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Le space opera nouvelle génération
 
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 Pavillon noir

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Eric
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 8 Jan - 22:50

Le début de partie se passe comme Alekseï l'avait prévu : Nétifer allonge les jetons et il perd, mais très peu, et il installe l'image qu'il veut donner tout en ayant le temps de bien observer les autres.

Le moins bon joueur, car le plus émotif, est Brower. De toute façon, il est presque à sec. Bogatchev est un joueur plus sérieux, plus difficile à lire, mais c'est un impulsif au jeu agressif qui réagit facilement à la provocation. Les deux derniers sont par contre presque impossibles à percer à jour en aussi peu de temps : Erlingsson est aussi expressif qu'une pierre, joue avec les statistiques et calcule systématiquement le rapport risque/gain. De ce fait, il met rarement de grosses sommes sur la table, ce qui arrange Alekseï car cela pondère les mises des autres joueurs. Maccari Astérionis en est l'exact opposé : Exubérant, volubile, charmeur, il joue en permanence la comédie, fait mine d'être distrait par les charmes d'Angelica, lance de bons mots, mise apparemment à l'instinct et pour ménager des effets dramatiques. De ce fait, si il a probablement des tics révélateurs ou une stratégie précise, impossible de les discerner pour le moment.


Pendant ce temps, les serveuses reviennent souvent à la table leur servir un excellent vin offert par le casino. Erlingsson ne boit pas, mais tous les autres si. Même les deux jeunes femmes avalent quelques verres.

Bon, je crois que c'est fini pour moi, dit Brower alors qu'il vient de perdre son dernier jeton. Messieurs, mesdemoiselles, ce fut un plaisir.

Oh, déjà monsieur ?

Oh oui. Je sais quand je suis surclassé et m'entêter ne rime à rien. Je vous souhaite une très bonne soirée, fait-il avant de se lever.

Les autres le saluent en retour et il s'éloigne en chancelant légèrement, tandis qu'une hôtesse leur apporte une nouvelle bouteille de vin pétillant.

Ah niet. Assez avec ce vin !

Vous voulez autre chose, Dragomir ?

Da ! Vodka ! Ce n'est pas Alexis qui va contredire moi, n'est-ce pas ?

Вы правы ! [V' prav' : vous avez raison/vous dites vrai.] L'intonation d'Alekseï se fait plus sourde et plus dure dès qu'il reprend sa langue maternelle. Hum, excusez moi. Je disais à Mr Bogatchev je suis d'accord avec lui. Mais je n'ai pas l'habitude de l'alcool, alors je ne vais pas boire à la russe, désolé, je vais plutôt siroter. Personne ici ne veut me voir danser torse nu sur la table, n'est-ce pas ? Surtout pas les agents de sécurité, ça j'en suis certain... Mais une petite vodka, si elle n'invite pas ses petites sœurs à la fête, ne pourra pas me faire de mal ! Un nouveau sourire. Et si je pouvais avoir un verre d'eau pétillante, en plus ?

Alekseï fait très attention à ne pas jouer Dragomir hors de position. Pas envie de jouer sa partie sur un pile ou face provoqué par l'impétuosité de son compatriote. Il sait aussi que tout le monde l'attend au tournant sur la première main qu'il va révéler. Aussi, il patiente pour aller jusqu'à la "river" qu'une bonne main, cohérente sur le flop, le turn et la river soit montrable. Qu'il perde ou qu'il gagne. Le principal est qu'il aient confirmation qu'Alekseï ne joue que les bonnes mains.
Contrairement aux deux leaders, il n'utilise pas de trucs pour camoufler ses émotions, que ce soit la "poker face" d'Erlingsson, ou la distraction permanente de Mac. Il sait être capable de ne pas tiquer au bon moment. Le mensonge et l'impassibilité est une des premières choses qu'on lui a appris lorsqu'il se mit à fréquenter les relations de son père.


Et ensuite, petit à petit, il capitalise sur son image pour gagner quelques mains sans révéler ses cartes, en augmentant l'éventail de ses mains d'attaque. Comme si la chance tournait. Et, évidemment, s'il faut provoquer Dragomir alors qu'il a une "premium", il ne se gêne pas.
Et s'il faut agresser un grand coup, ce sera sur Erlingsson.


Sinon, messieurs, que faite-vous dans la vie ? C'est surtout vers Erlingsson et Bogatchev que se tourne cette question.

Je suis dans le sucre, fait laconiquement Erlingsson.

Et moi dans transport en gros. Toutes sortes de marchandises. ajoute Bogatchev. Et toi, mon garçon ?

Oh, Alexis est danseur. Classique, je crois ? fait la "baronne".

Exact, Kriss. Oh ! Excusez-moi, puis-je me permettre de vous appeler Kriss ?

Je vous en prie. Après tout, vous êtes mon chevalier servant, ce soir, non ?

Ah, Da ! Grande tradition russe ! C'est très bien ! Et que font tes parents ? Peut-être je les connais ?

A ce moment, l'hôtesse revient avec la bouteille d'une excellente vodka. En fait, c'est la marque préférée du père d'Alekseï.

Ça m'étonnerait, Mr Bogatchev. A part si vous fréquentez les petites galeries d'art ou les bancs de l'université, section littérature pré-exode ! Mais seul Mac semble être dans la bonne tranche d'âge pour ça !

Alekseï ne se laisse pas déconcentré pour autant. Faire parler les gens est son objectif, pas l'inverse.
Quant à la vodka, il note mentalement d'y faire très attention. Hors de question de passer pour un pet-sec en refusant de trinquer, mais hors de question de devenir le nouveau Brower de la table ! D'ailleurs, il fait mine d'utiliser cette pause afin de recompter la valeur de son stack, qu'il connait déjà au jeton près. Mais aussi afin de créer un silence incitant les autres à relancer la conversation.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 9 Jan - 17:50

Ce que fait Angelica d'un air naïf.

Excusez-moi si je suis indiscrète, mais... Vous ne ressemblez pas aux autres voyageurs de cette croisière, messieurs. Je veux dire... Vous n'êtes pas là pour les paysages ou pour le spa, n'est-ce pas ?

Niet ! fait Bogatchev en servant tout le monde en vodka. Nous sommes grands collectionneurs, Erlingsson et moi. Nous sommes là pour vente aux enchères d'objets rares. Rackham va mettre sur le marché pièces uniques. Très rares !

Erlingsson acquiesce sans se déconcentrer.

C'est vrai ? Il faudra absoôolument que j'achète quelque chose, alors. Dommage que ce soit ce Rackham qui soit le vendeur. Je dois dire que je n'aime pas beaucoup le personnage.

Pardon ! Vous n'êtes pas de ses amis, au moins ?

De lui ? Hahaha ! Pas vous inquiéter, jeune dame. Nous trouvons aussi qu'il est très déplaisant personnage. Pas vrai ?

Oui. Très déplaisant.

Tas de vilaines rumeurs à son sujet, dit Bogatchev en se penchant en avant avec un air de conspirateur. Et pas seulement parce que collection a été obtenue de façon pas légale. Non non. On dit que parfois il ne vend pas que des objets !

Des esclaves, vous voulez dire ? répond la séclantie sur le même ton. Je croyais que cela était parfaitement hors-la-loi, chez vous ?

Pas des esclaves, non, intervient Maccari qui a perdu son sourire pour la première fois ce soir. Des personnes aux capacités... hors du commun.

Mais... C'est répugnant !

Oui.

Bon, et si nous nous concentrions sur cette partie ? Je double ma mise et je veux voir !

Et Astérionis perd cette partie avec une paire de valets devant un brelan posé par Dragomir Bogatchev, qui en profite pour se refaire avec un rire tonitruand. Alekseï jurerait que "Mac" l'a fait intentionnellement pour couper court à cette conversation.

Joli coup ! Zaz' drov'ye [à votre santé] ! Alekseï s'humecte les lèvres. Il commence à mieux cerner le style de jeu de ses adversaires, et s'engage désormais un peu plus dans la partie.
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 9 Jan - 18:59

La partie avance et pendant plus d'une heure les participants se concentrent davantage sur le jeu alors que les mises augmentent peu à peu. Astérionis et Alekseï accroissent leurs gains, tandis que Erlingsson stagne. Le grand perdant est Bogatchev, qui voit ses jetons se faire grignoter un peu à la fois. La partie s'avère en fait fort plaisante.

Les conversations restent évasives et seules quelques plaisanteries et banalités sont échangées. Maccari flirte avec Angelica, qui rit souvent et commence à avoir les joues roses et l'élocution un peu altérée par la vodka. Le jeune russe et Nétifer ont fait attention de ne pas suivre le rythme de Dragomir, qui a englouti presque deux bouteilles à lui seul, mais difficile de ne pas boire du tout quand il rempli votre verre à la moindre occasion. Quant à Astérionis, il a bu autant que "Justicia Borgès" mais semble très bien tenir l'alcool.

Arrive enfin un moment décisif : Bogatchev met le reste de son tapis sur la table, alors qu'aucun joueur ne s'est encore couché.


Et voilà ! Comme vous dites, ça passe ou ça casse !

Alekseï pense que le russe a une bonne main, mais pas forcément décisive. Lui même a un brelan de valets. Erlingsson est toujours aussi impénétrable mais il décide d'égaler la mise en avançant une bonne partie de ses jetons, ce qui le connaissant veut dire qu'il a aussi du jeu.

On se sent en veine, Dragomir ? Très bien, je vous suis !

Et vous, Alexis ?

Alors, mon chevalier ? fait Nétifer en se penchant vers lui avec un sourire, lui envoyant une effluve de parfum dans les narines. De l'audace ou de la prudence ?

A l'évidence, elle aussi s'est laissée gagner par l'excitation du jeu, mais cela coûterait à Alexis la moitié de l'argent qu'il a sur la table. Ceci dit, elle joue très bien la comédie en ne semblant pas s'en soucier... A moins qu'elle ne s'en moque réellement.

Alekseï prend un petit moment pour apprécier ce moment où le parfum et la beauté de Nétifer lui monte à la tête, comme s'il descendait et montait à toute vitesse des montagnes russes, sans aucun contrôle. Si féminine et masculine à la fois. Il tourne son visage, simple et souriant vers elle. Pas d'ironie, de calcul ou de comédie. Il semble sincèrement heureux d'être là, à côté d'elle. A partager un moment de complicité. Aucun "bluff" possible à ce niveau.

Eh bien, ma Dame... Ce n'est pas une décision facile. Ce sont tous d'excellents adversaires qui engagent beaucoup de forces, et... Et là, il tourne son regard vers ses adversaires et examine leurs réactions quant à ce qu'il va dire. Une anxiété de le voir entrer dans le coup, ou au contraire une certaine impatience. Riche d'informations.
Je vous demande de me laisser quelques secondes de réflexion avant de choisir entre l'audace ou la prudence...

Il ferme les yeux.

Alekseï est le dernier à parler. Un grand avantage d'avoir la position, amoindri par le fait de voir quelqu'un partir "all-in". Personne n'a tenté de faire un tapis supérieur, ce qui est une indication en soit. De faiblesse.

Bon... Déjà, le bluff est désormais impossible, puisqu'un tapis est annoncé. Bogatchev, vu ce qui lui restait, avait obligation d'y aller, même avec une main tout juste correcte. Erlingsson a dû faire la même analyse qu'Alekseï, est tenter d'isoler le russe en le suivant. Sauf qu'il n'a pas eu le courage de surenchérir en misant son propre tapis, supérieur. Avec une main à peine meilleure, très certainement.
Mac a suffisamment de jetons pour ne pas prendre trop de risques, aime le combat et les sorties flamboyantes. Deux tapis à affronter, il ne peut pas résister.
De son côté, Alekseï a une main très, très forte. Très largement supérieure aux combinaisons victorieuses moyennes.

Il réexamine les cartes sur la table, détermine les mains qui pourraient le battre, et la cohérence des réactions de ses adversaires avec ce genre de mains en possession.
Faible cohérence. Même un As bien accompagné ne battrait pas son brelan de valets...

Puis il analyse les risques. S'il perd, il est toujours dans la partie, et au moins un adversaire sortirait ou serait du moins très affaibli. S'il gagne, il prend le dessus et se trouve en tête à tête avec Astérionis.

Et puis il reste le panache. L'impression à transmettre à chacun, dont Maccari et Nétifer. Et enfin la symbolique : gagner avec des valets pour le compte de "sa dame", il aime l'idée.


Cinq ou six secondes plus tard :

... Bien. Un chevalier se doit de protéger sa Dame, mais aussi de représenter ses valeurs, son audace et son blason.
Je vais à l'assaut.
Et même si je dois y mettre un genou à terre, je saurais me relever. Alekseï émet un petit rire chaud et distingué, comme s'il se moquait de lui-même, afin de compenser et de rompre avec le ton grandiloquent de sa métaphore filée.

Je vous suis, messieurs. Que le meilleur gagne.

Et en tout cas, quoiqu'il arrive, je vous remercie de me faire confiance, Kriss.

Allons, ce n'est pas comme si je misais presque toutes mes économies, dit-elle avec un sourire.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 9 Jan - 22:47

Oban reste caché un long moment dans son placard pendant que les deux intrus travaillent dans la chambre d'Astérionis. Il entend distinctement leurs allées et venues et le peu de paroles qu'ils échangent. Ceci dit, ils ne racontent pas grand chose d'intéressant : Ils discutent principalement des endroits où placer leurs appareils.

Au bout d'un certain temps, Oban entend l'homme dire : "Bon, j'ai fini par ici. Je m'occupe de la chambre."

Peu après, le garçon entend ses pas tandis qu'il pénètre dans la pièce où il se trouve. Il s'adresse à sa complice restée dans l'autre pièce tout en sortant le contenu de son sac.

"Et on sait qui c'est, ce type, au moins ?"

La femme : "Aucune idée. Et tu sais bien que le boss n'aime pas qu'on pose de questions."

Lui : "Mouais. N'empêche qu'il me fait surtout l'effet d'un gigolo."

Elle :
"Le boss a dit de l'éviter, qu'il était dangereux, alors ça m'étonnerait que ce soit juste un gigolo. Et pas de..."

Lui :
"...pas de questions ! Oui, oui, je sais."

Il commence à examiner les bibelots : Oban l'entend déplacer les décorations et les lampes. Oban tente de respirer faiblement en raionnalisant : un mouchard dans uen armoire n'entendrait que de manière assourdie ; ce serait ridicule, espère-t-il. Cependant, il ne se hasarde pas à essayer de voir les intrus pour autant.

L'homme passe un moment dans la chambre, farfouille un peu partout, puis se rend dans la salle de bain. Là aussi il reste quelques temps à travailler. Oban a l'impression de passer une éternité caché dans ce placard en essayant de faire le moins de bruit possible...

C'est à ce moment qu'il ressent comme une infime vibration dans sa poche. Il comprend presque immédiatement : L'holo-communicateur qui permet de joindre "moi" vient de s'activer. Frel, pense-t'il en tentant de réduire ces vibrations. Lui aussi, il devra attendre. Chacun son tour. De toutes façons, il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est d'attendre d'être pris... Ou qu'ils soient enfin partis.


Après un certain temps, la femme entre à son tour dans la chambre : "Tu as fini ?"

Lui :
"Presque. Hé, au fait, qu'est-ce qu'elle a fait la gamine pour que le boss soit en pétard après elle comme ça, hier soir ?"

Elle : "Aucune idée. Et encore une fois, je ne pose pas de questions."

Lui : "Je sais. 'fin quand même, j'espère qu'il ne va pas péter un plomb sur elle. Elle est mignonne, quand même."

Elle : "Ouais. Ben ça l'aidera pas beaucoup à mon avis. C'est bon, là, on peut y aller ?"

Lui : "J'ai fini. On vérifie qu'on a rien oublié et on s'arrache."

Ils tournent encore une minute ou deux dans la suite, puis ressortent en fermant la porte derrière eux. Oban, de l'armoire, attend le claquement de la porte, et sort le communicateur.

Pfuuuu... Alors... En silence.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 10 Jan - 21:06

Eh bien mes amis ! Hé ! Battez donc ça !

Et il abat ses cartes. Il a un brelan de 9 !

Décidément, Dragomir, vous avez une chance impossible, fait Erlingsson en posant les siennes, révélant une paire de 7 et une paire de valets.

Le sourire de Bogatchev s'élargit encore quand Astérionis montre lui aussi ses cartes avec un soupir de déception un peu exagéré. Il avait pourtant deux as en main, mais rien pour transformer sa paire en brelan.

Oh, mince ! fait Angelica.

Allons, ma chère, cela relance toute la partie. Et cette excitation dans l'air sur ce genre de coup ! fait-il en lui prenant la main. Et ne mentez pas, je sens votre pouls.

Angelica rosit encore davantage mais ne retire pas sa main.

Hahaha ! rit le russe.  De toute façon, pas grande surprise, dit-il en tendant déjà la main vers les jetons qui forment une petite montagne au centre de la table en regardant Alekseï. Vas-y, montre tes cartes, mon garçon. De toute façon, avec celles qui sont sur la table, tu peux me battre qu'avec suite ou brelan de v...

... de valets. En effet.
Je vous rassure, je n'ai pas le 10 qui ouvre la suite. Mais... Alekseï retourne un premier valet, puis le deuxième.
... J'ai bien un brelan supérieur au votre. Désolé, Mr Bogatchev.
Évidemment le jeune russe à le sourire, mais il essaye de le cacher par respect pour son compatriote.
J'espère que vous ne m'en voulez pas.

Wouhou ! lance Nétifer en envoyant une grande claque dans le dos d' "Alexis". Oh, pardon, mon cher, se reprend-elle immédiatement en retrouvant un semblant de distinction. Hum... Bien joué.

Mac émet un long sifflement admiratif, tandis qu'Angelica regarde les cartes puis Alekseï, avec des yeux ronds. Erlingsson reste coi. Quant à Dragomir Bogatchev...

Je n'y crois pas.

Je n'y crois pas !!! Меня это заебало ! lâche-t-il en russe en s'affalant dans sa chaise !

Il a d'abord l'air furieux, mais éclate de rire après quelques secondes.

MUAHAHAHA !!! Ça être coup fumant, oui ?

Bien joué, mon garçon, bien joué. Si je dois perdre, je suis content que tu gagnes. Hahaha ! Allez, sans rancune et à la tienne, mon garçon, dit-il en attrapant son verre et le tendant vers Alekseï pour trinquer.

Sur ce coup-là, ne pas boire serait vraiment insultant envers son sympathique mais néanmoins malchanceux adversaire. Aussi, Alekseï se lève, trinque...

Merci, Monsieur. Здоровье ! [santé !] ... Et il avale son verre à l'unisson de Dragomir.

Peu après, il se penche et prend délicatement la main de Nétifer dans la sienne afin de l'embrasser. Qu'il retient peut-être une ou deux secondes de plus que ce qui serait attendu.

Merci de m'avoir porté chance, et de m'avoir permis de vaincre en votre nom, ma Dame. Nous formons une bonne équipe, tous les deux. , dit-il en se redressant, d'une voix dosée pour que tout le monde puisse entendre en prêtant l'oreille, mais que chacun comprenne que ces mots ne sont que pour la baronne.

Puis Alekseï se rassoit et reçoit de la croupière l'amas de jetons se trouvant au centre de la table. Il en sélectionne un valant 100 crédits qu'il offre à cette dernière, comme cela se fait parfois au casino après un "gros coup".


Eh merde, saleté de vodka... Je viens de leur montrer que je connais les us et coutumes des salles de jeux... Bon, pas grave, ça peut rester cohérent avec le personnage. Un simple point à ajouter à la biographie d'Irinov ! Par contre, Angelica et Nétifer commencent à se laisser aller, elles aussi... Il ne va pas falloir trop tarder, mais c'est extrêmement inconvenant de se retirer après avoir empoché le pactole. Attendons encore un peu.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 11 Jan - 17:40

Oban fait s'afficher l'holo-écran du communicateur et un message s'affiche :

J'ai bien reçu votre message mais n'ai pas pu répondre immédiatement. C'est une bonne chose que vous ayez déjà trouvé notre homme, car vous allez devoir faire vite. J'ai de nouvelles informations, et elles ne sont pas bonnes. En fait, plus longtemps vous resterez sur place, plus vous serez en danger. Je n'ai malheureusement pas de détails à vous donner. Je sais seulement que vous allez devoir vous hâter.


Il remarque qu'il a aussi reçu sur son smartcom une réponse de Nétifer à son message précédent.

Ne t'inquiète pas. On n'a pas oublié. On attend juste le bon moment.

Quoi de neuf de ton côté ?


Bon. Comment je lui dis ça... Oban tapotte : Pendant que je ne trouvais rien d'intéressant, deux personnes sont venues poser des micros et autres appareils de surveillance. Des agents de Rackham. Et "On" me fait vous dire que de nouveaux éléments lui sont parvenus : on doit partir au plus vite. Le danger empire.

Puis Oban se revet d'un manteau appartenant au pirate afin de ne pas être vu par les éventuelles caméras. Et se dirige vers la sortie en se demandant si le communicateur de "Moi" ne pourrait pas être configuré pour appeler Dan... Il faudra voir avec la spécialiste, Angie.


La réponse de Nétifer ne tarde pas :

Bien reçu. On en a encore pour un moment avec cette partie. Tu as quartier libre, mais pas de bêtises. Et ne t'approche pas de Rackham.

Je vais venir au casino ; je vous laisserai tranquilles.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 11 Jan - 18:01

Eh bien ce fut partie très plaisante ! Nous devrons remettre ça bientôt.

Alexis, si un jour vous passez sur planète Dagda, vous venez me voir absolument. Nous jouerons la revanche.

Ce serait avec plaisir, Dragomir. Je n'y manquerais pas.

Bogatchev serre la main de ses adversaires, salue les dames, et s'en va. La croupière en profite pour convertir les jetons afin réduire la taille des tas à quelque chose de moins imposant. Alekseï compte qu'il a environ 26.000 crédits en face de lui. Il en reste à peu près 20.000 à Astérionis et seulement 4.000 à Erlingsson.

Eh bien cela va se finir entre nous trois, messieurs.

J'ai bien peur que non, désolé, dit Erlingsson en ramassant ses derniers jetons. Je vais vous laisser continuer sans moi.

Vraiment ? Vous ne continuez pas ?

Oh non. Dragomir était le seul sur lequel je puisse vraiment espérer faire des gains. Vous deux... Vous êtes bien trop doués pour vous faire passer pour ce que vous n'êtes pas.

Messieurs, finit-il en saluant la tablée d'un air rigide.

Alors qu'il s'éloigne à son tour, Maccari se tourne vers Alekseï et Nétifer.

Vous n'allez pas partir maintenant vous aussi, n'est-ce pas ?

Bien sûr que non. Ce ne serait pas très fair-play.

Vous croyez que votre champion peut battre le mien, Kriss ? fait Angelica.

Évidemment, Justicia. J'ai toute confiance en lui.

Eh bien nous voilà condamnés à défendre l'honneur de ces dames, semble-t-il ? fait Maccari avec un clin d’œil à Alekseï. Y aura-t-il au moins une récompense pour le vainqueur ?

Peut-être, oui.

Ou un gage pour le perdant. Nous verrons bien.

Oh, attention, Alexis. Kriss a envie d'un nouvel esclave, je crois.

Il aurait fallu me prévenir plus tôt, car je le suis déjà, Justicia !
Qu'est ce qu'un "Chevalier Servant" sinon un esclave volontaire, soumis à jamais par la plus douce et solide des entraves : le charme de sa Dame ? Si tous les porteurs de chaînes avaient la même chance que moi... Alekseï arbore un franc sourire, mais teinté d'un éclat fugitif de tristesse au fond des yeux lors de sa dernière phrase.

Hum... J'en fais peut-être un peu trop, excusez-moi. Je dois lire trop de livres de l'époque romantique. Ou c'est la vodka de Dragomir... Il faudrait vraiment que vous me donniez quelques cours particuliers sur l'une de vos passions, Mac. Ou même sur plusieurs d'entre elles ! Un petit rire chaud et discret, et un clin d’œil vers le "pirate".

Oh, mais vous vous débrouillez déjà très bien pour ce qui est de deux d'entre elles, je trouve.

Et celle à laquelle tu ne penses pas est ma vraie spécialité, mon cher Maccari ! Avec plusieurs joueurs, peut-être. Mais en tête-à-tête, je perds souvent mes moyens, hélas... D'ailleurs... Alekseï jette un œil à ses cartes, puis fait signe à une serveuse. Pourrais-je avoir un citron pressé, s'il vous plaît ? Merci, mademoiselle...


Dernière édition par Eric le Lun 11 Jan - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 11 Jan - 20:53

Oban quitte la chambre discrètement. Heureusement pour lui, ouvrir la porte de l'intérieur ne demande pas d'avoir la clé magnétique. Il avance sans rencontrer personne jusqu'à la sortie du secteur résidentiel, puis se dirige vers le casino.

Il lui faut descendre de plusieurs étages pour s'y rendre. Il emprunte un des ascenseurs, seul. Arrivé au bon étage, il se prépare à descendre... Mais l'élévateur ne s'arrête pas et continue d'aller vers les niveaux inférieurs. Il appuie plusieurs fois sur le bouton de son étage, puis sur d'autres, mais sans effet. L'ascenseur ne s'arrête pas et il est déjà au niveau des salles des machines.

Il sort son smartcom... Et pas de signal !

Et finalement, il stoppe avec un Ding sonore. Les portes vont s'ouvrir.
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 11 Jan - 21:08

Et du côté d'Alekseï, la partie continue. Après une aussi belle distribution que celle qui a mené à la sortie de Bogatchev et Erlingson, le jeu semble ne pas vouloir laisser sortir d'autres mains intéressantes, et ce ne sont que de petits échanges sans gains importants pendant un moment. C'est à peine si Maccari lui grignote un petit millier de crédits dans la demi-heure qui suit.

C'est alors que la croupière retourne un 10 de trèfle, un valet de coeur et un as de pique sur la table. Alekseï a un second as, de trèfle, accompagné d'un sept de carreau. C'est sa meilleure main depuis un moment.


Inconsciente de cela, c'est précisément le moment que choisit Nétifer pour relancer la conversation sur un sujet d'intérêt.

Et vous, Mac, l'éventualité que nous soyons pris pour cible par des pirates ne vous effraie pas ?

Des pirates ? Allons. Ce vaisseau est une forteresse, dit-il en examinant ses cartes avec attention avant de miser une petite somme.

Oh mais ce serait si excitant ! Il y a ce justement ce... comment s'appelle-t-il, déjà ? Ce "Corsaire gentleman", qui prend souvent pour cible les navires de cette compagnie. Il paraît qu'il ne tue jamais personne et est très galant.

Méfiez-vous de ce que l'on dit. Rappelez-vous que je suis à moitié égérian, et ma famille de ce côté a souvent eu affaire à des pirates de tout poil. Ils n'ont généralement rien de "galant".

Un tirage multicolore. Pas de flush [couleur] en vue. Par contre, il y a un tirage de suite à l'as sur la table. Une dame ou un roi serait parfaitement dans l'éventail de main avec lesquelles il miserait un peu. Ou s'il a un as ou un valet en main. Le mien, d'as, est mal accompagné. Mon sept ne risque pas de m'aider.
D'un autre côté, nous ne sommes qu'à deux. La probabilité qu'il ait mieux que moi est faible, ce n'est pas comme si cinq autres joueurs avaient des cartes, cinq autres combinaisons en attente.
Il faut tâter le terrain. Et pour ça, il faut surenchérir. J'ai une image de "sérieux" à la table, autant m'en servir... S'il attend une suite, ça va le déranger de remettre de l'argent en pure hypothèse. Même avec un as, lui aussi, il ne sera pas en parfaite confiance... La seule main vraiment dangereuse, c'est Roi-Dame, ou As-"carte supérieure au sept". Une paire d'as pour faire brelan est à moins de 0,05%, puisque deux as sont déjà sortis. 2% pour un as seul.

Je vais relancer. Deux fois ce qu'il a mit. On verra sa réaction.


De ce que j'ai appris dans la littérature, il ne faut pas confondre "pirate" et "corsaire". L'un se bat uniquement pour l'argent, le deuxième pour une cause qui lui tient à cœur. Je méprise les premiers, et je respecte profondément les seconds. En plus, les corsaires sont souvent de noble ascendance... J'imagine qu'ils peuvent être galants, malgré leur âpreté au combat. Ils sont souvent décrits comme des gens "biens". Peut-être que je suis une nouvelle fois trop romantique.
Mais vous avez raison, Mac, ce vaisseau est une forteresse. Ne vous inquiétez pas, mesdemoiselles.

Je relance. Le double. Et il observe la réaction de Mac, qui prend le temps de réfléchir.

Vous avez sûrement raison... Mais c'est tellement dommage. J'aurais tellement voulu le voir en chair et en os. Il paraît qu'il est d'une audace folle. Quel homme ce doit être ! fait-elle en soupirant.

Qui sait, après tout ? Peut-être aurez vous la chance de vous trouver en sa présence un jour. Vous pourriez découvrir qu'en effet il sert une noble cause et qu'il est à la hauteur de vos attentes. Mais moi aussi je dois être trop romantique...

Il se décide et suit Alekseï, égalant sa mise. La croupière retourne alors la quatrième carte commune : Un 10 de carreau.

A la vitesse de la pensée :

Ça éloigne les tirages de suite, ça ouvre le brelan de 10. Et la couleur à carreau, mais ça, c'est très improbable. J'ai envie de "checker" [continuer le coup sans miser, sans prendre de risques, manœuvre utilisé lorsque l'on se sent en faiblesse ou lorsque l'on veut entraîner l'adversaire dans un piège, en lui faisant croire qu'il a le dessus pour l'inciter à miser gros le coup d'après.] Mais dans ce cas, il faut que je décide vite, pour "polariser" mon choix.

Check ! dit-il de façon détendue, en tapant deux fois sur la table, comme l'usage le veut. Il n'y a pas de mal à être romantique. Enfin, j'espère pour moi ! ...Pour nous. Sourire vers Maccari.
En tout cas, si ce "gentleman corsaire" venait à prendre ce vaisseau, malgré ses défenses, je suis certain qu'il ne ferait pas de mal à des dames comme vous.
Et si c'était le cas, je me dresserais devant lui. Sans beaucoup d'espoir, certes, mais j'essayerai, je vous le promets. Et Mac aussi, j'en suis sûr.

Si c'est vraiment un homme de valeur, ce corsaire devrait s'en prendre à Rackham. D'après ce que je viens d'entendre du propriétaire de la "Marjorie-Celeste", j’applaudirai des deux mains !
Mais j'ai du mal à imaginer qu'il est aussi horrible que ça... Même si j'ai aussi entendu des rumeurs... Étranges.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 11 Jan - 23:55

Moi aussi à vrai dire. Je ne savais pas pour ses "autres activités", mais par contre il paraîtrait qu'il retient sa nièce contre son gré.

Vous parlez de l'histoire d'Oliver, Justicia ?

Évidemment !

Elle se penche et continue sur le ton de la confidence.

Ce garçon, très sympathique au demeurant, Oliver, il est fou amoureux de la nièce de Rackham, une beauté à ce qu'il paraît, et il nous a assuré qu'elle éprouve la même chose. Eh bien figurez-vous qu'hier soir, après que les deux jeunes gens se soient dressés contre son oncle, la jeune fille a mystérieusement disparu. Et voilà qu'à peine quelques heures plus tard, une brute envoyée par Rackham vient dire au jeune homme de l'oublier. Il paraît même qu'il l'aurait battu !

Malheureusement, c'est tout à fait dans le genre du personnage... Et si ce jeune homme persiste, il va probablement s'attirer de gros ennuis. Mais quels dangers n'affronterions-pas par amour, n'est-ce pas ? Dussions-nous y laisser la vie...

Maccari fait mine d'hésiter, puis ajoute une centaine de crédits aux six cents qui sont déjà sur la table. Une mise plutôt prudente.

Une mise aussi faible, au lieu de checker ? Ça n'a aucun sens. Une mise de joueur débutant, et il ne l'est pas... A part pour faire monter le pot un peu plus... Ou pour me tester à son tour. 700 sur la table. Demi-pot. 350.

350. Non. Mac et moi, on peut se sacrifier par amour. Pas lui. Il a douze ans, putain ! Et on l'a laissé seul, et il fait toujours n'importe quoi, il se fout toujours dans les emmerdes... Faut que je sois avec lui. S'il se fait massacrer pendant que je suis à une table de poker de merde...

Le visage d'Alekseï se durcit comme Maccari ne l'a jamais vu, et il joue plus vite que d'habitude. Évidemment, il ne pense pas au jeu à ce moment, mais au gamin. Après, ce que peut en interpréter Mac...

Je suis et je mets 500 de plus.

Quelque chose vous contrarie, Alexis ?

Tout va bien, dit-il avec un visage fermé.

Angelica est à moitié ivre, mais pas Nétifer qui elle aussi a remarqué son changement d'attitude et se penche vers lui pour murmurer dans son oreille comme si elle flirtait avec lui.

Oban, hein ? Moi aussi. J'ai échangé des messages avec lui. Il allait bien il y a une demi-heure. Il devrait être arrivé dans la salle, mais... Je vais vérifier. Et fait un sourire.

Il lui répond à l'oreille, en souriant, comme s'il entretenait le flirt.

Je souris, promis. Mais fais attention à lui, et à toi. J'ai un sale pressentiment, suite à ce qu'à dit Mac. Et je ne me peux pas m'éloigner pour aller le protéger. J'ai confiance en toi. Tiens-moi au courant. Un mot, et je suis là avec vous dans la minute.

Elle se relève.

Si vous voulez bien m'excuser. Je reviens tout de suite, dit-elle avant de prendre la direction de l'escalier.

Oups, fait Angelica en trébuchant alors qu'elle essaie de se lever. Direction les toilettes des dames, Kriss ? Attendez-moi !

Et elle se hâte vers Nétifer, qui ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel. Voilà Alexis seul avec Maccari, qui finit tranquillement sa vodka.

Charmantes, n'est-ce pas ? Et je crois que vous plaisez à la baronne.

Oui, charmantes, toutes les deux.
Et si seulement vous aviez raison, je serais le plus heureux des hommes. De mon côté, je suis sûr que vous plaisez beaucoup à Justicia...
Mais séduire une noble Séclantie, pour quelqu'un comme moi, j'imagine que c'est aussi difficile que de soulever une montagne. Je ne plaisantais pas tout à l'heure... J'aurais vraiment besoin d'un peu d'aide d'un ami ! [sur un air de Joe Cocker dans la tête d'Alekseï !]

Bon... Alekseï reprend son sourire en se reconcentrant. 500, vous disiez ? Allez, pour voir ce qui vaut autant de surenchère de votre part ! Suivi.

Mac fait signe à la croupière de retourner la dernière carte... Et c'est un sept de coeur.

Si elle était parmi les siens, vous auriez raison : Pas une chance. Mais vous savez, baronne ou paysanne, séclantie ou égérianne, ici cela n'a pas de réelle importance. Alors c'est certain, la baronne de Valnec appartient à l'élite de la plus dure et de la plus prude des civilisations humaines, mais quand je la regarde je vois une femme de cœur qui a de l'empathie, et même de la fantaisie. Tant qu'elle est hors de son milieu, qu'elle peut "jouer" à être quelqu'un d'autre, vous avez vos chances... Et cet endroit est parfait pour ça.

Pour jouer à être quelqu'un d'autre, je veux dire, ajoute-t-il en appuyant légèrement sur ses mots.

Et c'est à vous de parler, Alexis.

Aucune couleur possible. Pas de suite à part Roi-Dame, et j'ai deux paires dont une max. Brelan sur deux valet, ou un dix. Je ne suis pas mal, mais pas au maximum. C'est un gros pot. Suffisant pour moi, à part si vous désirez l'augmenter. Je check.

Et... Jouer à être quelqu'un d'autre... Oui, c'est vrai, c'est l'endroit parfait. Mais tu ne comprends pas.
Je ne veux pas l'avoir pour une seule soirée. En fait, je préfère ne jamais être avec elle plutôt qu'une seule fois. Je veux être à ses côtés lorsqu'elle retournera chez les siens, ou lorsqu'elle m'accompagnera chez les miens, un jour. Si c'était pour jouer, je ne me poserai même pas la question. Ce serait facile...

Il y a des gens avec lesquels je veux être vrai. Pour me reposer. C'est fatiguant de toujours jouer, de toujours faire attention, non ? Moi, je cherche des gens avec lesquels je n'ai pas à jouer tout le temps... Toi aussi, j'imagine.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 12 Jan - 1:35

De son côté, Oban remet ses vêtements en ordre, et tente de garder une contenance dans cet environnement qui, il en est sur.... Est un infâme manquement aux dernières demandes de ses amies. Ou un piège. Surement les deux. Mais autant mourir avec classe.

Et il se dit qu'il a bien raison de s'être préparé à trépasser lorsque les portes s'ouvrent et qu'il aperçoit l'homme en costume noir qui se tient dans l'encadrement, à trois mètres de lui.

Monsieur Bannister ! Quel plaisir de vous revoir.

Et en effet, il a l'air content. Son rictus mauvais en témoigne. Par contre, à ses côtés, les deux hommes en tenues blanches appartenant à la sécurité n'ont pas l'air de rigoler, eux... Et ils ont des pistolets électriques. Oban baisse la tête. Il n'a rien fait pour les approcher cette fois, alors pourquoi ?

Encore vous. J'ai compris la leçon, pourquoi en rajouter ?

Parce qu'il s'avère que vous êtes un personnage très intéressant, finalement. Votre petite "excursion sismique" a été enregistrée sur les caméras de sécurité, avant qu'elles ne soient détruites sur votre passage, bien sûr.

Et suite à cela, nous avons vérifié votre identité. Vous n'êtes pas le véritable Oliver Bannister. Comment dois-je vous appeler, d'ailleurs ?

Essayez "monsieur" tout court, peut-être ? Ecoutez, si votre vaisseau est hanté, c'est pas mon problème. Ce qui m'est arrivé m'a fait plus peur qu'autre chose, mais je n'y suis pour rien.

Vous n'avez personne de votre taille à ennuyer ? J'ai mis dix minutes à me réveiller la dernière fois, et pour rien. Si on pouvait éviter de recommencer...

Je ne crois pas aux fantômes, "monsieur". Et nous ne sommes pas obligés de vous neutraliser si vous nous suivez sans faire d'histoire. En fait, cela évitera à ces messieurs d'avoir à vous porter.

Il s'écarte de la porte pour laisser le passage à Oban, tandis que les deux hommes se reculent tout en gardant leurs armes braquées sur lui.

Si vous voulez bien passer devant. Et je vous préviens, ne songez même pas à courir ou a utiliser vos... "dons particuliers".

Vos bonnes manières détonnent avec vos actions, décidément. Que le berger vous protège. Vous en aurez besoin. Allez, amenez moi à ma cellule ou je ne sais quoi.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 12 Jan - 9:40

N'en sommes nous pas tous là ? Mais tout le monde porte un masque, la plupart du temps. Trouver LA personne avec laquelle tu peux être entièrement toi-même, ce n'est pas si évident. Chanceux est celui qui y parvient.

Par contre, si tu as la bonne fortune d'y parvenir, il faut être prêt à tout pour la garder près de toi, pour la protéger... ou pour la récupérer le cas échéant. N'est-ce pas ?

Oh, et je rajoute mille, dit-il en avançant ses jetons.

2100 sur la table, et  il rajoute 1000.
10-Valet-As-10-7... Avec mon as-7, ma meilleur combinaison, c'est deux paires as/10...
Je fais égalité s'il a un as avec un 9 ou moins.
Un as et une carte supérieure à 9, il me bat. Un 10, il me bat. D'ailleurs, j'avais relancé sur l'arrivée du deuxième 10 et il m'a sur-relancé. Il doit avoir ça.

Je ne peux pas le suivre à 1000. Je ne bats qu'un bluff... Parfois, il ne faut pas être trop entêté.


C'est exactement ce que je pense... En fait, nous nous ressemblons beaucoup tous les deux, à beaucoup de niveaux. Alekseï appuie légèrement sur ces mots, de la même manière que Mac l'avait fait lorsqu'il parlait de "jouer un rôle". Heureusement que nous ne n'avons pas jeté notre dévolu sur la même demoiselle !

Il regarde la table et fait une petite moue.

Ça m'apprendra à me déconcentrer... Bien joué. C'est pour toi.

Nous voilà presque à égalité de gains, alors, dit-il tandis que la croupière rapproche ses jetons.

Et tu as raison, Alexis. Nous sommes de la même race, toi et moi. Tout comme nos deux amies... Et peut-être bien un ou plusieurs autres ici, qui sait ? Mais vous en avez déjà conscience, n'est-ce pas ?

La croupière distribue. Alekseï reçoit un roi et une dame de coeur.

Après avoir pris connaissance et mémorisé ses cartes, il les repose, puis fronce un sourcil en fixant Mac.

Eh bien... D'habitude, je pense plutôt bien vous comprendre, même à demi-mots. Mais là... ?
Oui, je pense que nous sommes forgés dans le même moule, nous quatre. Et oui, nous sommes humains, même si nous ne sommes pas tous de la même ethnie. Ce qui n'a jamais été un problème à mes yeux.
Je ne suis pas sûr de bien saisir... Alekseï jette un œil dans son dos, inquiet de ne pas voir revenir les filles. Il songe un moment à abandonner la partie, mais se ravise. Chacun son travail, et il a toute confiance en Nétifer et Angelica. Un peu plus en Nétifer ce soir, vu l'état actuel de la jolie blonde...

Dame et Roi de cœur. Tirage suite et couleur, et hautes valeurs. Une main excellente à ce stade de la partie. Il faut protéger cette main, en relançant avant même le "flop". Quatre fois la grosse blind, mise à peine supérieure au standard, ça semble correct. 200.

Maccari ne se départit pas de son sourire mais semble perplexe, davantage suite à la réponse d'Alekseï que face à sa mise.

Autant de personnes "du même moule" réunies au même endroit, au même moment. Je me demande si il faut y voir la main du destin ou autre chose.

200... et 200 de plus.

Je suis chrétien orthodoxe pratiquant, Mac. Donc je crois au Destin. Mais je pense aussi qu'il ne faut pas le voir partout. Peut-être un intérêt commun à cette magnifique croisière. Après tout, "qui se ressemblent s'assemblent."

Suivi. Déjà 800 au centre... Et il va falloir trancher avec cette question importante : Tutoiement ou vouvoiement ? Je suis plutôt pour la première solution !

Allons-y. Dans la mesure où j'ai l'impression que cette partie n'est pas la dernière fois que nous nous voyons, autant l'officialiser.

Il checke. La croupière retourne un 8 de coeur, un 8 de trèfle et un valet de coeur.

Les intérêts communs... C'est un sujet fascinant. Combien d'alliances se sont faites ou défaites sur de telles bases dans l'histoire !

Ah ! Toi aussi tu aimes l'histoire ? "Savoir d'où l'on vient pour prévoir où l'on va."

Humm... 600. Trois-quart du pot. Une mise de blocage car je n'ai encore rien, mais en même temps, une mise qui augmente mes gains si je touche encore un cœur. Une chance sur quatre, deux fois de suite. Sans parler d'une suite "backdoor", et du fait que j'ai deux cartes supérieures à celles de la table qui peuvent faire paire supérieure. Peu de chance qu'il ait relancé mon attaque avec un faible 8 en main...

En fait, il y a eu beaucoup d'alliances d'intérêt contre un ennemi commun au cours des âges. Certaines ont perduré, d'autres non. Mais à chaque fois, c'était la seule chose à faire à ce moment précis. Pour la survie. Et après, ils ont repris leur propre chemin... Les Russes et les Américains lors de la seconde guerre mondiale terrienne. Puis Yalta, Potsdam, Téhéran. Et la guerre froide...
Ou La Fayette aidant les colons américains. Des siècles plus tard, ces même américains qui débarquaient pour aider à libérer la France sur le front ouest en criant "La Fayette, nous voilà !"...

Mais je m'emporte... Tu ne dois pas connaître les détails de l'histoire terrienne, comme je ne connais pas moi-même les détails de l'histoire égérianne. Alekseï rit. Il y a des sujets sur lesquels il ne faut pas me lancer !

Oh mais n'oublie pas que je suis aussi à moitié terrien. Ce genre de choses m'intéresse même si il est flagrant que tu es plus cultivé que moi sur ce sujet. Ceci dit, la question essentielle, même pour une alliance provisoire, reste la confiance. Vaste sujet, la confiance, n'est-ce pas ?

Je te suis.

Il mise. Il y a maintenant deux mille crédits au centre de la table. La carte suivante retournée par la croupière est un roi de carreau.


Vaste sujet. Je n'ai aucune confiance en toi au sujet du poker, et tu ne devrais pas me faire confiance non plus dans ce domaine. Sourire.

1250. Oui. Ça me semble être une mise correcte....

Pour le reste... Moi, je suis prêt à prendre des risques. Sinon, on ne parlerait pas comme ça. On a déjà pris beaucoup de risques en discutant ainsi.
“Ne donnez pas votre confiance, prêtez-la.” , disait un écrivain dont j'ai oublié le nom. Je te fais un prêt. Je verrai bien si c'était sage dans quelques temps.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 12 Jan - 11:35

C'est donc escorté par l'homme pâle et ses deux sbires que Oban est emmené dans les tréfonds de la station. Ils passent par plusieurs couloirs, sans croiser personne. Oban sent qu'ils ne sont que quelques niveaux sous les principales salles des machines.

Après quelques minutes de marche, son kidnappeur sort une carte de sa veste puis pose sa main sur un dispositif de reconnaissance psychique pour ouvrir une lourde porte blindée encadrée par deux autres agents de sécurité. Derrière celle-ci, Oban découvre un environnement aux murs blancs et nus. Ils avancent encore un peu en silence, passant devant plusieurs portes fermées. Plusieurs sont identifiées : LAB 1, LAB 2, Surgery, etc. Ils croisent quelques employés qui ne leur prêtent pas attention : Tous sont armés, sauf un qui porte une blouse de médecin.

Ils finissent arriver dans ce qui est à l'évidence un bloc de détention. Dans un long corridor des cellules s'alignent, dont une demi-douzaine sont fermées par des champs de force. En passant devant, Oban peut apercevoir d'autres prisonniers. Difficile de bien les distinguer à travers le halo bleuté des murs d'énergie, mais il y a la au moins un homme, une femme, et même deux aliens de races qu'il ne reconnaît pas. Il n'a pas l'occasion de regarder dans les deux dernières.

L'homme en noir fait un signe et ils s'arrêtent devant une cellule vide. L'un des membres de son escorte sort alors un fin collier métallique de l'une de ses poche, l'ouvre, et s'approche d'Oban.


Ne vous inquiétez pas, "Monsieur". Laissez-le vous mettre ceci. Il ne vous arrivera rien tant que vous ne tenterez pas de l'ôter.

Oh, et quant à votre identité, sachant que nous auront de nouveau accès à l'hypernet dès que nous serons sortis de l'hyperespace, nous ne tarderons pas à la découvrir. Vous êtes sûr de ne pas vouloir nous faire gagner du temps ? Je pourrais même vous faire une petite faveur en échange.
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 12 Jan - 19:38

Le sang d'Oban se gèle. Entre l'appréhension, l'idée de finir en cellule ou disséqué, voire les deux, un sentiment d'injustice profonde commence à l'emplir. ET s'il doit mourir ici, autant que ce soit en "homme" libre. Il peut sentir ses forces s'accroître d'un coup ; que ce soit une impression ou une réalité, qu'importe. Il saisit le collier, et se met à vibrer pour le détruire, à la grande surprise de l'homme de main. Il sait que les deux gardes vont tirer, Et donc il tente de saisir le bras de l'homme pâle par la même occasion. Mais celui-ci se dérobe avec une vitesse presque surnaturelle !

L'instant d'après, un faisceau d'électrons frappe Oban, le propulsant dans l'inconscience. Sa seul satisfaction, très éphémère, est de voir que le garde qui tenait le collier lui aussi est électrocuté avec lui.

...

C'est le mal de tête qui le réveille. Il ouvre péniblement les yeux et découvre qu'il est allongé sur le sol métallique d'une cellule. Sa vision est encore trouble, et il ignore combien de temps il est resté évanoui. Il porte la main à son cou et découvre un collier métallique refermé autour de celui-ci. Sa constatation suivante est qu'il ne porte plus son costume mais un pantalon et un maillot de toile blancs. Toutes ses possessions lui ont été ôtées.

Sans plus aucun espoir ni aucune raison de jouer un rôle, Oban s'assied et se met à pleurer.

En plein désepoir, il teste ses nouveaux pouvoirs, même sans grand espoir. Il sait qu'ils seront sans effet sur les champs de forces, aussi essaie-t-il sur les parois. Toutefois, celles-ci sont renforcées. Aucune chance qu'il parvienne à les endommager. Cela lui redonne malgré tout le moral : si ses talents  fonctionnent, il peut les canaliser sur le collier.


Mais peu de temps après, il lui semble entendre quelque chose. Il s'approche du mur qu'il vient d'essayer de faire vibrer, et sent une vibration intermittente. Très vite, il comprend : L'occupant de la cellule voisine a dû entendre quand il a essayé ses pouvoirs sur la paroi, et il tente de répondre.

Oban tenté de se remémorer qui occupe la cellule mais en vain. Il se prend au jeu et tente d'imprimer un son dans ses vibrations. Comme un fil et des tasses. Il dit :


Un pour oui. Deux pour non.

Et l'oreille collée au mur, il a la surprise d'entendre une voix, quoique très étouffée et déformée. C'est une exclamation de surprise. Malheureusement, la langue lui est inconnue.

Quelques secondes plus tard, un coup unique lui répond, signe qu'au minimum son voisin ou sa voisine le comprend.


Donc tu peux m'entendre. Je suis Oliver. Et d'une manière ou d'une autre, on va sortir d'ici.

Mais c'est plus vite dit que fait...Plus quˋa espérer que les filles remarqueront qu'il n'arrive pas. En attendant il se concentre sur le collier : ça  sert a quoi, et faut il le briser ? Malheureusement, il ne peut le voir distinctement, serré comme il est autour de son cou, et il n'a pas de miroir pour l'examiner.

Et il entend un coup, puis un deuxième... puis un troisième.


... Mouais. J'ai peut être plus de chances de mon côté.

Il commence par faire vibrer le collier, surtout au niveau du fermoir. Le cercle de métal émet un son de plus en plus aigu, mais résiste. Quel que soit l'alliage dans lequel il est fait, il est fort résistant. Au moins, Oban n'a pas déclenché d'explosion, ce qui est déjà une bonne chose. Il se dit qu'il a parfois des pensées effrayantes, et un peu tard. Puis il s'intéresse aux parois, au sol, au plafond. Et aux systèmes de surveillance.

Les murs, le sol et le plafond sont fait d'un alliage à base d'acier, sûrement très dense, et les jonctions sont invisibles : Elles ont dû être soudées au fusionneur moléculaire. Ce genre de matériaux transmettra bien les vibrations, mais y sera également très résistant. Il y a des fentes pour l'aération, mais très étroites et espacées. Si il y a un système de surveillance, il est probablement dissimulé à l'intérieur. En dehors de cela, sa cellule contient une couchette couverte de mousse et dotée d'une couverture et un toilette auto-nettoyant, dont le mécanisme est enfermé dans le même métal que les murs.

Oban retombe dans son désespoir, et tente de s'en dépétrer dans le même temps. Il lui fallait s'entraîner, disait Angie. Alors il fait exactement ça : d'abord, des ondes diffuses pour tenter de repérer l'épaisseur des murs et ce qu'on trouve derrière. Puis il tente de faire vibrer une toute petite portion, pès des gonds, à des fréquences de plusen plus hautes, pour voir s'il peut entâmer le métal.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 12 Jan - 23:29

De très sages paroles. Au sujet de la confiance, bien sûr. Pour ce qui est de la mise, j'en suis moins certain.

Je suis et je double.

C'est à ce moment que les deux joueurs voient revenir la baronne de Valnec et Justicia Borgès à la table. Cette dernière reprend sa place aux côtés de Maccarri avec un sourire, tandis que Nétifer s'assied à nouveau près d'Alexis.

Oh, mais c'est que nous avons failli manquer une partie très excitante, ma chère.

On dirait bien, oui.

Nétifer semble plus détendue que tout à l'heure. Après avoir pris place, elle se penche vers Alekseï pour murmurer.

Il a finalement répondu à mes messages. Tout va bien. Il a juste envie de passer un peu de temps seul, et ce n'est pas surprenant étant donné ce qu'Angie vient de me dire. Je t'expliquerai plus tard.

Bon, merci, ça me rassure. J'avais vraiment une sale impression. Je suis content de m'être trompé. , répond Alekseï en murmurant à l'oreille de Nétifer, et en en profitant pour respirer son parfum.

Alors, Alexis ? Tu me suis ou pas ?

Impatient, Mac ? Alekseï plisse les yeux et scrute les reactions de stress éventuel du demi-égérian. Paire d'As servie ou 8 en main pour être aussi sûr. Hautement improbable. Tsss... Pour un telle somme, j'ai bien le droit de réfléchir un peu !
Bon... 2500... Pfff... Si je suis, ça fait 7000 sur la table. C'est beaucoup !

La prudence m'incite à me coucher. De nouveau, il examine les traits de son adversaire. Soulagement, déception ?

Mais en fait, non. Suivi à 2500. Et encore l'analyse de son comportement. Alekseï vient de lui faire subir les montagnes russes de l'attente. Une indication devrait en sortir.

Mais le bougre a plus d'un tour dans son sac. Tout le temps qu'Alekseï parlait, il l'a passé à susurrer à l'oreille d'Angelica, qui rosit encore davantage.

Arrêter, Mac. Je ne vais plus savoir où me mettre.

Mais ce n'est que la vérité, ma chère.

Pardon, Alexis, tu disais ? 2500 ? Eh bien ! Bon... Je vais suivre, je crois. Et mettre 2500 de plus.

Mmm... Les enchères montent, on dirait.

Oui. On dirait que Mac est impatient de recevoir sa récompense. Ou son gage, qui sait ? , répond le jeune russe avec le sourire.

Suivi. Le pot, au centre, devient monstrueux.

Mac ne relance pas davantage et la croupière retourne la dernière carte : Un as de coeur.

Ah ! Ma carte fétiche !

Alekseï observe les cinq cartes présentes sur la table, et comme à son habitude, détermine les probabilités avant de prendre une décision.

Cette fois-ci, le calcul est vite fait : j'ai la couleur maximum. Mac ne peut me battre qu'avec un full ou un carré. Donc, uniquement avec 8-8, 8-As, 8-valet, V-V ou As-As
A peine plus de 0,2% de chance de gagner pour lui... Je vais le laisser s'empaler tout seul sur mon jeu.


Je checke.

La prudence n'est pas toujours la meilleure solution, tu sais ? Je mets 10.000.

Petit blanc passager. Nétifer, qui comme Angelica n'a pas vu les cartes "privées", se penche de nouveau pour murmurer à Alekseï.

Fais attention, quand même. Nos fonds sont presque épuisés.

Je sais. Je fais toujours attention.

10.000 ?!? Je... Alekseï soupire.

Ma Dame, si je recule encore, je n'aurais plus les armes pour contrer un joueur aussi doué et "aggressif" que Mac. Autant abandonner la partie tout de suite.
Et si je m'avance, l'un de nous deux va y rester...

Si vous êtes avec moi, j'ai toutes mes chances. Sinon, je n'en ai aucune. Alekseï lui présente sa main, et le message est clair : elle s'en saisit et il suit. Elle ne le fait pas, et dans ce cas... ?

Nétifer plonge ses yeux dans ceux d'Alekseï puis, convaincue, referme ses doigts autour des siens en hochant brièvement la tête mais sans dire un mot. C'est une approbation silencieuse mais nette.

Holàlà ! Vous êtes fous, tous les deux ! fait Angelica avant de finir cul-sec son verre.

Suivi à 10.000.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 13 Jan - 22:39

Après avoir sondé sa cellule tant qu'il pouvait, Oban ne parvient qu'à une seule conclusion : Il ne sortira pas d'ici par ses propres moyens. Il s'allonge donc sur sa couchette et se laisse aller à penser. Mais oublier sa situation présente est plus dur qu'à faire. Il se dit qu'il ferait mieux de dormir, mais pas moyen. Il  se demande si les autres vont penser à lui, et si oui, dans quel pétrin ils vont se mettre.


Cela fait un moment qu'il cogite lorsque, à nouveau, il ressent la vibration d'un coup frappé de l'autre côté du mur.

Il utilise le même stratagème que tout à l'heure pour parler à son voisin :


Parle, que je voie si je peux t'entendre. Lentement.

Et puis il tente d'écouter par le même procédé, mais à l'envers.

La réponse lui parvient très assourdie, très déformée, mais audible :

Tu entendres moi ? Tu comprendre ? Pas parler terran bien.

Oui, j'entends. qui es tu ? Pourquoi es tu là ?

Impossible de dire si la voix est féminine ou masculine.

Je Pariss. En cage comme toi. Et toi nom ?

Appelles-moi O. Ecoute, Pariss, il faut que je comprenne pourquoi ils nous ont pris. Ce qu'ils veulent. Tu es là depuis longtemps ?

Oban prend garde à parler au ralenti...

Son interlocuteur semble hésiter, ou réfléchir à ses mots.

quatre... oui, quatre jours. Veulent donner nous pour argent.

Oh. Au moins ils ne vont pas nous découper. Et c'est Racham qui dirige ça ? Le propriétaire du vaisseau ?

Et ça, il ne le transmet pas... Et même sa nièce...

Il entend son voisin répondre :

Oui. Rackham. Mauvais homme. Il veut donner moi pour... il/elle réfléchit, cherchant ses mots... code ? chiffre ?

Donner toi pour quoi ?


J'ai un pouvoir. Je peux... vibrer. Mais je crois qu'ils vont m'ouvrir. Me tuer.

Après un court silence...

Tuer ? Pas donner pour argent ? Pourquoi ?

Je me trompe peut être. Mais j'ai vu des laboratoires. Des docteurs. Et Rackham ne m'aime pas beaucoup.

C'est quoi ton histoire de codes ?

L'inconnu :

Je pouvoir lire code dans livre de capitaine. Très important. Grand secret. Très dangereux. Rackham vouloir donner moi avec livre pour argent.

Tu... as essayé de penser très fort au code de la porte ?

S'il peut ouvrir la serrure psy, ce serait presque trop beau...

Code porte ? Non. Moi code livre, pas porte. Pas pareil.

Peut pas sortir seuls. Toi avoir gens aider ?


Je ne crois pas. On ne peut compter que sur nous-même. Attends un peu, je vais essayer quelque chose.

Oban se met alors à tester la cellule qui se trouve de l'autre côté de la sienne.

Hello ? Vous m'entendez ?


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 13 Jan - 22:41

Maccari et Alekseï s'affrontent du regard quelques instant. Nétifer et Angelica retiennent leur souffle.

Et voilà. C'est l'heure de vérité.

A toi l'honneur.

Même s'il garde un visage impassible, Alekseï est stressé. Comme il a gardé la main de Nétifer dans la sienne, cette dernière le sent aussi à son rythme cardiaque.

Je n'ai qu'une couleur maximum. Le terme "je n'ai qu'une..." montre le grand crédit qu'il apporte à la parole de Mac, une grande prudence, et une appréhension non feinte. Même si ce n'est "que" de l'argent, et qu'il n'y a pas mort d'homme... Il retourne de sa main libre une Dame et un Roi de cœur.

Quoi que tu montres, sache que j'apprécie que tu ne sois pas monté à tapis. C'est noble. Tu sais, comme le fait de ne pas s'acharner sur un adversaire alors que l'on sait l'avoir battu. Ou à l'inverse de ne pas cracher au visage d'un combattant qui s'est montré meilleur que soi, ce jour-là, par dépit.

Bien joué, quel que soit le résultat.

Sincèrement, puisque la partie est finie.

...

Maccari se renverse en arrière en éclatant de rire.

Hahaha ! Eh bien ça alors. Dire qu'au début de cette partie j'ai vraiment cru que tu débutais. Je me suis fait avoir comme un bleu.

Il jette ses cartes à la croupière et pousse le tas de jetons vers Alekseï, pendant qu'Angelica se lève d'un bond pour applaudir, admirative.

Pas mal, fait sobrement Nétifer, qui reprend néanmoins son souffle.

Mon cher, si ce n'est pas ton principal talent, il me tarde de découvrir à quel point tu es bon dans ta vraie spécialité !

Il se met debout et par dessus la table, tend la main à Alekseï pour la lui serrer. Mais avant que le jeune russe ait pu en faire autant...

Hé... Ang... Justicia, vous allez bien ?

Angelica a dû se relever un peu vite et à son air, le dernier verre lui a fait franchir une certaine limite. Elle vacille et Mac la rattrape de justesse.

Beaucoup de choses passent par la tête d'Alekseï en quelques secondes.

D'abord le soulagement d'avoir gagné, et ainsi préservé, même augmenté leurs fonds. L'argent n'est pas une fin en soi, mais néanmoins un outil puissant.

Puis la déception de devoir lâcher la main de Nétifer, et de constater qu'elle fait aussi peu de cas de la victoire qu'il a remporté en son nom. Même s'il connait le véritable enjeux de cette partie !

La surprise de ne pas voir Mac révéler ses cartes. Le jeune russe les a même brièvement suivies du regard lorsque le demi-égérian les a rejeté face cachées vers la croupière. Un sale instant de doute sur la légitimité de sa victoire. Plus qu'un doute !

La nouvelle surprise d'entendre son adversaire prononcer à haute voix les pensées qu'il s'était formulées il y a peu, en son for intérieur : Je n'ai jamais parlé de "vraie spécialité" ou de "principal talent" à haute voix. Il devrait être convaincu que ma passion est le jeu, ou les femmes, au pire ! Même Oban, Nétifer et Angie ne savent pas ! Ou c'est un hasard, ou j'ai trop parlé et fait de métaphores, mais la façon dont il l'a dit...

Le malaise qui consiste à assembler ces deux dernières réflexions, ajoutée à un éclair de lucidité lui permettant de comprendre que beaucoup de conseils prodigués par Mac étaient "vrais", comme s'il avait lu dans son esprit tout du long, d'une manière ou d'une autre. Pourtant, toutes les salles de casino dignes de ce nom sont équipées de "brouilleurs psy".

Et surtout, l'inquiétude en voyant Angelica vaciller.

... Enfin, le pic d'adrénaline en constatant que tout vient de s'accélérer en quelques secondes.

A cause de toutes ses réflexions et de cet afflux de neurotransmetteurs, mû par les réflexes acquis grâce à l'entrainement prodigué par Duncan, il se redresse rapidement de son fauteuil, porte vaguement la main droite à sa ceinture où il ne rencontre évidemment que le vide et jette un regard circulaire aux environs avant de revenir à Angelica.

Une ou deux secondes seulement se sont passées.


Justicia ?

Et il se détend quelque peu, puisque rien d'inquiétant n'est à la ronde.

Hips... Désolée... Je crois que je n'aurais pas dû boire ze dernier verre.

Ne vous inquiétez pas, ma chère. Je vous tiens.

Et pour la tenir, il la tient, ce qui ne semble pas déplaire à la jeune femme.

Vous devriez aller vous coucher, Justicia.

Oui. Je crois... hips... que vous avez raison.

Ne vous inquiétez pas, baronne. Je me charge de raccompagner mademoiselle Borgès jusqu'à sa suite. Votre champion vous a bien défendu et vous deux avez une victoire à fêter. Il l'a mérité, non ?

Vous êtes sûr ? Je ne sais pas si...

Allons, vous pouvez me faire confiance, dit-il en appuyant sur le dernier mot avec un regard vers Alekseï.

Nétifer jette un coup d'oeil un peu inquiet à ce dernier.

Votre amie est entre de bonne mains, avec Mr Astérionis. Je suis certain que c'est un parfait gentleman. Alekseï ne semble pas inquiet. Il est absolument sûr que l'égérian a compris le sens du terme "prêter sa confiance".

Mac, ce fut un plaisir de jouer et de discuter avec toi. Mademoiselle Borgès, j'ai passé une excellente soirée en votre compagnie. Reposez-vous bien... De toute façon, nous nous revoyons tous bientôt, j'espère. Peut-être demain ? Un dîner, un déjeuner...

Oh oui, avec plaisir.

Allons, venez ma chère. Mon bras est à vous.

Baronne de Valnes, ce fut un plaisir également. Et Alexis... à très bientôt, je pense.

Et le voilà qui s'éloigne avec Angelica appuyée sur son bras. Néifer les regarde descendre l'escalier avec Alekseï, tandis que la croupière ramasse tout ce qu'il y a sur la table et s'en va à son tour. Dès qu'ils sont suffisamment loin, elle boxe l'épaule d'Alekseï avec force. Il aura un bleu le lendemain, c'est sûr.

Oh bon sang ! Ça c'était une partie d'enfer. Tu l'as explosé, le bellâtre !

Alekseï ne montre aucune réaction de peine après les gentils (mais néanmoins douloureux) coups de Nétifer sur son épaule. Au contraire, il sourit de voir la séclantie s'extérioriser et redevenir la fille directe, forte et masculine qu'il aime tellement. Quoiqu'il aime tout autant la "baronne de Valnec", sa grâce froide et sa démarche féminine. Le russe jette tout de même un regard aux alentour pour vérifier qu'ils ne sont pas à portée de voix avant de reprendre :

Carrément ! Il ne l'a pas vu venir, la petite esquive suivie de la contre-attaque en pleine tête ! En tout cas, je suis content que tu ne sois pas ennuyée... Et on a multiplié par quatre ta mise de départ !
Les 40.000 crédits gagnés ne nous feront pas de mal.

Dis, on poursuit un peu la soirée à deux ? Un endroit calme, pour discuter un peu, ou beaucoup. Je t'avoue que je suis un peu rincé par les trois dernières heures de concentration et de stress que j'ai subi. On évite la boîte de nuit et le champagne pour fêter notre victoire ?
Quoique, en fait... Il y a beaucoup de bruit, et on danse l'un à coté de l'autre.

Ma suite ? Une boîte de nuit, ou un lieu sympa comme hier ?

En attendant, allons récupérer tes gains, "Kriss". , dit-il en lui présentant son bras, sous lequel elle glisse le sien.

Oh, ta suite fera l'affaire. Il faut qu'on parle. Mais oui, on prend une bouteille de champagne en passant.

J'espère juste que Mac ne touchera pas à Angelica dans l'état où elle est... Sinon c'est son corps découpé en petits morceaux qu'on emmènera avec nous !

Angelica t'en voudrait beaucoup ! Je suis sûr qu'elle tient beaucoup à se le garder en un seul morceau... Sans rire, je pense que Mac est un gars bien et qu'il n'abusera pas.
Bon, je ne peux pas garantir qu'il n'y aura pas quelques baisers volés ce soir, mais ça ne serait pas si grave, non ? Même plutôt bien pour tout le monde, en fait...

Nétifer et Alekseï récupèrent donc leurs gains, font un petit détour pour acquérir une bouteille de bon champagne, et se rendent dans la cabine du jeune russe.

Je t'en prie, installe-toi. Je te rejoins dans une seconde, le temps de ramener des verres. Ce qu'il fait, et en profite pour programmer un fond musical jazzy. Alekseï s'assoit juste à côté de la séclantie, et s’attelle à déboucher le champagne. Bon, la soirée s'est bien mieux passée que ce que j'avais prévu. Je suis ravi de pouvoir la conclure en ta compagnie... Et que l'on puisse passer un moment pour échanger, tous les deux.
Et il remplit les coupes.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 15 Jan - 11:20

Oban se met alors à tester la cellule qui se trouve de l'autre côté de la sienne.

Hello ? Vous m'entendez ?

Au début, rien. Oban essaie à nouveau, et encore, jusqu'à ce que finalement :

Non mais je deviens fou ou quoi ? J'entends des voix, maintenant. Je pensais quand même pas perdre la boule aussi vite !

Rien de tel. J'ai juste un "truc" pour amplifier ma voix. Je suis O. Quel est votre nom ? Pourquoi vous êtes ici ?

Le second inconnu :

Je m'appelle Seamus Rackham. Mon frère est le propriétaire de ce vaisseau. C'est lui qui m'a fait enfermer. Je pense qu'il me fait passer pour mort pour pouvoir mettre la main sur ma fortune et peut-être aussi sur certaines de mes découvertes.

Et toi, O ? Pourquoi es-tu là ?


Seamus... Votre frère vous dit mort, et il ne veut pas du bien à Cristal. Il a envoyé quelqu'un me tabasser quand je lui ai parlé. Et me voici ici maintenant. Il va surement la vendre, comme les autres prisonniers qui sont ici. On doit sortir.

Oban peut presque entendre la soudaine panique dans la voix de Seamus.

Cristal ? Vous l'avez vue ? Si ce monstre la touche, je... je...

Attendez, restez calme. Dans une autre cellule, il y a un alien qui dit être là parce qu'il peut décoder le code du livre du capitaine qui contient de grands secrets. Ca ne vous dit rien ... ?

La réponse ne se fait pas attendre :

Si. Si, bien sûr. C'est le journal de bord d'un très vieux voiler égérian que nous avons trouvé dans un cimetierre de vaisseaux, lors de notre dernière expédition. Il a sûrement plusieurs milliers d'années, et il était codé. Mais... Oh mon dieu, le livre est à bord ?

Et un type qui peut le décoder, oui. Bon, on fait quoi maintenant ? vous connaisez cette installation ? Comment elle marche, comment on l'ouvre, tout ça ? Je n'aurais surement pas dû me rebeller mais je l'ai fait, et je me suis réveillé ici sans voir comment ils gèrent les portes. En tous cas, je ne me laisserai pas vendre ou disséquer !



Je n'en sais rien ! Oh ma pauvre Cristal. D'abord ta mère et maintenant... Espèce de fou...

On va trouver un moyen. Mais j'ai besoin de vous. J'ai besoin de tout le monde ici. Alors soyez prêt. Je ne sais pas quand, mais il va se passer quelque chose. J'espère.

Oban se dit soudain qu'il devrait faire attention à ce qu'il dit parce que c'est précisément à ce moment qu'il entend des pas qui s'approchent dans le couloir du quartier de détention. Il y a au moins deux personnes, et elles s'arrêtent devant sa cellule. Il arrête de parler. Il reste en tailleur, face à la porte.

Étrangement, il ne pense pas que ce soit le moment de tenter quoi que ce soit. Mais il faut être prêt à tout.


Au bout de quelques secondes, la paroi d'énergie perd sa teinte bleutée et devient totalement translucide, quoiqu'elle soit toujours là. L'homme en noir, accompagné d'un garde en tenue blanche portant une boite, se tient devant lui.

Rebonsoir, jeune homme. Je constate que vous avez malgré tout réussi à entamer la conversation avec vos voisins de cellule. Vous avez appris quelque chose d'instructif ?

Cet homme a le chic pour énerver Oban, aussi le mensonge vient-il naturellement, sans avoir à y penser. Tout en gardant les yeux fermés, il entame :

Vous savez ce qui est bien avec les micro-vibrations ? La communication à longue distance. C'est juste génial. Surtout à bord d'un vaisseau comme celui-ci, qui n'est pas fait pour les retenir. Vous voyez, c'est pour ça que la fédération et le Sélénium m'apprécient. Je suis un véritable petit microphone ambulant. Indétectable. Sauf quand je fais un mauvais rêve comme l'autre soir, forcément.

Mais pour répondre à votre question, j'ai appris pas mal de choses, merci. Elles ont été transmises.

Vous voulez dire que vous avez transmis cela aux amis qui s'inquiétaient de votre absence ? dit-il en sortant le smartcom d'Oban de sa poche. Ne vous inquiétez pas, je les ai rassurés. Et si réellement vous aviez réussi à communiquer avec eux autrement qu'avec ceci, ce dont je doute, ils n'auront pas l'occasion d'en parler à qui que ce soit d'autre, j'en ai peur. En fait, je pense même leur fixer un rendez-vous avec vous demain matin pour éclaircir tout cela. Enfin, quand je dis avec vous...

Ses yeux restent froid, mais la torsion de sa bouche montre qu'il jubile intérieurement à cette perspective.

Evidemment, au cas où vous travailleriez vraiment pour le Selenium et où vous n'auriez pas menti à propos de votre capacité à communiquer, je vais devoir prendre des dispositions. Je crois que nous allons devoir vous sédater... Ou passer directement à la phase d'interrogatoire. Qu'en dites-vous ?

Que c'est trop tard, depuis vos aveux je transmets en permanence. Vous pouvez me sédater, mais vous ne savez pas si je peux faire ça inconsciemment ou pas. Et il est bien trop tard. Je me déplace à une certaine vitesse depuis un certain temps et il suffit de quelques calculs pour deviner votre destination.

Et non, je ne transmets pas à mon unité, je transmets directement au QG. Vous savez ce qui me fait rire ? Vous n'étiez pas la mission. Mais vous allez le devenir. Vous pouvez me vendre, m'endormir, me torturer, me tuer. Mais vous ne ferez qu'aggraver vos cas.

Je préfèrerais quand même éviter ces options. Alors posez vos questions.

Hahaha ! Incroyable.

Mes félicitations : J'ai presque eu un doute, pendant une minute. Mais être capable de communiquer sans matériel à travers l'espace à des années-lumières de distance ? Tu surestimes tes capacités à mentir, petit, dit-il en abandonnant le vouvoiement. Et dans la mesure où je n'aime guère être pris pour un imbécile, je crois que nous allons passer directement par la phase d'interrogatoire.

Et il désactive la paroi d'énergie avec un sourire carnassier.

Oban a toujours les yeux fermés. Mais il sent vaguement les mouvements du "salopard". Il ne bouge pas pour autant. A ce moment, il comprend la rage froide qui s'est emparée D'angelica dans la scène où on la voit assassiner quelqu'un. Déjà, il a commencé à rassembler dans sa poîtrine toutes sa hargne. Et celle-ci se met à trembler, prête à l'emploi.

Il répond juste :


Comme vous voudrez.

Et attend le prochain mouvement, sans bouger.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 16 Jan - 7:13

Nétifer et Alekseï récupèrent donc leurs gains, font un petit détour pour acquérir une bouteille de bon champagne, et se rendent dans la cabine du jeune russe.

Je t'en prie, installe-toi. Je te rejoins dans une seconde, le temps de ramener des verres. Ce qu'il fait, et en profite pour programmer un fond musical jazzy. Alekseï s'assoit juste à côté de la séclantie, et s’attelle à déboucher le champagne. Bon, la soirée s'est bien mieux passée que ce que j'avais prévu. Je suis ravi de pouvoir la conclure en ta compagnie... Et que l'on puisse passer un moment pour échanger, tous les deux.
Et il remplit les coupes.

Pendant son absence, Nétifer en a profité pour se mettre à l'aise. Elle a ôté ses chaussures, ses lunettes et défait sa coiffure.

Moi aussi. On a du debriefing à faire. Et comme Angie n'est pas en état en qu'Oban a besoin de temps pour lui, ça nous revient.

Elle avale une gorgée de champagne.

Il faut quand même que je fasse attention. Je ne bois pas beaucoup d'ordinaire et là ça commence à me secouer un peu aussi. Si je commence à danser sur la table, tu m'arrêtes, hein !

Pas si tu danses bien ! Et je suis sûr que c'est le cas... , dit-il en souriant.

Sinon, il faut que je te raconte ce qu'Angie m'a dit au sujet d'Oban. Il avait peut-être bien raison à propos de notre guérison un peu trop rapide et d'autres choses un peu bizarres. Figure-toi que ce matin, il a débarqué chez Angie et qu'il lui a raconté qu'il lui arrivait quelque chose d'étrange. Apparemment, il aurait développé une capacité supra-normale, un peu comme vos "mutants". Il peut faire vibrer les choses. Il aurait même fait une démonstration assez probante à Angelica. Elle m'a dit que c'était assez impressionnant.
Bon, ceci dit, elle ne l'a pas trouvé traumatisé. Il lui a semblé plus excité qu'autre chose... Ce qui ne m'étonne pas vraiment du petit bonhomme.

Moi non plus... Mais ça m'inquiète un peu. Pourvu qu'il ne soit pas "trop excité", et qu'il ne fasse pas n'importe quoi. Parce qu'il a son caractère, notre Oban, tu te souviens ? On ira le voir demain matin.
En tout cas, ça fait écho avec plusieurs choses que l'on a entendu ce soir. Et avec ce que m'a dit Mac. On a eu une petite discussion à mots couverts assez intéressante, lorsque vous vous êtes absentées.
Mais continue, je t'expliquerai ça après...

Alekseï sirote sa coupe de champagne et desserre sa cravate afin se mettre plus à l'aise lui aussi. La tension de la partie retombe.

Il n'y a pas grand chose d'autre à en dire, fait-elle en haussant les épaules. Je ne sais que ce que m'a raconté Angie. Mais ce serait bien que tu essaies de voir Oban demain matin, en effet... A moins que ça t'évoque autre chose ? Ne me dit pas que tu as gagné cette partie à l'aide de nouveaux super-pouvoirs, quand même !

Bien sûr que non ! Pour dire la vérité, je ne suis même pas sûr de l'avoir vraiment gagnée. Je n'ai pas vu la dernière main de Mac.

Et donc, tu disais que vous aviez eu une conversation intéressante à demi-mots avec Mac quand nous nous sommes absentées ?

Eh bien, il a commencé par me suggérer qu'il avait deviné que nous n'étions pas qui nous prétendions être. Je lui ai rendu la politesse.
Après, je ne suis pas certain... Je crois qu'il a essayé de me faire comprendre qu'il recherchait quelqu'un, ici. Ce à quoi je lui ai répondu que nous nous ressemblions beaucoup. Même genre d'objectif, agir sous couvert, je pensais à ça...
Puis il m'a dit que nous étions de la même "race", Angie, toi, moi et lui, et a insisté en disant que nous devions en avoir déjà conscience. Je n'avais pas vraiment compris, sur le moment.

Mais avec ce que tu viens de me dire, peut-être qu'il est lui aussi une sorte de "mutant", et que nous sommes du même genre que lui ? Et qu'il recherche un de ses amis capturé, ce qui colle puisque Rackham fait ce genre de commerce, et qu'il a toujours attaqué cette compagnie, précisément ?

Alekseï finit sa coupe, et déboutonne le haut de sa chemise...

Ensuite je lui ai suggéré à demi-mot l'idée d'une alliance. Il a abordé le thème de la confiance, et je lui ai fait comprendre que nous pouvions commencer par essayer, et que nous verrions bien si chaque partie la mérite.

... avant de remplir les verres à nouveau et de s'affaler en arrière sur le canapé, fixant le plafond.

Qu'est ce que tu en penses, de tout ça ?

Elle a une moue pensive.

Je ne sais pas. La confiance aveugle n'a jamais été mon fort. Ceci dit, je dois reconnaître qu'avec Mac... C'est assez facile. Presque naturel. Cela fait partie de son charme, je suppose, dit-elle en contemplant le champagne qu'elle fait lentement tourner dans sa coupe.
Il faudrait que nous puissions prendre une décision sur la stratégie à adopter, mais on n'en sait pas encore assez. Évidemment, la solution la plus simple serait de mettre cartes sur tables avec lui...

Oui, mais c'est aussi la solution la plus risquée. D'un autre côté, sans prendre de risques, on n'avance pas...
Si on ne mettait qu'une carte sur la table, mais pas la deuxième ? On lui dit le maximum, on lui file un coup de main si son objectif est bien celui que je crois. On en profite pour faire plaisir à Oban en récupérant Cristal, on noue une relation de confiance avec lui. Et on ne lui parle pas de la partie où il doit nous rejoindre. On voit après, au bon moment.

Nétifer s'allonge également, sur le canapé en face de celui d'Alekseï, la bouteille de champagne posée entre eux sur la table basse.

De la façon dont je vois ça, "moi" a probablement prévu de "recruter" Mac comme il l'a fait avec nous et Luna. Du coup je suis assez d'accord sur le fait qu'établir une relation de confiance soit probablement notre meilleure option, et si en effet il est là pour porter secours à quelqu'un, l'y aider est sûrement le meilleur moyen d'y parvenir.
Mais si on lui propose soudainement de l'assister en admettant être là sous couverture, la première question qu'il posera sera "Et vous étiez là pour quoi à l'origine ?". A partir de là, soit on reconnaît qu'on était là pour lui, soit on refuse de répondre, soit on ment... Et les deux dernières options ne vont pas aider sur le long terme. Et si on lui dit d'emblée que notre but en venant sur le Marjorie-Céleste était de le ramener avec nous, il voudra en savoir plus... Et là nous allons avoir un problème, parce qu'on n'en sait pas assez pour lui répondre. Enfin, tout ça pour dire que ça ne va pas être simple, d'autant plus que pour ma part j'ai encore de gros doutes sur le bien-fondé de notre alliance avec "moi".

Tu as raison, je me suis rendu compte que ça ne collait pas au moment ou j'ai fini de parlé ! Mais j'arriverais bien à bidouiller une bonne histoire à partir de la vérité. Humm... Par exemple, que l'on a un indicateur secret qui nous donne des tuyaux mystérieux. Le dernier en date, le nom de Mac, un lieu, et une instruction : le rencontrer et apprendre. C'est à peine un mensonge...
Quant à "Moi", je ne sais pas... J'attends le moment où je le verrais pour me prononcer. Mais il faut lui reconnaitre une chose, il forme de bonnes équipes, avec des gens bien dedans. Au moins ça à mettre à son crédit !

Après, je dois admettre que l'aventure dans laquelle il nous a lancés se révèle plutôt amusante, jusque là... A moins que ce soit le champagne qui parle.

D'ailleurs, tu en veux encore ? demande la jeune femme en se resservant.

Avec un grand sourire, et s'agitant un peu plus [pas d'avatar "débraillé" et "emballé"] :

Avec plaisir !

Amusante ? On s'est crashés, on a secouru des gens, on s'est enfuis d'un commissariat en braquant des flics, on a été poursuivi par des mercenaires, on a plongé d'un putain de barrage vers le vaisseau !
On l'a réparé, on a retrouver notre matériel et des instructions, on a largué la flotte terrienne comme des bleus, et fait un voyage juste nous quatre.
Puis nous nous retrouvons dans une croisière haute de gamme. Robes de gala et tuxedos... Une partie de poker à 40.000 crédits, des corsaires, du champagne ! Délivrer des prisonniers avec les plus jolies filles de la station et un petit génie de la mécanique qui vibre ! Hum... Il y a un truc qui sonne mal dans cette phrase... M'en fous !
Amusantes... ?

... Les meilleurs semaines de ma vie !

En fait, ça me rend d'autant plus triste pour notre "année blanche." Pas de ne pas avoir d'infos sur ce qui nous est arrivé. Plutôt d'avoir oublié tous les petits moments agréables comme maintenant. Quant tu vois les dernières semaines, tu imagines ce que l'on a vécu ensemble en un an ?

C'est à peine si j'ose. En fait, je ne comprends pas qu'on ne soit pas couverts de cicatrices !

Elle lève son verre pour porter un toast.

A l'aventure ! Puisse notre vie ne jamais être ennuyeuse !

Alekseï ne fait pas que lever son verre. Il se lève lui même, fait le tour de la table, forçant ainsi Nétifer à se lever pour trinquer.

A nous. Puisse... Puissent nos vies ne jamais être ennuyeuses, et ne être jamais trop loin l'une de l'autre.
... Я влюбился в тебя. (ya vliyoubilsya v' tibia)

Et sans trop de cicatrices, aussi, tant que l'on y est.

Ouais ! Buvons à ça, finit-elle avant d'avaler son verre cul-sec.

Alekseï a l'air éberlué l'espace d'un instant. Puis son sourire s'élargit.

Tu vois, c'est exactement pour ça que je t'adore...

Dit Alekseï d'avaler à son tour son verre cul-sec.

Nétifer vacille et se retient au bras d'Alekseï. Ce dernier la maintient et en profite pour l’enserrer dans ses bras.

Oh bon sang !

Je crois que je vais devoir squatter ton canapé. La baronne de Valnec ne peut pas rentrer chez elle fine bourrée, quand même !

Bien sûr que non. Et il est hors de question qu'une baronne dorme sur un canapé. Il y a un lit ici. Je dormirai sur le canapé, si vous le désirez.
Mais si vous permettiez avant cela à votre chevalier-servant... Et il s'avance pour embrasser tendrement Kriss de Valnec.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 17 Jan - 20:37

L'homme en noir entre dans la cellule et l'employé en blanc referme la cellule derrière lui. Oban se tient prêt, toute sa rage et sa frustration accumulées prêtes à exploser. Il reste immobile, et dès que son kidnappeur fera un geste pour le toucher...

Mais l'homme pâle ne s'avance pas vers lui davantage.

Oban entend alors quelque chose d'étrange, comme le crissement de l'os sur de l'os, des dents qui grincent, quelque chose qui se froisse... C'est comme si son kidnappeur était en train de... changer ? C'est un monstre ! Oban avance la main en espérant que la chose soit occupée avec sa métamorphose et relâche sa charge dans un coup.


La vibration est terrible. Oban en a même mal à la main. La chose en face de lui est jetée en arrière, contre la barrière d'énergie. Le garçon entend un grognement de douleur en même temps que le grésillement du champ de force.

Et Oban ouvre les yeux, et sent immédiatement un frisson lui parcourir l'échine. Les prunelles de l'homme, elles ont quelque chose d'étrange... de captivant... comme deux puits rouges dans lesquels il se sent chuter.

Rouges ? Ecarlates, oui ! Brillants, hypnotiques... A tel point que quoique Oban  ait conscience que le reste du visage de l'homme se soit déformé, il est incapable d'en percevoir les détails, incapable de fixer son esprit ailleurs, incapable de détacher son regard de celui de la créature. C'est comme si plus rien n'existait que les ténèbres autour de ces yeux-là.


Pas mal, mon garçon, fait-il d'une voix grinçante. Pas mal du tout. Tu as réussi à me faire mal. Cela n'arrive pas tous les jours.

La situation n'est pas sans en rappeler une autre ; Oban en vient à espérer qu'une fille va intervenir pour rappeler son chien. Son chien... Tout parlaysé et absorbé qu'il est, Oban ne peut s'empêcher de se demander si les deux moments seraient liés.

Eh mais... c'était toi dans mon rêve, hier !

Je n'envoie pas de cauchemars. Je SUIS un cauchemar...

Oban sent le mur derrière son dos. Il a instinctivement reculé devant le monstre qui avance maintenant sur lui.

...Et maintenant, tu vas me dire ton nom. Ton vrai nom.

La voix métallique s'insinue dans la tête d'Oban comme un foret. Il a le plus grand mal à retenir sa langue. Il ne le fait donc pas. S'il faut lutter, ce n'est pas le moment. Oban garde ses forces et répond en grimaçant malgré tout :

Oban... Oban Cross.

Bien. Et que veux-tu à la petite mademoiselle Rackham, Oban Cross ?

Juste l'aider. C'est ... une civile...  innocente.  Et jolie. Elle ... aime la mécanique. Moi aussi. La pression ne semble plus tout à fait insoutenable, tant qu'il y a de la vérité dans ce que je dis, pense l'enfant.

Incroyable. Tu as le béguin pour elle ? dit-il comme si il l'avait lu en lui. Ce n'est que ça ? HAHAHAHAHA !

Son rire a quelque chose de démoniaque. Oban en est sûr à présent : Pour cette chose, il n'est qu'un morceau de viande.

Oui... Elle... c'est un hasard que je l'aie vue à a plage.

Parfait. Dans ce cas, tu n'as pas d'importance... Et tu peux me servir de dîner ! dit-il en s'avançant assez près pour que le garçon sente son souffle froid sur son visage. Oban, acculé contre le mur, obsédé par les yeux rouges, veut saisir le crâne de l'autre pour ne pas qu'il approche plus... Mais ses bras ne lui obéissent plus. Il est littéralement hypnotisé, paralysé !

Il se met à paniquer, à vibrer, pour le garder loin.


Rhaaaaaaaaah !

Mais l'autre n'en a cure. Deux canines trop longues et trop blanches s'approchent, une bouche trop grande s'ouvre pour mordre...

...Quand soudain, la paroi d'énergie se désactive et qu'une voix apeurée, celle de l'agent, vient interrompre la créature.


M... Monsieur ?

QUOI ?!?

L'agent reste prudemment hors de vue :

Désolé, monsieur... gloups... C'est Sir Rackham... Il... Il veut vous parler.

Le monstre grogne. Puis dans un froissement dégoutant, il reprend forme humaine, ce qui ne dure que le temps d'une respiration.

Toi, attends ici, fait-il à Oban.

Alors qu'il sort de la cellule pour prendre le communicateur, Oban est de toute façon trop liquéfié pour esquisser un geste. Cela ne l'empêche pas d'entendre ce côté de la conversation :

Comment ? fait l'homme pâle. Mais personne ne sait qu'il est là !
...
Très bien, Sir.
...
J'ai parfaitement compris. N'ayez aucune inquiétude.

Il raccroche et revient vers l'entrée de la cellule, visiblement contrarié.

Eh bien finalement, il semble que tu aies de la valeur, petit. On vient de se porter acquéreur pour toi.

... Qui est l'acheteur ?

Eh bien si j'en crois ce que l'on m'en a dit, tu risques de bientôt regretter que je ne t'ai pas offert une mort rapide.

En attendant, dit-il en ressortant le smartcom d'Oban, je crois que je vais avoir une conversation avec tes amis.

Faîtes ça, espèce de mort en sursis. Profitez, chaque instant peut être le dernier.

Hahaha ! Tu n'as pas encore compris ? Je suis DÉJÀ mort !

Quant à toi, tu vas faire un somme.

Il sort de sa poche une petite télécommande grise et appuie sur un bouton. Immédiatement, le collier d'Oban lui envoie une puissante décharge électrique. La douleur est intense, mais brève : Il sombre dans l'inconscience.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 18 Jan - 10:14

En douceur, Alekseï se penche vers Nétifer pour l'embrasser. Surprise, la jeune fille ouvre d'abord des yeux ronds quand il s'approche et ses mains se posent sur les joues du garçon pour le retenir. Leur lèvres ne sont qu'à quelques centimètres. Il sent son parfum mêlé à l'odeur du champagne. Leur cœurs battent à tout rompre...

Alec, je... je... murmure Nétifer tandis que sa résistance s'évanouit.

BEEEEP, BEEEEP ! retentit la sonnerie de la porte à cet instant.

Elle le repousse lentement, un peu confuse.

BEEEEP ! insiste le visiteur.


Nétifer soupire.

Tu devrais aller voir. dit-elle en s'éloignant de lui.

Oui, répond Alekseï avec un grand soupir.
Ça a intérêt à être important, sinon, je tue le crétin qui vient de sonner...

Il se rend d'un pas mesuré vers l'entrée en réajustant un peu ses vêtements et en prenant une grande inspiration, comme pour retrouver une attitude plus ou moins sereine.
C'est toutefois l'air peu engageant et le poing serré qu'il ouvre la porte.


En face de lui se tient Aïsha, l'air un peu intimidée.

Alexis. Il me semblait bien que tu étais rentré. Je... Il faut que je te parle.

C'est pas vrai... Pfff... A cette heure-ci ? C'est urgent ?

Bon... Qu'est ce qui se passe, Aïsha ?

La jeune fille prend sa respiration, comme si elle rassemblait son courage.

Bon, voilà. Je doit t'avouer quelque chose. Je crois que...

Et elle s'interrompt subitement, son regard passant à côté d'Alekseï... vers Nétifer, qui arrive vers la porte après avoir ramassé ses chaussures. La séclantie pose la main sur l'épaule d'Alekseï pour se libérer le passage.

Pardon. Il faut que j'y aille, dit-elle en se glissant entre le jeune homme et le montant de la porte. Miss Drake, je vous le laisse.

Mais... heu...

Attend ! Tu... Vous ne pouvez pas partir comme ça, Kriss. Juste une seconde... S'il vous plait.

Je... Je suis désolée, Alec, dit-elle en accélérant le pas. Elle coure presque en arrivant au bout du couloir.

Quant à Aïsha, elle est mortifiée et s'écarte de lui elle aussi.

Je suis désolée, Alexis. J'ai... Je croyais que... Oh quelle idiote !

Et elle lui tourne le dos elle aussi, repartant précipitamment vers sa chambre, des larmes dans les yeux.

Son cœur se serre en voyant Nétifer s'éloigner d'un côté, et des larmes perlent dans ses yeux en voyant celles d'Aïsha, fuyant de l'autre côté. Alekseï est comme figé, se sentant plus bas que terre.

Et c'est de cette façon qu'en un instant, il se retrouve seul devant un couloir vide.


Ohhh, nooon... Le visage du jeune russe se crispe. et ses larmes coulent. Seigneur, vous n'avez pas le droit... Aïsha est mon amie, J'ai tout fait pour l'aider car elle est seule, ici. Et c'est une fille bien, mieux que la plupart de celles que j'ai vu dans le noblesse.

Et Nétifer, j'en suis amoureux depuis... Depuis qu'elle a posé sa main sur l'épaule d'Angelica, après cette horrible vidéo. Sûrement avant, même.

Vous n'avez pas le droit... C'est un coup bas.


Alekseï prend une grande respiration, et se met à courir après Nétifer.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 18 Jan - 23:06

Alekseï se précipite. A grand enjambées, il arrive au bout du couloir et tourne à gauche pour suivre la séclantie.

Il a juste le temps d'apercevoir fugitivement celle-ci, lui tournant le dos, la tête basse, avant que les portes de l'ascenseur ne se referment sur elle. Trop tard.


Alekseï retourne alors vers sa chambre, débarrasse les verres et la bouteille. Il prend alors deux cartes, et écrit respectivement : "Je suis désolé de la façon dont ça s'est passé ce soir. Je n'aurais pas dû essayer de t'embrasser, même si j'en avais très envie. Mais ça ne change rien à ce que je ressens pour toi. J'ai plusieurs amies, mais tu es la seule dont je sois amoureux." , sur l'autre "Tu es mon amie, et c'est pour ça que je t'ouvre ma chambre même quand je ne suis pas seul, lorsque j'ai peur qu'il te soit arrivé quelque chose. On en parlera demain, si tu le veux bien. J'espère que tu ne m'en veux pas, Aïsha."

Il revêt alors sa tenue de running, prend les deux cartes ainsi qu'une couverture, et quitte sa chambre en courant.
Il dépose la carte adéquate sous la bonne porte, en tapant légèrement à celle-ci lorsqu'il la poste, mais sans jamais attendre la réponse.

Puis il va vers le zoo. La seule fille qui ne se soit pas enfuie en le voyant, peut-être car elle est enfermée.
Il se blottit contre la paroi de plexiglas qui compose la cage d'Houyo, s’enroule dans sa couverture, et se met à penser... à réfléchir... à ressasser, à rêver.


Une voix connue le tire soudain de ses songes.

Magnifique créature, n'est-ce pas ?

C'est Mac. Perdu comme il l'était dans ses pensées, Alekseï ne l'a même pas entendu approcher alors que le jeune homme se tient a seulement quelques mètres, en admiration devant le félin.

Elle s'appelle Houyo.

On dirait que tu n'a pas eu plus de chance que moi, ce soir, mon ami.

Et quand tu n'as pas de chance, tu viens voir Houyo aussi ?
En fait, j'ai eu de la chance, Kriss m'aime bien. Simplement une copine qui a sonné au mauvais moment. Et toi ? Vu comme Justicia se tenait dans tes bras...

Il s'avère que je ne suis pas son genre, finalement. Et puis elle mérite sûrement mieux qu'un type comme moi, de toute façon.

Tu plaisantes ? Tu es un gars bien, exactement ce qu'il lui faut. Si tu tiens à Justicia, accroches-toi, mon ami. Moi, je vais m'accrocher à la Baronne... Alekseï jette un œil aux caméras de sécurité, si elles existent à cet endroit. S'il n'y en a pas : Mais ce n'est pas pour ça que tu m'as rejoins.

Non, en effet.

J'ai quelque chose à faire, ici. Quelque chose d'important. Et j'ai besoin de savoir si vous comptez me couper les voiles ou non.

Un terrien aurait dit "me mettre des bâtons dans les roues", mais Alekseï connaît cette expression égerianne.

Et j'ai aussi l'impression que tu aurais besoin de te changer les idées.

Je croyais que l'on s'était compris... Évidemment que l'on ne va pas te couper les voiles ! Et puisque j'ai besoin de me changer les idées, je peux même aider...

Toute aide serait la bienvenue.

Ceci dit, même si j'ai envie de vous faire confiance, c'est trop important pour moi pour que je prenne le moindre risque. Vous quatre, vous êtes ici avec un objectif précis, c'est évident.

Nous quatre ? Comment as-tu repéré le quatrième ? Pourtant...
En tout ça, j'imagine que tu ne nous feras pas complétement confiance tant que ne sauras pourquoi nous sommes ici. C'est ça ?

Hé ! Comment penserais-tu à ma place ? Et si tu ne sais vraiment pas comment j'ai su que vous étiez quatre, c'est qu'il faut que je t'explique certaines choses.

Mais si nous faisions ça ailleurs ?

Je te suis.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 19 Jan - 18:55

Quelques minutes plus tard, Alekseï et Mac arrivent dans la zone des divertissements. Assez étrangement, l'égérian l'emmène vers une salle de simulation virtuelle.

Ils n'ont pas de salle d'arme, sur ce vaisseau, mais il y a un programme dans ce "jeu" qui permet d'en simuler une. De plus, les pièces comme celle-ci sont presque impossibles à mettre sur écoute une fois que la simulation est lancée. Cela te convient ?

Carrément ! Par contre, c'est seulement la deuxième fois que j'entre dans une salle comme ça... Tu t'occupes du lancement du programme ?

Si tu veux. Apparemment, celle-ci a une interface assez simple.

Les deux jeunes gens passent par un sas à l'intérieur duquel Mac active un holo-écran tactile. Une présentation s'affiche, avec les instructions détaillées. Tout d'abord, un scanner balaie la pièce pour enregistrer les mesures corporelles, puis une liste de simulations s'affichent. On y trouve de tout : Jeux coopératifs ou de duel, de tir, d'escrime ou de stratégie, dans des ambiances de Saloon de western, de dojo du japon féodal, de couloirs de vaisseau spatial, de planètes aliens, de forêts nordique, et même de pont de bateau pirate, époque caribéenne.

Maccari s'arrête sur cette dernière.


Je crois que celle-là me plaît.

Ça me va ! Simulation de combat, donc. Arme blanche et pistolet à un coup, sur le pont d'un galion ! Le sourire d'Alekseï revient. Comme s'il avait la chance de rattraper quelques moments qu'il aurait dû connaître lors de son enfance.

Je mets ça en un contre un. Tu n'as plus qu'à choisir ton apparence, apparemment.

Mac lance la simulation. La seconde porte du sas s'ouvre et les laisse pénétrer dans une grande pièce aux murs couverts d'espèces d'alvéoles métalliques. Alekseï et Mac parcourent la liste des avatars disponibles et dès qu'ils ont fait leur choix, les projections holographiques emplissent le simulateur.

L'effet est saisissant. Ils se retrouvent tous deux sur un plancher de bois, reproduction incroyablement réaliste du pont d'un navire à voile. Tout y est, y compris la mer autour, le tangage, le vent et les embruns, les mouettes. Même les odeurs de l'océan sont réalistes. Les vêtements qu'ls portent maintenant ont une consistance et leurs armes semblent peser leur poids. A part un léger sentiment d'irréalité, difficile à cerner, on s'y croirait totalement.


Stupéfiant, non ?

L'égérian s'est choisi une lame longue et recourbée, pas très large et plutôt légère. Il ne dispose en plus que d'un pistolet et d'une main gauche, dague à la garde enveloppante et renforcée.

C'est tout simplement magique !

Alekseï a mis un peu de temps pour trouver une tenue qui lui convienne. Il reste sur une dominante noire, très chic, mais il ne peut s'empêcher d'y rajouter des épaulettes dorées du plus bel effet ainsi qu'une cape pourpre.
Pour les armes, ça a été beaucoup plus vite. Il s'équipe d'une lame longue, droite, fine et légère, gardant une certaine souplesse. Bien sûr, la rapière n'est pas l'arme emblématique des corsaires, plutôt celle de la noblesse. Mais au vu de la simulation, le choix lui est tout de même proposé.
Comme Mac, il complète son attirail d'un pistolet et d'une dague de parade.


Donc, ici, nous pouvons parler librement... Le jeune homme fait siffler sa lame, et en examine l'équilibre. Tu connais la question qui me brûle la langue : comment as-tu déterminé que nous étions quatre ?
Alekseï lève la pointe de la rapière vers le ciel, puis ramène la garde devant son menton. D'un petit fouetté, il place sa lame en position basse. Le salut des escrimeurs.

Ah, ça ? La réponse ne tient pas en une phrase, mais je vais prendre le temps de t'expliquer... Pendant que je te mets une raclée.

Il pointe sa lame vers Alekseï, à quelques mètres de lui.

Allez, approche.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 20 Jan - 9:51

Oban commence à émerger de son évanouissement, avec un goût amer dans la bouche. Sa vision met quelques instant à retrouver sa netteté, et ses membres sont encore tétanisés. Impossible de savoir combien de temps il est resté inconscient.

Ce qu'il peut voir, en revanche, c'est qu'il a maintenant deux gros bracelets attachés aux poignets. Il y a des mécanismes attachés sur ceux-ci, qu'il reconnaît très vite : Ce sont le même genre de détecteurs de vibrations que l'on utilise pour prévenir les pannes sur de nombreux équipements sensibles à ce genre de choses. Il en a lui-même installé de nombreux sur Dan. Le bricolage a l'air d'avoir été fait à la va-vite, mais semble fonctionnel. Quant aux fils supplémentaires, il s'agit sûrement de sécurités pour l'empêcher de les débrancher.

Il a également été changé de cellule. Il est maintenant au bout du couloir, loin des autres prisonniers.

Il commence à pouvoir bouger ses doigts et ses orteils quand il entend des pas et une conversation dans le couloir. Bientôt, trois hommes en tenues de la sécurité s'arrêtent devant sa porte et la désactive. Deux d'entre eux traînent une femme inconsciente et la tenant sous les bras. Oban remarque que le premier a le visage tuméfié, tandis que le second boite.


Putain, t'es déjà réveillé, toi ? Après une décharge pareille ? dit le troisième homme au garçon, surpris.

Bah, tant mieux. Ça m'évitera de revenir te briefer. Comme tu peux le voir, gamin, on t'a ajouté un peu de matos. Maintenant, si tu tentes de vibrer, zap ! Et c'est assez sensible, à ce qu'on m'a dit, alors évite d'applaudir, hein !

Et puis on t'a amené de la compagnie.

Il fait un signe aux deux autres, qui jettent sans ménagement la femme évanouie dans la cellule à côté d'Oban. Elle atterrit brutalement à côté de lui. Malgré son visage ensanglanté, il la reconnaît immédiatement. C'est Nétifer.

Un sacré numéro, ta copine. Il a fallu que le boss intervienne pour la maîtriser. Du coup, elle est un peu amochée. Tu ne nous en veux pas trop, n'est-ce pas ? Hahahaha !

...

Pas de temps à perdre à lui répondre. Rien qu'à entendre la réflexion, Oban sait qu'il a guéri vite et que Netifer en fera de même. Mais il ne va pas la laisser comme ça pour autant. Il s'approche d'elle et pose la tête de Netifer sur ses genoux.


Je suis désolé, Neti. Pourtant j'ai essayé d'en rester loin, mais c'est eux qui sont venus me chercher....

Bon allez, les gars, on s'arrache.

Ils referment la porte gravitationnelle et s'en vont, laissant Oban seul avec Nétifer. Cette dernière est salement abimée. Elle a un bras cassé, le nez aussi probablement, et sa respiration est sifflante. L'homme pâle a vraiment dû se défouler sur elle. Toutefois, dès que les agents de sécurité se sont éloignés, elle ouvre les yeux.

O... Oban ? Ils... sont partis ? fait-elle péniblement.

Tu vas bien ? Je... je me suis inquiétée.

j'suis désolé. C'est mon tour de m'inquiéter, là.  Ecoute, ils m'ont vendu. Ils reviendront pour me refiler à dieu sait qui. Ils vont surement vendre Cristal aussi. Tu dois savoir. Le père de Cristal est vivant : il est prisonnier ici. Et il y a un trésor égérian, ici. Un livre. Et surement plein d'histoires de monnaie, louches et sordides.

Cool. Ça ne t'embête pas... si je reste un peu comme ça ? Je crois que je vais... que je vais...

Et elle s'évanouit, pour de bon cette fois.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 20 Jan - 15:52

Le sourire d'Alekseï s'élargit.

Bien, bien... Voyons ça. En garde, monsieur.

Le jeune escrimeur russe s'abaisse sur ses appuis, et avance de sa démarche féline vers l'adversaire. Dès qu'il est à distance, il fouette la lame de Mac pour la dévier et se créer une ouverture. Mais pour l'instant, il ne prend pas de risque face à une contre-attaque. C'est surtout pour jauger le niveau de l'égérian...

La lame de Mac se dérobe sous celle d'Alekseï, décrit un cercle serré et revient frapper la sienne dans le même sens. Le geste est naturel, souple. Rien qu'à la rotation du poignet et à la prise en main de l'épée. Les premiers échanges partant des deux côtés restent prudent, tandis que les deux adversaires se jaugent.

As-tu noté certaines choses étranges, à propos de toi et tes amis ? Le fait que vous guérissiez plus vite, par exemple ? Ou des capacités hors-normes ?

En fait, oui. On récupère trop vite. Parfois j'ai des sensations étranges, mais pas de capacités hors-normes. L'un de nous, par contre, oui. Comme certains "mutants", chez les terriens.

Alekseï hausse légèrement le niveau. Feinte d'attaque à la tête, passage en position "prime", fouetté vers les jambes et retraite éclair. Un grand classique. Mac pare toutes ses attaques avec aisance, puis revient vers lui avec un enchainement rapide. Battement, enveloppement, coupé, fente : Trois coups de préparation magnifiquement exécutés suivi d'une attaque rapide. Il s'en est fallu de peu, mais Alekseï sent ses réflexes naturels revenir, son bras bouger de lui-même pour parer et dégager sa lame.

Après son assaut manqué, Mac garde ses distances en tournant autour de son adversaire en souriant.


Quelque chose comme ça, mais on ne parle pas de mutants, ici. Les gens comme toi, moi ou les filles ont parfois des capacités uniques, mais aussi beaucoup de points communs. Et je ne parle pas que de la guérison. Nous pouvons nous "sentir" les uns les autres. Tu n'as jamais remarqué que tu avais comme des intuitions étranges, quand elles sont proches de toi ou au contraire très éloignées ?

Alekseï tourne dans le même sens que son adversaire, passant d'une garde à une autre assez machinalement, et créant ainsi un étrange ballet.

Si. Une fois, j'ai été droit vers elles alors qu'il faisait bien trop noir pour que je les voie, comme si je connaissais l'endroit précis.

Si j'ai bien compris, tu as senti un quatrième comme "nous", et tu en as donc déduit qu'il était avec nous. Tu as compris de qui il s'agit ? On ne s'en est quasiment jamais approché...

Mais il est venu fouiller ma chambre. Juste avant que les hommes de Rackham viennent y poser des micros, d'ailleurs. J'avais installé mon propre système de surveillance, au cas où ils s'intéresseraient trop à moi.
Ce qui me surprend, c'est que vous ayiez envoyé le gamin fouiner chez moi alors que vous ne pouviez pas me "sentir". Tu as une explication, pour ça ?

Il finit sa phrase en attaquant violemment. Feinte de coup droit-dégagé, froissement, coup droit. Alekseï pare avec davantage d'aisance que la première fois : Il connaît bien ce genre d'enchaînement.

Même si ce n'est pas nécessaire, il y rajoute un grand mouvement en arrière. Cassant ainsi le rythme, avant de se rapprocher de nouveau, à tout petits pas extrêmements rapides, comme une danseuse. Mais définitivement en position d'attaque.

Joli.

Et évidemment que j'ai une explication. On avait ton nom, une date, un lieu. On est un peu novices, dans le monde des "corsaires". Mais on a un contact qui nous envoie des bons plans. Le plus souvent.

Fente. Infime latence, et... Redoublement de fente. Puis déplacement vers le "mauvais côté" de Mac, à savoir sa gauche, puisqu'il est droitier.

Il nous a dit que nous devions rencontrer Maccari Astérionis. Qu'il avait beaucoup de choses à nous apprendre, que c'est un chouette type. Et que nous avions besoin de lui.

Alors, on a essayé de se renseigner, pour plus de prudence. Hum.
Il a déjà foiré méchamment, notre contact...

Mac change alors de stratégie. Il lance une petite série d'attaques de provocation, cherchant la lame plutôt qu'autre chose, et recule chaque fois que le russe riposte. Mettre la pression de cette manière n'est pas franchement une manœuvre très orthodoxe, ni très efficace en théorie.

Je vois. Et ce pour quoi vous auriez besoin de moi, en dehors d'un petit cours sur notre nature, c'est ?...

Honnêtement, je n'en sais rien. Notre contact est très laconique. Il faudra lui demander toi même. C'est le "gamin" qui a le transmetteur crypté. A mon sens, on aurait besoin de toi pour aider Cristal. Toi, tu es venu avec un plan, nous, simplement sous couvert pour te rencontrer.

Mais j'apprécie les "cours sur notre nature". Comment faut-il que je m'y prenne pour sentir les autres consciemment ?

Alekseï continue les petites attaques. Une bonne façon de déterminer le niveau de son adversaire. Mais il a déjà la réponse. Meilleur que son frère. Moins bon que Duncan. Et sûrement légèrement meilleur que lui. Il envisage plusieurs bottes à lui porter. Rien de trop simple, mais pas ses meilleurs coups. Pour l'instant, ce n'est qu'un jeu.

Et Alekseï se fend d'une flèche, l'attaque la brutale en escrime. Arriver au corps à corps. Parer, frapper, improviser... Là ou seul l'instinct de combattant est utile.
L'assaut est rude, et Mac a même quelques difficultés à dévier, puis parer, puis esquiver... tout en guidant l'épée d'Alekseï droit dans le mât vers lequel il reculait depuis tout à l'heure ! La lame se fiche dans le bois.

La contre-attaque est instantanée et transperce la jambe droite du jeune russe, qui serre les dents en prévision de la douleur... qui ne vient pas. Pendant un instant, il a oublié que c'était une simulation virtuelle !


Plus habitué aux salles d'escrimes qu'aux combats dans un environnement encombré, hein ? Joli enchaînement, ceci dit. J'ai failli rater mon coup.

Trop habitué aux salles d'escrime. Merci pour la leçon...

Il essuie sa lame et recule, laissant le temps à Alekseï de dégager son épée.

Pour ce qui est de sentir les autres, ce n'est pas si facile à expliquer. Et mieux vaut être au calme. On fera ça tout à l'heure, si tu veux bien.

Et puisque tu suggérais une contrepartie de votre part, j'avoue que vous avoir de mon côté pour ce que je projette serait un plus.

Je ne peux pas parler pour les autres, il faudra leur demander.
Mais moi, j'ai confiance. Je suis avec toi, si je peux être utile. Alekseï rengaine sa rapière virtuelle.

Et félicitations, tu es meilleur que moi en escrime. C'était ma spécialité. Avec la danse. Quant au jeu, juste une certaine pratique.
D'ailleurs, c'était quoi ta dernière main ? Est-ce que j'ai vraiment gagné ?

Oui, puisque tu as empoché la mise. C'est tout ce qui compte, non ?

Bien sûr que non ! Ce qui importe c'est de savoir si on vraiment est le meilleur ! Les faux-semblants n'amènent rien de bon.

Ensuite, deux choses. D'abord, si je dois t'expliquer comment tu peux m'aider, autant le faire ici. Ensuite, j'ai marqué un point sur un coup bas, et je ne suis pas encore convaincu d'être meilleur que toi avec cette lame...

...Et l'incertitude, moi, ça me tue ! lance l'égérian en se précipitant, sabre en avant. Alekseï n'a que le temps d'esquiver la première botte, de justesse, avant de dégainer précipitamment pour bloquer la deuxième.

Un duel, ça se termine ! fait Mac avec une lueur de passion dans les yeux. Si tu gagnes, je te dis ce que j'avais en main !

Très bien ! En garde ! La rapière d'Alekseï est de nouveau sortie. Et c'est assez confiant, même s'il reste prudent sur ses attaques, qu'il lance l'assaut. On se ressemble, non ? Et Alekseï rompt le contact pour cibler les jambes, son endroit favori.


Dernière édition par Nicolas le Mer 20 Jan - 23:07, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 20 Jan - 21:17

Netifer incapacitée. Lui, entravé. Et les autres, vont-ils se rendre compte de quelque chose ? Ou se faire prendre aussi ?

Oban se pose un tas de questions, avant d'en arriver à ses bracelets.

S'ils ont ajouté des fils, ça pourrait permettre de dériver la décharge, et de transformer ce truc en arme...

En examinant de plus près le dispositif, il réalise que les détecteurs de vibrations sont reliés à des micro-émetteurs, qui envoient probablement un signal au collier, qui lui enverra une décharge électrique. Les branchements sont faits de telles façon que si il sépare les capteurs de l'émetteur, ce dernier se déclenche. Ceux qui ont bricolé ça ne se sont pas préoccupé d'enfermer le tout dans une gaine, aussi Oban a accès aux fils, mais pour désactiver le tout, il lui faudrait au moins un bout de cable pour faire une dérivation, de quoi couper les fils et de quoi dévisser les branchements.


Nétifer finit par revenir à elle.

Hé. Toujours là ? C'est bien.

Où on est, exactement ? J'ai essayé de rester consciente pendant qu'ils me transportaient... Mais j'ai raté des bouts, je crois.


Prison. Un vampire pour tortureur-géolier. Ils vendent des choses et aussi des gens. Moi, ils m'ont vendu. Toi, pas encore.

Tu devrais reprendre des forces. Ca ne sert à rien de rester éveillée.

Sourde au conseil d'Oban, elle se redresse en grognant de douleur.

Gnnn... Ce n'est pas en dormant qu'on va se sortir de là.

Attends... un vampire, tu dis ? Qu'est-ce que c'est, un vampire ? Je ne connais pas ce mot là.

un mort qui survit en buvant le sang des autres. D'après les contes, ils hypnotisent, se changent en fumée...

Bref. File moi ton soutient gorge ou un truc qui puisse me servir de tournevis, s'te plait.

Tu rêves ! Il pas encore tapé assez fort pour que je me déshabille devant toi, petit pervers. Décidément, c'est une manie, ce soir...

Par contre, tu peux prendre ça, dit-elle en ôtant une de ses boucles d'oreilles.

Elle la met dans la main d'Oban qui l'examine et décide que ça pourrait convenir. Reste à trouver du fil conducteur.

Un mort-vivant, hein ? Tu y crois, toi ? Ceci dit, c'est sûr qu'il n'était pas humain. Personne ne peut bouger aussi vite.

Quelle conne j'ai été, quand j'y pense. Quand j'ai reçu ce message venant soi-disant de toi, j'ai foncé sans réfléchir.

Désolé. Je venais vers vous et ils m'ont piégé dans l'ascenseur. On est tout en bas de la station. Il y a de quoi inculper plein de gens, mais... Tout le monde est peut être de mêche. Pour ce qu'on en sait. Moi avait bien dit d'évacuer vite fait.

Rhaaa...

T'inquiète pas, tu n'es pas le seul à ne pas avoir choisi les bonnes options, ce soir... Ça en fait faire, des conneries, l'alcool...

Attends... Ils t'ont pris le disque ?!?

Bien sûr, qu'ils l'ont pris. Tu n'as même plus tes vêtements. Fucran !

Mmmm. Le collier électrocute. Il parait. Les gants détectent les changements de vibrations. les murs sont lisses et le métal épais. Porte-champ de force à serrure psychique.

Oban, tu parles tout seul... Ah merde. Tu parles tout court. Bien sûr ! La cellule est sur écoute. Je me demandais aussi pourquoi ils me mettaient avec toi.

C'est la base de l'interrogation : Tu mets deux complices dans la même cellule, et forcément, ils causent.

Possible. Peu importe, maintenant. Il faut sortir, et se regrouper.

Oban brise la boucle d'oreille en métal. Il tord l'attache de manière à ce qu'elle remplace le morceau de cable qui lui manque et utilise la seconde partie comme tournevis. En quelques minutes, il parvient à désactiver le premier bracelet. Il ne lui reste plus alors qu'à y prélever des fils surnuméraires pour faire pareil avec le second.

Qu'est-ce que tu trafiques avec ces trucs ?

Je les change en un truc plus utile. Tu vois, les colliers ont la même fréquence d'activation que ces machins. C'est intéressant, même si je sais pas encore pourquoi.

Et puis j'aurai bientôt les mains libres.  On doit trouver un moyen d'ouvrir la cellule. Essaie de repérer où sont les commandes psy, tu veux ?

Nétifer grogne en se remettant debout et s'approche de la porte. elle plisse les yeux pour tenter de voir au travers.

Sur le côté de la porte. Sur le mur. Impossible d'y accéder de l'intérieur. C'est le but, non ?

Précisément. Il y a deux sortes des ces machins. L'un, tu le fais sauter, et tu restes enfermé. L'autre ouvre la porte. Si le mécanisme est protégé par sa position souvent, on prend l'option deux. Donc si un petit malin, disons, faisait vibrer trop fort les composants fragiles du mécanisme de reconnaissance...

De toute façon, on n'a rien à perdre ?

Et puis je suis curieuse de voir ce que tu peux faire, mon grand !

...

Oban relâche des vagues d'ondes vers le mécanisme de reconnaissance psychique. Comme à la plage, elles ont des force différentes, et se nourrissent les une les autres.

Puis une fdes vagues, plus faible que les autres, devient la dernière. Oban part d'une basse fréquence, et l'augmente doucement jusqu'à son macimum. En attendant un grésillement ou un bruit de cristaux fendus.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 20 Jan - 23:36

Durant les minutes suivantes, le combat se fait plus violent et silencieux entre Alekseï et Maccari. On n'entend plus que le claquement de l'acier contre l'acier et des bottes sur le plancher de bois. Chacun des deux donne presque son maximum. Ils attaquent sur toutes les lignes, sortent leurs meilleures feintes, et ce ne sont que fentes, parades, ripostes et contre-ripostes qui s'enchainent.

Au fur et à mesure que le niveau s'est rehaussé, les différences entre les deux combattants sont devenues plus évidentes. Maccari a plus de puissance et Alekseï de rapidité, et les lames qu'ils ont choisi ne font qu'accentuer leurs avantages respectifs. Quant au niveau technique, il est extrêmement proche. L'escrime terrienne d'Alekseï et celle égérianne de Mac ont leurs spécificités propres, mais finalement, dans le feu du combat, aucune n'est supérieure.

A plusieurs reprises, Alekseï est parvenu à effleurer Maccari, taillant dans son gilet ou lui arrachant un bouton. Aucune attaque de l'égérian ne s'est pour le moment approchée d'aussi près... Mais Alekseï commence à fatiguer. Les coups de Maccari ne faiblissent pas, eux, et les parer commence à se faire douloureux.


Un bond acrobatique en arrière.

Joli.

On ne se départagera pas aujourd'hui. Il rengaine son épée et lève les mains. Nous sommes presque à égalité. La question de nos cartes restera donc en suspens. Si tu tiens tant que ça à savoir qui est le meilleur entre nous une lame à la main, je répondrai à tous "c'est toi".

Mon assistance t'es acquise, mais j'ai peur pour les miens. Nous sommes au milieu de la nuit, rien ne devrait se passer, mais j'ai tout de même peur...

Très bien, fait Mac en rengainant à son tour et en reprenant son souffle. Mais on remettra ça.

Bien sûr.


Quant à ton intuition... Il ferme les yeux et semble se concentrer, avant de faire une grimace... Bon sang ! Tu as vu juste.

Il rouvre les yeux et regarde Alekseï en face, un peu contrit.

Ecoute, je savais déjà que les hommes de Rackham avaient capturé le gamin. Attends avant de répondre...

Je ne te l'ai pas dit tout de suite parce que de toute façon on ne peut rien y faire pour le moment, que mon plan va permettre de le secourir aussi, et que je devais m'assurer de tes intentions avant... Mais là, ils ont aussi pris ton amie la baronne. Elle est à l'autre bout du vaisseau, avec le petit.

Quoi ? Ils ont osé toucher à Oban et à Nétifer ? Il avale sa salive.
Les salopards. Je vais les tuer... Oh, je vais tous les tuer. On ne touche pas aux miens ! Ils sont où ? Alekseï n'est pas encore dans une rage folle et incontrôlée, mais on sent ses mâchoires se serrer, et il n'a pas l'air de plaisanter quant au meurtre...

Tu en auras l'occasion, mais je te le dis : On ne peut pas arriver jusqu'à eux maintenant. Ils sont sûrement avec ma sœur, celle que je suis venu chercher, alors crois-moi, si on le pouvait, je foncerait aussi.

Et il faut d'abord s'assurer que ton autre amie est en sécurité.

On fait ça. Il faut retrouver Angelica. C'est le vrai prénom de Justicia...
Je te promets d'attendre, mais promets-moi de me laisser me charger de ces ordures !

Elle s'appelle comment ta sœur ?

Parisse. Ça va bientôt faire un cycle terrien qu'elle a été enlevée. Je n'ai eu de cesse d'essayer de la retrouver depuis, dit Mac avec une crispassion de la mâchoire.

Elle doit être vendue demain... Mais j'ai un plan, un vaisseau et un équipage d'amis fidèles prêts à aborder cette station. Si vous m'aidez de l'intérieur, on a de bonne chance de réussir à la secourir en même temps que tes compagnons.

Et pour ce qui est de tuer Rackham et ses minions, je ne te promets rien. Premier arrivé, premier servi !

Pour Maccari comme pour Alekseï, le moment d'amusement est passé. Ils se comprennent parfaitement, et c'est un regard mortellement sérieux qu'ils échangent, un regard qui vaut tous les serments.

Exactement ! Alexeï ressort lentement sa lame, en salut. Pour Parrise. Pour Nétifer et Oban.
Bien. Chez Angelica. J"imagine que tu te souviens du chemin ? Et tu peux me donner quelques détails sur le plan ? Vous avez des armes ?


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