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 Pavillon noir

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Eric
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 6 Fév - 8:06

Oban se concentre, pose les mains sur le mur et envoie une vibration la plus puissante possible dans les parois du couloir. Il y a un bruit strident et avec une série de claquements secs, les lampes éclatent les unes après les autres devant et derrière lui, plongeant le corridor dans l'obscurité.

Cela lui a fait perdre l'avance qu'il avait sur ses poursuivants, mais au moins ils ne peuvent plus les voir et les filles ont pu prendre un peu de distance. Il s'élance à leur suite.


A ce moment, une voix grésille dans les hauts-parleurs du vaisseau.

Attention. Avis aux passager et à l'équipage. Nous avons été pris dans un orage magnétique qui a mis hors service de nombreux équipement du Marjorie-Céleste. Toutefois, vous n'êtes pas en danger. Je répète : Il n'y a aucun danger. Les systèmes de survie et de recyclage de l'air ont déjà été remis en service. L'éclairage d'urgence également.

La gravité artificielle sera restaurée dans trois minutes, à hauteur de 3 pour cent. Elle passera à 15 pour cent après deux minutes, puis à 65 pour cent après encore deux minutes. Éloignez-vous de tous les objets flottants lors de la procédure.

Tous les dispositifs d'appel d'urgence sont également en ligne. Veuillez ne vous en servir qu'en cas d’extrême nécessité.


Intéressant, pense Oban. bientôt, ils seront ralentis par leurs chaussures, il ne reste plus qu'à les semer pour de bon. Au carrefour suivant, Oban fait simple : Il se cache à nouveau, s'accroupit, et envoie quelques secousses bien senties pour imiter des bruits de pas se dirigeant dans une mauvaise direction.

Dans l'obscurité, sa diversion fait mouche et le groupe de poursuivants se sépare : Deux continuent de les suivre, mais deux autres partent du mauvais côté.

Très bien. Mais d'autres renforts arrivent pour nous bloquer les sorties. Je cherche une lignée évènementielle qui nous permettrait de quitter cet étage, mais je n'en trouve pas encore. J'ai l'impression que quelque chose m'échappe.

Oban sait qu'il est la cause des troubles de cette fille à lire l'avenir. Il faut qu'il en joue. Il doit prendre des initiatives imprévues et penser autrement. Aussi, il se met à chercher des moyens non-conventionnels de quitter un étage. Son attention se porte rapidement sur des conduits d'aération, des monte-charge utilitaires, des tout-à-l'égout... Ou des moyens de communications ; poste radio, talkie walkie de ceinture sur un des membres de l'équipage... Il faut qu'il contacte les autres, quitte à devoir biduiller une radio.

Dommage qu'Ils n'aient même pas pris le temps de lire les paneaux ou d'identifier les fonctions des gens de cet étage...




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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 7 Fév - 13:00

Oban réfléchit...

Pour ce qui est de quitter l'étage, tant que le courant n'aura pas été remis, inutile de compter sur les élévateurs. Restent les cages d'escalier et les aérations. La seconde solution serait utilisable par Oban, qui est le plus petit, peut-être même par la fille bleue, qui est aussi un poids-plume. Par contre, Parisse aura du mal à s'y glisser, et Seamus encore plus. Quant à Gurtuk, inutile d'y compter.

Les cages d'escaliers seront plus indiquées, mais il y a davantage de chance que les renforts censés arriver surveillent ces passages-là.

Et pour ce qui est des communicateurs, il est certains que les hommes qui les poursuivent en ont. Ils pourraient certainement également trouver un simple smartcom sur un membre d'équipage ordinaire ou dans une chambre, mais ce n'est pas évident avec des commandos à leurs trousses.

Ces derniers recommencent d'ailleurs à gagner du terrain. L'obscurité ne les aura pas ralentis longtemps : Ils ont probablement des dispositifs de vision nocturne.

De plus, Oban commence à s'y perdre dans l'immensité de cet étage. Il ne saurait probablement pas retrouver facilement Seamus et le cyborg.

Et il a un étrange pressentiment. Il jurerait qu'il sent quelque chose d'autre approcher, sans pouvoir dire ce que c'est. C'est une impression nouvelle.

La question appropriée est donc : "ami ou ennemi ?"

Mais Oban commence à en avoir assez de fuir. Tout ce qu'il veut c'est retrouver Netifer. LA fille bleue avait l'air de savoir des trucs là dessus tout à l'heure...


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Miss ? La fille qu'on a suivie dans la cage d'ascenseur, vous savez où elle est ?

Remontée pour tenter de trouver de l'aide. Je crois qu'elle a dû réussir. Je suppose. C'est probable... Mais je ne suis pas sûre de grand chose à son sujet. Elle est comme toi. Très... imprévisible, même pour moi.

Oban, la médium et l'égérianne sentent soudain que la gravité commence à revenir. C'est très léger, et ils peuvent continuer à flotter, mais ils sont néanmoins doucement tirés vers le bas.

Les soldats sont toujours sur leurs talons. D'un coup, Oban ressent le même genre de vibrations que celles que font les bottes magnétiques de leurs poursuivants, mais face à eux, à quelques dizaines de mètres : Les deux hommes qui étaient partis dans une direction différente ont fait le tour pour leur couper la route, sûrement renseignés par les autres sur leur position. Les voilà pris en tenaille.

On ne peut plus leur échapper, mais quelque chose va arriver dans quelques minutes. Je ne vois rien de précis passé ce délai.

Alors cacher là, fait l'égérianne en pointant du doigt la seule porte qu'ils aient le temps d'atteindre.

C'est celle de douches collectives. Pour dames.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Je crois qu'en effet, nous n'avons pas le choix. Les dames d'abord.

Oban suit ses deux compagnes à l'intérieur. Ils arrivent dans un grand complexes de douches et de toilettes, du genre que l'on trouve dans les grandes salles de sport ou dans les piscines. Tout y est blanc et immaculé, et l'endroit regorge de cachettes. Il y a également plusieurs accès à des conduits d'aération.

A l'extérieur, Oban entend les pas de leurs poursuivants qui convergent vers eux. C'est également à ce moment là que la gravité augmente à nouveau : Nos trois fugitifs viennent se poser au sol assez lentement. Oban commence à ouvrir toutes les canalisations d'eau chaude ; ça leur procurera un beau nuage de vapeur, rendra le sol glissant, et puis ce sera joli, l'eau en quasi-suspension aérienne.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Donc tout ce qu'on a à faire, c'est gagner du temps ? Allons au fond alors. Il sauront qu'on est là, mais ce n'est pas grave. C'est bien ça hein ? Sinon, on peut utiliser les conduits d'aération mais je ne sais pas si miss Parisse passe. difficile à prononcer, ça, tiens: "Je sais pas si miss parisse passe"... Mais à quoi je pense, moi... Héhé, désolé miss médium. Vous auriez un nom, d'ailleurs ?

Tu peux m'appeler Ni, si tu veux.

Je pas rentrer dans trou. Mais vous deux pouvoir.

Je... Je ne sais pas quoi faire. C'est vraiment surprenant.

Allez ! Cacher. Pas de temps !

Bien que ce soit difficile, Oban tente de séparer son etat d'esprit et m'état physique qu'il montre.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Okay. Ni, passe en premier, que je puisse sortir au cas où. HA ! Je le savais que tu lisais mes pensées ! C'est pas sympa. C'est privé, vous avez surement vu des choses qui ne vous regardent pas.

Elle répond en grimpant avec agilité vers la bouche d'aération.

Désolée, tous les deux, mais c'est mon seul moyen de communiquer. Je ne parle pas un mot de votre langue. Et puis, Oban, tu n'as pas à être gêné de penser que nous sommes jolies. Je crois qu'à ton âge, chez les humains, c'est normal pour un garçon de commencer à penser à ce genre de chose. Ou alors je me trompe ?

Parisse pouffe de rire.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Je ne sais pas, je n'ai jamais connu d'autre enfant humain.

Dit-il avec l'intention de briser l'ambiance immédiatement.

Non mais oh.

Puis il grimpe derrière Ni, et replace la grille d'aération derrière lui en soufflant un Bon courage, Parisse. Je ne te laisserai pas seule. Ni, avancez pour voir vers où ça mène, et vous mettre plus à l'abri, s'il vous plaît.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 7 Fév - 13:12

Alekseï n'obtenant aucune réponse depuis l'intérieur de la capsule, il attrape les deux fils qui ont été dénudés et envoie un courant électrique. Il commence à une intensité faible, puis augmente petit à petit l'ampérage. Après quelques secondes, les moteurs de la porte commence à la faire trembler, puis elle s'ouvre par à-coups.

A l'intérieur, il découvre la jeune nièce de Rackham, agrippée au fond de la capsule, l'air terrorisée. Mais elle le voit et pousse un soupir de soulagement...


Oh mon dieu ! Vous n'êtes pas... Il... Il est parti ?

Alekseï essaye de rendre son expression moins dure, afin de rassurer la gamine.

Il n'y a plus personne à cet étage, pour l'instant.
Je suis un ami d'Oliver. Il m'a fait promettre de te proposer de nous accompagner, si je venais à te croiser.
Je ne sais pas si tu seras plus en sécurité cachée ici, ou avec moi. On essayera de quitter le vaisseau plus tard.
Tu as le choix.

... Et quand tu dis "il est parti", tu parles de qui ?

Le... La créature. Je ne sais pas ce que c'était. Ça ressemblait à un homme, mais ça n'en était pas un. Il était comme... carbonisé. Et ses yeux étaient rouges.

A l'évidence, le souvenir est encore très vivace et elle est apeurée rien que d'y repenser.

Allons, mademoiselle ! Une "créature" ? Pfff... Vous avez trop d'imagination, fait l'assistant d'un air méprisant.

TA GUEULE, LAQUAIS ! crie l'adolescente. Il était vraiment là, je vous le jure, ajoute-t-elle en se tournant vers Alekseï. Vous devez me croire. Il a tué ces femmes, alors je me suis réfugiée ici. Il a essayé d'entrer.

Les yeux rouges. Carbonisé. Pas humain. Une vitesse défiant l'imagination. Des femmes égorgées. La façon dont Strad est devenu fou après avoir tenter de le planter avec ce pied de chaise en bois... Son délire sur les "pieux"...
Les pièces du puzzle s'assemblent pour le jeune russe.


Eh merde, je l'ai loupé ! Je te crois. C'était Strad. J'ai dû me défendre contre lui, c'est à ce moment là que j'ai eu à le brûler...
Il faut partir. Les hommes de Rackham pourraient arriver.

Tu viens avec moi, ou tu préfères rester ici ?

Je viens avec vous ! Pas question de rester ici. Si il revenait... brrr...

Par contre, méfiez-vous de ce rat, dit-elle en jetant un regard mauvais au secrétaire.

Hé ! Tais-toi donc, petite sotte ! On vient de te sauver la vie.

Qu'est ce que tu racontes ? Tu n'as sauvé la vie de personne, et moi, pas encore... Tu passes devant. Tu cries, tu donnes l'alarme, tu me trahis, et tu le regretteras.
Cristal, tu restes derrière moi. Si ça chauffe, tu te mets à couvert.

On avance prudemment, sans bruits, et on évite les gardes.

Si malgré tout on croise une patrouille, tu expliqueras que nous faisons partie de la suite de Rackham et que nous allons nous mettre en sécurité au centre de commande. J'espère pour toi que tu sauras être convaincant, ami secrétaire.

En route.

Alekseï pousse légèrement le jeune homme en avant, direction les escaliers. Il reste près de lui, afin d'être capable de réagir très vite.

L'assistant ravale sa salive et ne pipe plus mot. Alors qu'ils arrivent aux premières marches, ils se sentent légèrement plus lourds, tout à coup, et leurs pieds viennent lentement toucher le sol. Ils peuvent maintenant descendre en marchant, à condition de se tenir aux rambardes.

Bientôt, les voilà revenus au niveau du musée. En dessous d'eux, Alekseï capte des bruits : Il est presque certains qu'ils sont attendus à l'étage de la sécurité. Malheureusement, c'est un passage obligé.


Le jeune russe ralenti l'allure d'une petite pression sur l'épaule du secrétaire. Il s'avance discrètement pour avoir un visuel, une longueur seulement devant le "rat".

La scène à laquelle il assiste alors est plutôt surprenante : Il y avait bien un comté d'accueil, consistant en une dizaine de gardes en tenues blanches. Mais, étrangement, ceux-ci sont en train d'évacuer sous son regard : Ils se regroupent rapidement dans les ascenseurs, dont les portes se referment très vite sur eux.

En quelques instant, l'endroit est désert.


Hé ! Qu'est-ce qui se passe ?

Honnêtement, je n'en sais rien. Mais ça nous arrange. On va pouvoir rejoindre les quartiers de vie, et essayer de retrouver mes alliés.

Aussi, Alekseï fait avancer le petit groupe pour rejoindre les endroits du vaisseau qu'il connait.
Et tant qu'à faire, il libère une grande décharge d'énergie sur les boitier de contrôle des ascenseurs dans le but des les immobiliser. Si ça marche, c'est toujours ça de prit.


Ah mince ! Comment est-ce que vous faites ça ?!? fait Cristal, surprise, alors que des étincelles jaillissent du boitier qu'Alekseï vient de faire disjoncter.

Vous êtes un de ces mutants, pas vrai ? ajoute l'assistant, encore plus effrayé qu'avant par le jeune homme.

Je n'en sais rien. Peut-être. Ça ne change rien... Je ne suis qu'un terrien qui cherche à s'en sortir au milieu de tout ce chaos, comme vous, non ?

C'est une réponse aux deux en même temps.
Alekseï réfléchit rapidement. En cas de problème, il n'a aucune confiance en l'assistant. Et plus on est nombreux, plus c'est difficile d'avancer. Il pense à menotter le secrétaire ici-même, puis il repense à l'arrivée des pirates. Ce serait le condamner à mort.

Il se ravise.


Par ici. Il indique la sortie, l'escalier de service. Celle qui mène vers les zones publiques.

Il faut retrouver Angelica et Mac. Qu'ils puissent sécuriser Cristal pendant qu'il s'attaque à un autre lieu. Une nouvelle fois, Alekseï tente de percevoir une présence, tout en descendant les marches. Il se concentre réellement. C'est sa seule chance de réorganiser cette tentative foireuse.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 8 Fév - 21:59

Oban se retrouve dans un étroit conduit où il peine à se mouvoir. Devant lui, Ni a encore plus de mal à avancer, et il se retrouve coincé juste derrière elle alors qu'elle progresse péniblement. En-dessous d'eux, il entend les pas de Parisse qui est partie se cacher.

Le conduit dans lequel ils se trouvent doit mener jusque dans le couloir où les soldats progressent vers eux. En fait, il peut presque entendre leurs voix, si ce n'est le bruit que fait la fille bleue en se déplaçant.


Tu veux écouter ? D'accord, je ne bouge plus.

Une fois qu'elle a cesser de bouger, il peut comprendre ce qu'ils se disent, malgré le fait qu'ils parlent à voix basse.

Premier homme : Comment ça, pas de renforts ?

Deuxième homme : On vient d'être abordé par des pirates. Tu y crois, toi ?

Premier homme : Et nous ? On y va pas ?

Deuxième homme : Non. Ils veulent qu'on reste sur les prisonniers. La priorité, ce sont les deux filles. Il les veulent vivantes. Les autres...

Premier homme : Ouais. Pigé.

Décidé à suivre les prédictions de Ni pour l'instant, Oban ne bouge plus. Il reste près de l'entrée pour sauter aider Parisse s'il le faut. Mais pour l'instant, il s'agit d'attendre une minute pour que.... quelque chose se produise...

Alors que les quatre hommes convergent vers la porte, un message est diffusé par les haut-parleurs :

Avis à tous les passagers et à l'équipage. Le Marjorie-Céleste a été abordé par une force hostile. Nulle inquiétude à avoir : Les forces de sécurité sont en alerte et sont là pour assurer votre sécurité.

Néanmoins, nous demandons à tous d'évacuer dans le calme l'anneau extérieur et les niveaux 98 à 41. Les élévateurs ont été remis en service et sont à votre disposition. Veuillez vous diriger vers le plus proche et obéir aux consignes de l'équipage.


Les soldats ouvrent prudemment la porte et entrent. Oban ne peut les voir pour l'instant et ne peut non plus les entendre : Il est probable qu'ils communiquent par signes. Un reste près de la sortie et les trois autres se dispersent dans les douches.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Lun 8 Fév - 22:16

Alekseï a le sentiment qu'il parvient à sentir quelque chose, mais très éloigné de lui. Si vraiment il s'agit de ses amis, ils sont tous dans la partie inférieure du vaisseau, littéralement à des kilomètres.

De nouvelles lumières commencent à s'allumer. On dirait que tous les systèmes reviennent en ligne un par un.

Bientôt, alors qu'ils arrivent par les escaliers près du niveau 37, dans la partie réservée aux passagers, ils entendent un nouveau message diffusé par les haut-parleurs :

Avis à tous les passagers et à l'équipage. Le Marjorie-Céleste a été abordé par une force hostile. Nulle inquiétude à avoir : Les forces de sécurité sont en alerte et sont là pour assurer votre sécurité.

Néanmoins, nous demandons à tous d'évacuer dans le calme l'anneau extérieur et les niveaux 98 à 41. Les élévateurs ont été remis en service et sont à votre disposition. Veuillez vous diriger vers le plus proche et obéir aux consignes de l'équipage.


Hé, attendez... On ne peut pas descendre plus bas ! Vous avez entendu ?

Le message reprend à l'identique, diffusé en boucle.

J'ai entendu. Je préfère éviter les pirates, mais pas en me jetant dans les bras de la sécurité. Dirigée par Strad, je te le rappelle.
Mes alliés sont en bas. Je descends. En plus... Alekseï repense à Aïsha et Bonny.

Tu peux rester ici, si tu préfères.

Tout seul ?!? Heu... Je vais continuer un peu avec vous, si vous voulez bien.

Ils continuent de descendre les marches sous un éclairage minimal, quand soudain...

Hé, arrêtez ! Vous entendez ?

Le petit groupe s'arrête et prête l'oreille. Dans le lointain, Alekseï croit entendre des cris, étouffés par la distance. Ce sont des cris de panique. Et après quelques secondes, plus rien.

Il a vraiment une impression étrange, malsaine. Si les passagers étaient en train d'évacuer, si la sécurité repoussait une force d'invasion, on devrait entendre davantage de bruit. Mais là, à part les bruit du vaisseau lui-même, il n'y a plus rien. Alors certes, les étages sont immenses et il se pourrait que la section par laquelle il descendent soit vide, mais tout de même...


Il y a quelque chose qui cloche... Un abordage et une évacuation, ça devrait faire beaucoup plus de bruit.

Il faut accélérer le pas.

Je connais bien l'étage 59. En arrivant là-bas, on jettera un œil, prudemment.
L'un d'entre vous a un smartcom en état de marche ?

Mon oncle a confisqué le mien.

Du coup, Alekseï et Cristal se tournent vers l'assistant.

Moi ? Heu... Oui, bien sûr. Tenez.

Il sort l'appareil de sa poche et le tend à Alekseï.

Alekseï s'en saisit, et compose de mémoire le numéro d'Aïsha, tout en continuant de descendre à vive allure.
Il s'inquiète plus pour elle que pour Angelica. Après tout, Mac est avec cette dernière !


La jeune fille décroche presque aussitôt.

Aïsha : Oui ? Alexis ? C'est toi ?

Elle parle doucement, d'une voix tremblante.

C'est moi. Ça va, Aïsha ? Tu es dans ta chambre ? Qu'est ce qui se passe de ton côté ?

Aïsha : Oui, je me suis enfermée. J'ai entendu l'ordre d'évacuer, mais je n'ose pas sortir. Il y a eu des cris dehors et... Oh Alexis. Je suis terrifiée ! Ce... Tu vas croire que je suis folle, mais ce n'était pas humain !

Je ne suis pas au même étage, mais je viens tout de suite te chercher. Tu n'ouvres à personne à part moi.
Ça va aller...

Cette dernière phrase était plus pour s'en persuader lui-même que pour rassurer la jeune fermière de Seamus. Mais elle n'est pas sensé le savoir.
Alekseï jette un œil à Cristal. Il faudra la laisser seule un moment, ou la mettre en danger en l'emmenant dans les couloirs de l'étage 59...


Quoi ? Vous ne voulez pas y aller, tout de même ?!?

Je ne "veux" pas y aller : je "dois" y aller. Tu as entendu sa voix ?
Il te reste une dizaine d'étages pour décider si tu me suis ou si tu préfères rester planqué dans ton terrier.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 9 Fév - 10:41

Oban, sachant que les gardes ne feront pas dans le meurtre avec Parisse, commence à faire avancer Ni. L'idéal serait de pouvoir prendre celui qui fait le guet à la porte de revers.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Ni, c'était pas ce message, l'aide qu'on attendait, pas vrai ? On va avancer pour voir si on peut prendre ce type de dos, à l'entrée.

Mais la tôle sur laquelle s'appuie Ni devant émet un CLONG bruyant. Elle se fige, espérant qu'ils n'ont rien entendu.

Quelques secondes passent...

...Et soudain, une rafale de particules vient couper la gaine d'aération cinquante centimètres devant son nez, tandis qu'une seconde fait de même juste derrière les pieds d'Oban. Ils sont à moitié aveuglés par la fumée et les gerbes d'étincelles brulantes qui jaillissent dans le conduit, juste avant que celui-ci ne se détache et ne tombe violemment sur le sol, éjectant ses deux occupants.


Oban et Ni se retrouvent étourdis aux pieds de deux des soldats, qui braquent maintenant leurs armes sur eux.

Tu vois ? Je t'avais dit qu'on avait des rats.

Mouais. Ne bougez plus, tous les deux !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Okay, okay, j'ai les mains au sol, je suis a moitié nu, je me rends ! Ni, tu dois faire diversion quelques secondes. Occupe-les. Ils ne te tueront pas ils l'ont dit plus tôt ils en ont l'interdiction. Leurs armes fonctionnent par vibrations électro-magnétiques pour exciter des particules. Bref, laisse-moi du temps et je devrais pouvoir les rendre inopérantes. Invente un truc, ou parle leur de leur passé, ou del eur avenir, mais donne-moi du temps !

D'accord. Je vais essayer, lui répond Ni avant de commencer à se relever.

Hé, toi ! Reste à terre, j'ai dit ! lui intime le gros black en dirigeant son fusil sur elle.

En théorie. Oban ne connaît ces modèles que par théorie. Mais certains composants sont très petits et fragiles. C'est pour ça qu'ils sont dans un carcan de céramet.

Oban les fait vibrer via le sol, avec ses mains à terre. Il y a plus que des chances pour que ça se remarque, mais il n'a pas l'impression d'avoir le choix. Espérons que Ni assure.


Il concentre la vibration dans ses mains et l'envoie brutalement via le carrelage en céramique. Mais il est alors confronté aux limites de ses pouvoirs : l'onde traverse fort bien le sol, mais doit ensuite traverser leurs semelles en caoutchouc, puis la presque totalité de leurs corps de chairs avant d'atteindre leurs armes. Eux même ne sont qu'assez peu secoués, et leurs fusils à peine.

C'est ça, le pouvoir de vibration dont on nous a causé ? Pas très impressionnant, petit. Et puisque je t'avait dit de rester tranquille...

Il pointe la gueule de son arme sur la tête d'Oban et appuie sur la détente. Exactement au moment où Oban est certain qu'il est mort, les lumières vacillent. Et le coup ne part pas !

Voix derrière l'homme : Un problème, mon cher ?

En regardant entre les jambes du soldat, Oban aperçoit dans l'encadrement de la porte un jeune homme aux cheveux noirs qui tient une épée. A côté de lui, le soldat qui gardait la sortie a un couteau sur la gorge. Juste derrière lui, c'est Nétifer qui tient la lame.

Bordel ! Mais vous êtes qui, vous ?!?

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Je crois que l'expression consacrée est "la cavalerie". Même si je ne comprends ps très bien pourquoi...

Parisse est dans les douches, avec un autre couillon. Lâchez ces jouets, les gars, c'est plus prudent.

Merci Neti, et monsieur... Oh, vous devez être le frère, non ? C'est vos hommes qui nous abordent alors !



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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 9 Fév - 22:31

J'aurais préféré, mais non. Et oui, c'est bien moi. Tu dois être Oban, c'est ça ?

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] En chair et en os, "Mac".

Les deux hommes qui tenaient en joue Oban et Ni regardent à nouveau leurs armes, mais elle semblent avoir perdu toute leur énergie.

Faites ce que dit le gamin. Lâchez vos armes, ou j'égorge celui-là comme un skidar !

Je vous suggère fortement d'écouter la demoiselle. J'évite de tuer les gens dans la mesure du possible, mais je ne garantie pas qu'elle aura la même mansuétude.

Les soldats ne doivent pas savoir plus qu'Oban ce qu'est un Skidar, mais comprennent fort bien tout de même. Lentement, ils posent leurs fusils sur le sol... Mais le barbu en profite pour attraper le couteau attaché à sa botte et se jette sur le demi-frère de Parisse.

La suite est très rapide. L'épée du jeune homme dévie la lame et lui tranche le poignet en remontant avant de lui transpercer la jambe.

J'avais prévenu.

Et d'un coup sec, Nétifer égorge son otage.

La quantité de sang répandu, et surtout ce geste... Cela fait immédiatement remonter un souvenir terrible chez Oban : Il revoit son frère, et la femme masquée qui le tenait comme Nétifer le faisait avec le soldat.


Rends-toi sans faire d'histoire, petit. Tu tiens à sa vie ?

Non, Oban ! Fuis ! Vas-t-en !

Il revoit encore la main de Dan attraper celle de la femme, et appuyer. Et le sang gicler.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] NOOOOOOOOOOON !

Presque aussitôt, Oban réalise où et quand il se trouve, mais l'espace d'un instant, il aurait pu sauter sur Netifer pour la marteler de coups. Il regarde chacun, désemparé, mais quand son regard s'arrête sur Netifer, il n'a que du dédain.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Ca ne servait à rien. Juste à te soulager, toi. NE ME TOUCHE PAS ! dit-il, alors qu'elle lève la main. Et puis il se rend dans les douches, où le nuage de vapeur bloque encore la vue, ignorant ses deux sauveurs, qui se regardent d'un air de mutuelle incompréhension.

Il n'a pas tort, Nétifer. Ce n'était pas nécessaire, fait alors Maccari, l'air irrité.

Si. Une menace ne vaut que si elle est mise à exécution.

En attendant, le black s'est jeté à genoux de lui-même et a mis ses mains derrière sa tête. Quant au blessé, il se tord de douleur sur le sol.

Oh bon sang ! Quel carnage, ajoute angelica en entrant. Elle était restée cachée dans le couloir.

Bon, prenez leurs armes et allons chercher le dernier et Parisse.

Nétifer et lui ramasse les fusils.

Elle est tout au fond. Mais leur chef est avec elle et il la tient.

Merde ! Allons-y !

Arrivé le premier, Oban est déjà aux prises avec l'homme et Parisse. Il se tient à quelques mètres, et n'est pas vraiment d'humeur. Quand les autres arrivent, ils ne saisissent que la fin de l'échange :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ... sont morts, alors sauve ta vie : lâche la. De toutes façons tu as l'ordre de ne pas la tuer, alors ne la joue pas façon "otage" avec moi. Tu as entendu parler de mes pouvoirs. Et je ne suis plus seul. Tu n'imagines même pas ce que les autres savent faire. Je n'aime pas le bruit que font les poumons quand ils vibrent trop fort et qu'ils cèdent. Tu n'aimerais pas ça non plus. Allez. Tu ne t'en rends peut être pas compte, mais je te sauve la vie, là.


Dernière édition par Eric le Mar 9 Fév - 23:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 9 Fév - 23:04

Pendant qu'ils descendent les derniers escaliers, et alors que la gravité est maintenant revenue à un niveau normal, l'assistant se ronge les sangs.

Nous devrions rester cachés, vous et moi, mademoiselle Cristal. Vous ne pensez pas ? Cela a l'air très dangereux, là-dehors.

Rester cachée avec VOUS ? Non merci. Je préfère encore avoir affaire à des pirates !

Hum... Bon, je suppose que je dois vous accompagner, dans ce cas. Votre oncle voudrait que je veille à votre sécurité.

C'est ça, bien sûr. Poule mouillée.

C'est donc à trois qu'ils finissent par franchir la porte permettant de sortir de la cage d'escalier au 59° étage du vaisseau. Ils débouchent dans un hall se situant dans la partie centrale du niveau, alors que les appartements d'Alekseï et Aïsha se trouvent sur la périphérie.

Encore une fois, pas de bruit si ce n'est le ronronnement des machines du Marjorie-Céleste. L'éclairage étant encore restreint, cela confère à ces lieux une atmosphère sinistre.


Alekseï dissimule un sourire. Cette gamine est tarée. Pas étonnant qu'elle plaise à Oban.

Bon, à partir de maintenant, le moins de bruits possible. On communique par gestes. Je passe devant. Ça, ça veut dire "ne bougez plus", dit-il en montrant son poing fermé. Si d'aventure nous sommes séparés, vous revenez ici.
On risque de voir des... Des choses étranges. Il ne faudra pas crier, compris ?

Au cas où... Le jeune russe place dans la main de Cristal une de ses deux matraques télescopiques.

Il se met alors en route vers la chambre d'Aïsha. D'un bon pas, mais s'arrêtant régulièrement pour observer avant qu'on puisse le voir.
Le bon point, c'est qu'il connaît parfaitement le chemin, cette dernière étant sa voisine. Il sait où se trouvent les grands espaces dégagés qu'il faut éviter, les chemins les plus rapides, etc.


L'absence de gravité temporaire a transformé les lieux en un bazar indescriptible : Si la plupart des meubles sont fixés, comme dans tout vaisseau spatial, ce n'était pas le cas des menus objets, et ont dirait qu'un ouragan est passé par là. Mais le plus inquiétant, c'est l'absence totale de présence vivante. Même si beaucoup de passagers se trouvaient encore dans la partie dédiée aux loisirs, il devaient y en avoir dans cette section, et ils ne croisent personne...

...Jusqu'à arriver dans le couloir principal qui mène au secteur où se trouve Aïsha. La porte coupe-feu a été en grande partie refermée, mais est coincée par un corps, celui d'un employé en tenue blanche.

Cristal et l'assistant restent silencieux, mais leur expression indique l'angoisse. Alekseï passe le premier et jette un œil de l'autre côté... Et c'est l'horreur. Il y a au moins une vingtaine de corps dans le couloir, et de nombreuses traces de sang sur le sol et les murs. Il enjambe avec précaution celui qui bloque la porte et entre dans le corridor. La plupart des gens qui sont là, qu'ils soient membres de l'équipage ou fasse partie des voyageurs, ont été tué à l'arme blanche pendant qu'il tentaient de fuir.

Il y a tout de même un survivant. Ou plutôt une survivante. A genoux près d'un des cadavres, elle lui tourne le dos, la tête basse.


Eh merde... Une personne de plus. Plus j'ai de poids morts avec moi, plus ça va être compliqué. Heureusement, les assaillants semblent être partis. Et ils utilisent des armes blanches. J'ai mes chances si on en croise.

...

Mais... Comment je peux penser à ça, avec autant cadavres autour de moi ?


Alekseï dresse son poing. En espérant que Cristal et l'assistant se souviennent du code.
Il se faufile jusqu'à la survivante. Si elle le voit, l'entend, le moindre mot, et elle va hurler... Aussi, il essaye de s'approcher assez pour la bloquer et lui coller la main sur sa bouche, avant de la rassurer.


Ne criez surtout pas, les ennemis pourraient nous entendre. Je suis là pour vous aider. Je m'appelle Alexis. Et il essaye de déterminer s'il a déjà vu cette dame.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 10 Fév - 0:04

Et de toute façon, le pistolet que tu braques sur ma soeur ne fonctionnera pas, ajoute Maccari alors que les lumières se mettent à nouveau à vaciller.

Okay, okay. J'ai compris. Pas besoin de me faire un dessin.

L'homme écarte son arme et lâche l'égérianne avant de reculer.

Lâche ça et mets-toi à genoux.

Pendant que Nétifer s'occupe de l'officier, Parisse avance vers Maccari avec l'air de ne pas y croire.

Mac... Du comir finet.

Bien sûr. Tu m'as manqué.

I tu !

Ils se prennent les mains, se regardent intensément... Et s'embrassent passionnément !

Hein ?!? Mais... Je croyais que...

Huuuurk ! fait Nétifer avec dégout.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ... Il paraît que c'est courant, chez les égérians. Oban en a oublié le traumatisme d'il y a cinq minutes.

On... On va peut-être y aller par contre, hein ? On a encore un couillon à récupérer avant de filer de ce vaisseau. Et on doit encore trouver Cristal...

Kelo ? Lui seulement moitié frère à moi, fait Parisse, surprise par la réaction des terriens.

ET ALORS !!! Et il y a un enfant, ici, alors arrêtez vos saloperies !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] L'enfant ne voit pas vraiment le souci, Nétifer. C'est toi qui as l'air bloquée par les homos et les euh... égérians. C'est courant chez pas mal de races extra-humaines, tu sais. Et puis on a franchement d'autres chats à fouetter.

Allez, Néti, la coupe Angelica. C'est pas grave, et Oban a raison : On doit encore retrouver Alekseï. Et ce n'est pas très gentil de le traiter de couillon, Oban.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Bah, il a des couilles, non ?

Exact. Il est sûrement en danger, lui aussi.

Oh, et voici Angelica et Nétifer, Parisse. Ce sont des amies.

Je contente rencontrer vous, fait Parisse en s'inclinant. Si vous être dérangées par affection, nous attendre. Pas grave.

Ouais, faites donc ça.

Et vous, officier, occupez-vous de votre blessé. Et si vous vous avisiez de nous suivre...

Oh, j'ai compris. Je ne suis pas idiot. On ne me paie pas assez cher pour ça.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 10 Fév - 1:21

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] En fait, on devrait l'emmener. Si les prédictions sont justes, tout le monde ici va mourir, genre dévorés par des ombres. Ou un truc du genre. On ne peut pas le laisser là, c'est qu'un mercenaire au service des mauvaises personnes. On devrait sauver autant de gens que possible.

Oban raison, Mac. Le vaisseau qui aborder notre être Kalat Arrassi.

Quoi ? Tu plaisantes ! Il n'existe pas vraiment.

Si. Je voir journal de Arloc Arcadine. Pas être faux. Légende vraie !

Maccari blêmit.

Alors il faut qu'on s'en aille le plus vite possible !

Vous, dit-il au soldat. Récupérez votre blessé et rejoignez les navettes de sauvetage. Emmenez tous ceux que vous pourrez avec vous.

Mouais. Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais si ça effraie les cinglés que vous êtes, je suppose que je devrais vous écouter.

Sage décision.

Allez, tout le monde. Allons-y.

Angelica, Nétifer, Parisse et Maccari maintenant équipés des armes des soldats, ils quittent les douches suivi par Oban et Ni.

Seamus et Gurtuk sont par là, indique la fille bleue. Personne ou presque ne rechigne à aller les chercher, une fois qu'Oban explique à Nétifer qu'il n'y aura pas de discussion pour peser le pour et le contre. Il prend la tête du groupe aux côtés des égérians.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Vous les teigniez, vos cheveux ?


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 10 Fév - 1:49

Une soudaine douleur le transperce et il fait un bond en arrière par réflexe. La fille vient de lui de lui ouvrir la main gauche jusqu'aux os et de lui trancher le petit doigt avec le couteau de cuisine qu'elle tient.

Elle se tourne lentement vers lui, et une inquiétante aura se fait visible.

Karsi kelo vash. Tu orii tel vadarat ! fait-elle d'une voix grave qui n'est pas la sienne.

Elle se lève, comme tirée vers le haut par des fils.

Alekseï réprime un cri de douleur et de peur. Il reconnait évidemment la langue égérianne, et répond en se relevant, lui et sa matraque.

Karach ! Karach ! Mena ne tu... Stiri mena !
[Recule ! Recule ! Je ne suis pas ton... (hésitation sur le mot : ) ennemi !]

Mais son instinct lui dit qu'il faut frapper. Vite et fort.

Rapide comme l'éclair, elle se jette sur lui. Ses mouvements ont beau ne pas être naturels, sa lame ne s'en avère pas moins dangereuse : C'est de justesse qu'alekseï bloque une, puis deux, puis trois attaques rapides.

Urzin ! Vel di assiri ? dit-elle en reculant un peu, comme pour le jauger. Elle lèche le sang sur ses lèvre et son visage reflète une joie malsaine, comme si "elle" était heureuse de rencontrer de la résistance.

Quant à l'égérian qu'elle parle, il est très archaïque : Alekseï n'en a compris que des bribes, mais il lui semble que "Vel di assiri ?" signifie quelque chose comme "Où est le livre ?".

Une saloperie de zombie... Je comprends ce qu'Aïsha disait par "pas humain"... Désolé. Alekseï reprend l'offensive et essaye de lui fracasser le crâne avec son arme. Il génère un courant englobant sa matraque métallique, mais aussi sa main gauche blessée. Si elle pare l'attaque, il profitera de ce moment pour lui poser sa main "chargée" en plein visage.

Elle dévie bien la matraque comme prévu, et en lâche même son couteau., Toutefois elle le surprend à nouveau en évitant sa main avec un mouvement impossible, avant de lui entailler les côtes : Elle avait juste laissé tomber sa lame pour mieux l'attraper de l'autre main.

Si la chose en face de lui est vraiment un zombi, elle n'a rien à voir avec les morts-vivants que l'on peut voir dans les tridéos : Non seulement elle bouge vite et avec agilité, mais elle a une sacré technique !


...Y compris pour lancer le couteau, comme elle le démontre à l'instant en le lançant vers lui.

Dalsh ! <Attrape !>

La lame le touche en plein visage et se fiche dans son orbite gauche, détruisant son œil au passage. La douleur est incroyable. La légèreté et la largeur du couteau l'empêchent de s'enfoncer suffisamment pour atteindre le cerveau, mais il reste bloqué dans l'os et les dégâts sont terribles.

Derrière lui, de l'autre côté de la porte entrouverte, il entend le cri d'horreur de Cristal.


Hahahaha !

Maintenant adossé à un mur, luttant contre l'évanouissement, Alekseï ne peut rien faire pour empêcher son assaillante de s'approcher puis d'arracher violemment la lame de sa blessure dans une grande gerbe de sang. Il s'effondre, mais la douleur le tient conscient, juste assez pour qu'il la voit se diriger vers le fond du couloir, vers où se trouvent ses deux compagnons.

Reste conscient... Putain, reste conscient ! Cristal n'a aucune chance contre elle... Fait quelque chose... Au moins la retenir le temps qu'ils fuient. Il passe la main dans sa poche, et y sent la fine chaîne qu'il avait pris dans la "salle de jeu" SM de Rackham.

Toujours adossé au mur, il tente la seule chose qu'il peut encore faire. Il lance la chaîne vers le dos du monstre, en en gardant une extrémité dans la main. Et il décharge toute la rage, toute l'énergie électrique qui lui reste dans les maillons métalliques.

Et coup de chance, la chaine s'enroule autour de la cheville nue de la fille. La décharge la cloue sur place, tandis que des arcs électriques fusent de toutes part autour d'elle. Elle pousse un cri rauque, moitié de douleur, moitié de rage.

Alekseï ne relâche surtout pas sa prise, ni l'énergie qu'il déploie. Il se force à respirer consciemment, pour s'aider à ne pas sombrer.
Et en serrant les dents, il tente d'approcher la fille. A genou. En rampant. Qu'importe...


A l'endroit où les maillons touchent la peau, la chair se met à noircir. Des brulures commence à apparaitre un peu partout sur son corps et son visage. Il est évident qu'elle voudrait se jeter sur Alekseï, mais le fort courant qui la traverse constamment l'empêche de conserver le contrôle de son corps...

...Et après un temps qui parait interminable, elle s'effondre. Elle est encore agitée de soubresauts, mais elle est morte, et pour de bon. Alekseï est vidé.


Cristal... Aide-moi à me relever... Vite. On doit continuer à avancer...


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 10 Fév - 21:11

Guidés par Ni, Oban et les autres ne tardent pas à retrouver Seamus Rackham et Gurtuk. Ce dernier est à nouveau en service grâce aux bons soins du père de Cristal.

C'est donc un groupe de huit personnes qui prend la direction des étages supérieurs par l'un des ascenseurs. Au passage, Maccari Astérionis leur apprend qu'il a un vaisseau et un équipage, et que grâce à Angelica, ils ont pu improviser pour établir un contact et leur dire de venir immédiatement pour les récupérer : Ils devraient être là dans moins d'une heure.

Oban et ses deux amies sont aussi curieux de savoir de quelle légende parlaient Parisse et son frère. Ces derniers se font un devoir de la leur conter pendant le trajet.

C'est une très vieille histoire, qui date d'il y a un peu plus de trois mille ans.
A cette époque, le leader d'une des tribus égérianne, un homme du nom d'Arloc Arcadine, a transgressé les lois égériannes et surout l'un de nos plus grands tabous : Il a armé ses navires. Cela lui a valu l'opprobe des autres tribus, surtout quand il s'est lancé dans la piraterie. Pendant de nombreuses années, il a commis tous les crimes imaginables et s'est fait connaître comme l'un des pires scélérats de la galaxie.
Mais un jour, il a franchi une limite de trop : Il a commencé à s'en prendre à d'autres flottes égériannes. Les anciens des tribus se sont alors réunis, et ont prononcé son bannissement. La légende dit qu'ils lui ont également lancé une malédiction, mais comme je le disais, ce sont de très vieilles histoires. Toujours est-il qu'après cela, il a disparu. Toutefois, au même moment, des rumeurs ont commencé à circuler au sujet d'un navire égérian aux voiles noires qui attaquait tous ceux qu'il croisait et ne laissait jamais aucun survivant. Elles n'ont jamais pu être prouvées, et en sont restées à l'état de légendes spatiales, du genre que les voyageurs se racontent le soir pour se faire peur.

Mais apparemment, les histoires sont vraies, et l'expédition de Seamus a retrouvé sa flotte... Et cerise sur le gâteau, ils lui ont volé son journal de bord !

Attendez... Vous nous dites que nous avons affaire à des pirates vieux de trois mille ans ? C'est pas sérieux ?

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]J'ai posé la même question et...

C'est très sérieux, au contraire. Ils ont tué jusqu'au dernier membre de mon équipe, y compris ma femme. C'est par pure chance que j'ai pu m'échapper.

Et donc ce sont... des morts-vivants ?

Pas exactement. Ils n'ont plus de corps depuis longtemps. Ils s'habillent avec celui des vivants.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Une expression dont mon imagination se serait bien passée. Bon. On a une heure pour retrouver "Alexis" et Cristal, tout en survivant. Quelqu'un sait comment on combat des fantômes ? Parce que c'est ça, non ? Pas des morts vivants, mais bel et bien des morts tout court. S'ils possèdent l'un de nous, que doit-on faire ?

Tous se regardent... Mais personne ne parle, ce qui est une réponse suffisamment éloquente en soi.

Mieux vaudrait trouver Cristal et votre ami en les évitant et fuir le plus vite possible.

Je devrais pouvoir retrouver Alekseï. Pour votre fille, je ne sais pas. On va essayer. Mais dès que mon vaisseau sera là, il faudra filer.

Angelica s'arrête subitement.

Je n'y crois pas ! Vous n'avez tous que ces mots-là à la bouche ? Fuir, fuir, fuir... On ne prends que les gens qui compte pour nous et on abandonne les autres à leur sort ? Les passagers et l'équipage peuvent bien tous crever ? C'est ça ?

C'est bien la toute première fois qu'Oban voit Angelica en colère. Maccari, Parisse et Nétifer ne savent trop que répondre, et Ni et Gurtuk restent impassibles, mais Seamus lui répond vertement :

Et que voudriez-vous que nous fassions, jeune fille ? Nous ne pouvons pas les tuer. Si vous voulez les combattre, autant vous suicider tout de suite !

Et si on laisse tout le monde mourir comme ça, c'est pareil, parce que je ne pourrai plus jamais me regarder dans une glace ! Il doit y avoir un moyen !

Angie... Je suis désolée, mais parfois on ne peut rien faire. Ce sera déjà un miracle si on s'en sort.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Angie a raison. Et c'est peut-être du suicide, mais j'entrevois un moyen. On pourrait sauver plein de gens. Il nous faut juste leur rendre ce fichu bouquin. Ou... L'utiliser comme un appât pour les faire partir. Oui, c'est  ça : On pourrait sauver l'autre Rackham, le mettre dans une capsule, avec le livre.

Parisse vient se ranger aux côtés d'Angelica et Oban, et fait l'effort de parler Terran pour que tous comprennent.

Je être d'accord avec Angelica et Oban. Nous seuls pouvoir aider. Devoir faire.

Parisse... Je ne t'ai pas cherchée pendant tout ce temps pour te perdre à nouveau. Ce serait au-dessus de mes forces.

Tu rendre liberté à moi, Mac. Alors je pouvoir décider pour moi. Je vouloir faire ça.

Maccari soupire.

Je suppose que je n'ai pas le choix, dans ce cas. Au moins, si on y reste, ce sera avec panache !

Vous êtes tous fous !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Ouais.

Probablement, oui. L'un de vous sait où Rackham garde ce fichu bouquin ?

Je savoir. Il emmener moi pour traduire. Journal être dans coffre salle de jeu. Endroit plus sûr du vaisseau.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Par contre vous pensez que ça peut marcher ? Ou qu'ils continueront de tuer tout le monde ? Quelqu'un les a déjà vaincus ?

Pas que je sache. Ils ne laissent jamais de survivants, tu te rappelles ?

Après, peut-être que Arloc tient suffisamment à son journal pour faire une exception.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 11 Fév - 2:55

Cristal se précipite pour aider Alekseï à se remettre sur ses pieds. Elle est terrifiée, mais s'inquiète encore davantage pour lui.

Oh mon dieu ! Vous êtes... Vous n'allez pas mourir, au moins, hein ?

Ça va aller... Je vais bien, dit-il en mentant éhontément.

Un peu derrière, le secrétaire s'est approché lui aussi, à contrecœur.

Qu'est-ce que c'était que cette folle ?!? C'est cette fille qui a tué tous ces gens ? dit-il en désignant les cadavres qui emplissent le couloir. C'est pas possible ! C'est...

HAAAAAAAAAA !

Le cri d'horreur qu'il vient de pousser est dû à la forme sombre et intangible qui est en train de s'extraire de la folle furieuse maintenant décédée. Les lumières semblent faiblir à son apparition et la pièce s'emplit d'un froid glacial.

...

Le spectre semble parler, mais ils n'entendent rien. Cristal tire sur le bras d'Alekseï de toutes ses forces et, sans le lâcher, l'oblige à courir pour fuir.

Alekseï ne se concentre que sur le fait de mettre un pied devant l'autre, et encore. Et encore. Le plus vite possible.
Juste un mot pour indiquer la direction, lorsqu'il le faut.
Il est à bout, et il risque de s'effondrer à chaque instant.
Son corps l'a lâché. Il ne reste plus que la force de sa volonté. Celle qui lui permet d'avancer, encore un peu. Celle qui permet une nouvelle enjambée. Et une autre après celle-là...
Un membre de la famille Ivanovna n'a pas le droit de mettre un genou au sol, surtout quand une gamine et une amie dépendent de lui. Et il s'en persuade. Cette pensée aide.
Un peu.


L'adrénaline aidant, et avec l'aide de Cristal, c'est au pas de course qu'ils se ruent vers l'appartement d'Aïsha. Plus qu'une centaine de mètres.

Derrière eux, il entendent l'assistant gémir et supplier...


Non ! Pitié ! Ce sont eux que vous voulez, pas moi ! Laissez-moi ! Je... HAAAAAA !

Et soudain, le silence.

Le sacrifice bien involontaire de l'homme dont il ne connaissait même pas le nom permet tout de même à Alekseï et Cristal de prendre de l'avance et d'atteindre la porte d'Aïsha.

Aïsha ! C'est moi ! Ouvre vite ! , dit-il en frappant à la porte.

La jeune fille ne tarde pas à ouvrir.

Alexis... Oh merde ! Tu es blessé !

Elle a le sens de l'observation, ta copine.

Rien de trop grave, dit-il en mentant une nouvelle fois. Il est vrai qu'après sa chute de 10 mètres dans une vitrine de verre, la foudre qui s'est abattue partout autour de lui, et un poignard dans l’œil... Eh bien, ses vêtement sont déchirés et brûlés de toute part, maculés d'hémoglobine, et le sang coule encore sur son visage. Sa mèche recouvre heureusement quelque peu son orbite vide.

Il faut partir très vite, la "chose" n'est pas loin derrière nous. Par là, dit-il en indiquant un couloir. Un autre chemin pour retourner à la cage d'escalier.

Et ils se mettent en route à vive allure.

Aïsha, je te présente Cristal Rackham. Cristal... Aïsha Drake. Vous vous êtes vues à la soirée d'ouverture.
Pas le temps de t'expliquer pour l'instant. Promis, dès que nous sommes en sécurité... Tiens, compose le 881-755-800, dit-il en donnant son smartcom et le numéro d'Angelica à Aïsha. Explique à Justicia où nous sommes, avec qui tu es, et demande une destination sûre.

Alekseï ne veut pas s'en charger lui-même, car il désire se concentrer sur son environnement.

Et il se détend un peu.
Ce n'était pas forcément la bonne chose à faire car au moment précis où il se relâche, sa vision se trouble et il ne sent plus ses jambes.
Alors que tout semble tourner au ralenti autour de lui, les cheveux roux des deux filles se mêlent en une étrange spirale aux lumières des néons du couloir.

C'est beau. Tout devient calme, silencieux. Un sentiment de soulagement. Mais aussi d'échec, à la lisière de sa conscience.
Loin, très loin. Trop loin pour le retenir.


Non... Pas maintenant... Je n'a pas le droit de...

Sauvez-vous...

Laissez-m...

Un voile noir tombe sur son œil valide, et il s'effondre.

...


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 13 Fév - 19:34

C'est à ce moment que sonne le smartcom d'Angelica.

Allo ? Oui... Et il va bien ? Oh... D'accord... Et où êtes-vous ?

Après quelques minutes d'une discussion plutôt à sens unique, Angelica leur explique.

C'était Aïsha, une amie d'Alekseï. Elle est avec lui et d'autres survivants, dont Cristal.

Oh mon dieu ! Elle va bien ?

Oui, très bien. Mais Alekseï est sérieusement blessé.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Apparemment, ils ont croisé une passagère qui était comme possédée. Alekseï a dû la tuer, mais elle l'a sérieusement amoché. Ils se sont réfugiés dans l'infirmerie du niveau 62.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]62 ? Ils feraient bien de se méfier. Bon, ils sont encore en vie, et on peut les retrouver ; on avance.

On fait quoi, on se déplace en groupe uni, on les récupère et on enchaine sur le livre ? Je ne suis pas vraiment pour qu'on se sépare, surtout dans un scénario catastrophe comme celui-là.

Oh oui, on reste ensemble. Le niveau 62, tu dis. Très bien, allons-y.

Et sur le chemin, on se fait un topo sur les capacités de chacun. Surtout vous, Ni, Oban et gurtuk. Je veux savoir quelles ressources on a à notre disposition.

Moi ? Eh bien je suis télépathe, j'ai un certain don pour la psychométrie, et je peux prédire les évènements à venir. Ceci dit, je ne compterais pas trop sur ce dernier atout si j'étais vous : La présence de certain d'entre vous rend l'avenir proche presque illisible.
Par contre, je n'ai aucun talent pour me battre.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Je... Bah je vibre. Je peux éclater le verre et les matériaux fragiles. Je sens les ondes. Depuis hier. J'entends vachement bien, aussi. Et je peux crier fort ou assourdir les sons. Je crois que c'est tout. Je suis mécanicien et pilote, accessoirement.

Et vous, les égérians ?

En plus de notre formation aux armes ? Je peux neutraliser les technologies avancées. Je contrôle assez bien la zone d'effet, mais ça reste à courte portée.

Et toi, Gurtuk.

Gurtuk peut pirater la plupart des matériels informatiques. Mais Gurtuk n'est pas équipé pour le combat.

Très bien. On va réfléchir à notre plan en route.

Oban et Ni, vous faites de votre mieux pour nous prévenir de la présence d'ennemis pendant que nous avançons. Ça vous va ?

Ni acquiesce. Oban aussi. Puis il ajoute :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Si Gurtuk pouvait pirater les caméras on aurait une sacrée longueur d'avance. Et s'il pouvait pirater une radio, on pourrait envoyer des messages à vos hommes. Et à mon vaisseau.

Si Gurtuk a accès à un terminal de la sécurité, Gurtuk pourra avoir accès aux caméras.

Et pour ce qui est de contacter Dan, tu vas pouvoir. Tiens, fait Angelica en sortant une espèce de petite radio bricolée de son sac. Ça passe par le réseau de la station, par contre, et je n'ai rien pu faire pour empêcher qu'on puisse nous écouter.

Et pour ce qui est de mon vaisseau, il est déjà en route. Mon équipage sera là dans moins d'une heure. C'est notre fenêtre d'action, donc mieux vaudrait ne pas traîner.


Dernière édition par Eric le Mar 16 Fév - 5:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 13 Fév - 19:41

Lorsqu'Alekseï finit par revenir à lui, il est allongé sur un lit. Son visage le brule, ses côtes lui font un mal de chien et sa main le lance terriblement, sans compter ses multiples contusions et coupures qui piquent sérieusement.

Aïsha est penchée sur lui.


Alexis ? Ne bouge pas trop.

Il est réveillé ? Ouf !

Au-dessus de lui, une lumière vive l'éblouit. Il est alité dans une pièce blanche, encore très floue, et entend les bips de son cœur sur une machine.

Dieu soit loué, vous allez bien...

Je... Où sommes-nous ? J'ai été inconscient combien de temps ? Qu'est ce qui s'est passé ?

Tu es tombé dans les pommes. Du coup, on t'a emmené à l'infirmerie la plus proche.

Heureusement, on a trouvé Bonny dans sa cabine. C'est lui qui t'a porté.

Salut, mec, fait l’intéressé. Tu t'es bien fait amocher, dis-donc.

Salut, mec. Oui. Petit silence. J'avais pas prévu que la petite brune à lunette soit... Je ne suis pas sûr de ce que c'était, en fait...

Et tu as eu de la chance que votre pote sache à peu près se servir du matériel médical.

Ouais. Merci les études de kiné. J'ai fait ce que j'ai pu, mais pour ton oeil et ta main, il faudra passer par de la culture d'organe. En attendant, les anti-douleurs devraient déjà faire effet.

Alekseï se demande bien à quel point il aurait mal sans les analgésiques, parce là, il douille quand même. Ses blessures ont été couvertes de gel médical, sa main est bandée, et il a un patch et un bandeau sur l’œil.

Merci, Bonny. Je te dois la vie. Mais quand même, lui, futur kiné ? Eh bien, ça ne va pas être triste tous les jours dans son cabinet...
Merci, les filles, vous avez été géniales. Je vous dois aussi la vie, à toutes les deux. Vous n'avez pas été suivi par cette "chose" ?

Alekseï commence à bouger doucement une jambe, un bras, essaye de tourner légèrement la tête...

Non. elle s'est désintéressée de nous après avoir possédé l'assistant de mon oncle. Je me demande bien pourquoi, d'ailleurs.

Et j'ai pu joindre ton amie Angelica... Alekseï. Elle m'a raconté que vous étiez là sous de faux noms, pour je ne sais quelle raison. Elle m'a aussi dit qu'ils avaient délivré les prisonniers de Rackham, dont le père de Cristal, et qu'ils étaient en chemin vers ici.

Tu devrais la rappeler, d'ailleurs, ajoute Aïsha en lui tendant le smartcom.

Mais alors t'es quoi, mec ? Une sorte d'espion ?

Euh... Pas exactement. Mais on était bien en... "opération sous couvert", on va dire. Qui ne se passe pas du tout comme prévu.
Désolé d'avoir menti sur mon identité. J'avais pas vraiment le choix...

Alekseï saisit le smartcom et compose le numéro d'Angelica.



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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 16 Fév - 8:59

Oban ouvre donc la marche avec Netifer, qui agira comme un garde du corps. L'enfant cache tant bien que mal que ça le met mal a l'aise. Et Gurtuk ferme la marche avec Ni. Entre deux, Angelica, Seamus et les égerians sont leur force de frappe armée. Ils avancent à pas rapides jusqu'à ce que les éclaireurs détectent un contact imminent.

Mais ils parviennent à éviter les membres d'équipage aisément jusqu'à arriver à un ascenceur. Gurtuk pirate aisément ce dernier et en prend le contrôle, leur assurant un voyage direct et sans encombre vers les étages supérieurs. Toutefois, cet élévateur ne va pas au-delà du 85° niveau, qui marque la limite entre les zones réservées à l'équipage et celles ouvertes aux passagers. C'est également l'étage où se trouve le principal terminal d'accès à la station, celui par lequel ils sont arrivés lorsqu'ils ont embarqué deux jours plus tôt.

Le petit groupe sort de l'ascenseur pour découvrir que ledit terminal est bondé : Des centaines de passagers et de membres d'équipage évacués des niveaux supérieurs y ont été massés et sont guidés par petits groupes vers les navettes. L'évacuation va encore être un peu longue mais semble toutefois se passer sans heurt pour le moment. Dans la foule, personne ne fait pour le moment attention à eux.

C'est à ce moment que sonne le smartcom d'Angelica.


Oui ? Allo ?

Salut, Angie. C'est moi.

Hé, c'est Alekseï.

Aïsha m'a dit que vous aviez réussi à libérer les prisonniers de Rackham. Tout le monde va bien ? Nétifer, Oban ?

Oui oui, tout le monde est sain et sauf, rassure-toi.

Bon, il m'est arrivé pleins de choses, mais on garde les longues histoires pour un moment plus calme. Je voulais simplement vous prévenir de deux dangers...

Quant j'étais à l'étage 1, j'ai vu un navire égérian aux voiles noires s'apprêter à l'abordage. Et  à l'étage 59, j'ai croisé une gamine. Qui parlait un égérian archaïque. J'ai juste compris qu'elle cherche un livre.
Elle m'a salement amoché. Meilleure que moi une lame à la main. J'ai dû la tuer, mais une sorte de "spectre" est sorti de son corps, et a possédé une autre personne. Un secrétaire de Rackham. Jeune, grand, mince, avec une tête de fouine. Faite attention à lui.

L'autre, c'est Strad. L’associé de Rackham, celui qui a bousculé Oban sur la plage. Il a une force et surtout une vitesse surhumaine. Je crois que c'est un vampire, ou un mutant qui a toutes les caractéristiques des vampires de nos légendes.
Je l'ai blessé mortellement, mais j'ai peur qu'il soit déjà de nouveau en état de nous gêner.


On savait déjà pour les spectres de pirates, mais un vampire ? Vraiment ? Bon, on fera attention à lui. Et pour ce qui est du livre, apparemment c'est le journal de bord du capitaine de ces "pirates fantômes", et il veut le récupérer. Du coup, on a prévu d'aller le reprendre à Rackham avant lui.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Dis-lui surtout de ne pas se faire évacuer avec les autres. Qu'on se rejoigne et qu'on parte sur le vaisseau de Maccari serait la meilleure solution.

Là on est sur la baie d'appontage principale. Les gens commencent à monter dans les navettes et s'apprêtent à évacuer. Mais ils vaudrait mieux qu'on se rejoigne pour partir ensemble sur le vaisseau de Mac. On a pu le contacter et il sera là dans moins d'une heure, maintenant.

OK. On se donne quel point de rendez-vous ? Ne nous envoie pas vers des zones dangereuses. Je pense pouvoir marcher, mais je ne peux plus neutraliser des gardes ou des "pirates"...


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 17 Fév - 18:54

Pendant qu'Angelica est en communication avec Alekseï, les autres ont le temps de se placer derrière un panneau d'informations et d'observer le grand hall avec plus d'attention. La foule massée ici est plutôt disciplinée pour le moment, mais on sent tout de même la tension générée par la peur. Malgré le travail exemplaire de l'équipage, il suffirait d'une étincelle pour que la situation tourne au mouvement de panique.

Gurtuk, il y a un terminal où te connecter là-bas pour accéder aux caméras du vaisseau. Il faudrait juste éloigner l'homme qui se tient devant.

Je distraire homme, fait Parisse en tombant la veste et en donnant son fusil à Mac. Truc de demoiselle perdue toujours marcher. Préparer toi, Gurtuk.

Pendant que l'égérianne et le cyborg se dirigent vers le terminal, Maccari avise un petit groupe d'agents de la sécurité qui se tiennent autour d'une porte d'embarquement secondaire, fermée aux passagers ordinaires.

Ni, tu vois ces hommes là-bas ? Ils sont de la sécurité. Ils savent probablement où en est la situation. Tu pourrais...

Bien sûr, fait la télépathe en commençant à se concentrer.

Très vite, Gurtuk revient après avoir eu accès au terminal, alors que Parisse a maintenant un peu de mal à se défaire de l'homme en blanc qui semble sous le charme.

Gurtuk peut voir les images des caméras, maintenant. Les niveaux des passagers ont été en grande partie évacués. toutefois, Gurtuk voit des gens massés autour du casino.

Il tend la main et affiche une image holo, où l'on voit en effet une foule bigarrée se tenant devant l'entrée de l'établissement de jeu. Il y a là aussi bien des membres d'équipage que des passagers : Certains de ces derniers sont encore qui en pyjama, qui en tenue de bain, et deux ou trois sont complètement nus. Il y a même une femme en tenue de mariée. Leurs seuls points communs sont leurs mouvements étranges et le fait qu'ils soient tous armés, que ce soit de pistolets ou de matraques électriques, ou encore d'armes improvisées. Ils se regroupent et semblent attendre quelque chose.

Nos spectres ont découvert où était le journal, on dirait. Bon sang ! Ça va être impossible de passer à travers eux.

Nous n'en auront peut-être pas besoin. Les agents là-bas s'apprêtent à prendre une navette pour faire le tour de la station et pour apponter sur le dock extérieur du casino. Ils sont censés évacuer Rackham et quelques VIP par là.

Bien joué. Ce sera notre porte d'entrée. Nétifer, Oban, tâchez de nous préparer un plan pour qu'on puisse s'emparer de cette navette avant qu'ils ne décollent.

D'accord. Allez, viens Oban.

Elle s'éloigne vers le petit groupe d'une demi-douzaine d'agents en longeant le mur, pour ne pas avoir l'air de s'approcher d'eux directement.

Oban choisit une autre approche : celle du gamin perdu. Avec ses habits déchirés, c'est un peu étrange, mais le temps qu'ils réalisent...


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Monsieur, monsieur ! dit-il en pointant vers l'arrière une femme imaginaire. Ma mère ! elle va accoucher, je crois, elle est tombée ! Il faut nous aider, elle ne peut plus marcher !

L'objectif étant de s'approcher d'assez près en faisant diversion pour Nétifer, Oban continue d'avancer jusqu'à pouvoir toucher le premier des six gardes. La suite ne va pas être très subtile, et Oban se surprend lui-même : Il comptait juste le pousser sur les autres, mais il réalise soudain que sa force n'a rien de commun avec ce dont il a l'habitude, et le garde se retrouve éjecté bien plus fort que prévu !



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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 17 Fév - 19:22

Attends une minute...

Angelica échange quelques mots avec Maccari.

Alekseï ? Il semble que les envahisseurs aient appris que Rackham gardait le livre dans le coffre du casino. Ils se regroupent là-bas. Tant que vous restez à l'écart de cette zone, il devrait y avoir peu de chance que vous tombiez sur eux. Vous devriez pour trouver un ascenseur qui descende jusqu'à nous sans trop de problème, je pense.

Par contre, je suis désolée, mais il faudrait que vous fassiez vite. On va devoir bouger rapidement.

Compris. On fait au plus vite.

Alekseï raccroche et tente de s'assoir sur le lit.

Les filles, Bonny, il faut bouger. Vite. On se trouve un ascenseur pour descendre au quai d'embarquement.
Il y a d'autres personnes, ici ? En fait, le jeune russe se rend compte qu'il n'a prété aucune attention à la pièce qui l'entoure. Juste en coup d’œil avant de mettre les pieds au sol.

La tête lui tourne un peu et Bonny s'avance immédiatement pour le soutenir.

Attends, je vais t'aider, mec.
Allez les filles. Vous avez entendu. On bouge.

Et le petit groupe quitte l'infirmerie pour se diriger vers l'ascenseur tout proche. Il ne devrait leur falloir que quelques minutes pour atteindre la baie d'embarquement.

Bientôt, ils entrent dans la cabine, qui commence à descendre. Aucun d'eux n'ose parler.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Les doigts d'Alekseï se mettent à marquer le rythme, en tapotant sur sa cuisse. Histoire de meubler ce silence gênant, accentué par la musique, il lance :

Hum. Je suis sûr que tout va bien se passer. Les autres semblent avoir la situation bien en main.

Oui, sûrement. Ils n'ont qu'à attendre qu'on arrive sans se faire remarquer. Rien ne devrait aller de travers.

...

Aleksei jette à Cristal un regard de côté, et fait une petite grimace.

C'est ce que j'espère. Et il pense à Nétifer, à Oban, et à Maccari. Hum.
D'un autre côté, l'attente n'est pas toujours leur point fort...

Nouveau silence. Plus que quelques secondes avant d'arriver à destination. La petite musique cubaine se poursuit.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 18 Fév - 10:29

Oban surprend le garde, qui ne s'attendait sûrement pas à ce que le gamin le pousse de cette façon ni qu'il fasse preuve d'une telle force. Il part à la renverse et vient percuter un de ses collègues qui manque de tomber avec lui. Immédiatement, les autres se tournent vers le garçon, plusieurs d'entre eux mettant déjà nerveusement la main sur la crosse de leur pistolet.

Hé ! lui crie leur chef en s'avançant vers lui. Calme-toi tout de suite, petit ! Et je ne plaisante pas !

Oban profite de leur hésitation : ils auraient dû dégainer plus tôt ; tant pis pour eux. Oban fonce sur celui qui vient de parler, arme son poing pour une feinte, et utilise le mouvement pour lui latter les couilles d'un coup de pied très vicieux.

Puis, alors que les yeux de tout le monde sont en train de s'écarquiller, il réalise qu'il ne faut pas qu'ils utilisent leurs mains ; Alors il recommence l'expérience faîte plus tôt, et Augmente les vibrations de son propre cri. Si Nétifer n'intervient pas, ce sera problématique, mais au moins ils seront occupés à se couvrir les oreilles tandis qu'Oban décidera de son prochain mouvement.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] HAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Alors que le cri d'Oban résonne dans tout le hall d'embarquement, il se passe plusieurs choses simultanément : D'abord, l'homme qui est a genoux en face de lui ne sait plus comment faire pour à la fois se tenir l'entrejambe et cacher ses oreilles. Les cinq autres, y compris celui qu'il a renversé, paniquent devant ce garçon qui pousse un cri qui est tout sauf humain, et trois d'entre eux parviennent à dégainer et tirent malgré le son strident qui leur vrille les tympans. Deux des faisceaux électriques ratent Oban, mais le troisième le touche en pleine poitrine, interrompant net son cri et lui provoquant un spasme violent.

Autre effet de la scène, la foule commence à paniquer. Presque aussitôt, les passagers les plus proches qui ont vu les tirs commencent à se bousculer vers les navettes. Avec l'afflux de panique provoqué par le cri surhumain, il n'en fallait pas plus pour que ceux qui étaient hors de vue commencent à en faire autant : En quelques secondes, c'est la ruée, ponctuée par des cris de terreur de plus en plus nombreux.

Enfin, même si la majorité des membres de l'équipage qui n'ont pas eux-même paniqué essaient en vain de retenir la foule, il y a tout de même quelques autres agents de sécurité qui préfèrent se détacher du mouvement de panique pour venir en aide à leurs collègues.


Ne bougez plus et lâchez vos armes ! crie Nétifer en s'avançant, le fusil qu'elle tenait caché maintenant braqué sur les hommes qui continuent de menacer Oban.

L'un d'eux dirige son pistolet vers elle par réflexe et reçoit instantanément une rafale de particules en réponse, qui lui transperce l'épaule dans une gerbe d'étincelles. Il hurle. Les autres hésitent : Ils ont une arme mortelle braquée sur eux, mais venant de l'autre côté du hangar, une petite dizaine d'hommes approchent en renfort.

Quant à Oban, il est fortement choqué mais parvient à se remettre sur ses pieds et voit Maccari et les autres commencer à se rapprocher également : Il n'y a aucun moyen que cela ne finisse pas en bataille rangée. Oban tente de s'emparer de l'arme de celui qui souffre de l'entrejambe en la sortant de son holster. Mais l'homme ne se laisse pas faire et ils se retrouvent à lutter pour le pistolet.


Lâche ça, morveux !!!

L'homme et le garçon roulent sur le sol, aucun des deux ne voulant céder l'arme. Oban finit par mordre la main de son adversaire, qui lâche alors prise, avant de s'écarter de lui d'un coup de pied dans la poitrine.

Pendant ce temps, les agents en tenues blanches qui venaient en renfort ont pu s'approcher jusqu'à une vingtaine de mètres, suffisamment pour commencer à tirer dans leur direction, sans guère se préoccuper de toucher leurs camarades. Nétifer est obligée de se jeter à terre pour ne pas se faire électrocuter. Ceux qu'elle tenait en joue relèvent alors leurs armes, deux vers elle et un dernier vers Oban, qui vient de se libérer de la prise de leur officier.

Arrivant par le côté, Maccari et Seamus braquent leurs armes et lancent des tirs de sommation au-dessus de la tête des nouveaux arrivants, dont la plupart tentent de se protéger derrière les rares couverts disponibles. Assez loin derrière eux, Parisse vient d'assommer l'agent qu'elle distrayait et lui vole son arme. Gurtuk et Ni sont restés cachés et Angélica s'est éloignée, vers l'endroit où Alekseï ne devrait pas tarder à arriver.

Ailleurs sur les quais, c'est maintenant un chaos total. La bousculade est maintenant totalement hors de contrôle : Des gens sont renversés, voire piétinés, et on se bat pour pouvoir embarquer, tandis que les portes des premières navettes sont refermées tant bien que mal pour qu'elles puissent décoller.

Oban, vicieux, élabore un plan sur le pouce :


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Ni ! Les gardes ! fais leur un résumé de la situation ! Ils doivent comprendre qu'ils vont mourir de la main des fantômes ! Que l'argent ne vaut pas de mourir bêtement ! Et que leur patron, lui, le mérite !

Et au pire, ceux qui ne comprendront pas ou ne voudront pas comprendre... Seront assez distraits pour que les jeunes gens puissent agir. Oban finit alors de se saisir de l'arme, et commence à tirer dans leur direction. Les saints reconnaîtront les leurs.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 19 Fév - 18:22

Près de l'entrée de la navette...

Oban fait feu et l'éclair de son arme touche l'agent de sécurité qui le visait... Et sa tenue blanche dissipe l'électricité. Ils sont isolés ! L'homme a un sourire mauvais et appuie sur la détente à son tour. A cette distance, quasiment aucune chance qu'il le rate. Oban s'attend à être foudroyé. Mais rien ne se produit. Autour d'eux, les tirs viennent tous de cesser en même temps, alors que les lumières vacillent. Pour avoir déjà assisté au phénomène, il comprend : Maccari vient d'utiliser son pouvoir. Toutes les armes viennent d'être neutralisées dans la zone.

La surprise que cela provoque chez les gardes, associée au fait que Ni leur tient un discours télépathique inattendu, crée un flottement qui laisse l'effet de surprise à nos amis. Nétifer en profite en se ruant sur l'un des hommes pour lui flanquer la crosse de son fusil en plein milieu du front, l'assommant pour le compte.


Oban, qui sait qu'il ne peut faire grand chose si ce n'est tuer,  décide de ne pas se laisser emporter par la frénésie qu'il a pourtant créée. Il faut qu'il entre dans cette capsule. Il faut qu'il entre dedans - et vite. Il se met a tester sa force en se frayant un chemin, poussant et dérangeant les belligérants.

Lui et Nétifer sont vite rejoints par Maccari, qui a dégainé son épée, et par Seamus, bientôt suivis par Parisse. Les renforts se sont arrêtés suite au subit malfonctionnement de leurs armes et leurs adversaires se font soudainement moins belliqueux. Oban en renverse un, en bouscule un second, et arrive face à la porte du sas menant à la navette.

Celui-ci n'est pas verrouillé et il l'ouvre sans problème.


Au niveau des ascenseurs...

Alekseï et ses trois compagnons ne s'attendaient pas à ce qu'ils découvrent lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrent finalement : Une scène apocalyptique. Une foule en panique de centaines de passagers et de membres d'équipages est en train de tenter de se frayer un passage vers les navettes, dans une bousculade monstre où gisent déjà au sol des blessés et peut-être même des morts.

Oh putain ! C'est la merde !

Mais... quelle horreur !

Venant de pas très loin d'eux, Alekseï entend un appel.

Hé ! Psssst ! Alekseï. Par ici.

A une dizaine de mètres de là, Angelica leur fait signe de la suivre de façon pressante.

Bonny, dirige-toi vers Angelica, là-bas... Tu ouvres la marche, les filles, vous suivez. Je ferme la marche.
Le temps de se retrouver en queue de file, Alekseï essaye de repérer des dangers potentiel sur le chemin qui s'annonce.

Heureusement, ils peuvent aisément longer le mur arrière du grand hall d'embarquement, la foule se pressant de l'autre côté. il aperçoit vite Maccari, Nétifer, Oban, un autre homme et une fille aux cheveux roses aux prise avec une poignée d'agents de sécurité, à une cinquantaine de mètres de là. Ces derniers sont débordés et il voit Oban ouvrir la porte d'accès à une navette. Le seul problème pour les rejoindre pourrait venir d'un autre groupe de gardes qui sont encore à une vingtaine de mètres du lieu du combat, mais ceux-ci semblent perturbés et hésitants.
Toutefois, c'est d'abord vers deux autres "personnes" que les emmène Angelica au pas de course : Un cyborg et une alien ressemblant à une jeune fille à la peau bleu vif.


Ni, Gurtuk, avec nous. On fonce à la navette.

Alekseï sent ses forces lui revenir sous l'effet de l'adrénaline alors que tous courent maintenant derrière la jeune femme blonde.

Allez, allez ! On suit Angelica, et on ne se retourne pas ! Dit-il en incitant Aïsha, devant lui, à accélérer le pas. Son œil est tourné vers les gardes les plus proches. S'ils font mine d'intervenir, Alekseï va dévier de sa course pour les intercepter. Façon "football américain". Certes, il n'a jamais pratiqué ce sport, grand bien lui en fasse. Mais il a déjà vu des trideos à ce sujet, et c'est bien ce genre de manœuvre qu'il s'imagine en ce moment.

De toute façon, il sait ne pas trop avoir à craindre les armes électriques. Et il n'a plus d'armes sur lui, à part cette chaînette qui lui a déjà été bien utile... Il pose une main dessus.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 19 Fév - 22:39

Alors qu'Oban s'apprête à pénétrer dans le sas de la navette, tandis que derrière lui ses alliés se débarrassent des derniers hommes qui se tenaient devant l'entrée, et qu'Alekseï et son petit groupe courent pour les rejoindre, ils peuvent assister à un spectacle inattendu par les immenses baies d'observation donnant sur l'espace.

On peut nettement voir les premières navettes qui viennent de décoller. Elles sont six en tout, ce qui fait environ trois cents personnes d'évacuées. Soudain, à la lisière de l'espace visible, surgissent des trainées lumineuses tourbillonantes. Ce sont une vingtaine de sphères d'énergie, laissant derrière elles des gerbes d'étincelles d'un vert spectral, qui décrivent une large courbe avant de fondre sur les appareils de sauvetages.

S'ensuit une série d'explosions silencieuses dans le vide : Les navettes sont toutes pulvérisées ! Instantanément la foule se fige d'effroi, et le silence tombe comme un couperet.

Aussitôt après, une nouvelle série de trainées vertes apparait. Cette fois-ci, leur trajectoire est différente : Une nouvelle fois, elles forment une large courbe... qui va les amener droit sur la baie d'appontage !

La foule se remet à hurler, mais cette fois la ruée se produit dans l'autre sens, vers les ascenseurs. Alekseï, Oban et leurs amis réalisent pourtant que c'est en vain : Personne n'aura le temps de s'échapper par là, à part peut-être quelques chanceux qui se tenaient déjà tout près des élévateurs.


Dans la navette ! crie Mac à sa soeur, Nétifer et Seamus.

Non ! Ma fille ! hurle à son tour Seamus en pointant du doigt Cristal, qui arrive en courant avec Alekseï, Angelica, Ni, Gurtuk, Bonny et Aïsha.

Ces derniers ne sont plus qu'à une quarantaine de mètres, mais ne pourront jamais entrer dans le sas à temps.

Alekseï est peut-être le plus détaché de ce qu'il se passe en ce moment. En fait, le plus à même de réfléchir de la bande.
Les ascenseurs, c'est fichu. La navette de la sécurité, trop loin. Reste les autres navettes, il cherche des yeux la plus proche pour y entrainer son groupe, si...


Mais elles sont toutes fermées, et guère plus proches que celle dans laquelle sont maintenant entrés Oban et les autres. Même le père de Cristal est entrainé de force dans le sas par Maccari.

Alors qu'ils ne sont plus qu'à quelques secondes de les rejoindre, les baies de plastacier explosent dans une énorme boule de feu verte. Le souffle est d'une telle violence qu'il couche la quasi-totalité des personnes présentes, y compris alekseï et ses compagnons. Seul Gurtuk le cyborg parvient à rester debout.

Les flammes engloutissent une partie de la foule et les éclats de plastacier font des ravages chez les fuyards, déchiquetant les corps et projetant dans les airs des gerbes de sang. Mais les cris de terreur et de douleur ne durent qu'une seconde. L'instant suivant, l'atmosphère intérieure est brusquement aspirée par le trou béant qui donne maintenant sur le vide de l'espace.

Alekseï et ses compagnons sont soulevés par un ouragan.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ... Non...


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 20 Fév - 0:25

Alekseï parvient à attraper la main de la personne la plus proche de lui, à savoir Aïsha, mais ils sont tous deux soulevés du sol et emportés. Soudain, il sent une main puissante se refermer sur sa cheville, l'arrêtant net dans son envol.

La force du vent qui le tire vers le vide est terrifiante, et derrière Aïsha qui est ballotée au bout de son bras, il voit des centaines de personnes, mortes ou encore vivantes, aspirées dans l'espace comme des fétus de paille dans une tempête. Du coin de l'oeil, il voit passer tout près de lui la fille à la peau bleue, qui va se perdre elle aussi dans le vide en un éclair.


ALEXIS !!! crie Aïsha, paniquée.

Alekseï serre sa main de toutes ses forces, mais ses doigts glissent petit à petit... et lâchent prise.

Avec un hurlement de terreur, elle lui est arrachée.


NOOOON ! Alekseï semble paniqué l'espace d'une fraction de seconde. Et...
Et décidément, cette chaine semble faire partie de son destin. En tout cas, c'est sa dernière chance.

Il la lance vers Aisha, et de son côté, l'enroule fermement autour de son poignet. Et comme par miracle, les maillons claquent autour du poignet de la jeune fille, mordant profondément dans les chairs, mais arrêtant instantanément Aïsha. Alekseï sent son épaule prête à se déboiter, mais il tient bon.


Heureusement pour lui, si la taille du trou dans la coque a créé une aspiration d'une violence inouïe, cela signifie aussi que l'air a été expulsé très vite, et le vent retombe soudain. Il chute durement sur le sol, tout comme Aïsha. Derrière lui, Bonny peut enfin relâcher sa prise : C'est lui qui a réussi à le retenir tout en s'agrippant à une rambarde.
Plus loin, Angelica et Cristal ont été maintenue par Gutuk, le cyborg, dont les pieds magnétisés sont restés fermement arrimés au sol.

Mais un nouveau problème se pose immédiatement, partagé par ceux qui ont pu se réfugier dans le sas : Ils commencent à suffoquer.

Malgré le manque d'atmosphère, Seamus se précipite pour aider sa fille, et Maccari en fait de même avec Angelica. Bonny relève Alekseï et le pousse vers la navette avant de charger Aïsha sur son épaule.

Quelques secondes plus tard, la porte du sas se referme sur eux et Parisse appuie immédiatement sur la commande de pressurisation : L'air se met à siffler, et ils peuvent reprendre leur souffle.


Les survivants se regardent, hébétés. Aïsha est en larmes, encore transie de terreur, et se jette dans les bras d'Alekseï. Elle aussi secouée de sanglots, Cristal s'est réfugiée dans ceux de son père.

Parisse regarde par le hublot, en se mordant la lèvre.


Ni...

Un des bras d'Alekseï vient enserrer Aïsha, la main posée sur ses cheveux. Il lui maintient doucement la tête au creux de son épaule.
Et il détaille tous les survivants, le cœur serré.


Je suis désolé pour Ni. J'ai essayé.
Je n'ai pas réussi. Il baisse les yeux. Pour les relever deux secondes plus tard :

Eh, Bonny... Alekseï tend son bras libre, il dresse un pouce en l'air et tente un petit sourire. Tu es un héros...

Hé ! Le coup du héros, ça marche avec les filles, alors j'avais pas trop le choix, fait Bonny avec un demi-sourire.


Dernière édition par Eric le Sam 20 Fév - 16:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 20 Fév - 16:43

Alors que tous reprennent leurs esprits, Oban sent un doigt lui taper sur l'épaule. Il se retourne... Et la main de Nétifer le frappe violemment en plein visage, l'envoyant à terre avec un goût de sang dans la bouche.

Qu'est-ce qui t'a pris, espèce de débile ?!? Si tu n'avais pas déclenché cette émeute, Ni serait encore avec nous !

Hé ! Pas frapper enfant ! fait Parisse en attrapant Nétifer par le bras.

La séclanti ne semble pas vouloir recommencer, mais elle continue de darder sur Oban un regard mauvais.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Laisse. Elle a raison. Je n'aurais pas dû, je ne savais pas... Elle me l'avait dit, pourtant. Un de nous devait mourir, elle le savait. Je croyais... Je ne savais pas, je... Elle a raison.

Pas de ça maintenant... On verra ça plus tard. On n'est pas encore sorti d'affaire.

Est-ce que je peux me rendre utile à quelque chose ?

Assure-toi que tout le monde soit assis et attaché quand on décollera.

Nétifer, pas maintenant.

Je vais prendre les commandes et décoller au plus vite. Préparez-vous.

Allez, viens, Oban, fait Angelica en lui tendant la main. L'enfant, un peu traumatisé, la suit sans demander son reste. Ses yeux regardent le vide. Hagards.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Sam 20 Fév - 23:14

L'intérieur de la navette, qui est identique à celle qu'ils ont empruntée pour monter à bord du Marjorie-Céleste, est assez spacieux pour accueillir à l'arrière une cinquantaine de passagers sur des rangées de sièges d'où on peut voir l'espace par de grands hublots. Les nouveaux arrivants remarquent une séries de caisses métalliques arrimées à la paroi, mais pas le temps d'y jeter un œil.

La plupart des membres du petit groupe se trouvent une place et s'attachent : Cristal s'installe près de son père, qu'elle ne lâche plus, trop contente de l'avoir retrouvé alors qu'elle le croyait mort. Angelica s'assied à côté d'Aïsha après avoir sorti une trousse de secours d'un casier et entreprend de soigner le poignet de la lycéenne. Bonny s'installe près d'elles, apparemment pas très rassuré par ce qui les attend, à moins qu'il n'aime pas les sorties dans l'espace. Gurtuk, lui, reste debout dans son coin.

Maccari entre rapidement dans le poste de pilotage, suivi de près par Parisse et Nétifer.


Quant à Oban, il reste avec Angelica, manifestement encore secoué par la culpabilité. Il jette parfois un regard discret à Cristal; au moins, il aura réussi a la sortir d'affaire.

Et Alekseï remonte l'allée sans dire un mot. Il vérifie que tout le monde est bien attaché, et poursuit son chemin vers le cockpit.
Il y aura bien un endroit où se sangler là-bas.


A côté d'Angelica, Bonny semble vouloir lui demander quelque chose, mais se ravise en la voyant occupée à bander la main d'Aïsha. A la place, il se tourne vers Oban.

Hé, petit ? Dis... Qu'est-ce qui se passe, exactement ? Je n'ai pas compris grand chose. On va où, la ?

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Hein ? Oh. Je ne suis pas sur mais je pense qu'on va tenter de rejoindre le vaisseau du type qui est aux commandes. Mais qui t'es, toi...

Pendant ce temps, Alekseï arrive dans le cockpit, où il reste deux sièges inoccupés. Maccari et Parisse se sont installés aux places de pilotes et de copilote, ce qui le fait s'assoir derrière eux, près de Nétifer, qui n'a pas l'air d'avoir décoléré.

Je nous désarrime. On va tenter de passer sous leur radar.

S'ensuit un échange avec sa soeur, la fille aux cheveux roses qu'Alekseï a vu il y a deux minutes pour la première fois, dans la langue égérianne. Il comprend que Mac prévoit de voler à ras de la coque de la station jusqu'aux docks extérieurs du casino, en se déplaçant uniquement avec les moteurs d'appoint et à la même vitesse que les débris qui constellent maintenant l'espace.

Alekseï sait très bien qu'il ne faut pas surtout tenter de discuter avec Nétifer en ce moment. Et il n'est jamais bon de distraire les pilotes lors d'une manœuvre compliquée. Il n'y a pas grand chose à dire, à part des choses factuelles.

Nétifer, est-ce que tu as une arme en plus pour moi ? Les miennes sont déchargées ou hors d'usage...

Tiens, dit-elle en lui tendant un couteau sorti de sous sa veste. Désolée, c'est tout ce que j'ai.

Elle regarde les blessures d'Alekseï, semble vouloir dire quelque chose, puis se ravise et reste silencieuse.

Oban passe son temps à regarder au dehors ; il se demande toutes sortes de choses, plus horribles les unes que les autres ;

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Est ce que les fantômes sentent les vivants ? Est ce qu'ils peuvent être leurrés par cette manœuvre ? Comment savoir si l'un d'eux est à bord en ce moment ? Est ce que l'espèce de Ni peut vivre dans l'espace ? Et Nétifer, est-ce qu'elle a raison ? Est-ce que j'ai tué tous ces gens en criant ?

Par les saints... Qu'est-ce que j'ai fait...


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 21 Fév - 15:20

Avec un claquement qui résonne dans toute la coque, la navette se détache du sas. Aussitôt, Maccari envoie quelques impulsions des moteurs d'appoint, et le petit vaisseau commence à dériver.

Par les hublots, on peut voir le nuage de débris et de corps sans vie qui constelle maintenant l'espace autour du Marjorie-Céleste. La scène est à la fois sinistre et irréelle. Dire qu'il y a quelques minutes à peine, tous ce gens étaient encore bien envie. A l'intérieur de la navette, le moral est au plus bas.

Manœuvrant avec prudence, Mac avance au plus près de la station, très lentement, comme si leur vaisseau flottait de lui-même. Ils leur faut quelques minutes pour s'approcher du dock arrière du casino... Et pour commencer à apercevoir le navire pirate égérian, stationné entre l'anneau extérieur et le corps principal du Marjorie-Céleste. L'immense voilier sombre et décrépit ne fait qu'un dixième de la taille de ce dernier, soit environ quatre cents mètres de long. Avec sa coque effilée mais en piteux état et ses voiles noires trouées, il a tout d'une épave. Une dizaine d'énormes chaines le relient à station. Elles sont terminées par des harpons aussi gros que la navette, qui se sont profondément enfoncés dans la paroi.


Apparemment, la manœuvre de Maccari suffit à ne pas attirer l'attention, et les voilà bientôt en train de s'arrimer à leur destination. Le soulagement de tous est palpable. Une fois l'accrochage terminé, et la navette connectée au sas, le petit groupe se réunit dans la partie arrière.

Bien. On ne sait pas quelle est la situation là-dedans, alors on va devoir improviser et être près à faire machine arrière si ça devient impossible.

Seamus, vous savez piloter, je crois ? Vous resterez à bord et vous vous tiendrez près à partir. Si vous deviez évacuer sans nous, faites comme moi : Laissez-vous dériver.

Mieux vaudrait que nous entrions là-dedans avec un effectif réduit. Vous trois, dit-il à Cristal, Aïsha et Bonny, vous resterez à bord avec Seamus.

Oban aussi. Pas besoin qu'il nous mette dans la merde encore une fois.

Non. On aura peut-être besoin de ses capacités, là-dedans.

Il se tourne vers Oban : Tu te crois capable de ne pas prendre d'initiatives, petit ?

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Comme ne pas assassiner des gens inutilement ? Ça devrait être faisable. dit-il en regardant les yeux de la séclanti.

Nétifer lui rend son regard sans ciller, mais se contente de répondre avec un rictus qui laisse présager une explication pour plus tard.

Je prends ça pour un oui.

Si on doit réduire notre nombre, peut-être que vous deux aussi devriez rester à bord, dit Mac à Parisse et Angelica.

Non. Je pouvoir traduire journal, je pouvoir parler vieux égérian, je pouvoir utiliser arme et je pas vouloir laisser toi. Je venir.

Et je suis celle qui a insisté pour qu'on prenne tous ces risques, alors hors de question que je reste derrière. J'en suis aussi.

Mac soupire avec un haussement d'épaules qui ne peut que signifier "Ah, les femmes !"

Bon. Gurtuk, tes capacités de piratage pourront nous servir. Tu viens ?

Oui. Gurtuk a une revanche à prendre sur Rackham.

Parfait. Seamus, donnez votre fusil à Alekseï. Angie et Oban, on n'a que deux pistolets électriques pour vous, mais ce sera mieux que rien.

Il va falloir faire vite, là-dedans. On entre, on neutralise l'ennemi, si possible sans tuer personne, on prend le journal et on repart. Si vraiment le spectre d'Arloc peut sentir la présence du livre, ça devrait l'attirer derrière nous, mais aussi le dissuader de nous faire sauter dans l'espace. Il faudra l'éloigner du Marjorie-Céleste au plus vite.

Par contre, si jamais on se rend compte à un moment que c'est mission impossible, on fait demi-tour sans hésiter.

Des remarques ?

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Oui, si vos amis sont trop lents, il faut que je passe un message pour faire venir "notre" vaisseau plus près, pour qu'on puisse évacuer sans mettre en danger les gens d'ici. Je fais ça vite fait ; Angie tu me montres comment envoyer le signal sans qu'il soit intercepté par les pirates ?

On n'a pas l'équipement pour crypter un signal. Tu peux contacter Dan avec ça, dit Angelica en sortant son communicateur bricolé, mais il va falloir que tu lui parles en code.

Strad, l'associé de Rackham sera sûrement là aussi, dans le dernier carré.
Avec lui, tirez pour tuer. Il est trop dangereux et trop psychopathe pour le laisser en vie...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Qui, le vampire ? Oubliez ça, je ne crois même pas que lui tirer dessus le ralentirait. Il nous faudrait du plasma. Ou un laser vraiment puissant. Et encore...

Oban rabaisse ensuite la tête sur son communicateur, et tente d'envoyer un message écrit à Dan pour lui dire de se tenir prêt mais de rester hors de portée pour le moment, en attendant le code d'appel au secours.  

Sauf qu'il doit encore être bien blessé. Je ne lui ai pas fait de cadeaux, quand je l'ai croisé... Et pour info, il avait peur des pieux.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Elle est bonne celle-là. Et on a du bois, à bord ?

Eh bien... Quasiment toute la déco et le mobilier du casino sont en bois, donc si on a besoin... Mais un vampire ? Vraiment ?

Oui, vraiment. Et évitez de croiser son regard.

Hum... Bon, je crois qu'on ne sera jamais plus prêts que maintenant, alors allons-y.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Dim 21 Fév - 20:31

Ce sont donc Maccari, Parisse, Angelica, Nétifer, Gurtuk, Oban et Alekseï qui quittent la navette pour entrer dans le sas qui communique avec le vaisseau. Une fois à l'intérieur, ils préparent leurs armes et se regardent en silence. La tension est palpable.

Oban colle son oreille à la porte et entend distinctement :


"Oui, ils viennent d'arriver, monsieur... Non, je ne sais pas pourquoi ils maintenaient le silence radio. Sûrement à cause des pirates, monsieur... Oui, monsieur. Je leur dirai, monsieur..."

L'instant d'après, Maccari ouvre la porte et ils se retrouvent face à un garde en tenue blanche, le communicateur encore à l'oreille. Celui-ci se fige en voyant les armes braquées sur lui.

Toi, tu donnes l'alarme et tu es mort. Dis à ton boss que tout va bien.

Le garde ravale sa salive et s'éxécute.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Et maintenant tu vas nous dire ce que ton chef voulait que tu transmettes à tes collègues.  "Oui, monsieur. Je leur dirai, monsieur..." Tu vois ce que je veux dire ?

Oban réalise qu'il fait de jolies imitations, quand il veut. Moduler sa voix vient en fait avec quelques avantages mineurs.

Oui oui. Je devais leur dire d'amener tout de suite à bord le personnel et le matériel de la réserve n°4, c'est tout.

Et qu'est-ce qu'il y a dans la réserve n°4 ?

Heu... Des pièces de collection, et deux employés du xéno-zoo avec des cages. Des trucs de valeur, quoi.

Merci, fait Maccari avant d'assommer le garde d'un coup de crosse. Oban ramasse son arme, et la refile à Angélica. LA voyant hésitante, il décide de la garder dans sa ceinture. Un taser sera largement suffisant.

Angélica ? Attache-le et fait le monter à bord. On évacue tous ceux qu'on peut, même les types comme lui.

D'accord. Et le personnel dans cette réserve ?

On va tâcher de les récupérer aussi.

Alekseï sait se qu'il a à faire. Certains se sont arrêtés pour le garde, mais il faut aller vite.
Lui, fusil à l'épaule, continue d'avancer prudemment et en silence, suivi de près par Nétifer et Parisse, et d'un peu plus loin par Gurtuk, dont le pas n'est pas très discret. Au bout du couloir d'accès au sas, une porte munie d'un hublot. Un coup d'oeil lui apprend qu'il n'y a personne derrière. Ils l'ouvrent et débouchent dans un nouveau corridor, plus large et maintenant décoré comme l'intérieur du casino : Boiseries, moquettes, lustres, etc. Il y a de nombreuses portes sur les côtés, dont la plupart sont numérotées. Il doit s'agir des réserves du casino : garde-manger, caves à vin et autres.


Ils sont vite rattrapés par Mac et Oban. Ce dernier se concentre pour assourdir les bruits de pas du cyborg, sans grand succès. Avec la main, l'égérian fait signe à Alekseï de s'arrêter à la porte marquée d'un quatre. Tandis que Nétifer et Parisse continuent d'avancer, Mac, Oban et le jeune russe ouvrent ladite porte, armes pointées.

A l'intérieur, deux hommes en tenues d'employés sont plutôt surpris par leur entrée. Ils se tiennent au milieu de piles de caisses, mais aussi de caissons munis d'équipements de survie, sûrement destinés à enfermer certains spécimens de valeur du zoo.


Hé ! Mais vous êtes qui, vous ?!?

On vient vous sortir de ce vaisseau, si ça vous intéresse de rester en vie.

Évidemment, mais... Attends ! Je te connais, toi ! lance le barbu à Alekseï.

On s'est vus hier matin au zoo, monsieur Teach. Alexis, l'admirateur secret d'Houyo... Je suis soulagé que vous ne soyez pas sur la liste des victimes.
S'il vous plaît, il faut faire vite. Vous voulez bien charger les caisses sur la navette ?

Et... Elle est ici avec vous ? Le gardien sait parfaitement à qui "elle" fait référence.

Bien sûr, fait Teach en posant la main sur le conteneur de belle taille juste à côté de lui. Je ne l'aurai jamais laissé derrière.

Emmenez-la en priorité sur la navette, s'il vous plaît.
Mac, il faut rejoindre les filles. Mais on ne peut pas les laisser ces employés sans... Sans "escorte", du moins pour le premier trajet. Angelica gérera par la suite. Qui s'y colle ? S'il sent une hésitation, il prend ses responsabilité et se propose. Ça devrait aller assez vite.

...

Bon, je m'en occupe. Rejoignez Nétifer et Parisse. Faites attention à vous. Je reviens très vite en renfort.

Allez, bougez ! Les filles ne sont qu'à deux, en ce moment. Avec Gurtuk.

En se retournant vers Teach et l'autre employé :
Messieurs, en route. On charge ce conteneur en premier...

Avec plaisir.

Dites-moi, vous ne sauriez pas où se trouve le coffre principal du casino, par hasard ?

Si, bien sûr. Au troisième étage, au-dessus des salons privés, vous trouverez le bureau du gérant. Le coffre est dans une pièce juste derrière.

Parfait. Merci, monsieur. Alekseï, tu nous rejoints au plus vite, ok ?

Évidemment.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 23 Fév - 18:22

Alekseï, Teach et l'autre emplyé du zoo activent les dispositifs antigrav des conteneurs et prennent le direction de la navette. Sur le trajet, le jeune russe peut sentir qu'à l'intérieur de sa cage hermétique, Ouyo est perturbée. Elle sent que quelque chose de contre nature est à l’œuvre sur ce vaisseau.

Arrivés près de l'entrée du sas, ils tombent sur Angélica qui a eu le temps d'aller attacher le garde sur un siège et de revenir.


Alekseï, heu... Qu'est-ce que c'est que tout ça ?

Heu, dans ce caisson, c'est Houyo, une espèce de xeno-tigresse. Je t'expliquerais plus tard, mais je ne veux pas la laisser là. C'est important pour moi.
Et voici Mr Teach, le gardien du zoo et ancien chasseur. Ainsi que son assistant, j'imagine.

Vous pouvez retourner chercher les autres caisses, s'il vous plaît ? Bonny entreposera dans le vaisseau pendant ce temps...

Dès que les employés se sont éloignés, il souffle à Angelica :

Ils coopèrent, ils ne veulent pas crever ici. Mais fait attention. Ils changeront peut-être d''attitude s'ils voient le garde attaché. Et Teach est une sorte de chasseur-aventurier, c'est un malin. Seamus et Bonny t'aideront, mais moi je dois retourner épauler les autres.

Soit vigilante. Et prudente, surtout. Et prend ça, ça te sera peut-être utile.


Il lui glisse deux paires de menottes, récoltées dans la salle SM. Alekseï se remet en route, pour rejoindre d'abord Teach et son assistant, puis Mac, Oban et les filles. Il avance vite, car les dangers ont sûrement été neutralisés par ses derniers.

Plus loin, Mac, Parisse, Nétifer et Oban ont continué d'avancer, traversant une série de couloirs sans rencontrer personne. Oban peut toutefois sentir une activité non loin. Arrivés près de la grande salle du casino, et quoiqu'ils ne soient pas obligés de passer par celle-ci, ils peuvent y jeter un oeil discrètement par les hublots qui percent les portes.
A l'intérieur se déroule une scène étrange. Il y a là une demi-douzaine d'agents de la sécurité, mais ce ne sont pas eux qui attirent vraiment leur attention : Les tables et chaises ont été poussées pour libérer un grand espace au centre de la pièce. Là, sur le sol, est tracé en rouge un grand cercle rempli d'arabesques complexes. Au centre de ce cercle est assise en tailleur une femme qui leur tourne le dos. Son regard est dirigé vers la porte principale du casino, au-delà de laquelle attend la foule de spectre venus récupérer le journal. Devant elle, cloué au sol, un homme est agité de soubresauts. Il est entaillé de partout, et c'est son sang qui a servi à tracer le cercle.

Même si il ne voit pas son visage, Oban reconnaît la femme à ses tatouages : Il l'a bousculée en montant à bord du Marjorie-Céleste, puis lui a parlé lors de la soirée d'accueil.


Qu'est-ce que c'est que ÇA ?

A mon avis ? Un rituel mystique. C'est probablement une magicienne, et je mettrais ma main à couper qu'elle tente d'empêcher les spectres d'entrer.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Et on compte l'empêcher ou la laisser faire ? J'imagine qu'on va la laisser faire pour le moment, mais... On compte l'en empêcher plus tard ?

Si vraiment elle empêche les spectres d'entrer, et c'est probablement le cas puisqu'ils n'ont pas encore tué tout le monde ici, tu veux vraiment faire en sorte qu'elle arrête ? Sérieusement ? Crétin...

Ça suffit, tous les deux !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] J'ai rien dit, moi...

Allez, on monte.

Maccari prend la tête avec Parisse et les deux égérians suivent le couloir se dirigent vers un des escaliers menant aux niveaux supérieurs. Alekseï les rejoint rapidement.

Oban commence à percevoir des vibrations de bruits de pas et de vois au-dessus de lui. Il ne peut encore discerner les conversations, mais estime qu'il y a une dizaine de personnes, réunies dans une seule pièce, plus deux autres en haut de l'escalier qu'ils sont en train de monter.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Attention. Une dizaine de personnes mobiles dans une pièce. Peut être plus. Et deux en haut de l'escalier.

Tu bloques leur technologie de communications et d'armes, je prends celui de droite, tu prends celui de gauche ? Dit-il à Mac.
Nétifer à notre suite pour assurer si l'un de nous deux foire.
Oban va vérifier si ça ne bouge pas dans la pièce suite à notre attaque.


L'enfant s'accroupit, pose la main sur le sol, et commence à écouter les vibrations.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ...


Dernière édition par Eric le Mar 23 Fév - 21:19, édité 1 fois
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