tient fermement... Alors qu'il est impossible qu'il se soit approché et ait monté les deux étages aussi vite !

Et si vous cessiez d'abimer mes hommes, jeune homme ?

Alekseï n'a pas senti le "pro" arriver, et il le tient déjà. Autant dire que ce type aurait pu le neutraliser à l'heure qu'il est.
Il ne l'a pas fait. Il veut donc parler. Autant en profiter pour attendre une ouverture.


Ah. Désolé. Si vous voulez... C'est pas vraiment après eux que j'en ai, de toute façon. Ils sont vraiment très mauvais, mais ils me gênaient un peu quand même. Rassurez-vous, je ne pense pas que j'ai eu à en tuer un seul.

Par contre, vous, vous êtes très bon ! Vous êtes le chef de la sécurité ? C'est vous que je voulais voir !

Ses yeux restent de glace mais sa bouche se tord en un sourire mauvais.

Ha ! Le chef de la sécurité, vous l'avez envoyé à l'hôpital pour un moment, mon cher. Moi je ne suis qu'un associé de Sir Rackham.

Mais je suis très curieux à votre sujet. en fait, j'aimerais vérifier une théorie. Vous permettez ?

Et sans attendre la réponse d'Alekseï, il le déséquilibre d'une vive traction sur le poignet puis attrape le ceinturon du jeune homme d'un geste presque trop rapide pour le regard avant de le jeter en l'air comme s'il ne pesait presque rien... Par dessus la rambarde !

Alekseï le voit s'éloigner de lui alors qu'il tombe en arrière vers l'étage du bas. L'homme pâle rit.

Sa chute s'interrompt dix mètres plus bas dans un présentoir qui éclate sous l'impact. Le choc est terrible pour Alekseï, mais pas mortel. Il roule sur le sol, perclu de douleur, à moitié sonné, tandis que du sang commence à couler de ses multiples coupures et perforations dûes aux éclats de verre et aux esquilles de bois.

Alors qu'il essaie de reprendre ses esprits, il entend une voix dans les hauts-parleurs, celle de Rackham.


Strad ! Faites attention, bon sang ! Ces pièces sont hors de prix !

L'homme en noir est déjà en bas lorsqu'il répond. Alekseï a dû perdre connaissance un bref instant pour qu'il ait eu le temps de descendre. C'est la seule explication.

Désolé, monsieur. Les impondérables du métier.

Et vous ? Encore en vie ? demande-t-il au blessé en le retournant sur le dos de la pointe du pied.

Même si Alekseï souffre de façon bien réelle, il accentue son état. Et cherche de son regard troublé un débris. Solide et pointu.

Ahhh... Oui... Je... Pensais... Qu'entre "pro"... Ahhhh ! On pouvait... Parler.


Dernière édition par Eric le Dim 31 Jan - 22:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 31 Jan - 23:07

Vous ? Un professionnel ? Vous avez un certain talent pour vous montrer ennuyeux, je vous l'accorde, mais n'exagérons rien.

Alekseï entend les pas rapides des deux hommes restant qui descendent les escaliers. Pendant ce temps, il parvient à attraper un montant brisé du présentoir. Ce n'est que du bois, mais c'est pointu.

A ce qu'il paraît, vous avez une capacité très curieuse. J'aimerais beaucoup voir ça, dit l'homme en faisant deux pas en arrière.

Messieurs, allez-y. Et pas de retenue.

Les deux agents opinent du chef, pointent leurs pistolets électriques sur alekseï et font feu. A nouveau, le corps du jeune homme est traversé par des éclairs éblouissants, qui brulent comme des coups d'aiguilles mais ne lui font pas grand mal. et à nouveau, des étincelles commencent à crépiter autour de lui.

Il y a quand même un effet positif : La décharge d'adrénaline engendrée lui fait oublier un instant la douleur.


Alekseï pense immédiatement à surjouer la douleur, et à faire semblant de s'évanouir pour prendre tout le monde par surprise plus tard. Il crie de douleur.

... Mais l'adrénaline se libère. Et il ne surjoue plus. Ses pupilles se dilatent de nouveau, les même tremblements recouvrent son corps au rythme des décharges continues des pistolets électriques. Et il continue de crier, mais d'une autre façon.


Rhhhhhaaaaaaa ! Et il essaye de se redresser. Il ne pense plus vraiment. Un voile rouge, crépitant et assourdissant est tombé sur ses yeux.

D'un bond, il est sur l'homme en noir. Que ce soit à cause de la surprise, ou parce qu'il reçoit plusieurs arcs crépitant venant d'Alekseï, sa cible ne parvient pas à l'arrêter et la pointe de bois le frappe au coeur... Et s'écrase sur son costume, éclatant dans la main d'Alekseï.

De rage, l'autre le renvoie au sol d'un revers de la main.


Me tuer avec un pieu ? Sérieusement ?!? hurle l'homme dont les yeux ont maintenant des reflets rouges. Tu crois que je n'avais pas prévu ça ?

Donne-moi ça, toi ! fait-il en arrachant un pistolet à l'un de ses hommes, avant de tirer sur Alekseï sans discontinuer. Il écume littéralement.

AAAAAAAAHHH ! Le cri d'Alekseï devient plus extatique qu'autre chose, et son dos se contracte. Il gigote au sol, tous ses muscles raidis. Cela dure encore quelque temps. Impossible de le savoir, tellement c'est bon. Impossible de le savoir dans cet état second...

Puis ses muscles se contractent, se détendent, il bondit droit devant, sans contrôle. Agripper, frapper, mordre, détruire, massacrer. Tout ce qu'il empêchait depuis des années de quitter ses entrailles s'échappe. Il veut tuer. L'énergie crépite à un niveau démesuré. Et sort.


Dernière édition par Eric le Lun 1 Fév - 0:05, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 1 Fév - 1:40

Strad ! Arrêtez ça ! Il se passe quelque chose d'anormal dehors, par tous les diables !

Mais l'avertissement de Rackham sur les haut-parleurs vient trop tard.

Avec un craquement assourdissant, avec une lumière fulgurante, un éclair titanesque traverse la pièce...




...Suivi d'une succession d'autres qui tombent en rafale, si rapprochés que le tonnerre produit un vacarme continu et indescriptible.

Et tous ces éclairs traversent Alekseï, pendant de longues secondes. Les gardes sont atomisés, réduits à l'état de squelettes, et l'homme en noir disparaît lui aussi dans la foudre. Le musée explose littéralement autour du jeune homme, qui sent une puissance monumentale le transpercer.

Et soudain, le silence. L'obscurité. Alekseï est vidé, comme jamais il ne l'a été, et pourtant il a le sentiment d'avoir été... complété.

Après un temps indéterminé, il retrouve ses esprits. Il flotte dans l'obscurité. Seuls quelques vitrines en flammes éclairent encore l'endroit et le nuage de débris. Autour de lui, plus rien ne fonctionne, pas même la gravité artificielle.



Alekseï essaye de quitter cet endroit. Vers l'escalier central, puisqu'il n'y a pas d'autre solutions. Il n'est pas familier avec la "zero-G", aussi, il a du mal à se déplacer. Mais il apprend rapidement les bons mouvements.
Il voit les cadavres des gardes, mais n'en semble pas troublé. Pour l'instant. Il cherche en passant le corps de l'"associé"...

Il flotte. Il a du temps. Du moins, c'est ce que cette ambiance d’apesanteur lui fait ressentir.

Et, pour la première fois, il essaye de se concentrer sur les "présences". Sentir ses amis. Il suit les conseils de Mac.


Après quelques minutes, il lui semble avoir une sensation nouvelle. C'est comme si un brouillard s'était levé. Peut-être que c'est dû au fait que l'ensemble du Marjorie-Céleste vient de disjoncter, mais ses perceptions sont plus claires. Il a l'impression qu'en effet, il a conscince qu'il y a comme une "résonnance" entre lui et d'autre êtres à bord. Toutefois, c'est encore très flou.

Il persévère un moment, mais sa perception de la chose ne s'améliore pas. Il lui faudra sûrement encore un peu d'entraînement. Du coup, il a le temps de réfléchir... Et réalise que les fermetures magnétiques de toutes les portes du vaisseau viennent probablement aussi de rendre l'âme.


Alekseï s'en moque. C'est même plutôt bon. Toutes les portes retournant à la cage d'escalier sont ouvertes. Les autres, il faudra les défoncer. Il récupère un bélier correct au cours de son chemin, et avance vers le haut, en empruntant l'escalier qui monte vers le sommet de la station, en apesanteur...


Dernière édition par Eric le Lun 1 Fév - 2:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 1 Fév - 1:49

Oban a une sensation étrange. Ses cheveux se dressent sur sa tête. Sa peau le picote. C'est comme quand il était à l'infirmerie avec Nétifer, un peu plus tôt, mais en beaucoup plus fort.

Soudain, les veilleuses qui éclairaient faiblement la cage d'ascenseur se mettent à briller intensément avant d'exploser. Une vague d'arcs électriques commence à jaillir des rails magnétiques au-dessus d'eux et descend droit sur le petit groupe, trop vite pour qu'ils aient le temps de faire quoi que ce soit. Ils prennent tous un méchant coup de jus.

Parisse lâche prise avec un cri, tout comme la fille bleue. Oban réussit à garder conscience et à attraper cette dernière, mais il est arraché de la paroi lorsque l'égérianne leur tombe dessus à son tour. En dessous, Seamus aussi a été assommé, et Gurtuk disjoncte et se décroche de la paroi.

Tout le monde chute dans le précipice maintenant plongé dans le noir total... Le jeune homme lâche de petits cris épars à mesure qu'il tente de se rattraper à quelque chose et échoue, dépourvu de repères spatiaux.

Puis il touche un mur, et à toute vitesse, s'en sert pour essayer de jeter une onde afin de pouvoir se situer par rapport à la cage d'ascenseur, et situer les autres même si pour la plupart, plus lourdes que l'enfant, elles tombent sur lui. Mais tout va beaucoup trop vite pour qu'il y parvienne. 

Elles doivent se réveiller. Oban profite de l'écho de la cage et crie de sa voix encore aiguë d'enfant. Mais alors un enfant qui aurait accès à des enceintes de Metal Blitz de 500 watts.


Cesse de crier, s'il te plaît. C'est très douloureux, fait la fille bleue dans son esprit après quelques secondes.

Oban reprend alors son souffle... Et constate que leur chute s'est inexplicablement ralentie. La gravité artificielle a disparu !

Il peut maintenant facilement attraper un tuyau pour s'arrêter totalement, mais il continue de flotter. Il a Parisse et la fille bleue avec lui. Elles finissent de revenir à elles et parviennent à se tenir toutes seules. Il ne les voit pas, bien sur, car les ténèbres sont totales, mais il les entend bouger et respirer et peut vaguement les situer. En dessous de lui, Seamus et le cyborg ont par contre continué à descendre, toujours inconscients tous les deux. Ils ne vont plus assez vite pour se faire mal, mais ils risquent d'arriver tout en bas avant de se réveiller.

La voix d'Oban :
Bon, il faut nous presser. Montez, je vais récupérer les autres. En zéro G ca ira. Restez quand même accrochées hein !

Puis en quelques bonds appuyés sur le mur, Oban redescend. Il distingue très vaguement la réflexion du son sur les parois, ce qui lui donne un avantage sur les autres dans le noir.

Il pense un instant à porter les inconscients, mais il serait plus prudent de les réveiller. Oban commence par secouer le père de Cristal.


Seamus : Hein ? Que... Que s'est-il passé ? fait ce dernier en se réveillant.

Oban : Vous avez pris une joute. Heureusment, ca a aussi coupé la gravité artificielle. Il faut utiliser ça pour remonter, et vite. Allez, debout, je m'occupe de redémarrer Gurtuk...

Plus facile à dire qu'à faire... Oban, dans le noir, commence par tâtonner.

Oban :
Rendez-moi le flingue électrique, s'il vous plaît. Au cas où le secouer serait sans effet...

Gurtuk a une partie biologique, mais tant que la partie synthétique sera hors-service, il ne reprendra pas conscience. Il va falloir le rebooter, et dans le noir total, ça ne va pas être une partie de plaisir, d'autant que finalement Oban n'y connaît pas grand chose aux cyborgs.

Oban:
il va falloir le porter. En zéro G, rien de plus facile. Mais pour s'assurer la suite, Oban prend le temps d'arracher les jambes de son pantalon pour en faire des liens qui lui permetttront de s'amarrer aux câbles.


Dernière édition par Eric le Mar 2 Fév - 21:59, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 1 Fév - 3:01

Arrivé au sommet du musée en ruines, Alekseï repère la porte de la cage d'escalier à la lueur des flammes. Arrivée près de celle-ci, il réserve le bloc de granit gravé qu'il transportait pour un cas d'urgence et commence par ouvrir le panneau d'ouverture manuelle de la porte. La sécurité magnétique étant hors-service, il peut se servir de ce système d'urgence, qui consiste en une manivelle à déverrouiller puis à tourner. Cela ne sert que pour ouvrir ou fermer les portes de vaisseau en cas de panne électrique, comme maintenant.

Et miracle, la porte s'ouvre sans problème.

C'est donc en flottant au-dessus des marches vers les niveaux numérotés de cinq à un, tout en sachant que l'accès à tous les étages lui est maintenant possible. Le seul écueil, c'est l'obscurité qui se fait maintenant totale.


Alekseï a essayé le premier niveau, il compte bien essayer le dernier. Il monte. Toujours prudent, arme à la main.

C'est à tâtons qu'il arrive jusqu'à l'ultime sommet du vaisseau. Dans le noir, sa progression s'en trouve très ralentie et il se cogne plusieurs fois, mais cela ne l'empêche pas de trouver puis d'ouvrir la dernière porte. De l'autre côté de celle-ci aussi, il fait noir comme dans un four.

Aveugle, il avance lentement, les mains en avant, jusqu'à toucher... un visage humain !


[Alekseï :] Qui êtes-vous ?

Le jeune homme prend la matraque qui se trouve à sa ceinture. Il essaye de lancer un arc électrique afin d'obtenir un flash lumineux. Mais, évidemment, les composants électroniques de l'arme ont fondu. Rien. Ce n'est plus qu'un court bâton de métal.
Après tout, il semble qu'il soit capable de générer lui-même ce genre d'arc. Il compte bien éloigner son pouce et son index et tenter de créer un courant entre ses deux doigts... Et à sa grande surprise, il y parvient !


Ce n'est qu'une très faible source de lumière, intermittente qui plus est, qui donne une allure sinistre au petit hall d'entrée dans lequel il se trouve. Toutefois, c'est suffisant pour lui permettre de distinguer les deux silhouettes humanoïdes qui encadrent une porte. Ils sont parfaitement immobiles, et il comprend vite pourquoi. Ce sont des androïdes.

Heureusement pour lui, ils semblent avoir disjoncté comme le reste.


Alekseï continue donc son avancée. Il ne prend que quelques secondes pour détruire les deux androïdes à coup de matraque. Si jamais le courant revenait...
De temps en temps, il génère un arc électrique afin de récupérer l'espace d'une seconde son sens de la vue, et de pouvoir mieux s'orienter. Et il garde en permanence un œil fermé. Celui qui restera habitué à l'obscurité car non-exposé à la lumière. Ce truc là, il le doit à l'un des jeux auquel il jouait avec sa sœur, Natasha, à la maison. Un "chat" dans leur grande demeure, la nuit, quand les parents dormaient. Il a gagné pas mal de fois simplement grâce à cette astuce : garder un œil pour les pièces éclairée, et un autre pour les zones sombres
.

En sortant du hall, il constate qu'il n'aura pas besoin d'électricité pour y voir dans la pièce suivante. En effet, cette dernière est un grand dôme d'observation donnant sur l'espace. De là, il constate que le Marjorie-Céleste est arrêté près d'une planète géante disposant d'anneaux impressionnant et d'une lune aussi grande que la Terre. Le soleil de ce système est une étoile blanche très brillante mais assez lointaine.



Il n'y a rien dans cette pièce ronde de près de cinquante mètres de large, si ce n'est un unique bureau situé à l'autre bout.

Aussi, avant de rebrousser chemin, Alekseï flotte vers le bureau et y jette un œil par acquis de conscience.

Alors qu'il s'approche du meuble vissé au sol mais déserté, il voit la chaise qui va avec flotter toute seule un peu plus loin. Et soudain, il aperçoit un mouvement. Il y a quelqu'un de caché en dessous !

Le jeune russe fait le tour prudemment, matraque dans la main droite. De la gauche, il se stabilise dans son flottement.

[Alekseï :] Qui êtes-vous ? Sortez de là. Lentement, sans geste brusque.

Lentement, un jeune homme en costume sombre sort de sous le bureau. Il se tient d'une main pour ne pas flotter trop loin et lève l'autre. Il a l'air plus qu'inquiet.

Ne... Ne me faites pas de mal, d'accord ? Je n'ai rien fait de mal, je vous le jure.

Alekseï reconnaît l'homme, qu'il a aperçu à la réception de bienvenue. Il fait partie de la suite d'assistants de Rackham.

Ou est Rackham ?

Il... Il a activé la téléportation d'urgence juste avant que... que... que tout disjoncte. Pitié ! Je ne suis qu'un secrétaire. Je n'y suis pour rien.

Alekseï parcourt rapidement la pièce des yeux, mais il n'y a aucun endroit où Rackham aurait pu se cacher. Il est probable que son assistant dise la vérité.

C'est alors que son regard capte quelque chose d'étrange à l'extérieur du dôme. Une ombre qui passe devant les étoiles. Il plisse les yeux, et à plusieurs dizaines de kilomètres du Marjorie-Céleste, il voit approcher un autre navire. Il est encore loin, mais il est massif. Il reconnaît un voilier égérian, en très, très mauvais état. Ce qui le surprend le plus, c'est que ses voiles sont noires. Serait-ce le vaisseau de Maccari ? On pourrait le croire, et pourtant... son instinct lui dit que ce n'est pas le cas, que c'est quelque chose de bien plus sinistre.

Eh merde... Des pirates égérians. Des "vrais". Toi, tu viens avec moi. Si tu restes calme, tout va bien se passer.
Avance. Vers la porte.
Et la téléportation d'urgence, elle est programmée pour envoyer où ?

A la salle de téléportation, je suppose. A côté du centre de commande du vaisseau.

Si Alekseï se rappelle bien les diffusions promotionnelles parlant du Marjorie Céleste, le poste de commande doit se trouver à mi-hauteur de la station, soit environ deux kilomètres sous ses pieds.

C'est noté. Et l'étage où se trouve Cristal, la nièce de Rackham ?
D'ailleurs, on y va. Mène la marche. Et dis-moi ce que contiennent les étages 2 à 5.
Dépêche-toi.

Les appartements. Et Cristal doit encore y être. Au troisième.

Le secrétaire lâche le bureau et tente tant bien que mal de se diriger vers la sortie en flottant. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas très doué.

Alekseï avance, et pousse même de temps en temps le secrétaire pour le faire avancer plus vite et l'aider dans son déplacement. Direction le troisième niveau.

T'inquiète pas. Je te laisse tranquille dès que j'ai trouvé Cristal. Mais des pirates égérians arrivent. Tu ferais mieux de te trouver une meilleure planque que la première.
Au fait, tu as vu ce qui s'est passé pour moi dans le musée ?


Dernière édition par Eric le Mer 3 Fév - 22:38, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 3 Fév - 17:57

C'est ainsi que, en trainant Gurtuk derrière eux, les quatre grimpeurs continuent leur ascension, rendue plus facile par l'absence de gravité. En fait, malgré l'obscurité totale, ils avancent même plus vite qu'avant et au prix d'efforts bien moindres. Par contre, les conversations se sont tues : Ils ont besoin de toute leur concentration pour ne pas se cogner au moindre geste.

Bientôt, ils ont dépassé le niveau des salles des machines, et doivent donc arriver aux étages où loge le personnel.


Lumière ! fait soudain Parisse, qui mène l'escalade.

Par les interstices des portes de l'ascenseur, ils peuvent distinguer une lueur. On dirait que la lumière a commencé à revenir à certains niveaux.

Oban continue de s'assurer avec ses jambes de pantalon. Si la grabité revient maintenant, c'est la catastrophe. Il relaye d'un "shhh" l'information vers Rackham en dessous, et poursuit l'ascension vers la lumière, mais en tâchant de rester dans les zones sombres de la cage. Il faut vite qu'ils s'arrêtent avec la reprise de la gravité, parce que Gurtuk sera trop lourd. Quoi que. Oban se sent au top, tout bien considéré. Il a l'impression qu'il pourrait arrêter un taureau à mains nues.

Après un repérage de quelques couloirs aux premiers étages éclairés, ils décident de s'accorder sur une sortie. Reste à s'occuper de la porte.


Il tire d'un côté, et Parisse et Seamus de l'autre. A eux trois, ils parviennent à forcer l'ouverture. De l'autre côté, un hall faiblement éclairé par une unique lumière. Plusieurs couloirs en partent, mais là aussi seul un éclairage sur dix est allumé : Les générateurs de secours ont dû commencer à s'activer, mais ils ne peuvent alimenter tout le vaisseau.

Kelo avida res ? Ked su ?

Oui, c'est sûr. Pas de danger pour le moment... Mais je ne vois plus rien à plus de quelques minutes d'avance. Il y a trop de remous dans le courant du temps. Il y a trop de gens qui le perturbent.

Oban jurerait qu'elle lui a jeté un regard en envoyant cette dernière pensée.

Bah quoi, c'est bien non ? Vu ce que vous aviez dit... Des gens comme moi viennent nous chercher. Mais eux sont plus vieux. On va juste tous rester hyper prudents. Quelqu'un peut rebooter Gurtuk ?

Ca doit être bizarre de ma part mais... je l'aime bien, au final.

Parisse écarte les mains en signe d'impuissance, et la fille bleue fait non de la tête, mais...

Je peux essayer.

Il ouvre un panneau dans le dos du cyborg et commence à trifouiller.

Maintenant, nous devoir trouver Maccari. Si il venir, il avoir plan pour partir.

Ouais, on va faire ça. Faut que je me figure où on est dans cette station. Il ne peut pas y avoir qu'un seul ascenseur, on doit en trouver un autre.

Normalement, il n'est pas difficile de se repérer dans le Marjorie Céleste avec les nombreuses bornes d'information ou avec l'application dédiée pour smartcom, mais là ils n'ont ni l'un ni l'autre. Oabn essaie donc de se remémorer ce qu'il a pu voir des plans du vaisseau. Les ascenseurs qui descendent jusqu'aux résidences du personnels sont nombreux, en effet. Le vaisseau a beau faire presque un kilomètre de large à cet endroit, il doit y avoir au moins une trentaine d'élévateurs, et de nombreux escaliers de service... dont celui qui passe juste à côté de la cage d'ascenseur qu'ils viennent de quitter.

Il va me falloir une source d'énergie compatible pour le redémarrer. Vous me prêtez ce pistolet électrique ? Il a peut-être grillé, mais la batterie devrait encore être bonne.

pas faux. Et j'en ai récupéré une autre sur les bracelets de containement qu'ils m'avaient enfilés. Si ca marche pas. On va vous laisser là, et aller voir en éclaireurs. Vous ne risquez rien et si on se fait prendre, au moins vous pas.



Dernière édition par Eric le Mer 3 Fév - 22:26, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 4 Fév - 9:32

Alekseï et le secrétaire retourne vers la cage d'escalier. Au moment où ils atteignent celle-ci, quelques-un des éclairages se mettent à clignoter puis s'allument. Le courant a l'air de revenir petit à petit. Heureusement, les androïdes de sécurité n'ont pas l'air de revenir à la vie pour autant.

Ils descendent de deux niveaux, jusqu'à la porte du troisième.


Voilà. C'est là que résident les... heu... dames de compagnie de Sir Rackham. Cristal y est enfermée dans sa chambre, tout au fond.

Alekseï constate que le panneau coulissant de la porte est très légèrement entrouvert, ce qu'il n'a pu remarquer dans le noir quand il est monté. Il l'ouvre et les deux hommes pénètrent en flottant dans ce qui ressemble à un étage d'hôtel de luxe. La décoration est plutôt ostentatoire, mais est gâchée par le manque de gravité qui a envoyé voler bon nombre d'objets.

Ils passent devant plusieurs suites inoccupées, mais dont les portes sont inexplicablement ouvertes. Alekseï capte une odeur malsaine dans l'air, légèrement métallique. Quand il voit flotter quelques gouttes de liquide rouge, il comprend : C'est celle du sang. En jetant un oeil dans l'une des chambres, il aperçoit une femme rousse en déshabillé en train de flotter dans un nuage de gouttelettes rouges. Elle a été égorgée, et pas proprement.


Oh mon dieu ! fait l'assistant, livide.

Au moins, il ne s'agit pas de Cristal.

Là, Alekseï commence à vraiment s'inquiéter. Qu'on veuille le tuer, après ce qu'il a fait aux gardes, ça peut s'envisager... Mais elle ? Qui a pu faire ça ?

Il fonce vers la cabine de la gamine.


Dernière édition par Eric le Jeu 4 Fév - 10:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 4 Fév - 9:53

Oban, Parisse et la fille bleue avancent prudemment dans les couloirs. Le garçon commencent à prendre le truc pour se déplacer en gravité zéro, même si il n'est pas encore parfaitement à son aise.

Bientôt, ils entendent des voix. Un coup d’œil discret lui permet d'apercevoir un peu plus loin plusieurs membres d'équipage réunis dans un hall et encore un peu paniqués en train de discuter. Plusieurs ont toujours leurs pyjamas, d'autres leurs tenues de service. Ils ne comprennent pas ce qui vient de se passer et s'inquiètent de savoir si ils sont en danger. L'un d'eux répond que la maintenance doit être en train de réparer, puisque les lumières reviennent peu à peu. Les autres n'en ont pas l'air plus rassurés pour autant.

Le principal problème, c'est qu'ils bloquent le passage. Impossible de passer discrètement avec leurs tenues de prisonniers, qui plus est avec une alien bleue. Ceci dit, aucun d'eux n'a l'air d'appartenir à la sécurité. Il s'agit plutôt de femmes de chambres, cuisiniers, stewards, etc.


Es Kelo talida veri, abel trenit ?

Non, désolée. Je ne peux pas manipuler les esprits. Juste communiquer. Et...

Elle se concentre un instant.

Il faut nous hâter. Notre geôlier a envoyé des hommes pour retrouver ses prisonniers. Ils vont bientôt arriver ici.

Tandis que les filles parlent, elles réalisent qu'Oban ne partage pas du tout leurs soucis. L'enfant se dirige droit vers les touristes, en tenue de prisonnier aux jambes arrachées, plein de poussière et de coups, et profite largement de la situation au lieu de s'en inquiêter :

Au secours ! Au secoirs ! Tout ça n'est qu'un piège, les organisateurs veulent tous nous vendre comme esclaves ! Cachez-vous, leurs hommes de main arrivent ! Madame, au secours, je vous en prie !

Monsieur, aidez-nous ! Cachez-nous, ou... Ne les laissez pas faire ! Regardez ce qu'ils nous ont fait ! Sans cette panne on serait encore dans des cellules en bas de la station ! Au secours !

Hein ? fait une hôtesse encore en tenue. Mais... Qu'est-ce que tu racontes, petit ? Quelles cellules ?

Qu'est-ce que c'est que cette histoire, mon gars ? ajoute un chef cuisinier. Mais... Tu est blessé ?

Oban plonge ses yeux dans ceux de chauqe interlocuteur et s'accroche à leurs bras pour avancer parmi eux.

Mais oui ! ils m'ont molesté, et ils ont tenté de m'empêcher de sortir de cellule ! Vous imaginez ? J'ai onze ans ! Je ne peux pas être un criminel ! Ils m'ont dit que j'avais été vendu et qu'à notre prochain arrêt, mavie changerait ! Vous vous rendez compte ? C'est pour ça qu'on quitte l'espace terrien ! Vosu aussi, ils vont vous vendre aux aliens ! Il faut se révolter ! Ne vous laissez pas faire ! moi je fuis, je dois alerter ma famille, ils doivent être inquiets s'ils sotn encore en vie. Pardon. Laissez-passer. Oh et méfiez-vous du personnel, aussi ! Ajoute l'enfant en pointant l'hôtesse du doigt, d'un air réprobateur. Ca devrait focaliser l'attention de la foule avant qu'ils ne se faufilent plus loin...


Dernière édition par Eric le Jeu 4 Fév - 11:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 4 Fév - 12:24

Le petit discours d'Oban semble avoir fait son effet, et Parisse et la fille bleue peuvent en profiter pour se glisser discrètement derrière le petit attroupement dont l'attention est maintenant fixée sur le garçon. Malheureusement, c'est justement à ce moment que...

Hé, vous, là-bas ! Ne bougez plus !

Quatre hommes en tenues de combat et arborant le logo de la compagnie viennent de déboucher au bout du couloir, à une vingtaine de mètre de là. Ils ne sont pas équipés de pistolets électriques, mais de vraies armes, et surtout ils ne sont pas affectés par le manque de gravité : Ils ont des bottes magnétiques. Ce ne sont pas des agents de sécurité ordinaires, c'est certain.

Aussitôt, l'égérianne et l'alien télépathe sont aperçues.

Eloignez-vous des prisonniers ! crie à nouveau l'officier.

Entre les trois fugitifs et les soldats armés, les employés n'hésitent pas longtemps : Maladroitement, ils tentent de fuir en flottant.

Eh merde. Au temps pour le bluff. Désolé, m'sieur. Sans réelle pitié, Oban se saisit du pied d'un des fuyards et, gràce à l'absence de gravité, le lance vers les hommes armés. S'ils lui tirent dessus, c'est que la situation est vraiment très dangereuse. Mais les prisonniers échappés auront gagné du temps au prix d'une vie innocente.

Sinon, c'est qu'ils sont surtout là pour intimider, et le pauvre malheureux n'aura rien. Oban se hait pour ce qu'il doit faire, mais il doit le faire. Pas question d'être repris maintenant.


La manoeuvre porte toutefois ses fruits : Les soldats hésitent à ouvrir le feu. Cela suffit à Oban, Parisse et la fille bleue pour se propulser vers le fond du couloir. Toutefois, le répit ne dure pas longtemps : Leurs poursuivants s'élancent immédiatement à leur poursuite, avec des cris leur ordonnant de se rendre.

Pourtant, sans grande surprise, Les trois compères détallent en sautant de mur en cloison, en petits bonds bien sentis pour ne pas se retrouver pris dans une ligne de mire. Et s'il y a du personnel ou du monde, tant mieux. Il s'agit den e pas se faire prendre, certes, mais aussi de les détourner de Rackham et Gurtuk. Oban commence sérieusement à se demander où peuvent être les autres. Il tente de repérer les ascenseurs, mais tant qu'ils n'auront pas semé ou assomé leurs poursuivants, ça va se révéler difficile.

Aussi, il cherche un coin à un couloir, et stoppe sa course au tournant. Il faut reprendre l'initiative. Il pose la main sur le mur, et tente tant bien que mal de faire sauter les ampoules qui éclairent le couloir.


Dernière édition par Eric le Jeu 4 Fév - 18:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 4 Fév - 18:25

Aussi vite que possible, Alekseï fonce vers le fond de l'étage. Il passe devant une autre chambre, vide, une salle à manger, un couloir menant aux capsules de sauvetage, une porte encore fermée et encore une chambre... où flotte un autre cadavre !

Comme il ne s'agit toujours pas de Cristal mais d'une autre "dame de compagnie" de Rackham, il ne s'attarde pas. Le secrétaire peine à le suivre, mais lui indique du doigt de quelle pièce il s'agit. En y arrivant, le jeune homme a un pincement au cœur en constatant que la porte a également été forcée.

A l'intérieur flotte une nuée d'objets... Mais pas de cadavre. Pas trace de l'adolescente.


Que... Qu'est-ce qui s'est passé ici ? demande l'assistant, sérieusement essoufflé.

Je ne sais pas... Ça a disjoncté il y a combien de temps, au fait ? Histoire d'estimer le temps qu'il a passé dans les vapes. Qu'est ce que tu as vu, toi ?

Il y a vingt minutes, peut-être. Et je n'ai pa vu grand chose. C'est comme si le vaisseau avait été soudain pris dans un orage electro-magnétique, mais sans signe avant-coureur. C'était vraiment bizarre.

J'ai du passer 10 ou 15 minutes inconscient. C'est beaucoup. C'est même incroyable que l'on ne m'ait pas capturé à ce moment. Il a surement eu du grabuge ailleurs. Pourvu que ce ne soit que les pirates, et qu'Angelica et Mac n'aient pas fait n'importe quoi...

Il reste une chance que Cristal se soit cachée. Les meurtres ont dû faire du bruit, et comme sa chambre est au fond...
Alekseï jette un oeil sous le lit, dans le placard. Puis aux capsules de sauvetage. Et à la chambre encore fermée.


Elle n'est pas cachée dans sa chambre. Alekseï retourne donc d'abord à la pièce fermée.

Heu... Vous ne devriez pas...

Mais le jeune homme n'écoute pas le secrétaire et ouvre la porte manuellement. Il comprend alors l'embarras de l'autre : A l'intérieur, il découvre un lit, mais aussi tout un tas d'instruments destinés à attacher, baillonner, fouetter, pénétrer et... d'autres dont il n'ose même pas imaginer l'usage. C'est là un véritable petit dongeon SM.


A ce moment, une voix grésille dans les hauts-parleurs du vaisseau.

Attention. Avis aux passager et à l'équipage. Nous avons été pris dans un orage magnétique qui a mis hors service de nombreux équipement du Marjorie-Céleste. Toutefois, vous n'êtes pas en danger. Je répète : Il n'y a aucun danger. Les systèmes de survie et de recyclage de l'air ont déjà été remis en service. L'éclairage d'urgence également.

La gravité artificielle sera restaurée dans trois minutes, à hauteur de 3 pour cent. Elle passera à 15 pour cent après deux minutes, puis à 65 pour cent après encore deux minutes. Eloignez-vous de tous les objets flottants lors de la procédure.

Tous les dispositifs d'appel d'urgence sont également en ligne. Veuillez ne vous en servir qu'en cas d’extrême nécessité.


Alekseï fixe le secrétaire d'un regard glacial.

Vous êtes conscient que vos patrons, Rackham et Strad, sont de dangereux malades mentaux ?
Strad a essayé de me tuer, des femmes sont égorgées dans leurs quartiers, et Rackham installe une salle SM a même pas 10 mètres de l'endroit où loge sa nièce de 15 ans... Et ils ne préviennent personne de l'arrivée d'un navire pirate égérian, bien sûr.

Il essaye de voir comment réagi son otage aux mots "appel d’urgence". Voir s'il ne tentera rien d'inconséquent.

Néanmoins, l'adolescent russe repère dans cette pièce quelques objets qui pourraient lui être utile, et c'est à ça qu'il s'attèle.
En premier lieu ce lot de menottes, qu'il glisse à sa ceinture. Cette fine chaîne de métal qu'il fourre dans sa poche de pantalon. Et ces deux aiguilles qu'il met dans la poche intérieure de sa veste.
... Veste qui ne ressemble plus à grand chose, d'ailleurs. Brûlée, déchirée, tâchée de sang... Tout comme sa chemise et son pantalon.

Et il fonce vérifier le dernier endroit qu'il n'a pas fouillé : les capsules de survie. Si Cristal ne s'y trouve pas, il faudra bien se résigner à redescendre vers le "hall des ascenseurs". Ce qui risque d'être dangereux.


En arrivant devant les entrées des deux capsules de sauvetage de l'étage, Alekseï remarque que près de l'une d'elle un panneau a été ôté et des fils arrachés et dénudés. De plus, la porte en question est légèrement déformée en surface, comme si on avait tapé dessus à la masse.

Ça ressemble diablement à une tentative pour entrer dans cette capsule. Aussi, Alekseï y jette un œil. Si ce n'est pas possible de l'extérieur, il essaye d'ouvrir la capsule. Toutefois, il n'y a pas d'ouverture manuelle sur cette porte-ci. Sans courant, impossible.

Alekseï essaye tout de même d'avoir confirmation de la présence de Cristal dans cette capsule. Il tape deux, trois fois du poing sur le sas.

Cristal, si tu es là, il faut m'ouvrir. Je suis un ami d'Oliver. Alexis Irinov, le danseur. Tu m'as vu à la soirée.

Il se demande alors si sa "capacité" à produire de l’électricité pourrait permettre de rétablir le courant un court moment au niveau de cette porte. Il essaye, si aucune réponse n'est venue d'ici là.


Dernière édition par Eric le Sam 6 Fév - 22:49, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 6 Fév - 8:06

Oban se concentre, pose les mains sur le mur et envoie une vibration la plus puissante possible dans les parois du couloir. Il y a un bruit strident et avec une série de claquements secs, les lampes éclatent les unes après les autres devant et derrière lui, plongeant le corridor dans l'obscurité.

Cela lui a fait perdre l'avance qu'il avait sur ses poursuivants, mais au moins ils ne peuvent plus les voir et les filles ont pu prendre un peu de distance. Il s'élance à leur suite.


A ce moment, une voix grésille dans les hauts-parleurs du vaisseau.

Attention. Avis aux passager et à l'équipage. Nous avons été pris dans un orage magnétique qui a mis hors service de nombreux équipement du Marjorie-Céleste. Toutefois, vous n'êtes pas en danger. Je répète : Il n'y a aucun danger. Les systèmes de survie et de recyclage de l'air ont déjà été remis en service. L'éclairage d'urgence également.

La gravité artificielle sera restaurée dans trois minutes, à hauteur de 3 pour cent. Elle passera à 15 pour cent après deux minutes, puis à 65 pour cent après encore deux minutes. Éloignez-vous de tous les objets flottants lors de la procédure.

Tous les dispositifs d'appel d'urgence sont également en ligne. Veuillez ne vous en servir qu'en cas d’extrême nécessité.


Intéressant, pense Oban. bientôt, ils seront ralentis par leurs chaussures, il ne reste plus qu'à les semer pour de bon. Au carrefour suivant, Oban fait simple : Il se cache à nouveau, s'accroupit, et envoie quelques secousses bien senties pour imiter des bruits de pas se dirigeant dans une mauvaise direction.

Dans l'obscurité, sa diversion fait mouche et le groupe de poursuivants se sépare : Deux continuent de les suivre, mais deux autres partent du mauvais côté.

Très bien. Mais d'autres renforts arrivent pour nous bloquer les sorties. Je cherche une lignée évènementielle qui nous permettrait de quitter cet étage, mais je n'en trouve pas encore. J'ai l'impression que quelque chose m'échappe.

Oban sait qu'il est la cause des troubles de cette fille à lire l'avenir. Il faut qu'il en joue. Il doit prendre des initiatives imprévues et penser autrement. Aussi, il se met à chercher des moyens non-conventionnels de quitter un étage. Son attention se porte rapidement sur des conduits d'aération, des monte-charge utilitaires, des tout-à-l'égout... Ou des moyens de communications ; poste radio, talkie walkie de ceinture sur un des membres de l'équipage... Il faut qu'il contacte les autres, quitte à devoir biduiller une radio.

Dommage qu'Ils n'aient même pas pris le temps de lire les paneaux ou d'identifier les fonctions des gens de cet étage...




Dernière édition par Eric le Sam 6 Fév - 22:31, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9198
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 41
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 7 Fév - 13:00

Oban réfléchit...

Pour ce qui est de quitter l'étage, tant que le courant n'aura pas été remis, inutile de compter sur les élévateurs. Restent les cages d'escalier et les aérations. La seconde solution serait utilisable par Oban, qui est le plus petit, peut-être même par la fille bleue, qui est aussi un poids-plume. Par contre, Parisse aura du mal à s'y glisser, et Seamus encore plus. Quant à Gurtuk, inutile d'y compter.

Les cages d'escaliers seront plus indiquées, mais il y a davantage de chance que les renforts censés arriver surveillent ces passages-là.

Et pour ce qui est des communicateurs, il est certains que les hommes qui les poursuivent en ont. Ils pourraient certainement également trouver un simple smartcom sur un membre d'équipage ordinaire ou dans une chambre, mais ce n'est pas évident avec des commandos à leurs trousses.

Ces derniers recommencent d'ailleurs à gagner du terrain. L'obscurité ne les aura pas ralentis longtemps : Ils ont probablement des dispositifs de vision nocturne.

De plus, Oban commence à s'y perdre dans l'immensité de cet étage. Il ne saurait probablement pas retrouver facilement Seamus et le cyborg.

Et il a un étrange pressentiment. Il jurerait qu'il sent quelque chose d'autre approcher, sans pouvoir dire ce que c'est. C'est une impression nouvelle.

La question appropriée est donc : "ami ou ennemi ?"

Mais Oban commence à en avoir assez de fuir. Tout ce qu'il veut c'est retrouver Netifer. LA fille bleue avait l'air de savoir des trucs là dessus tout à l'heure...


Miss ? La fille qu'on a suivie dans la cage d'ascenseur, vous savez où elle est ?

Remontée pour tenter de trouver de l'aide. Je crois qu'elle a dû réussir. Je suppose. C'est probable... Mais je ne suis pas sûre de grand chose à son sujet. Elle est comme toi. Très... imprévisible, même pour moi.

Oban, la médium et l'égérianne sentent soudain que la gravité commence à revenir. C'est très léger, et ils peuvent continuer à flotter, mais ils sont néanmoins doucement tirés vers le bas.

Les soldats sont toujours sur leurs talons. D'un coup, Oban ressent le même genre de vibrations que celles que font les bottes magnétiques de leurs poursuivants, mais face à eux, à quelques dizaines de mètres : Les deux hommes qui étaient partis dans une direction différente ont fait le tour pour leur couper la route, sûrement renseignés par les autres sur leur position. Les voilà pris en tenaille.

On ne peut plus leur échapper, mais quelque chose va arriver dans quelques minutes. Je ne vois rien de précis passé ce délai.

Alors cacher là, fait l'égérianne en pointant du doigt la seule porte qu'ils aient le temps d'atteindre.

C'est celle de douches collectives. Pour dames.

Je crois qu'en effet, nous n'avons pas le choix. Les dames d'abord.

Oban suit ses deux compagnes à l'intérieur. Ils arrivent dans un grand complexes de douches et de toilettes, du genre que l'on trouve dans les grandes salles de sport ou dans les piscines. Tout y est blanc et immaculé, et l'endroit regorge de cachettes. Il y a également plusieurs accès à des conduits d'aération.

A l'extérieur, Oban entend les pas de leurs poursuivants qui convergent vers eux. C'est également à ce moment là que la gravité augmente à nouveau : Nos trois fugitifs viennent se poser au sol assez lentement. Oban commence à ouvrir toutes les canalisations d'eau chaude ; ça leur procurera un beau nuage de vapeur, rendra le sol glissant, et puis ce sera joli, l'eau en quasi-suspension aérienne.


Donc tout ce qu'on a à faire, c'est gagner du temps ? Allons au fond alors. Il sauront qu'on est là, mais ce n'est pas grave. C'est bien ça hein ? Sinon, on peut utiliser les conduits d'aération mais je ne sais pas si miss Parisse passe. difficile à prononcer, ça, tiens: "Je sais pas si miss parisse passe"... Mais à quoi je pense, moi... Héhé, désolé miss médium. Vous auriez un nom, d'ailleurs ?

Tu peux m'appeler Ni, si tu veux.

Je pas rentrer dans trou. Mais vous deux pouvoir.

Je... Je ne sais pas quoi faire. C'est vraiment surprenant.

Allez ! Cacher. Pas de temps !

Bien que ce soit difficile, Oban tente de séparer son etat d'esprit et m'état physique qu'il montre.

Okay. Ni, passe en premier, que je puisse sortir au cas où. HA ! Je le savais que tu lisais mes pensées ! C'est pas sympa. C'est privé, vous avez surement vu des choses qui ne vous regardent pas.

Elle répond en grimpant avec agilité vers la bouche d'aération.

Désolée, tous les deux, mais c'est mon seul moyen de communiquer. Je ne parle pas un mot de votre langue. Et puis, Oban, tu n'as pas à être gêné de penser que nous sommes jolies. Je crois qu'à ton âge, chez les humains, c'est normal pour un garçon de commencer à penser à ce genre de chose. Ou alors je me trompe ?

Parisse pouffe de rire.

Je ne sais pas, je n'ai jamais connu d'autre enfant humain.

Dit-il avec l'intention de briser l'ambiance immédiatement.

Non mais oh.

Puis il grimpe derrière Ni, et replace la grille d'aération derrière lui en soufflant un Bon courage, Parisse. Je ne te laisserai pas seule. Ni, avancez pour voir vers où ça mène, et vous mettre plus à l'abri, s'il vous plaît.


Dernière édition par Eric le Dim 7 Fév - 22:58, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pavillon noir   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pavillon noir
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» Tetra fantôme noir (Hyphessobrycon megalopterus)
» labrador noir 5 ans BDR
» URGENT caline labrador femelle noir de 11 mois
» Asco labrador noir de 6 ans SNPA Rouen
» Photo fond noir

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Voyager NG :: Voyager NG :: Deuxième Âge : Roleplay-
Sauter vers: