Voyager NG

Le space opera nouvelle génération
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Pavillon noir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Eric
Maître


Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 21 Fév - 20:31

Ce sont donc Maccari, Parisse, Angelica, Nétifer, Gurtuk, Oban et Alekseï qui quittent la navette pour entrer dans le sas qui communique avec le vaisseau. Une fois à l'intérieur, ils préparent leurs armes et se regardent en silence. La tension est palpable.

Oban colle son oreille à la porte et entend distinctement :


"Oui, ils viennent d'arriver, monsieur... Non, je ne sais pas pourquoi ils maintenaient le silence radio. Sûrement à cause des pirates, monsieur... Oui, monsieur. Je leur dirai, monsieur..."

L'instant d'après, Maccari ouvre la porte et ils se retrouvent face à un garde en tenue blanche, le communicateur encore à l'oreille. Celui-ci se fige en voyant les armes braquées sur lui.

Toi, tu donnes l'alarme et tu es mort. Dis à ton boss que tout va bien.

Le garde ravale sa salive et s'éxécute.

Et maintenant tu vas nous dire ce que ton chef voulait que tu transmettes à tes collègues.  "Oui, monsieur. Je leur dirai, monsieur..." Tu vois ce que je veux dire ?

Oban réalise qu'il fait de jolies imitations, quand il veut. Moduler sa voix vient en fait avec quelques avantages mineurs.

Oui oui. Je devais leur dire d'amener tout de suite à bord le personnel et le matériel de la réserve n°4, c'est tout.

Et qu'est-ce qu'il y a dans la réserve n°4 ?

Heu... Des pièces de collection, et deux employés du xéno-zoo avec des cages. Des trucs de valeur, quoi.

Merci, fait Maccari avant d'assommer le garde d'un coup de crosse. Oban ramasse son arme, et la refile à Angélica. LA voyant hésitante, il décide de la garder dans sa ceinture. Un taser sera largement suffisant.

Angélica ? Attache-le et fait le monter à bord. On évacue tous ceux qu'on peut, même les types comme lui.

D'accord. Et le personnel dans cette réserve ?

On va tâcher de les récupérer aussi.

Alekseï sait se qu'il a à faire. Certains se sont arrêtés pour le garde, mais il faut aller vite.
Lui, fusil à l'épaule, continue d'avancer prudemment et en silence, suivi de près par Nétifer et Parisse, et d'un peu plus loin par Gurtuk, dont le pas n'est pas très discret. Au bout du couloir d'accès au sas, une porte munie d'un hublot. Un coup d'oeil lui apprend qu'il n'y a personne derrière. Ils l'ouvrent et débouchent dans un nouveau corridor, plus large et maintenant décoré comme l'intérieur du casino : Boiseries, moquettes, lustres, etc. Il y a de nombreuses portes sur les côtés, dont la plupart sont numérotées. Il doit s'agir des réserves du casino : garde-manger, caves à vin et autres.


Ils sont vite rattrapés par Mac et Oban. Ce dernier se concentre pour assourdir les bruits de pas du cyborg, sans grand succès. Avec la main, l'égérian fait signe à Alekseï de s'arrêter à la porte marquée d'un quatre. Tandis que Nétifer et Parisse continuent d'avancer, Mac, Oban et le jeune russe ouvrent ladite porte, armes pointées.

A l'intérieur, deux hommes en tenues d'employés sont plutôt surpris par leur entrée. Ils se tiennent au milieu de piles de caisses, mais aussi de caissons munis d'équipements de survie, sûrement destinés à enfermer certains spécimens de valeur du zoo.


Hé ! Mais vous êtes qui, vous ?!?

On vient vous sortir de ce vaisseau, si ça vous intéresse de rester en vie.

Évidemment, mais... Attends ! Je te connais, toi ! lance le barbu à Alekseï.

On s'est vus hier matin au zoo, monsieur Teach. Alexis, l'admirateur secret d'Houyo... Je suis soulagé que vous ne soyez pas sur la liste des victimes.
S'il vous plaît, il faut faire vite. Vous voulez bien charger les caisses sur la navette ?

Et... Elle est ici avec vous ? Le gardien sait parfaitement à qui "elle" fait référence.

Bien sûr, fait Teach en posant la main sur le conteneur de belle taille juste à côté de lui. Je ne l'aurai jamais laissé derrière.

Emmenez-la en priorité sur la navette, s'il vous plaît.
Mac, il faut rejoindre les filles. Mais on ne peut pas les laisser ces employés sans... Sans "escorte", du moins pour le premier trajet. Angelica gérera par la suite. Qui s'y colle ? S'il sent une hésitation, il prend ses responsabilité et se propose. Ça devrait aller assez vite.

...

Bon, je m'en occupe. Rejoignez Nétifer et Parisse. Faites attention à vous. Je reviens très vite en renfort.

Allez, bougez ! Les filles ne sont qu'à deux, en ce moment. Avec Gurtuk.

En se retournant vers Teach et l'autre employé :
Messieurs, en route. On charge ce conteneur en premier...

Avec plaisir.

Dites-moi, vous ne sauriez pas où se trouve le coffre principal du casino, par hasard ?

Si, bien sûr. Au troisième étage, au-dessus des salons privés, vous trouverez le bureau du gérant. Le coffre est dans une pièce juste derrière.

Parfait. Merci, monsieur. Alekseï, tu nous rejoints au plus vite, ok ?

Évidemment.


Dernière édition par Eric le Mar 23 Fév - 18:11, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître


Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 23 Fév - 18:22

Alekseï, Teach et l'autre emplyé du zoo activent les dispositifs antigrav des conteneurs et prennent le direction de la navette. Sur le trajet, le jeune russe peut sentir qu'à l'intérieur de sa cage hermétique, Ouyo est perturbée. Elle sent que quelque chose de contre nature est à l’œuvre sur ce vaisseau.

Arrivés près de l'entrée du sas, ils tombent sur Angélica qui a eu le temps d'aller attacher le garde sur un siège et de revenir.


Alekseï, heu... Qu'est-ce que c'est que tout ça ?

Heu, dans ce caisson, c'est Houyo, une espèce de xeno-tigresse. Je t'expliquerais plus tard, mais je ne veux pas la laisser là. C'est important pour moi.
Et voici Mr Teach, le gardien du zoo et ancien chasseur. Ainsi que son assistant, j'imagine.

Vous pouvez retourner chercher les autres caisses, s'il vous plaît ? Bonny entreposera dans le vaisseau pendant ce temps...

Dès que les employés se sont éloignés, il souffle à Angelica :

Ils coopèrent, ils ne veulent pas crever ici. Mais fait attention. Ils changeront peut-être d''attitude s'ils voient le garde attaché. Et Teach est une sorte de chasseur-aventurier, c'est un malin. Seamus et Bonny t'aideront, mais moi je dois retourner épauler les autres.

Soit vigilante. Et prudente, surtout. Et prend ça, ça te sera peut-être utile.


Il lui glisse deux paires de menottes, récoltées dans la salle SM. Alekseï se remet en route, pour rejoindre d'abord Teach et son assistant, puis Mac, Oban et les filles. Il avance vite, car les dangers ont sûrement été neutralisés par ses derniers.

Plus loin, Mac, Parisse, Nétifer et Oban ont continué d'avancer, traversant une série de couloirs sans rencontrer personne. Oban peut toutefois sentir une activité non loin. Arrivés près de la grande salle du casino, et quoiqu'ils ne soient pas obligés de passer par celle-ci, ils peuvent y jeter un oeil discrètement par les hublots qui percent les portes.
A l'intérieur se déroule une scène étrange. Il y a là une demi-douzaine d'agents de la sécurité, mais ce ne sont pas eux qui attirent vraiment leur attention : Les tables et chaises ont été poussées pour libérer un grand espace au centre de la pièce. Là, sur le sol, est tracé en rouge un grand cercle rempli d'arabesques complexes. Au centre de ce cercle est assise en tailleur une femme qui leur tourne le dos. Son regard est dirigé vers la porte principale du casino, au-delà de laquelle attend la foule de spectre venus récupérer le journal. Devant elle, cloué au sol, un homme est agité de soubresauts. Il est entaillé de partout, et c'est son sang qui a servi à tracer le cercle.

Même si il ne voit pas son visage, Oban reconnaît la femme à ses tatouages : Il l'a bousculée en montant à bord du Marjorie-Céleste, puis lui a parlé lors de la soirée d'accueil.


Qu'est-ce que c'est que ÇA ?

A mon avis ? Un rituel mystique. C'est probablement une magicienne, et je mettrais ma main à couper qu'elle tente d'empêcher les spectres d'entrer.

Et on compte l'empêcher ou la laisser faire ? J'imagine qu'on va la laisser faire pour le moment, mais... On compte l'en empêcher plus tard ?

Si vraiment elle empêche les spectres d'entrer, et c'est probablement le cas puisqu'ils n'ont pas encore tué tout le monde ici, tu veux vraiment faire en sorte qu'elle arrête ? Sérieusement ? Crétin...

Ça suffit, tous les deux !

J'ai rien dit, moi...

Allez, on monte.

Maccari prend la tête avec Parisse et les deux égérians suivent le couloir se dirigent vers un des escaliers menant aux niveaux supérieurs. Alekseï les rejoint rapidement.

Oban commence à percevoir des vibrations de bruits de pas et de vois au-dessus de lui. Il ne peut encore discerner les conversations, mais estime qu'il y a une dizaine de personnes, réunies dans une seule pièce, plus deux autres en haut de l'escalier qu'ils sont en train de monter.

Attention. Une dizaine de personnes mobiles dans une pièce. Peut être plus. Et deux en haut de l'escalier.

Tu bloques leur technologie de communications et d'armes, je prends celui de droite, tu prends celui de gauche ? Dit-il à Mac.
Nétifer à notre suite pour assurer si l'un de nous deux foire.
Oban va vérifier si ça ne bouge pas dans la pièce suite à notre attaque.


L'enfant s'accroupit, pose la main sur le sol, et commence à écouter les vibrations.

...


Dernière édition par Eric le Mar 23 Fév - 21:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 24 Fév - 9:35

Pendant qu'Oban se concentre, Parisse reste près de lui en couverture. Alors que Mac et Alekseï, suivis par Nétifer, montent les escaliers en silence, le garçon ne ressent pour l'instant pas de réaction en haut des marches. Cela ne l'empêche pas de sentir quelque chose de malsain dans l'air, sans pouvoir en définir la provenance exacte. Serait-ce la présence toute proche des spectres ? Ou le rituel qui a lieu deux étages plus bas ? A moins que ce ne soit autre chose ? Difficile à dire : Il n'est pas familier de ce genre de sensation, qui n'a rien de physique.

Alekseï avance suffisamment pour jeter un furtif coup d’œil en haut de l'escalier. Il voit deux hommes de la sécurité, dans leurs éternelles tenues blanches, montant nerveusement la garde devant une grande double porte en bois. Depuis le haut des marches, ils auront une quinzaine de mètres à franchir pour être sur eux. C'est problématique, car il suffirait que l'un des deux crie ou tout simplement frappe à la porte pour donner l'alerte à l'intérieur.


Comment ça se présente ? demande Maccari à voix basse, trois marches en-dessous de lui.

Ils sont trop loin, on devrait les faire venir à nous. Ou les distraire.

Ça se présente mal. Ils sont à 15m de nous. Impossible de les atteindre au corps à corps sans qu'ils aient une chance de donner l'alarme.
Et ils sont stressés. Ils ne tomberont pas dans le panneau d'une distraction improvisée sur un coin de table. Au premier truc étrange, ils donneront l'alarme.

Je ne vois que deux solutions : Un tir propre dans la tête, simultanément pour les deux. Ou bien je fonce sur eux, je me rends, il m'emmènent dans la pièce, et vous profitez de ce moment pour prendre la pièce d'assaut.


Oui, ça pourrait marcher. Mais si tu veux te rendre, évite des les faire paniquer en leur fonçant dessus. Juste... rends-toi, les mains en l'air. Ça devrait nous fournir une ouverture.

Attendez, les gars... Qu'est-ce qu'on en a à fiche qu'ils préviennent de notre arrivée ? Rackham fait emmener ses biens de valeur : Ça veut dire qu'il sait pertinemment que son vaisseau est foutu, et on a la seule embarcation de sauvetage qui puisse l'évacuer avec sa clique. Moi je dis on se pointe, on dit qu'on veut parler à Rackham et on leur offre une chance de se rendre. Qu'est-ce que vous croyez qu'ils vont faire ? Nous dire de repartir avec leur seul moyen de survie ?

Sinon, On avance, on les laisse nous braquer, ils ne savent pas que leurs armes ne marcheront pas. que ce soit eux deux ou les autres dedans. On a quand même un sacré avantage. Au fait, Mac, nos armes à nous, elles marcheront ?

En tout cas, nos armes blanches fonctionneront. Le seul que je redoute vraiment, c'est Strad... Nétifer et Oban ont raison. Pas besoin d'être subtil ce coup-ci. Allons demander un entretien.

Il va falloir éclater la porte, de toutes façons. Elle est en bois... C'est inespéré.


On n'aura pas a défoncer la porte. Ils vont gentiment nous ouvrir, je pense. Mais tu pourras y récupérer un pieu si tu veux. En tout cas, celui que j'ai essayé de lui planter dans le torse a explosé au contact de sa chemise...

On y va. Mac, silence technologique quand tu veux. Pour info, je ne crains pas leurs armes électriques, donc tu as le temps...


...

Alekseï monte. Fusil en bandoulière, pas en main. Et ces dernières dans les poches. Tranquille.

Salut les gars. J'ai rendez-vous avec Monsieur Rackham. Je suis de la navette de secours.

Il franchit les marches une par une sans s'arrêter.


Dernière édition par Eric le Mer 24 Fév - 18:02, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 25 Fév - 15:27

Immédiatement, les deux hommes pointent leurs armes vers Alekseï.

N'avancez plus !

Hé, mais... Je te reconnaît, toi !

Alekseï aussi reconnait celui-là : Ce sous-officier faisait partie des hommes qui gardaient les étages où se trouvent les appartements de Rackham. En fait, il l'a assommé à coup de pistolet électrique il y a moins de deux heures.

Alekseï semble détendu.

Tant mieux, ça va éviter une longue conversation.

Tu sais déjà que vos armes ne me font rien, alors vous allez les poser au sol gentiment. Sinon je vais m'énerver, comme tout à l'heure. Et tu ne veux pas ça, surtout que j'ai une arme létale sur moi ce coup-ci.
Puis tu vas ouvrir la porte pour que je puisse négocier avec Rackham...

Je viens vous proposer de vous aider à fuir ce vaisseau. Mais je peux aussi vous laisser là avec ce qui nous a abordé, si vous préférez...

Au moment où la phrase arrive à Oban, il avertit les autres de suite.

Mac ! Il faut intervenir, il est déjà grillé !

Oban prépare son arme, mais il sait bien qu'il n'arrivera probablement pas à effectuer un tir parfait sans avoir le temps de connaitre l'arme et de viser. Mais il faut que les autres se bougent, ou il prendra le risque.

Mais la main de Maccari se pose fermement sur son épaule.


Toi, tu ne bouges pas ! Il s'en tire très bien.

Plus loin, l'homme à qui Alekseï vient de parler ravale sa salive en regardant le jeune homme, puis l'arme qu'il a en bandoulière.

C'est bon, pose ton arme, fait-il à son acolyte tout en suivant son propre conseil. Il a raison : Ça ne lui fera rien.

Puis il prend lentement le communicateur à sa ceinture.

Je préviens Sir Rackham, d'accord ?

Non, non, ne vous fatiguez pas, je vais m'en charger. En fait, posez vos communicateurs au sol, et faite les glisser jusqu'à moi.
Après, vous pouvez descendre calmement les escaliers. Vous serez escortés jusqu'à la navette de secours.
Oh, dernière chose : un code, une clé, pour ouvrir cette porte ?

Elle est fermée de l'intérieur...

Pas grave, on va se débrouiller. Descendez, mains sur la tête.


Dernière édition par Eric le Jeu 25 Fév - 17:50, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 25 Fév - 18:15

Quelques instants plus tard, les deux hommes se retrouvent attachés dans l'escalier, restant sous la surveillance de Nétifer. La séclantie va également attendre Angelica et Gurtuk, qui ne devraient plus tarder.

Alekseï est rejoint devant la porte par Maccari, Parisse et Oban.


Vas-y, Alekseï. Tu n'as plus qu'à frapper et à demander gentiment.

Et si ça ne suffit pas, on ouvrira avec ça, finit Mac en attrapant son fusil.

Si tu veux. Alekseï frappe trois coups contre la porte, et lance dans le communicateur : "Le personnel de la navette, Sir."

Mais qu'est-ce que je fous là...

La réponse arrive immédiatement sur l'appareil, avec la voix de Rackham.

Ha ! Tout de même ! Ces fichus imbéciles ont pris leur temps.

Quelques secondes plus tard, c'est Rackham en personne qui déverrouille la porte et leur ouvre.

Enfin ! Vous ne...

Son sourire se fige en voyant le petit groupe et leurs armes.

Oban est le premier surpris par son réflexe et la façon dont son sang se glace.

Oh, alors toi... Toi... Tu vas te taire et tu vas te figer, tout de suite. On s'est bien compris ?

Positionné sur le côté de la porte, un genou au sol, Alekseï a épaulé son fusil d'assaut à particule lourdes. Il observe ce qui se passe en arrière plan, un doigt nerveux sur la gâchette, avec son contrôleur de tir engagé sur "rafale courte". La tâche rouge que projette le pointeur laser se ballade dans l'arrière-décor, passant sur la dizaine de personnes présentes.

A l'intérieur du vaste bureau richement décoré se trouve un groupe de passagers parmi les plus fortunés. Il s'agit probablement des acheteurs à qui Rackham a proposé l'une de ses "ventes privées". Parmi eux, ils en reconnaissent plusieurs :

Alekseï remet tout de suite Erlingsson, la "taupe" de Maccari, qui reste impassible en les voyant. Il reconnaît également un couple, les Van Noort, qui par contre ne semblent pas très rassurés par la situation. Quant à Oban, il aperçoit Verda, la femme qui l'avait invité à dîner le premier soir, nonchalemment appuyée à un aquarium. Les autres, ils ont pu les voir lors de la soirée d'accueil, mais ils leur sont inconnus, et pour la plupart ils semblent des plus nerveux. Par contre, aucune trace de Strad.


C'est la femme brune qui a l'air la plus détendue, Verda, qui prend la parole en premier, d'une voix presque amusée.

Eh bien, quel retournement de situation. On dirait que vous venez de perdre votre dernier atout, Rackham.

Ce dernier s'est très vite recomposé une mine assurée.

Allons, ma chère, je reste le seul à pouvoir ouvrir le coffre.

Il s'adresse ensuite à Alekseï, Maccari, Oban et Parisse, ignorant ostensiblement les armes pointées sur lui.

Car j'imagine que vous aussi êtes là pour le journal, n'est-ce pas ?

Exact. Et vous allez nous le remettre.

Peut-être, mais seulement à certaines conditions.

Une négociation ? Parfait. J'adore ça...
On va commencer par un avant propos. La bonne réponse ou je t'explose la tête, et après on parle, on négocie. Et si tu as un doute sur ma motivation, regarde la tête de mes amis... Où est Strad ? Alekseï va le descendre d'ici une poignée de secondes s'il ne parle pas, c'est évident pour tous.

Strad ? Ha ! Ce lâche a pris la fuite avant même que ces "pirates" ne nous abordent, dit Rackham sur un ton méprisant.

Donc, si je le vois, c'est que tu m'as menti. Et je t'explose la tête avant même d'essayer de le viser. On est d'accord...

Tes conditions ? Alekseï a en tête ce que Gurtuck a dit. Il est capable de quasiment tout pirater. Ça laisse une marge de manœuvre dans la négociation.

D'abord, la garantie de pouvoir quitter ce vaisseau en vie et que vous me déposerez sur la planète sans attenter à ma personne.
Ensuite, je veux mon dû pour le journal, mais cela vous ne pouvez me l'offrir. Seule cette dame le peut.

Et je vous l'ai dit : Ce que vous exigez est impensable.

Alors le journal reste dans le coffre. C'est aussi simple que cela.

Vous vous rendez compte que vous allez mourir, là ?

Monsieur Astérionis, sachez que je suis atteint d'une grave dégénérescence génétique, qu'aucune médecine n'a réussi à soigner. Ma seule chance de vivre plus de deux mois est ce que cette femme peut m'offrir.

Oban, qui depuis une minute n'en croit pas ses oreilles, a commencé à vibrer doucement sans s'en rendre compte. Ses machoires sont serrées, ses sourcils froncés, et il est clair qu'il va intervenir si les choses n'avancent pas rapidement dans la direction qu'ils avaient prévue plus tôt.

J'en fais mon affaire, de ce coffre. Et toi, ne compte pas vivre deux mois. Maintenant, pour information personnelle, j'aimerais savoir : à quel fils de rien as-tu cru me vendre ?

Rackham regarde Oban et éclate de rire.

Hahaha ! C'est trop drôle. Vraiment. Figure-toi que...

Mais Verda ne le laisse pas finir.

Suffit, Rackham, fait-elle d'un ton glacial qui tranche net l'hilarité du triste sire. Puis, se tournant vers Oban, elle continue d'une voix plus douce :

C'était à moi, si tu veux savoir, Oliver.

Devant la surprise d'Oban, elle poursuit avec un petit sourire.

Il se trouve que je négociais avec Rackham quand il a appris ta capture. J'ai vu qu'il parlait de toi et comme j'avais apprécié ta compagnie, j'ai fait une offre en me disant que tu serais plus en sûreté si tu avais une valeur marchande. C'est aussi simple que ça.

Parce que vous avez "apprécié sa compagnie", vous m'avez offert un demi-million de crédits  ?!?

Que je n'ai jamais eu l'intention de vous verser, idiot. Mais vous voyez, cela l'a protégé juste assez longtemps pour qu'il revienne vous botter les fesses, lance Verda à Rackham en battant des cils.

Ce dernier blêmit, puis vire au rouge, les yeux lançant des éclairs vers la femme à la peau mate.

Alekseï a profité de cet échange pour entrer dans le pièce, son arme toujours à l'épaule, et vérifier qu'il n'y a personne d'embusqué, ou de discrètement armé. Il a inspecté les angles morts. Et confisqué les communicateurs. En premier celui de Rackham.

Si on commençait à évacuer les passagers par petits groupes ? Certains d'entre nous restent ici pour "convaincre" Sir Rackham, les autres sécurisent les transferts et la navette.
Parisse, si tu pouvais emmener ceux-là jusqu'à Nétifer ? Il désigne une zone de "négociateurs" comprenant les vieux amis de ses parents, les Van Noort, et Erlingsson. Et si tu croises Gurtuk, dis-lui de nous rejoindre. On va avoir besoin de lui.

Oh, je reste. Allez, mène nous au coffre, si tu veux garder tes coudes.

Oban jette juste un regard froid à Verda, qu'il n'est pas certain de croire. Son histoire est trop arrangeante. Mais elle lui a évité une punition exemplaire. Puis il pousse Rackham et lui imprègne une onde pour tenter de scanner son corps.


Dernière édition par Eric le Ven 26 Fév - 21:16, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 27 Fév - 15:15

Faites ce que dit le gamin, insiste Maccari.

Vous voulez voir le coffre ? Si cela peut vous faire plaisir.

Rackham guide l'égérian et le garçon dans la pièce de derrière. Là ils découvrent une porte blindée carrée, haute comme un homme, munie d'un écran et d'un clavier. Devant le coffre l'air est légèrement flou, signe de la présence d'un champ de force.

Et voilà. Le bouclier est à commande vocale et ne répond qu'à ma voix. De plus, je suis le seul à connaitre le code. Comme vous le voyez, vous ne pouvez l'ouvrir sans moi.

Pendant ce temps, alors que Parisse escorte Erlingsson et les Van Noort à l'extérieur, Alekseï fouille la pièce tout en gardant un œil sur les autres personnes présentes. Les "invités" de Rackham le surveillent également, lui et son arme, mais sont trop apeurés pour tenter quoi que ce soit, il en est certain. Cette soi-disant "élite" n'en mène pas large. Seule la femme qui dit avoir protégé Oban semble détendue : Elle a pris un livre dans la petite bibliothèque et le feuillète nonchalamment. Elle lui adresse un sourire discret lorsqu'il croise son regard.

En dehors de ladite bibliothèque et de l'aquarium, le bureau renferme quelques bibelots, des peintures de prix, mais pas grand chose d'intéressant si on ne s'intéresse ni à l'art ni à la littérature. La seule chose qui attire l'attention d'Alekseï est le terminal d'ordinateur sur le bureau lui-même : Il affiche une image en deux dimension, celle d'une caméra de surveillance donnant sur la salle de jeu principale où le rituel qu'ils ont pu observer plus tôt continue.


C'est à ce moment qu'arrive Angélica, accompagnée de Gurtuk, le cyborg.

Nous voilà. Nétifer et Parisse sont en train de ramener les autres. On peut faire quelque chose ?

Mac et Oban sont partis à l'arrière avec Rackham pour s'occuper du coffre. J'imagine que Gurtuk pourra donner un coup de main.
Quant à toi, eh bien je pense que nous ne serons pas trop de deux pour surveiller les "invités" et l'écran qui donne sur la salle du casino...
Gurtuk, si vous n'arrivez à rien avec le coffre, je pense pouvoir faire parler Rackham. En dernier recours.

Compris. Gurtuk va essayer.

Alekseï concentre son attention sur l'écran de surveillance et sur la personne qui semble la plus à même de poser des problèmes : Verda. Mais celle-ci se contente de piocher dans la bibliothèque, examinant les livres l'un après l'autre pour passer le temps.

De son côté, Gurtuk rejoint Oban et Maccari. Ce dernier fait signe au cyborg d'attendre à l'entrée, puis lève une main vers l'escpèce de demi-sphère accrochée au plafond qui renferme le générateur de champ de force. Encore une fois, les lumières vacillent... Et le champ de force se désactive, à la grand surprise de Rackham qui pousse un grognement.


Tu veux bien détruire ce truc, Oban, s'il te plait ?

Oban pose la main sur le coffre, se retourne, et envoie quelques ondes mineures au travers, pour sonder l'intérieur. Une fois qu'il aura compris le mécanisme, la destruction ne sera peut-être même pas nécessaire ; et au pire, si destruction il doit y avoir, autant savoir à quoi il se frotte, sans quoi le contenu pourrait en souffrir.



A l'intérieur, il peut déterminer qu'il y a un espace de quelques mètres cubes, et divers objets de tailles diverses.

Mac soupire.

Oban, s'il te plait... Pas le coffre, le générateur de champ de force. Comme ça je pourrai arrêter ce que je suis en train de faire, Gurtuk pourra entrer sans disjoncter et il pourra pirater la serrure.

Oui ?

J'aurais aussi bien pu... Comme tu veux. Oban reprend la stratégie de la prison, et fait éclater les systèmes les plus fragiles du champ de force, déçu de ne pas pouvoir tester la minutie de ses perceptions sur un coffre-fort.

Il lui faut une dizaine de secondes pour concentrer la vibration au bon endroit, et le processus est plutôt bruyant, mais le générateur finit par émettre une série de gerbes d'étincelles avant de rendre l'âme.


Parfait. A toi, Gurtuk.

D'accord, fait le cyborg en s'avançant.

La mine soudain déconfite de Rackham indique clairement qu'il a reconnu son ex-prisonnier et qu'il sait de quoi il est capable. Il n'est plus si sûr de l'inviolabilité de son coffre, d'un seul coup.

Oh, on sent son petit monde s'effondrer, perruque ? Qu''est-ce que ça fait, dis moi ? S'amuse Oban en se remémorant ce qu'il a vécu ces derniers temps, et ce qu'on vécu les autres prisonniers et même les propres membres de la famille Rackham.

Rackham ne répond pas, mais ses yeux lancent des éclairs vers Oban.

Dans l'autre pièce, Alekseï est en train d'observer l'écran montrant la salle de jeu et le rituel quand il voit un des gardes près de la magicienne porter son communicateur à son oreille. L'instant d'après, celui de Rackham, qu'il avait posé sur le bureau, se met à vibrer.

Monsieur ? Sir Rackham ?

Alekseï éloigne légèrement le communicateur de sa bouche, afin d'affaiblir le son, et imite aussi bien qu'il le peut l'accent de Rackham. Mais surtout, il limite le nombre de mots qu'il prononce.

Oui ?

Le garde répond sur un ton pressant :

C'est la magicienne, monsieur. Elle dit que leur chef... leur capitaine... il vient d'arriver. Elle dit aussi qu'elle ne pourra pas l'arrêter très longtemps. Quelques minutes, pas plus.

Que fait-on, monsieur ?


Fait chier... Gardez vos positions. On évacue très bientôt. Et il coupe la communication.

Angie ? Surveille-les. Je reviens dans quelques secondes. Alekseï rejoint rapidement Mac, Oban, Gurtuk et Rackham puis passe discrètement l'information. Il ne veut pas paniquer les acheteurs plus qu'ils ne le sont déjà.

Encore combien de temps, Gurtuk ?

Le cyborg, qui vient d'utiliser sa connexion sans fil pour s'attaquer à la serrure du coffre, se tourne vers Alekseï.

Le cryptage est assez évolué, et il y a de multiples couches redondantes.
Quelques minutes, tout au plus. Pourquoi ?

Pour rien, Gurtuk. fais ton truc.

Gagne-nous du temps, Alec. Dis leur la vérité. Dis leur quel est le plan. Discute avec eux. Ok ? Ils auront ce qu'ils veulent, justice sera rendue, tout le monde sera content. Sauf perruque. Emmène Parisse pour leur parler. Tu veux que je le fasse ?

Tu n'en as jamais eu un en face de toi, moi si. Tu ne comprends pas... Il n'y a pas de discussion possible avec ces choses.
Autre problème : il y a 6 gardes là-bas. Ils vont fuir, armés, vers la navette dès que les spectre passeront.
Je lance immédiatement l'évacuation de tous les invités vers la navette, avec Angelica . Et moi, je resterai camouflé près du casino. Je vais vous gagner du temps... Fais le topo à Mac.


En effet, dès qu'il sort de l'arrière salle, il fait signe à Angelica qu'il faut y aller. Alekseï donne des instructions claires aux notables.
Suivre Angelica, sans aucun bruit, en rang par deux. En se déplaçant vite, mais sans courir. Il finit en leur expliquant qu'il fermera le chemin, et en reprenant son fusil en main. Si ça ce n'est pas une menace cachée...

Ils obtempèrent sans demander leur reste, et se mettent rapidement en chemin derrière Angelica.


Dernière édition par Eric le Dim 28 Fév - 0:15, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 28 Fév - 0:22

Alors que Angélica et Alekseï quittent le bureau avec les passagers, Maccari reste avec Oban pour surveiller Rackham et attendre que Gurtuk ouvre le coffre.

Tu devrais y aller aussi, Oban. Si les spectres passent avant que Gurtuk ait fini, notre retraite sera coupée. Pas la peine que tu sois coincé aussi.

Mmm. Okay. Mais après cette histoire, faudra qu'on cause de pas mal de choses, monsieur le corsaire.

Plus bas, le groupe qui se dirige vers la navette arrive au bas des escaliers, juste à côté de la porte donnant sur la salle de jeu où se déroule le rituel et où les spectres vont bientôt débarquer par l'entrée principale. Là, Alekseï voit revenir à leur rencontre au bout du couloir Nétifer et Parisse.
Elles ne sont pas encore à portée de voix quand Verda s'arrête près de lui.


Et que comptez-vous faire, maintenant, jeune homme ?

Alekseï reste vigilant quant à tout geste brusque de Verda.

Vous donner plus de chance de sauver votre peau en vous gagnant un peu de temps, mademoiselle.
C'est ce que fait l'arrière-garde lorsque les troupes font retraite avec l'ennemi sur leurs talons.

Suivez le groupe jusqu'à la navette de secours, s'il vous plaît.

En fait Alekseï compte rester là, embusqué derrière la porte, pour plusieurs raisons. Si Gurtuk est assez rapide pour ouvrir le coffre avant que les spectres passent, il va servir de filtre à la fuite des gardes. Qu'aucun d'entre eux n'aille vers la navette une arme à la main.
Si Gurtuk est trop lent, eh bien, il ne sait pas trop... Peut-être les ralentir en criblant leurs jambes. Ça ne les tuera pas, ils ne devraient donc pas pouvoir sortir de leur corps. Mais il marcheront moins vite. S'ils ne sont pas sous forme physique, dans ce cas... Soupir.


Mais Verda ne fait pas mine de vouloir suivre Angelica et les autres.

Dans ce cas, sachez que la femme qui est là-dedans et qui retient les spectres au péril de sa vie est à mon service. Je tiens beaucoup à elle et je compte bien la sortir de là.

En d'autres termes, je reste.

Parisse et Nétifer arrivent à leur hauteur à ce moment là. Après un regard intrigué vers Verda, la séclantie s'adresse à alekseï :

Alors, c'est quoi le plan ?

Héhé, j'allais poser la même question ! Fait Oban qui arrive en se pressant.

... C'est pas vrai ! Je voulais mettre les femmes et les enfants en sécurité en premier, et je me retrouve avec trois filles et un gamin à l'endroit le plus dangereux !
Il n'y a pas de plan ! C'est une retraite, bon dieu ! On ne peut rien contre les spectres, et on ne peut pas négocier avec eux, car les pirates ne négocient pas. Ils prennent et ils tuent.
On prie pour que Mac et Gurtuk soient rapides. Et s'ils sont trop long, on doit choisir qui sacrifier pour gagner ce temps. Et je ne veux pas que ce soit vous.

Je ferais mon maximum pour votre servante, mademoiselle. Vous avez ma parole...

Parisse, tu parles bien leur langue ? Tu peux m'apprendre une phrase ?

Oui. Quelle phrase ?

"J'échange nos vies contre le voleur et votre livre."

Oh non... Encore un bluff digne d'une cour de récréation de classe de maternelle... Et cette fois, face au spectre d'un capitaine pirate assoiffé de sang, âgé de plusieurs milliers d'années. Pfff... Alekseï soupire.

Attends... Tu veux leur livrer Seamus ? T'es pas sérieux ?!?

Ne sois pas ridicule. Je veux leur rendre leur précieux livre.  Et Perruque. Le vieux Rackham. Le véritable coupable. Le pourri. Qui est aussi le commanditaire.

Tu as écouté l'histoire de Seamus ? C'est lui qui est monté sur leur navire, leur a fauché le journal, et en a réchappé miraculeusement. Son frère n'a fait que lui voler le livre à son tour. Qui crois-tu que veuillent les pirates, hein ?
Et si on les laisse entrer pour discuter, on n'aura presque aucune chance de les contenir. Là, il n'ont qu'un point d'entrée : On a au moins cet avantage.

Plus pour longtemps. La barrière va céder dans un instant. Vous savez, vous devriez vraiment vous désigner un chef pour prendre ce genre de décision quand il y a urgence.

Et évidemment, on passe pour des rigolos... Crispation de mâchoire. On ne vous a pas attendu pour ça.

Sur ce, je vais chercher Nesrin. Faites comme vous voulez, mais faites le vite.

Et elle tourne les talons et se dirige vers l'entrée du casino.

Nétifer, avec moi. Oban et Parisse, vous nous couvrez et gérez les gardes qui vont arriver. Dès que Mac et Gurtuk débarquent, vous les envoyez vers la navette et vous nous prévenez. Alekseï emboite le pas de Verda, arme à l'épaule.

Non. Parisse, dis moi la phrase. Je gagnerai du temps au pire. Ils ont le même sang. Je suis sur que ca peut marcher. Et reste en communication avec moi. Pour la traduction. Sinon, ils le poursuivront sans relâche. On doit y mettre un terme.

Phrase être "Vel treyo du sani sash du dief ut du bakit". Oui ?


Dernière édition par Eric le Lun 29 Fév - 11:29, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 28 Fév - 22:25

Verda ouvre grand les portes devant elle, attirant immédiatement l'attention des gardes. Ceux-ci n'en mènent pas large, et les cris des possédés de l'autre côté de la porte principale ne fait rien pour arranger leur moral. Quoiqu'ils aient leurs armes au poing, ils semblent prêts à prendre la fuite.

Verda passe au milieu d'eux la tête haute, droit vers la femme assise dans le cercle mystique, et s'adresse à eux d'une voix ferme.


Messieurs, nous allons tous mourir...

Là, ils deviennent carrément aussi blancs que leurs tenues.

...à moins que vous ne puissiez retenir l'envahisseur quelques minutes, le temps que la navette de secours soit prête à vous évacuer. Heureusement pour vous, vous avez des renforts, fait-elle en désignant Alekseï, Oban, Parisse et Nétifer dans son dos. Alors écoutez-les, et mettez-vous en position, parce que l'ennemi ne va pas tarder. Vous êtes notre dernier rempart, messieurs, et si il y a un moment où faire preuve de bravoure, c'est maintenant.

Elle finit sa dernière phrase en pénétrant dans le cercle avant de s'accroupir près de celle qu'elle a appelé Nesrin, tout en posant la main sur son épaule. Son petit discours, quoique bref, a eu un effet saisissant sur les agents. Même Oban, Alekseï et les autres se sentent rassurés par l'assurance sans faille de cette femme. C'est vraiment stupéfiant, mais ils ont soudain le sentiment qu'ils peuvent y arriver, et s'en sortir en vie.

Alekseï fait un tour d'horizon de la salle. Il repère la position des gardes, les couverts, les trajets de fuite protégés des tirs.

Les gars ! Je me suis déjà battu contre un d'entre eux. Lorsqu'ils arriveront, n'essayez surtout pas de les tuer, ce serait plus dangereux qu'autre chose. Visez les jambes pour les incapaciter.
On va faire une zone de tirs croisés. Toi, positionne-toi là-bas... Toi, retourne cette table pour vous faire une barricade.
A l'ordre d'évacuation, vous partez sur les côtés. Ceux qui sont devant se retirent en premiers, et se mettent là et là.
Et ils couvrent les suivants, qui partent à la porte de sortie. Nouvelle couverture de leur part.

Compris ?

Alekseï se souvient bien de ses cours de stratégie et de tactique militaire...
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 29 Fév - 11:35

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les agents de sécurité vont se poster là où Alekseï le leur a indiqué, un peu surpris mais presque reconnaissants d'avoir des ordres auxquels obéir. Le jeune russe sait bien qu'il n'a pas là une troupe d'élite, mais ce sont tout de même des hommes solides avec un minimum d'entraînement.

Nétifer reste près de lui et se positionne derrière une table en silence, fusil pointé sur la porte.


Alors que Verda soutient la magicienne, qui commence sérieusement à vaciller, l'homme cloué au sol face à elle commence à s'agiter plus encore et à lancer des imprécations en égérian. Il devient évident que c'est un possédé, qui a servi de ressource pour le rite.

A la porte principale, au bout du couloir qui y mène, on voit une lueur spectrale verte qui se fait de plus en plus intense : Arloc et son équipage s'apprêtent à forcer le passage.


Alekseï repère les positions respectives d'Oban et Parisse. Puis il retourne une table à quelques mètres de Nétifer et se met à son tour en position. Jamais à deux dans une même planque si l'on peut éviter. Rapport aux grenades et aux armes lourdes. Les spectres n'auront pas ce genre d'armement, mais c'est un réflexe.
Et il profite des dernières secondes de calme avant la tempête pour vérifier son chargeur...


Au moment où la magicienne s'effondre dans les bras de Verda, la porte d'entrée principale, située au bout de son couloir, explose dans un fracas assourdissant. Les hurlement des spectres dans leur langue morte emplissent la salle, et un frisson parcourt les vivants. Ils ne vont pas tarder à déferler. Les hommes pointent leurs armes et attendent.

Oban réalise alors que si il reste avec Parisse à la porte, il ne pourra se faire entendre de Arloc et de son équipage : Ils vont sortir à une cinquantaine de mètres de lui, et même en amplifiant sa voix, il ne pourra couvrir leurs cris. Autant dire que c'est la merde. La situation est ingérable, et Le pauvre gamin n'a jamais vu un vrai fantôme.

Il tente de rationnaliser : ce sont des morts, avec des autres morts dedans. C'est tout. Mais ils ont quand même l'air assez dangereux...

Il faut donc trouver leur chef. Oban attire Parisse derrière, et lui montre la scène dans la pièce adjacente. Il l'attire par la main, et se met à accélérer, avant qu'on ne les remarque.


Parisse, viens, j'ai une idée. Sur les programmes, ils disent qu'il y a des magiciens qui auraient dû venir ce soir. Il doit y avoir des sorties cachées, et peut-être d'autres choses qui pourront faire diversion.

De toutes manières, on ne servira pas à grand chose ici, et si je ne protège pas cette fille, son frère ne nous le pardonnera pas.

Oban ! Non !

Skel ! jure-t-elle avant de s'élancer à sa poursuite quand elle voit qu'il ne s'arrête pas.

La course d'Oban le fait traverser la grande salle de part en part et passer derrière les gardes, Alekseï et Nétifer, qui se sont postés à couvert de part et d'autre du cercle de rituel, où Verda a chargé la magicienne dans ses bras avant de calmement se diriger vers la sortie.

Nétifer attire soudain l'attention d'Alekseï sur le garçon, suivi de l'égérianne, qui filent vers la scène secondaire.


Mais... J'y crois pas ! Oh mais c'est pas vrai !!!

Oban a franchi la moitié de la distance, et il est donc au milieu de la salle de jeu, près de la scène centrale, quand les silhouettes des premiers spectres se font visibles dans le couloir. Deux secondes plus tard, ils entrent en courant et en hurlant. C'est un spectacle saisissant, à la fois grotesque et horrifique, que ces gens à l'apparence d'être humains mais qui n'en sont plus. La première vague compte une dizaine d'individus, mais d'autres arrivent déjà à leur suite. Aucun en particulier ne semble être leur chef.

... Mais c'est pas vrai !!! Oban ! Pas par là ! Tu vas te faire couper ton chemin de retraite ! Reviens ! Il va réussir à nous désorganiser et à tous nous faire tuer, ce crétin !

Alekseï se reconcentre, même s'il enrage contre l'inconséquence de l'enfant. Il vise, et tire dans les jambes d'un des spectre.

VOUS OCCUPEZ PAS DE NOUS ! ON REVIENT !

Oh putain... Si on s'en sort, je vais lui mettre la raclée de sa vie... A cette distance, et avec le bruit ambiant, seule Nétifer peut entendre cette dernière phrase.


Dernière édition par Eric le Lun 29 Fév - 19:39, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 29 Fév - 20:24

Le tir d'Alekseï a donné le signal. Aussitôt, Nétifer commence elle aussi à lancer une série de rafales à ras du sol, fauchant plusieurs assaillants au niveau des mollets. Les gardes font feu de tout bois, et des éclairs électriques viennent frapper les pirates qui ne sont pas tombés.

La première vague a été arrêtée, mais la deuxième suit de près. Pour le russe et la séclantie, plus question de tirer vers le bas sur ceux qui sont dans le couloir, cette fois : Il y a plusieurs spectres aux jambes coupées qui sont en train de ramper dans la zone et un tir perdu risquerait de les achever et de les libérer de leur corps. Les gardes n'ont pas ce problème et ils continuent à tirer dans le goulot d'étranglement que forme le couloir d'entrée. Malheureusement, ils sont loin de faire mouche à chaque coup et Nétifer se concentre donc sur ceux qui échappent aux décharges d'électricité, sachant que dès que certains leur échapperont, il faudra rompre la formation et reculer.

Verda passe non loin d'eux, marchant d'un bon pas vers la sortie, la femme tatouée toujours inconsciente dans ses bras.


Alekseï pose son fusil, et sort les deux armes électriques confisquées aux gardes de Rackham. Désormais, elles seront plus utiles que celles à particules lourdes.

Nétie ! Arme électrique ! dit-il en lui en faisant glisser une jusqu'à sa planque.

Et il fait de nouveau feu dans le goulot d'étranglement.

Quant à Oban, il arrive finalement près de la scène secondaire, à l'autre bout de la salle par rapport à la sortie menant à la navette. Parisse est toujours sur ses talons. Oban saute à pieds joints sur la scène, libérant une onde qui lui permet rapidement de repérer les classiques trappes cachées donnant sur les sous-sols de ce genre d'installation. C'est bête, il aurait fallu faire ça plus tôt, mais voilà, ce n'était pas faisable.

En plus, pour que tout fonctionne, il faut que les fantômes soient forcés de faire appel à leur chef, et cela n'arrivera surement pas tant qu'ils n'auront pas été suffisamment amochés par les gens en panique de l'autre côté. Au pire, l'enfant et la jeune fille pourront se cacher, et faire appel à Dan plus tard.

En attendant, tout ici peut être utile : flashes de magnésium, trappes et boîtes à double fond, faux sabres, draps truqués, spots, enceintes... Surtout les enceintes, en fait. Et la régie est là, quelque part.


Il aperçoit en effet les fenêtres de ladite régie à l'étage du dessus. Mais l'escalier le plus proche n'est pas tout prêt et il lui faudrait un moment pour y monter. De plus, la scène est vide de tout équipement. Par contre, il y a bien un espace creux en-dessous de lui. Il y a un point d'accès pas très loin de lui, mais comment ouvrir la trappe ?


Dernière édition par Eric le Lun 29 Fév - 21:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 29 Fév - 20:35

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Xavier
Maître
avatar

Messages : 7034
Date d'inscription : 31/03/2008
Age : 37
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 29 Fév - 21:38

Merde, merde merde, pas moyen de trouver un micro qui fonctionne...

Oban se positionne au dessus de la trappe et recommence à taper du pied pour ressentir son environnement proche. La trappe a forcément un mécanisme d'activation ; et faute de microphones, c'est leur seule porte de sortie. Littéralement.

Malheureusement, les magiciens cachent bien leurs petits secrets : Impossible de trouver le mécanisme.



Plus loin, Alekseï, Nétifer et les gardes continuent d tirer tant qu'ils peuvent, mais la déferlante de spectres est telle que plusieurs parviennent à passer à travers. Heureusement, les agents ont retenu ses consignes et les plus proches de l'ennemi quittent leurs positions pour aller se placer plus près de la sortie tandis que les autres font de leur mieux pour les couvrir. Mais Alekseï comprend très vite que cela ne suffira pas : Ils ont beau avoir mis à terre une bonne vingtaine de pirates, certains de ceux qui ont été touchés les premiers par les éclairs commencent déjà à se relever. Ils vont bientôt être débordés par le nombre.

C'est à ce moment qu'apparaît parmi les possédés qui entrent dans la salle un spectre pas comme les autres. On ne distingue même plus le corps qu'il occupe, tant il est entouré de noirceur, et ses yeux lancent une lueur à glacer le sang.


Kell tem Zuuuuul ! hurle Arloc avec une voix d'outre-tombe.

La forme est un peu archaïque, mais Alekseï comprend tout de même : "Massacrez-les tous".

Oban comprend immédiatement qu'il va avoir un problème en levant les yeux après avoir entendu le son du fusil à particule de Parisse. Les gardes qui faisaient en partie barrière entre lui et les spectres ont suivi le plan initial et ont reflué vers la sortie... Laissant ainsi une large ouverture aux pirates, droit vers lui et l'égérianne. Plusieurs se sont déjà engouffrés dedans et foncent vers la scène où il se trouve, et Parisse ne les arrêtera pas longtemps.

Le seul point positif (ou pas ?) c'est que le capitaine Arloc regarde maintenant dans sa direction. Si il veut attirer son attention, c'est maintenant : A cette distance, peut-être même qu'il pourra se faire entendre.


Parisse, viens ici et mets toi derrière moi, je vais l'appeler, mais tu dois me traduire, que je puisse lui causer !

Puis il positionne ses mains autour de sa bouche et recommence à hurler de son mieux :

AAaaaaarloooooooc !

Kelo ? Ash sebal du !

Parisse, dis moi comment lui dire qu'on a son livre et que s'il le veut, il a intérêt à écouter. Ou dis lui !


Le mort-vivant semble réagir à son nom et dirige son pas vers Oban.

De l'autre côté :

Couvre-moi ! Je vais chercher la pétasse et le petit con ! lance Nétifer à Alekseï en quittant sa position pour s'élancer vers Parisse et Oban tout en continuant à tirer.

Compris. Soit prudente ! Alekseï se relève et tire sur les spectres qui pourrait intercepter Nétifer. Puis il crie :
Karach, spiat ! Il pense que ça veut dire "dégage, salopard !". C'est une insulte que lui a appris Anissa, son amie égérianne de jeunesse. Si Parisse était à ses côtés, elle aurait pu lui dire que "spiat" ne veut pas dire "salopard", mais littéralement "impuissant". Une des pires insultes dans leur langue.

En tout cas, après avoir couvert Nétifer, il ouvre le feu à volonté sur les spectres les plus proches de lui. Alekseï sait qu'il va devoir ordonner la retraite très vite. Mais il essaye de grignoter encore quelques secondes. Pour Nétifer. Pour Maccari, pour Vedra, pour Oban et Parisse.


Dernière édition par Xavier le Lun 29 Fév - 23:45, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 29 Fév - 23:22

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 1 Mar - 0:13

Vissa du Bakit ! Tel kevani seri ! crie Parisse vers le chef des spectres, tout en continuant à tirer vers se sbires qui continuent malgré tout de gagner du terrain.

Zen vala mu bakit ! Nav ! hurle Arloc en retour, tout en accélérant, n'hésitant pas à écarter ses hommes sans ménagement sur son passage.

Il dire qu'il veut livre, et maintenant !

C'est bon, c'est très bon, dit Oban pour se persuader. On sait qu'il le veut et on a son attention. Dis lui que s'il le veut, il va arrêter ses hommes. Qu'il n'a rien à perdre sauf du temps. Et qu'il est immortel.

Pour Alekseï comme pour Parisse, l'utilisation des armes à distance va devenir compliquée, car les spectres ont définitivement fait une percée, et à moins de reculer, ils vont maintenant se retrouver au corps-à-corps. L'égérianne saute sur la scène, près d'Oban, pour gagner quelques secondes de plus, mais ils vont bientôt être rejoints par plusieurs ennemis.

Quant à Alekseï, il ne peut plus couvrir Nétifer, quoiqu'il arrive. Soit il bat en retraite, soit il affronte les deux spectres qui foncent sur lui...


Deuxième position de retraite ! Maintenant ! En espérant que les gardes ne paniquent pas, et suivent les instructions pré-établies. Bon dieu... Nétifer... Je ne vais plus pouvoir lui assurer une porte de sortie !
Il recule de deux pas, obligeant ses assaillant à passer la table qui lui servait de couverture.
Un tir d'arme électrique dans la tête du premier spectre. Il sort de sa main libre mais blessée son couteau de combat, et se prépare à l'attaque du deuxième.


Dernière édition par Eric le Mar 1 Mar - 0:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 1 Mar - 0:52

Sur la scène...

Parisse crie à nouveau vers Arloc, alors que les spectres encerclent l'estrade et commencent à y grimper.

Le capitaine lève une main, et les possédés autour d'Oban et de l'égérianne se figent, dardant sur eux leurs yeux fous. Arloc les regarde, puis éclate d'un rire terrifiant...


MUAHAHAHAHA !!!

...avant de refermer le poing. Les spectres bondissent à son signal.

Parisse lance un regard désespéré à Oban... Et une violente rafale de pulsations d'énergie vient faucher leurs assaillants in extremis.

Tirez-vous de là, crétins !

Nétifer a renoncé à tirer à basse puissance et à viser les jambes. Elle se fiche pas mal de tuer les corps des possédés, maintenant, et fonce vers eux en faisant cracher à son arme tout ce qu'elle a. Les corps explosent autour d'Oban, dans des gerbes d'étincelles et une odeur abominable. D'instinct, Parisse commence à faire de même en se positionnant devant Oban pour le protéger, tandis qu'Arloc s'élance maintenant vers eux. Ni une ni deux, Oban donne un coup de pied dans la trappe. Si elle ne veut pas s'ouvrir, il n'y a qu'à la forcer. Ce ne sont que des lattes de bois, et il sait que sa force dépasse sa propre compréhension. Puis il saisit la fille à bras le corps, et la tire avec lui dans le troyu béant. Arloc se retrouve sans cible, alors que les deux jeunes gens tombent dans le trou.

Parisse arrive sans heurts, mais Oban encaisse le choc de la chûte plus celui du poids de Parisse. Mais qu'importe. Il ne prend pas le temps de regarder autour de lui pour décider de la suite des évènements ; il utilise plutôt le choc pour analyser l'environnement avant d'utiliser ses yeux. Ca ira plus vite.


Oh... Frell... Tout se passe exactement comme prévu...

Ils se retrouvent dans un espace technique juste sous la scène. Les poulies et autres mécanismes antiques qu'utilisaient les illusionnistes d'autrefois ont été remplacé par des technologies plus avancées, utilisant l'antigravité, l'holo-projection et autres, mais le principe reste le même.
Parisse est debout la première et relève Oban en l'attrapant sous le bras.

Oban ! Courir ! lui crie-t-elle en l'entraînant vers la seule sortie visible, une porte située au-delà des appareils et des accessoires de magie.

Oban ne sait même pas dans quelle direction cela mène, mais lorsqu'un spectre pointe son nez par l'ouverture qu'il vient de créer et les aperçoit, il réalise qu'il n'a pas vraiment le temps de faire autre chose que fuir. Tout ça le dépasse, et il réalise que négocier avec un pirate décédé, fou et assoiffé de sang n'était peut-êtr pas une si bonne idée. Il pensait qu'un êtr aussi ancien aurait été plus cohérent, mais manifestement...

Une fois sur pieds, il se met à courir à la suite de Parisse, renversant ce qu'il peut derrière lui. Il ne prend pas vraiment le temps de fouiller, mais s'il trouve un objet qui pourrait servir à frapper, il s'en saisit au passage.


Au milieu de la salle de jeu...

Le tir d'Alekseï a arrêté le premier spectre, mais le second, une femme en robe de mariée maculée de rouge, se jette sur lui avec un éclat de verre tenu d'une main ensanglantée.

El tu keeeel ! hurle la folle.

Par chance pour le jeune homme, celle-ci semble moins vive que le spectre qui lui a pris un oeil. Qui plus est, elle a tendance à s'empêtrer dans sa robe. Il évite son attaque sans trop de mal et...

Tu keel ne mina ! Spiat ! Alekseï esquive facilement le coup de la "dame" en passant sous la lame de verre. Et en choppant le bas de sa robe de mariée, tenue de combat peu pratique s'il en est, pour la basculer au sol.
S'en suit un tir dans la tête.


Un coup d’œil sur la situation, en tirant par réflexe sur le nouveau spectre le plus proche. Il fait encore plusieurs pas en arrière.

Cela lui donne quelques secondes pour parcourir la salle des yeux. Les gardes ont reculé mais l'un d'eux s'est déjà fait rattraper et deux spectres sont en train de le mettre en pièces, tandis que ses compagnons tentent d'endiguer la vague qui arrive sur eux. De l'autre côté, il a juste le temps de voir Oban et Parisse disparaître dans un trou dans la scène. Cela laisse Nétifer seule, à quarante mètres de tout allié, mais déjà presque encerclée par l'ennemi. Et Oban et l'égérianne ayant fuit, Arloc reporte maintenant son attention sur elle.

Il n'a pas le temps d'en voir beaucoup plus : Les possédés le rattrapent. Cette fois, ils sont trois, menés par une énorme cuisinère portant encore son tablier et munie d'un hachoir.

Zima tu tore guuut !

Il choque un, puis deux de ceux qui l'accompagnent et pointe son arme sur elle quand soudain une chaise vient le frapper depuis le côté. Il manque de tomber et lâche son pistolet. Il s'aperçoit qu'il a raté un autre spectre qu'il croyait être parti vers les agents... Et quoique son visage soit complètement déformé, il reconnaît la robe de celui-ci. C'est Ms Hawkins !

Zaaara tul !

Le voilà armé de son seul couteau et encerclé par les deux femmes.

Alekseï est fou de rage de voir Nétifer seule, en danger, abandonnée par ceux qu'elle était partie aider...
D'un grand coup de pied chassé, il tente d'éjecter celle qui fut Hawkins.


Dégage, connasse !

Quasiment dans le même mouvement, il roule sur le côté afin d'esquiver l'attaque qui viendra de la "cuisinière". Et de se retrouver un genou au sol, à côté du pistolet qu'il a laissé tombé il y a quelques secondes.


Dernière édition par Eric le Mar 1 Mar - 9:28, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 1 Mar - 9:48

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 1 Mar - 20:33

Au milieu de la salle de jeu...

Le coup de pied d'Alekseï propulse celle qui fut Ms Hawkins en plein sur la cuisinière. Il roule au sol, ramasse son arme dans le même mouvement, et tire dès qu'il se redresse. Les deux éclairs éblouissants font mouche et les deux spectres tombent au sol, agités de soubresauts. Il se relève et parcours à nouveau la salle des yeux. D'autres possédés foncent déjà sur lui, mais sa main a suivi le mouvement de son regard et c'est presque inconsciemment qu'il tire une, deux, puis trois fois, mettant trois nouveaux ennemis à terre. Il a agit par pur réflexe, mais vient de se ménager une trouée et de se donner quelques secondes de répit.

Du côtés des gardes qui reculent, la situation n'est pas rose. Ils sont en train d'être rattrapés et vont vite être submergés... Mais des tirs venant de la porte viennent soudain abattre plusieurs des spectres qui les rejoignaient. Maccari et Angélica viennent de se mettre en position au niveau de la sortie et ont commencé à ouvrir le feu. Cela ne peut signifier qu'une chose : Mac a le journal !

Alekseï porte son regard de l'autre côté, et son sang se glace. A presque cinquante mètres de lui, Nétifer se retrouve maintenant au corps à corps avec plusieurs possédés, obligée d'utiliser son fusil comme une massue alors qu'ils convergent sur elle. De plus, Arloc en a apparemment fait sa cible du moment, et va lui tomber dessus d'un instant à l'autre. Et c'est sans compter qu'il y a maintenant plusieurs spectres qui ont quitté leurs corps d'emprunt juste à côté d'elle.

Le visage d'Alekseï devient livide, son cœur rate un battement, et lui même passe dans un état quasi-second.
Il ramasse son fusil d'assaut et profite de la trouée qu'il a créé pour courir vers Nétifer. Il pousse le contrôleur de tir sur "rafale longue".


Nétie, j'arrive !

Pour l'instant, il est trop loin pour viser les spectres proches de la séclantie, de peur de la toucher.
Mais il lâche un feu ininterrompu sur ceux qui s'approchent d'elle, et sur Arloc.


Karach, Arloc ! Spiaaaat !

Il fonce vers Nétifer en droite ligne, sautant au dessus des tables lorsqu'il le faut. Il ne perd pas un dixième de seconde.
Dès qu'il sera à distance, il compte bien repasser son arme en "coup par coup" pour la dégager de ses assaillants au corps à corps.


Courant et bondissant, Alekseï franchit la distance qui le sépare de la séclantie en un temps record. Il tue plusieurs possédés au passage... Mais arrive trop tard.

Nétifer dégage le spectre qui venait de l'agripper d'un coup de crosse, fait pivoter son arme, et avec un hurlement de rage, lâche à bout portant une rafale continue sur Arloc alors qu'il se jette sur elle. Le corps d'emprunt du capitaine mort-vivant explose, pulvérisé en un nuage de braises incandescentes. Cela ne ralentit même pas sa masse ombrageuse.


Del zet mu ! "Tu es à moi !"

Maintenant privé d'enveloppe, il tombe sur la jeune femme et sa noirceur l'enveloppe, se fond en elle.

Immédiatement, les spectres autour d'elle, incarnés ou non, se figent.


Dans les sous-sol...

Plusieurs spectres déjà sur leurs talons, Oban et Parisse fuient dans des couloirs inconnus, ne sachant même plus vers où ils doivent se diriger. Le garçon regarde ce qu'il vient de ramasser, mais doute que le simple couteau qu'il a en main lui soit d'une utilité suprême.

Soudain, une voix sort du communicateur de la jeune femme, en égérian. Elle répond dans la même langue tout en continuant à courir puis...

Etre Mac. Avoir journal. Dire tout le monde partir.

Plus facile à dire qu'à faire ! Il faut qu'on trouve la sortie, et qu'on fasse demi tour, et qu'on enfonce tous les cadavres sur notre passage. Avec juste un couteau... Ca va être super. J'espère juste que les autres ne nous attendent pas en se mettant en danger...

Parisse se retourne juste le temps de tirer dans les jambes d'un de leurs poursuivants, puis se remet à courir derrière Oban. Celui-ci arrive à la fin du couloir, face à deux portes : Celle d'une cage d'escalier et celle d'un ascenseur.


Dernière édition par Eric le Mar 1 Mar - 22:21, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Xavier
Maître
avatar

Messages : 7034
Date d'inscription : 31/03/2008
Age : 37
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 1 Mar - 22:44

Oban ne réfléchit pas ; il appuie pour ouvrir l'ascenseur ; s'il s'ouvre d'ici l'arrivée de Parisse, tant mieux. De toutes façons, il ne la laissera pas passer en second. Sa vie est la priorité.

Heureusement, la jeune femme n'était pas loin derrière lui. Elle le rejoint très vite avant de se retourner vers la demi-douzaine de spectres qui les suivent à une quinzaine de mètres et de commencer à tirer. Difficile de les rater avec une arme automatique dans un couloir. Le corridor s'emplit de rafales de particules et dans l'air surchauffé, les corps se disloquent et s'embrasent.

Oban a le regard rivé sur la porte, qui s'ouvre avec un Ding sonore.

Il tire Parisse qui tire encore sur les formes humanoïdes dans le couloir et la force à le rejoindre dans la cabine. Puis il appuie sur la fermeture d'urgence et repère vite fait les endroits vers lesquels cette chose les emmènera. Il n'y en a pas beaucoup. En fait, ce n'est qu'un ascenseur de service, très spacieux, mais pas fait pour traverser de nombreux étages. Il est actuellement au niveau 4, et les étages affichés vont de 1 à 7, mais il n'a pas d'autre indication.

Juste avant que la porte ne se referme, il voit plusieurs spectres s'extraire de leurs corps détruits dans le couloir.


Asul tu keel...

en toute logique, 7 doit être l'accès aux balcons. Le lieu sûr. Oban appuie sur ce bouton, et l'ascenseur se met en branle.
Il ne faut que quelques secondes pour qu'il arrive à destination. Les portes s'ouvrent sur un long couloir vide. D'après la décoration, il est toujours dans le casino, mais où ?

Parisse s'élance sans tarder, ne lui laissant pas le temps de trop réfléchir, et elle fait bien. Ils n'ont pas fait dix mètres hors de l'ascenseur qu'un spectre dépourvu de corps surgit à travers le plancher de la cabine. Les portes se referment, mais il passe à travers.


Vesh tu dira !

Parisse lui tire dessus par réflexe, mais le faisceau d'énergie lui passe à travers comme si de rien n'était.


Vesh tu dira toi même, saloperie ! Parisse, on doit arrêter de se perdre ! Oban tente de se remémorrer les directions qu'ils ont prises ; il faut savoir où ils peuvent être, quitte à faire un trou dans le sol pour rejoindre les autres !

Et au détour du couloir suivant, il reconnaît les lieux : Il est à l'étage du bureau où ils ont trouvé Rackham, Verda et les autres ! Si ils continuent tout droit, ils vont pouvoir rejoindre l'escalier qui va les ramener à la sortie de la salle de jeu, et de là, vers la navette.

Le seul problème, c'est que ce foutu spectre est plus rapide sans corps pour le ralentir. Lui et Parisse ont beau courir à toutes jambes, il les rattrape, et rien ne peut vraiment l'arrêter. Il va les avoir dans quelques secondes...


Oban ! Toi courir. Moi arrêter lui longtemps assez ! Aller !

Et Parisse s'arrête, pour être certaine que ce sera elle qu'il prendra. Oban pivote sur lui même, attrape Parise par où il peut, et se sert de la rotation pour l'envoyer dans la bonne direction de force.

Retrouve ton frère ! Moi je n'ai personne ! PAR LA, MAINTENANT !

Face au fantôme, Oban sourit. Qui sait, ça le fera peut-être flipper. Mais il ne se fait pas de fausses idées là dessus. Alors il se met à vibrer comme pendant son rêve : C'est le moment de casser la baraque !

La dernière chose qu'il voie est le spectre sans visage lui arriver dessus. Puis le froid, et le noir...


Dernière édition par Xavier le Mer 2 Mar - 0:05, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Nicolas
Source
avatar

Messages : 2897
Date d'inscription : 03/04/2008
Age : 36
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 1 Mar - 22:45

A l'entrée de la salle annexe...

Alekseï n'est qu'à une dizaine de mètres de la séclantie quand il assiste impuissant à cette scène.
Comme les spectres, il se fige. Le fusil qu'il avait épaulé afin de dégager son amie de ses assaillants se baisse lentement...


Nétifer ? dit-il d'un ton hésitant, empli de crainte.

L'ombre de Arloc continue d'entrer dans son corps, et elle se redresse lentement au milieu des spectres dont l'attitude d'attente presque craintive est des plus étrange pour Alekseï, qui ne les a jamais vu que surexcités. Ses yeux sont eux aussi emplis d'obscurité et elle marmonne quelque chose. Sa seule présence est devenue... terrifiante.

Gis'laan'z'tor'mal'gavar... Sur'mal'gavar'tresh'xec'tol...

Elle est maintenant possédée elle aussi, se dit Alekseï, si ce n'est que... quelque chose ne colle pas. Ce qu'elle murmure, cela n'a rien à voir avec de l'égérian.

Alekseï s'avance lentement vers elle, pas à pas, toujours hésitant. En tout cas, il a lâché son arme, qui pend maintenant en bandoulière.
Évidemment, il a peur. Il essaye de se contrôler, mais il a peur. La seule chose qui le pousse à avancer, c'est le faible espoir qui naît de ne pas entendre la langue égérianne sortir de ses lèvres.

Il en a presque oublié la présence des spectres, partout autour de lui.


Nétie ? ... C'est moi. C'est Alec. Ça... Ça va ?

Elle le regarde sans vraiment le voir. Un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres tandis qu'elle regarde ses mains sans cesser de marmonner.

Gis'laan'z'tor'mal'gavar... Sur'mal'gavar'tresh'xec'tol...

Et soudain, elle fait le geste de tirer vers elle. Il se produit comme une détonation silencieuse et le jeune homme sent une onde le traverser.

A ce moment, plusieurs choses se produisent presque simultanément. D'abord, le reste de l'ombre d'Arloc qui entourait encore la jeune femme est brusquement happé en elle, et à sa grande surprise, Alekseï entend le mort-vivant dément hurler de terreur ! Ensuite, les spectres dépourvus d'enveloppe autour d'elle voient leurs formes intangibles instantanément pulvérisées, et ils subissent le même sort que leur capitaine : Ils sont aspirés en Nétifer en une fraction de seconde, tandis que ceux qui occupent encore un corps voient des lambeaux de leur essence arrachés dans un tourbillon noir qui suit le même chemin.


Enfin, Alekseï lui-même se sent comme tiré hors de son corps. Il commence presque à se voir de l'extérieur, et sent de moins en moins sa chair. Pendant un instant, il a une vision du monde spirituel, où un maelstrom invisible et grandissant entoure la séclantie, aspirant toutes les âmes à portée !

Alekseï tente de reculer, avec ce qui lui reste du contrôle de son corps. Il serre de sa main blessée le médaillon d'argent représentant la Vierge qui ne quitte jamais son cou, et son œil droit exprime une terreur que le jeune russe n'avait jamais connu...
Alors qu'il égraine dans sa tête une prière orthodoxe, Sainte Marie, mère de Dieu, protège moi, pauvre pécheur, Toi qui a mis au monde le Sauveur de nos âmes... il essaye de crier...


Nétifer ! Je t'en prie ! Arrête ! C'est moi !

Le siphon d'âmes devient immense, englobe rapidement toute la salle et même davantage, et même les revenants qui habitaient encore un corps en sont maintenant arrachés et aspirés. N'étant pas un possédé, Alekseï est retenu dans son enveloppe par un lien autrement plus puissant qu'eux, et pourtant il se sent peu à peu happé à son tour. Il continue de crier, mais il n'a maintenant plus aucun contrôle sur sa chair. Il se sent partir... Lorsque soudain les yeux de Nétifer se posent réellement sur lui.


Gis'laan'z'tor'mal'gavar... Sur'mal'gav...

Alec ?
Alekseï ?!?

L'expression d'extase sur son visage fait aussitôt place à l'horreur, et elle fait mine de le repousser violemment. Aussitôt, le tourbillon autour d'elle se dissipe. Alekseï est brutalement renvoyé dans son corps, et tombe à la renverse.

Alekseï ? Je... Je...

Et elle s'effondre.

Alekseï se relève difficilement, mais le plus vite qu'il peut. Il est encore sous l'emprise de la terreur, et respire de façon saccadée.
Lorsqu'il voit le corps de la séclantie allongé au sol, c'est une autre forme de peur qui naît en lui, et il se précipite vers elle.


Oh mon dieu... Nétifer. La pauvre...

Il la prend dans ses bras, et se dirige le plus vite possible vers la sortie du casino.

Ça va aller. Ça va aller... Il murmure ces mots autant pour lui que pour elle. Puis il fait silence et récite dans sa tête les prières de louange. Celles de remerciement.


Dernière édition par Nicolas le Mer 2 Mar - 0:55, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 2 Mar - 1:07

C'est une scène apocalyptique qu'Alekseï a autour de lui alors qu'il remonte lentement l'allée avec Nétifer inconsciente dans ses bras. Des dizaines de corps déformés et parfois mutilés jonchent le sol un peu partout. Le mobilier est détruit, de la fumée s'élève ici et là, et cette puanteur dans l'air.

A l'entrée, Maccari et Angelica sont entrés et se tiennent là, hébétés, au milieu des agents de sécurité qui le sont davantage encore. L'un d'eux est même en train de pleurer. De là où ils étaient, ils n'ont pas dû voir grand chose de ce qui s'est réellement passé. Tout ou presque s'est produit sur... quoi ? Le plan spirituel ? Toujours est-il qu'Alekseï est le seul témoin véritable de ce que Nétifer vient de faire. Pour les autres, les spectres se sont juste mis à s'agiter et à hurler de terreur avant de s'effondre en masse.


Alekseï...

Oh par la Lumière ! Nétifer ! Elle... Elle est...

Elle est vivante. Ça va aller... Mac, Parisse et Oban se sont enfuis par... Je ne sais pas. Une trappe sous la scène, je crois. Je ne sais pas où ils sont en ce moment. Les genoux du jeune russe tremblent un peu, mais à la façon dont il tient Nétifer, il est clair qu'il n'acceptera pas que quiconque la porte à sa place.

D'accord. Je vais tâcher de les retrouver.

Mais... Qu'est-ce qui s'est passé, exactement ? On s'est tous sentis bizarres quand les spectres sont tombés, et puis c'était fini. C'est à n'y rien comprendre.

Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, dit-il en mentant effrontément.
Ce dont je suis sûr, c'est qu'elle a fait quelque chose qui a détruit ou fait fuir les spectres, et qu'elle nous a tous sauvé. On la remerciera quand elle se réveillera. Dans pas longtemps.
C'est une solide, notre Nétifer ! Petit sourire.

Bon... Aide Mac à retrouver Oban et Parisse, moi je retourne au plus vite à la navette. Qui assure la sécurité, là-bas, au fait ?

Seamus et Bonny. Bon, allons chercher Oban et Parisse, Mac.

Mac entreprend de prendre leurs armes aux gardes, qui ne résistent pas, puis il leur ordonne de rester là avant de partir avec Angélica. Alekseï reprend son chemin vers la navette. Il passe le sas et y pénètre, croisant Bonny à l'entrée.

Oh ben merde. Ta copine va pas bien, hein ? Viens, on va l'installer.

En rentrant dans la navette, il voit les passagers et les agents de sécurité qu'ils ont évacué, attachés sur leurs sièges avec un air inquiet sur le visage, le tout sous la surveillance de Seamus. Vers le fond, Verda est au chevet de la magicienne, qui commence tout juste à reprendre conscience. Alekseï dépose délicatement Nétifer dans un siège et la sangle pour éviter qu'elle ne tombe. Il en profite pour prendre son pouls, qui est revenu à la normale.

C'est à ce moment que Cristal passe la tête par la porte du poste de pilotage.

Hé ! Vous devriez venir voir. Je crois qu'ils s'en vont.

Après s'être assuré que la séclantie est bien attachée, Alekseï suit Seamus dans la cabine et par les vitres, il voit le vaisseau fantôme qui est en train d'arracher une à une les énormes chaines qui lui servent d'amarres.

Bien. Seamus, il faudrait que vous retourniez au manettes. Je prend le relais pour surveiller nos invités. Et... Là, il parle beaucoup moins fort :
Je n'y connais rien en pilotage, en radar, sur les vecteurs d'approche, tout ça... Mais si le vaisseau pirate semble se placer en position de tir sur nous, il va falloir partir en urgence. Vous pensez qu'on pourrait le semer ?
Au pire, nous reviendrons plus tard chercher les autres. Il n'y a plus de danger immédiat à l'intérieur de la Marjorie-Céleste.


Dernière édition par Eric le Mer 2 Mar - 9:20, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 2 Mar - 18:05

Le semer si il nous poursuit ? Avec la navette seule, non, mais le vaisseau de monsieur Astérionis nous attend hors de portée du navire fantôme.

Par contre, rassurez-vous : La station est en train de réactiver ses boucliers. Dans quelques secondes, elle sera entièrement protégée.

Et j'y pense, nous n'avons plus besoin d'évacuer tous ceux-là,
dit-il en désignant les gardes et les passagers à l'arrière. Le capitaine du Marjorie-Céleste a envoyé un message de détresse et les vaisseaux de la Flotte vont arriver dans quelques heures seulement. D'ici là, ils seront plus en sécurité en remontant à bord.

Oui. C'est une bonne idée...

Pendant que Seamus parle à Alekseï, sa fille a commencé à jeter des regards étranges autour d'elle, puis à se tenir la tête.

Papa ? Je... On me parle. Je crois... La fille bleue, Ni, elle est toujours en vie !

Quoi ? C'est impossible ! Personne ne peut survivre dans l'espace aussi longtemps... Elle est où, Cristal ?

Elle porte de nouveau les mains à ses tempes.

Je... Je peux nous guider jusqu'à elle, je crois.

Alors pas de temps à perdre. Qui sait combien de temps elle peut tenir là dehors. Alekseï ? Vous faites descendre tout le monde ? Je prépare notre décollage.

Attends... Et Parisse, son frère et Angélica ? Et Oliv... Heu... Oban, je veux dire. On ne les attends pas ?

Le temps d'évacuer les passagers et de préparer le décollage, ils ont encore un peu de temps. Je vais contacter Angélica, mais il n'y a a priori plus de danger à bord.
De toute façon, on ne va pas laisser mourir Ni, n'est ce pas ?

Par contre Seamus, si l'on s'en va et que le bouclier de la Marjorie-Céleste se lève, est-ce que l'on pourra revenir ?

Pas de problème. Le transpondeur de la navette a tous les codes d'accès en mémoire, et je doute qu'ils les changent dans l'heure à venir.

Il commence à composer le numéro de com d'Angélica, qui répond très vite.

Alekseï ?


Oui. Bonne nouvelle : Cristal nous affirme que Ni est encore vivante, dans l'espace, et que cette dernière communique avec elle par télépathie.
Nous comptons donc partir la chercher au plus vite, car on ne sait pas combien de temps elle peut encore tenir... Et revenir vous chercher après. De plus, vu qu'il n'y a plus de danger à bord de la Marjorie, on va débarquer les gardes et les "invités" de Rackham.

Vous en êtes où ? Vous avez retrouvé Oban et Parisse ? Vous estimez arriver à la navette dans combien de temps ?

Dans... Dans cinq minutes. Attendez-nous, on en a pas pour longtemps, fait Angélica avant de raccrocher. Alekseï n'a pas eu le temps de lui en demander plus, mais elle semble bouleversée.

Tout en parlant, il passe dans l'allée et touche l'épaule de certaines personnes. Bonny et Aïsha. Les Van Noort. Teach, ainsi que Verda et Nesrin.

Tous tournent leurs regards vers lui en attendant qu'il prenne la parole.

C'est vraiment terminé ?

Oui, Aïsha. J'espère en tout cas. , dit-il en repensant au ton d'Angélica, mais en faisant tout de même un sourire rassurant à son amie.

Seamus ? Ils arrivent dans moins de cinq minutes. On attend. Ça laissera le temps au vaisseau égérian de s'éloigner...

Bon, messieurs, mesdames... Les spectres sont partis, la Marjorie-Céleste est sécurisée. Ceux dont je n'ai pas touché l'épaule vont se lever dans le calme et débarquer.
Pour les autres, pas d'inquiétudes, j'ai juste un mot à vous dire avant de vous laisser disposer.

Trop heureux de pouvoir s'en aller, les autres ne posent pas de questions et s'en vont, que ce soient des invités de Rackham ou des agents de sécurité. Il ne leur faut qu'une minute pour quitter la navette en toute hâte.

En attendant le retour d'Oban, Angélica, Maccari et Parisse, Alekseï en profite pour s'occuper d'une affaire personnelle. Il adresse la parole aux Van Noort.

Madame, monsieur Van Noort, j'ai un petit service à vous demander. Je ne sais pas si vous m'avez reconnu, ça fait longtemps... Presque une autre vie. Je suis Alekseï Ivanovna.

Bon sang, fait Jan Van Noort, je savais bien que je vous avais déjà vu quelque part.

J'aimerai, une fois que vous serez retourné chez vous, que vous contactiez ma famille. Simplement pour leur dire que je vais bien, et que je les aime. Que... Que si on leur a dit des choses horribles sur moi, c'est faux ! Il avale sa salive. Et que j'espère les revoir un jour.
Ne parlez de ça qu'à ma famille, s'il vous plaît. Vous pouvez y aller.

Très bien. Vous avez ma parole, jeune homme... Même si je ne sais pas si votre père voudra m'écouter quand j'aurai prononcé votre nom. Mais je vous promets d'essayer.
Allons, venez ma chère, dit-il à sa femme en la prenant par la main avant de l'entraîner vers la sortie.

Puis il va vers Teach.

Monsieur... Soupir. Je ne compte pas rendre Houyo à Celestial Tour.
Je voudrais la relâcher sur sa planète d'origine. Par contre, je ne pense pas que ce sera notre première destination, ça va prendre du temps, et j'aimerai que vous restiez avec nous pour prendre soin d'elle.
Si vous ne voulez pas, il faudrait que vous m'expliquiez comment le faire à votre place, vous comprenez ?

Bah ! Hors de question. Vous ne sauriez pas vous y prendre, de toute façon, répond-t-il d'un ton bourru.
Pour dire la vérité, j'accepte avec plaisir. Je vous suis même reconnaissant de m'offrir l'opportunité de réparer ce que je considère comme la plus grosse erreur de ma vie, dit le vieux chasseur en tendant la main à Alekseï.

Merci, monsieur, dit-il en lui serrant la main.

Mademoiselle Verda, désolé de vous retenir ici encore un peu.
Mais il faudra que nous ayons une petite discussion. J'attends que mes compagnons reviennent pour qu'il puissent y participer. Je m'en excuse platement. J'espère que vous ne m'en voulez pas.

Je vous en prie. Et puis cela laissera à Nesrin un peu plus de temps pour récupérer.

Je vous assure que je vais bien, yükseklik.

Sottises. Repose-toi.

Puis il retourne vers la cabine de pilotage, ne s'arrêtant qu'une seconde aux côtés de Nétifer pour voir si elle reprend conscience et vérifier de nouveau son pouls.

Seamus ? Que fait le bâtiment pirate ? Il part ?

Oui, on dirait bien. Ils ont fini de se détacher et ils s'éloignent.

Tout est prêt. On n'attend plus que les quatre retardataires, et on peut y... Les quatre retardataires ? Hé, attend... Il manque Gurtuk et Rackham. Pourquoi ils ne sont pas là ?
Attendez. Où sont Gurtuk et votre frère ? Mac ne les a pas emmenés ici ?

J'imagine qu'il va les récupérer au passage. Il avait enfermé mon frère dans son coffre, sous la garde du cyborg.


Dernière édition par Eric le Mer 2 Mar - 22:14, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 2 Mar - 22:20

Quelques instants plus tard, c'est Rackham qui passe la porte le premier, avec dans le dos l'arme de Maccari, qui a un teint de cendre. Suit Angélica, le visage déformé par une grimace de douleur et les joues pleines de larmes. Derrière elle, suivie par Gurtuk, entre Parisse, qui est quasiment dans le même état.

L'égérianne porte le corps sans vie d'Oban dans ses bras.


Oh non...

Le gamin... Il est...

Maccari hoche gravement la tête.

Oh... Merde ! Je lui avais dit de rester derrière... Oh, merde...
Qu'est ce qui s'est passé, Parisse ?

Elle répond d'une voix tremblante.

Il protéger moi. Mettre devant spectre, alors il posséder Oban place de moi.

Eh bien ne vous plaignez pas. Cela fait un boulet de moins à traîner, n'est-ce pas ?

Maccari lève la crosse de son arme, mais Angélica est plus rapide et son poing vient frapper Rackham en plain visage, l'envoyant au sol avec la lèvre fendue.

TA GUEULE, SALOPERIE ! Si tu l'ouvres encore, je... je...

Et elle s'effondre en larmes.

Alekseï avance.
Il envoie un coup de pied rageur dans le ventre de Rackham en lui jetant un regard d'acier qui lui fait clairement comprendre cette idée : "Bientôt, tu vas me supplier de te tuer. Et je ne le ferai pas"

Puis il serre très fort Angelica dans ses bras, essayant lui-même de retenir les larmes qui s'accumulent au niveau de son œil valide.


Il a fait ce qu'il fallait, Angie. Il est mort comme un homme. Petit con. Je te l'avais dit, de rester derrière. Putain de tête de mule ! Que celui que tu appelais le Berger t'accueille. On priera pour toi... Alekseï avale sa salive. ... Même si ce n'était qu'un enfant.
Là, les larmes coulent.

On... On le pleurera plus tard. On peut encore sauver une vie, là... Ni.

On peut essayer.

Allons-y. Et on lui offrira de vraies funérailles égériannes. Vous avez ma parole.

Pendant le déroulement de la scène, à l'arrière, Verda et Nesrin ont échangé quelques mots en langue orientale. Puis la magicienne se lève de son siège.

Excusez-moi, mais...

Ce n'est pas le moment, vous ! Ce n'est pas évident ? rétorque Mac d'un ton peu amène.

Au contraire, mon cher, insiste poliment Verda. Vous devriez écouter.

Il n'a été possédé qu'un court instant, n'est-ce pas ? Dans ce cas, les signes pourraient être trompeurs.

Vous voulez dire que...

Peut-être. Je ne vous promets rien. Vous me laisseriez l'examin... ?

Oui ! S'il vous plaît, mademoiselle Nesrin ! Je vous en prie ! , lance Alekseï avant même qu'elle ait finit sa phrase.


Dernière édition par Eric le Mer 2 Mar - 23:38, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 3 Mar - 0:02

La magicienne hoche la tête et fait signe à Parisse de déposer Oban sur le sol. L'égérianne s'exécute, et c'est sous les regards angoissés de toutes les personnes présentes (à part Rackham qui gémit dans son coin) que Nesrin se penche sur lui. Elle palpe sa tête, puis sa poitrine. Elle effectue ensuite quelques mouvement du bout des doigts, qui se mettent à luire légèrement.

Eh bien si j'étais vous, j'attendrais un peu avant de balancer son cercueil dans l'espace. Il est très possible qu'il revienne.

Alors il est vivant ? crie presque Angélica.

Pas complètement, mais pas raide mort non plus. Son âme n'a pas été complètement détachée. Si son corps tient le coup, il se pourrait fort qu'elle le réintègre d'elle-même. Vous serez fixés dans les quarante-huit heures.

Je n'y connais rien en... Magie ? Pour dire la vérité, je n'y croyais même pas avant de vous voir à l’œuvre avec les spectres. Je vous remercie pour ça, d'ailleurs.
Est-ce que nous pouvons bouger, ou son âme est liée à un endroit et... Enfin, je veux dire, est-ce que nous pouvons essayer de partir récupérer une personne perdue dans l'espace mais encore en vie, ou il faut choisir entre les deux ?

Je ne vois pas ce qui s'y oppose.

Bien. Son corps tiendra le coup. Il est plus résistant que ce que vous pouvez penser. J'en suis sûr.

Puisque Nesrin confirme que le déplacement est possible, Alekseï se redresse et donne immédiatement des ordres.

Mac, Seamus et Cristal. Au poste de pilotage. On va vers Ni. Cristal vous indiquera la position. Soyez vigilants, les pirates sont peut-être encore dans le coin.

Haha ! A vos ordres, cap'tain ! répond Mac qui semble avoir retrouvé sa bonne humeur.

Chacun son tour, Cap'tain Astérionis ! réplique Alekseï avec un clin d’œil. Ce qui provoque une sensation étrange, car cela le rend aveugle l'espace d'une seconde.

Parisse, ligote-moi cette sombre merde. Serre fort.

Je pas connaître "sombre merde", mais serrer comme un panklot !

Kelo ? Ne tu ponime "sombre merde" ? Mina tachira tu ku !
< Comment ? Tu ne comprends pas le sens de "sombre merde" ? Je t'apprendrai ce que ça veut dire !> Avec une ou deux fautes de grammaire...

Angelica, reste avec Oban.

T'inquiète. Je ne le quitte plus.

Long soupir. Merci, Angie ! Tu sais, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour le garder loin du danger... Mais il s'est mis à courir sans prévenir vers un endroit improbable, et il y avait tellement de spectres partout que je n'ai pas pu... C'est une tête de mule, ça tu le sais... Je suis désolé, Angie. J'aurais dû faire plus.

N'exagère pas, Alekseï. Tu n'as pas à te blâmer pour tout. Nous savons très bien qu'il a une tendance certaine à s'attirer des ennuis sans l'aide de personne, notre Oban.

Quant à lui, le jeune russe va vers Aïsha et Bonny.

Je suis désolé, je n'ai pas eu le temps de vous expliquer pourquoi je ne vous ai pas proposé de débarquer avec les autres...

Heu...

Eh bien en fait, ce n'est pas très cohérent de ma part. Je n'y ai pas vraiment réfléchi.

Je vous aime beaucoup, et je ne voulais pas que l'on se quitte comme ça, sans un mot, sans une explication. Je n'ai pas beaucoup d'amis, et plus de famille qui désire me voir, apparemment. Alors vous représentez beaucoup pour moi. Même si on ne se connait pas depuis longtemps...

Tout ça pour dire que tu es un héros, Bonny. Tu m'as sauvé la vie, ainsi qu'à Aïsha, sans même y réfléchir. T'es un gars génial. Même si j'ai sérieusement pensé à te boxer la figure quand tu l'as traité de "chaudasse", quelques minutes après que l'on se soit rencontrés , dit-il en indiquant de la tête Nétifer, toujours inconsciente. Et il lui fait un petit sourire.

Et toi, Aïsha... J'ai côtoyé les filles de l'élite. Des intellectuelles, des artistes, des mannequins, des héritières de toutes les noblesses, humaines ou xénos.
... Elles ne t'arrivent pas à la cheville, à part Nétfier bien sûr, alors que tu es sensée être une simple lycéenne de Seamus III !

Je voulais vous proposer de venir avec nous, jusqu'à ce que l'on vous dépose sur une planète avec un astroport, et que vous puissiez rejoindre vos familles. En vous laissant une grosse somme de crédits chacun. Pour vous aider à prendre la place que vous méritez cent fois dans la société humaine. Elle a besoin de gens comme vous pour devenir plus forte, meilleure, plus juste et courageuse.

...

Bon, la vérité, c'est qu'Angie, Nétie, Oban et moi-même sommes considérés par les autorités Terriennes comme des terroristes et des meurtriers sanguinaires. Mais c'est faux, je vous le jure sur la sainte Vierge. Nous sommes des gens biens qui sommes forcés de nager de notre mieux dans des eaux très troubles. J'espère que vous me croyez. C'est pour ça que nous étions sous fausses identités.

Voilà... Si vous êtes contre, j'imagine que nous pourrons revenir vous déposer sur la Marjorie-Céleste une fois Ni sauvée...

Non, mais... Il va falloir que je prévienne mes parents.

T'inquiète, Aïsha, on va s'en occuper. Et puis on ne va pas refuser une opportunité comme celle-là. Voir du pays et toucher un pactole à l'arrivée ? Sans compter que si j'ai bien compris, on risque de rencontrer des égériannes ? Tu parles que j'en suis !
Ah, et désolé d'avoir dit ça sur ta copine, ajoute Bonny en désignant Nétifer toujours endormie. Je ne savais pas que vous étiez ensemble.

De quoi ?!? fait Angélica, surprise, un peu plus loin.

Alekseï se retourne vers elle et gesticule un peu de la main et de la tête, gêné, comme pour dire silencieusement : "Je ne comprend pas, il déraille !"

Puis, tremblant encore un peu, il va s'assoir auprès de Nétifer, pose sa main sur celle de la séclantie, et souffle un instant. Pour la première fois depuis plusieurs heures. En y réfléchissant bien, depuis plus de 36 heures. Alekseï compte bien rejoindre le cockpit, mais pas tout de suite. Dans une minute.
Il vérifie le chargeur de son fusil, et pose sa tête sur le fauteuil.


Dernière édition par Eric le Jeu 3 Mar - 9:16, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 3 Mar - 9:33

Assis près de Nétifer, qui semble maintenant dormir d'un sommeil profond mais apaisé, Alekseï entend le sas se fermer, puis les attaches de la navette se déverrouiller. Il y a un tremblement quand elle se détache de la station pour aller chercher Ni dans l'espace.

Parisse a fini de saucissonner Rackham, bien serré, et l'a bâillonné pour faire bonne mesure. De son côté, Angélica a installé Oban dans un siège et l'a sanglé, avant de s'assoir à côté de lui. Bonny et Aïsha se sont rattachés eux aussi, tandis que Teach s'est rendu dans la soute où ils ont entreposé les cages des animaux du zoo. A l'arrière, Verda s'est installée près de Nesrin et elles continuent de parler dans leur langue.

Après seulement quelques minutes de vol, Maccari revient dans l'habitacle.


Ça y est, on l'a trouvée. Je vais passer une combinaison et aller la chercher.

Nit. Kalis du nit velish fel otodas telit. El venat. <Non. Tu sais que les sorties dans l'espace ne sont pas ton fort. J'irai.>

Yot. Eshat du venat te selo. <D'accord. Vas-y si tu veux.>

Maccari aide Parisse à se relever en lui tenant la main et la guide vers l'arrière sans la lâcher. Si ils n'étaient pas frère et sœur, on pourrait presque les prendre pour un couple.


Alekseï va vers le cockpit, afin d'avoir la meilleure vue possible sur ce qui se passe à l'extérieur. Ni semble t-elle encore vivante ?

Regardez. Elle est là-bas, lui indique Cristal.

Alekseï distingue une petite forme bleue flottant dans le vide au milieu des débris et d'autres corps. Très vite, on aperçoit Parisse, vêtue d'une combinaison spatiale, se diriger vers elle. L'égérianne est reliée à la navette par un filin et se propulse à l'aide d'un mini-pack gravitationnel dorsal. Elle ne met pas longtemps à attraper Ni en douceur avant de finalement faire demi-tour.

Une minute plus tard, la voix de Mac se fait entendre sur le communicateur de bord :

C'est bon. On l'a. Elle a l'air comme en stase, mais vivante.

Ouf. Bien content qu'elle se soit trompée, finalement.

Comment ça ?

Elle avait prédit que l'un des cinq qui ont quitté la prison mourrait aujourd'hui. Ce n'est pas passé loin de se réaliser, mais on s'en sort à bon compte.

Je n'avais pas entendu parler de ça... C'est plutôt inquiétant, surtout qu'Oban n'est pas encore sorti d'affaire.
Rassurez-moi, elle a fait d'autres prévisions, qui ont lamentablement foirées ?

Alekseï n'y connait rien en pilotage, certes, mais il sait reconnaître un écran radar. Il y jette un œil avant de revenir à la verrière, mais n'y voit rien de spécial.

Eh bien elle disait aussi que la présence d'Oban, puis de vos autres amis avait tendance à perturber ses visions, que l'avenir devenait incertain. Ceci dit, elle avait l'air plutôt sûre d'elle quand elle a fait celle-là.

A ce moment, la voix de Maccari se fait à nouveau entendre dans le cockpit.

Alekseï ? Mon vaisseau vient de prendre contact. Ils seront là dans quelques minutes.


Bien reçu, Mac. Bonne nouvelle. Félicite Parisse de ma part à son retour. Ah, tant que j'y suis, tu as bien récupéré "tout" ce qu'il y avait dans le coffre de Rackham ?

Non mais sérieusement, Seamus, c'est moi qui suis mauvais, ou ce radar est en dessous de tout ? Le vaisseau de Mac est à quelques minutes, et on ne voit rien ?
Ah... Peut-être l'hyper-espace. C'est ça ?

Pas du tout. De toute façon, les voiliers égérians ne voyagent pas dans l'hyper-espace.

Ah ? Je ne savais pas...

C'est juste que nous sommes dans une simple navette de transit, enchaine Cristal. Question senseurs, c'est pas terrible. Et c'est sans compter avec tous les débris autour de nous. Là, on est quasiment aveugles à tout ce qui se trouve à plus de quelques kilomètres.

D'accord. Un de ces jours, il faudra vraiment que toi ou Oban m’appreniez les bases au niveau de ces systèmes. Je suis vraiment inculte sur ce genre de sujets.

Bon... Il va falloir que je règle les derniers détails avant que l'on puisse partir.

Une fois que Seamus et Cristal lui ont répondu, il quitte le poste de pilotage et part pour rejoindre Rackham. Parisse l'a enfermé dans les soutes, dans le compartiment voisin de celui où se trouvent les animaux. Alekseï doit donc pouvoir se retrouver seul avec lui.

Mains alors qu'il remonte l'allée, Angelica l'arrête d'un signe de la main.

Alekseï ? Je crois qu'on a un problème. Le disque qu'avait Oban, l'appareil de communication pour contacter "moi", je veux dire. Il ne l'a plus. Ils ont dû le lui prendre quand ils l'ont fait prisonnier.

Je m'en doutais un peu. C'est rare de mettre quelqu'un en cellule en lui laissant un communicateur dans la poche...
Justement, j’étais en route pour interroger Rackham à ce sujet. S'il a une idée de l'endroit où le "disque" pourrait être entreposé.

Puis il faudra monter une expédition en groupe réduit sur la Marjorie-Céleste pour le récupérer, et permettre à Gurtuk de se connecter au réseau informatique du vaisseau avant de partir définitivement.
S'il arrive à trouver des preuves des activités criminelles de Rackham, ça devrait aider Seamus et sa fille à récupérer le contrôle du groupe "Celestial Tour". Peut-être même à avoir des informations sur toutes les personnes "avec pouvoirs" qui sont passées par ses geôles, et à qui elles ont été vendues.

En même temps, s'il peut supprimer toutes les données stockées par les caméras de surveillance et autres dispositifs du genre, ça nous évitera d'alourdir notre dossier criminel et nous permettra de ne laisser aucune trace de notre passage, aucune pistes pour la Flotte, aucun lien entre nous et Mac, et aussi à garder nos identités d'emprunt "propres"...

Bonne idée... Mais alors il va falloir faire très vite. Le capitaine du Majorie-Céleste a déjà appelé la Flotte à l'aide, et on ne va pas mettre longtemps à voir débarquer un Voyager. Si on veut être sûrs de pouvoir partir avant qu'il n'arrive, il faudrait faire tout ça dans l'heure qui vient.

On va faire au plus vite. On se fixe une limite de trois-quart d'heure pour garder un marge de sécurité. Je vais essayer de tirer les vers du nez de Rackham. Si tu peux expliquer à Gurtuk ce que l'on attend de lui, histoire qu'il puisse se préparer, ça nous fera gagner un peu de temps.
J'irai avec le cyborg, mais j'imagine qu'avec une ou deux personnes de plus pour nous accompagner, ça serait plus sûr. Et il faut une personne capable de piloter...

Il reprend alors la direction des soutes. Rapidement.


Dernière édition par Eric le Ven 4 Mar - 19:54, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 5 Mar - 17:27

Alekseï entre dans la soute où est enfermé Rackham. Il s'approche, sort son couteau cranté et lui ôte son bâillon.

Cela est supposé m'impressionner ?

Le couteau ? Non. C'est seulement supposé vous faire mal si l'envie m'en prend.

J'ai une question pour vous. Je voudrai simplement savoir où sont entreposées les affaires personnelles de ceux qui sont passés dans vos cellules pour "mutants". Si vous m'aidez, je serais de bonne humeur et donc c'est bon pour vous.
Si vous ne m'aidez pas, je trouverais quand même mais je serais en rogne quand je reviendrais. Et c'est pas bon pour vous.
Comme pour le coffre, en fait...

Alors ?

Alekseï est d'un calme olympien. Rackham, lui, affiche un sourire torve.

Voyez-vous, de mon point de vue, vous avez fichu en l'air ma dernière chance d'échapper à une mort très proche et très douloureuse. La conséquence, c'est que vous compliquer la vie est le dernier petit plaisir qui me reste. Je vais donc m'abstenir de répondre.

Je comprends votre point de vue. C'est de bonne guerre.

Alekseï range son couteau, et se retourne pour quitter cette pièce. Quelques pas en silence. Au dernier moment, il s'arrête, lève un doigt comme s'il avait oublié un détail...

Ah, oui, au fait... J'aime bien jouer fair-play, il faut donc que je vous explique ce qui va se passer quand je reviendrais.

Je vous crois lorsque vous me dites que votre maladie vous fera mourir de façon très douloureuse. Mais je peux faire pire, comme douleur... Et ça, c'est une douleur que vous auriez pu éviter. Je compte vous enfoncer une lame de couteau sous les ongles. Un par un. Et faire passer un courant savamment dosé dans vos parties génitales. Il crée brièvement un arc électrique entre ses deux doigts. Je verrais si d'autres idées me viennent plus tard... Votre problème, c'est qu'à ce moment-là, vous n'aurez plus rien à négocier, donc je n'aurais aucune raison d'arrêter. Et ça peut durer des jours et des jours.

Ça ne va pas me faire plaisir, car je ne suis pas un sadique, contrairement à vous.

Mais mon père m'a appris que lorsque l'on menace un homme de quelque chose, il faut toujours mettre sa menace à exécution.
Sinon on perd toute crédibilité. Et la crédibilité est le point fondamental des rapports de force.

Une dernière chance de revenir sur votre décision ? Non ? Alekseï à la main sur la porte et attend la réponse de Rackham.

Monsieur Ivanovna, je vous en prie. Vous êtes plutôt doué pour la comédie, mais voyez-vous, j'ai fréquenté des tortionnaires. De véritables monstres à visage humain. Or, vous n'en êtes pas un. Si vous deviez faire ce dont vous me menacez, vous craqueriez probablement avant moi. Et je ne compte même pas l'effet que cela aurait sur vos amis. Croyez-vous qu'ils supporteraient encore de se trouver en votre présence sachant de quoi vous êtes capable ? Tsss...

Toutefois, je salue l'effort. En conséquence, je suis prêt à faire un geste. Je suis disposé à vous dire tout ce que vous voulez savoir... Si vous demandez très poliment.

En fait, je crois même que j'aimerais vous voir quémander. A genoux.

Alekseï sourit.

Vous essayez de me pousser à bout pour que je vous tue rapidement ? Ça ne marchera pas.

Je vous croyais plus malin que ça... Et meilleur psychologue.
Non, je ne suis pas un monstre, en effet. Les "professionnels de l'interrogatoire" ne le sont jamais non plus, à part dans les mauvais films. Des gens équilibrés et solides mentalement. Comme moi. Croyez-moi : j'ai étudié l'histoire du KGB.
Les sadiques sont des amateurs, dans les deux sens du terme...

Par contre, je tiens toujours mes promesses, même quand ça doit me coûter, monsieur.

Et mes amis ne sauront jamais ce qui va se passer. Pour les protéger, eux. Pas moi.

A toute à l'heure, monsieur Rackham...

Le jeune russe ouvre la porte, toujours aussi calme, et s'en va.


Dernière édition par Eric le Sam 5 Mar - 20:28, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 6 Mar - 5:39

Une fois quitté la soute où est enfermé ce si déplaisant personnage, Alekseï rejoint Mac près du sas de la navette. Il retrouve l'égérian en train d'observer tandis que Parisse et Teach sont penchés sur le corps de Ni, qu'ils ont installé sur un brancard sorti du compartiment médical d'urgence. Les compétences en xénobiologie du chasseur ont été mises à contribution pour comprendre dans quel état se trouve la fille bleue. Heureusement, son statut est apparemment stable. Elle s'est mise en stase, volontairement ou non, et a ainsi pu résister aux conditions extrêmes du vide spatial. D'après Teach, il est probable qu'elle se réveillera d'elle-même une fois que son organisme se sera suffisamment réchauffé.

Alekseï explique ses intentions à Maccari : Retourner sur le Marjorie-Céleste en compagnie de Gurtuk, façon opération commando, tenter de lui assurer l'accès aux systèmes et aux bases de données du vaisseau, puis tenter de retrouver ce qui a été pris à Oban lors de sa capture.


Et tu veux faire ça en moins de quarante-cinq minutes ? Je comprends l'intérêt de la chose, mais bon sang... Rien qu'avec la taille de la station, les trajets vont vous prendre la moitié de ce temps, et tu ne sais pas où chercher exactement. Sans compter que tu risques de rencontrer de la résistance.
Je serais ravi de t'aider, mais même si je fais venir mon équipage, les chances de réussir et de ressortir avant que la Flotte ne soit là sont minces. TRÈS minces.

Hum... Excusez-moi, mais je crois que je peux vous aider avec ceci.

Ni Mac ni Alekseï n'avaient remarqué la présence de Verda, nonchalamment appuyée au mur derrière eux.

Ceci est une conversation privée, miss.

Il soupire.

Mais bon, puisque vous semblez avoir une idée, dites-toujours.

Merci. Disons que je pourrais vous obtenir un accès au réseau du vaisseau, ainsi qu'au matériel que vous désirez récupérer, le tout en ayant la garantie d'avoir la coopération de l'équipage. Cela vous aiderait-il ?

Évidemment, mais... Que voulez-vous en échange ? demande Mac avec méfiance.

Disons que je suis toujours intéressée par ce journal, dit Verda avec un petit sourire.

Alekseï voit Mac tiquer.

Désolé, mais... C'est une relique égérianne capitale. Nos anciens vont vouloir avoir l'occasion de l'étudier, dit Mac en touchant machinalement sa poitrine, là où le livre fait une bosse sous sa veste.

Ce que je comprends parfaitement. C'est pourquoi je serais tout à fait prête à me contenter d'une copie digitale de son contenu.

Maccari réfléchit une seconde, puis se tourne vers Alekseï.

Je pourrais accepter ça. Qu'est-ce que tu en penses, toi ?

J'en pense que Mademoiselle Verda nous a déjà apportée une grande aide, par deux fois. Si ça ne tenait qu'à moi, j'accéderai à sa demande. Par contre, je serai curieux de savoir pourquoi elle y tient tant, et ce que Rackham attendait d'elle.

Alekseï n'obtient qu'un battement de cils en réponse.

Retrouver "l'objet" d'Oban est un projet qui ne concerne que mon équipe. Mais l'accès à la base de donnée, ça risque de nous épargner beaucoup d'ennuis par la suite. A tous.

Ça reste un livre appartenant à ton peuple. Tu es le seul à pouvoir prendre la décision.

Eh bien allons-y, dans ce cas. Pas besoin de prendre des risques inutiles maintenant alors que tout le monde est en vie, mais de seulement justesse.

Que proposez-vous de faire ?

Ouvrez-moi un canal de communication avec le poste de commandement du Marjorie-Céleste et vous le verrez très vite.

Très bien. Dans ce cas...

A ce moment, Maccari remarque que sa sœur lui fait signe. Cela a l'air urgent.

Alekseï ? Tu veux bien accompagner Miss Verda jusqu'au cockpit et t'occuper de ça, s'il te plait ?

Avec plaisir, Mac.
Mademoiselle, après vous...

Alekseï a une drôle d'impression quant à Vedra. Certes, elle a aidé. Beaucoup. Même quand elle n'avait a priori pas d'intérêt de la faire. Elle est très polie, charmante, certainement de haute naissance...
Mais elle aime ses secrets. Trop. Et cette façon de rester de glace face au danger, cette façon de se faire oublier et de réapparaître pendant les discussions. De manipuler les gens. Non, vraiment...
Même s'il fait tout pour paraître détendu et sous le charme, il reste toujours sur ses gardes avec elle.


Dernière édition par Eric le Dim 6 Mar - 20:11, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Eric
Maître
avatar

Messages : 9310
Date d'inscription : 01/04/2008
Age : 42
Localisation : Dans une galaxie lointaine, très lointaine... La Sarthe, quoi !

MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 7 Mar - 4:59

Alekseï et Verda arrivent dans le poste de pilotage et y retrouvent Cristal et Seamus.

Mademoiselle Rackham, pourriez-vous ouvrir un canal de communication avec le poste de commandement de la station, s'il vous plait ? J'aimerais parler au capitaine.

D'accord, mais... Je ne sais pas si il va vouloir nous répondre. Je veux dire...

Allons, vous avez un nom, mademoiselle, un nom avec du pouvoir. Utilisez-le.

Cristal hausse les épaules, puis allume l'holo-communicateur. Elle entre en contact avec un opérateur et, comme Verda vient de lui suggérer, use du fait qu'elle est la nièce de Rackham pour avoir directement le capitaine du Marjorie-Céleste, dont le visage s'affiche en trois dimensions sur l'holo-com.

Mademoiselle, je suis désolé, mais je n'ai vraiment pas de temps pour vous maintenant. Nous avons une situation d'urgence à gérer, ici. A moins que vous n'ayez des nouvelles de votre oncle ?

Justement, il y a là quelqu'un qui doit vous parler à ce sujet. Je vous la passe.

Verda remercie Cristal d'un signe de tête puis échange de place avec elle.

Bonjour, capitaine Morgan. Mon nom est Verda Uzun Biçak. Nous avons été présentés. Je suppose que vous vous souvenez de moi ?

Oui, très bien. Que voulez-vous ?

Vous aider dans une situation difficile. Laissez-moi vous exposer un pan de la situation que, je crois, vous ignorez encore. Vous voyez ce navire de la flotte égérianne sur vos écrans ? Oui ? Eh bien il est ici pour prendre en charge Sir Rackham, qui a été placé en état d'arrestation par les autorités égériannes sous plusieurs accusations, dont celle de kidnapping.

QUOI ?!? Mais ils n'ont pas le droit ! Je...

Allons, capitaine, je n'ai pas besoin de vous rappeler que nous sommes en dehors de la juridiction terrienne. Nul besoin de demande d'extradition dans cet espace.
Bien sûr, cela risque de causer un incident diplomatique, ce qui signifie qu'une enquête approfondie sera menée sur votre vaisseau pour déterminer la véracité des faits et d'éventuelles complicités, enquête qui débutera probablement dès que le vaisseau de la Flotte terrienne que vous avez appelé au secours sera arrivé.
Sachez que je ne vous accuse de rien, mais je me rappelle fort bien de certains détails des conversations que Sir Rackham et moi avons tenues devant vous. De plus, un capitaine qui ignore ce qui se passe sur son propre vaisseau... Vous me suivez ?

Où voulez-vous en venir ? rétorque l'officier d'un ton sec. Si c'est une sorte de chantage...

Du tout, capitaine. Comme je vous l'ai dit, je suis là pour aider. De plus, j'estime qu'un officier avec votre carrière devrait pouvoir prendre une retraite avec les honneurs. Malheureusement, impossible de dire ce que Sir Rackham a pu ou non laisser comme traces, or je sais que vous-même n'avez pas un accès illimité à toutes les bases de données du vaisseau. Toutefois il se trouve que j'ai avec moi la personne qu'il vous faut pour... s'assurer que Sir Rackham n'a pu impliquer qu'un minimum de personnel dans ses archives.
Vous me suivez toujours, capitaine ?

Il y a un blanc, puis le capitaine répond sur un ton démoralisé.

Oui, je crois. Et... Vous voulez quelque chose en échange, je suppose ?

Oh, pas grand chose, je vous rassure. J'aurais juste besoin de récupérer les effets personnels des "invités particuliers" de Sir Rackham. Dans leur intégralité.

C'est tout ?

C'est tout. De toute façon, vous ne voudriez pas que ce genre de choses trainent encore sur votre vaisseau lors de l'enquête, n'est-ce pas ?

Le capitaine Morgan réfléchit, mais finit par acquiescer. Verda lui demande ensuite de leur faire amener sur place, au casino, ce qu'elle a demandé plus un terminal portable avec un accès débridé au réseau, et d'ordonner à ses techniciens de lever toutes les protections. Elle demande aussi à ce que ce soit fait par une escorte non armée. Il accepte et le reste ne consiste qu'à régler les derniers détails.

Mes hommes seront là avec tout ce que vous avez demandé dans moins de vingt minutes. Vous m'excuserez si je ne me déplace pas en personne.

Je vous en prie, capitaine Morgan. Je suis bien consciente que la situation exige votre présence aux commandes.

Une fois la conversation terminée, Verda coupe elle-même la communication.

Eh bien ! Vous obtenez toujours des gens ce que vous voulez aussi facilement ?

Négocier des arrangements est mon métier, monsieur Rackham. La diplomatie ou les affaires, c'est un peu la même chose.

Puis elle se tourne vers Alekseï.

Dans vingt minutes, si tout se passe bien, j'aurai rempli ma part de notre marché. Ce sera ensuite à votre tour.

Bien sûr. Je n'ai qu'une parole, et je suis certain que c'est également le cas pour Maccari. Par contre, vous avez conscience que numériser cet ouvrage ne se fera pas en cinq secondes, et que notre première priorité est de quitter cet endroit avant l'arrivée de la flotte.
Vous aurez peut-être a faire un bout de voyage avec nous...

En tout cas, je voulais vous faire part de mon admiration. J'en ai vu, des négociations rondement menées, mais là...
Simple, élégant, avec le minimum de mensonges pour un maximum d’efficacité... Je suis extrêmement impressionné, Mademoiselle Uzun Biçak !
Revenir en haut Aller en bas
http://voyagerng.jdrforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pavillon noir   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pavillon noir
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» Sous le Pavillon Noir.
» quelques navires
» Pour créer un personnage :
» Pavillon Noir, Mains Rouges
» Actualité Pavillon Noir

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Voyager NG :: Voyager NG :: Deuxième Âge : Roleplay-
Sauter vers: