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Le space opera nouvelle génération
 
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 Solitude

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Eric
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MessageSujet: Re: Solitude   Mar 20 Oct - 15:56

A l'hôtel...

Alekseï et Netifer retrouvent Angelica à l'Hôtel de l'Etoile, où ils se sont installés à une table de la grande salle à manger. Situé sur une petite hauteur de la ville, l'établissement est spacieux, propre et bien éclairé grâce à une grande baie vitrée qui remplace trois murs sur quatre. Si l'architecture est typique des bâtiments coloniaux (tout en métal, plastacier et fibres de synthèse), le grand bar et les tables en bois massif apportent une petite touche chaleureuse à l'ensemble. Les chambres doivent être situées dans les étages supérieurs (l'hôtel en compte quatre) et sont accessibles par ascenseur ou escaliers.

Les clients ne sont pas nombreux en ce milieu de matinée. La salle doit pouvoir accueillir environ deux cents couverts, mais seule une vingtaine de personnes sont présentes et la plupart sont assises au bar. Presque tous ressemblent à des gens de passage : voyageurs de commerce, pilotes de transporteurs, etc. Il y a même un égérian, qui soigne son mal de terre à grand coup de gnôle locale. Le barman, un gros type barbu à l'air jovial et à la voix forte, est aidé d'un serveur d'à peine vingt ans qui est en train de prendre la commande d'Angelica.


Alors ... une limonade sans sucre, s'il vous plaît.

Tout de suite, mademoiselle, répond le jeune homme d'une voix légèrement efféminée.

Oh, les amis que vous attendiez, je suppose ? ajoute-t-il en voyant arriver Alekseï et Netifer. Bonjour et bienvenue à l'hôtel de l'étoile, dit-il aux nouveaux arrivants. Il passe rapidement sur la séclanti avant de jauger le jeune russe d'un air appréciateur.

Mmmm ! Je suis Alexis. A votre service. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à me demander, dit-il à Alekseï de manière entendue. Encore un peu, il lui faisait un clin d'oeil !

Alekseï. Si vous pouviez m'apporter un citron pressé, pour commencer ? Avec un glaçage du verre au sel, s'il vous plaît, Alexis. Merci d'avance. Sourir et petit signe de tête.

Le serveur lui sourit en retour et avec un dernier regard en coin, retourne vers le bar... Sans même prendre une commande pour Netifer !

Celle-ci ne se gène pas pour le héler :


Et un thé pour moi ! Putain de dégénéré...

Alexis se retourne pour répondre, mais se fige en croisant son regard et file avec l'air penaud.

Dès que le serveur s'est éloigné, Alekseï s'assoit et engage la conversation avec Angelica sur le sujet qui lui brûle a langue :


Tu as eu accès à l'hypernet ? Des informations sur nous ?

Rien pour le moment... Et quand je dis rien, c'est rien. Rien n'indique qu'on ait même disparu ou que nos familles se soient inquiétées de notre absence.

Alekseï fixe la table et se met à marmonner, comme s'il se parlait à lui-même.

C'est impossible. Il doit y avoir quelque chose la-dessous. Oban, bien sûr, on ne parlerait pas de lui. je ne sais pas.
Mais pour toi, moi, et Netifer, c'est impossible... Le bon côté, c'est que le rendez-vous de demain avec Sato en sera sûrement simplifié.

J'ai envie de contacter ma famille via l'hypernet, mais... J'ai le sentiment que c'est une mauvaise idée, puisqu'on ne trouve rien sur nous dans le réseau. C'est comme si on avait été effacés à dessein. Je n'ai pas envie d'apporter des problèmes aux miens.

Et cette fille aux cheveux blancs, pourquoi est-elle partie sans rien dire... ? Non... Ça ne colle pas. Rien ne colle.

Il se redresse et fixe les filles.

Qu'est ce que vous pensez de tout ça, vous ? A un moment ou à un autre, la question va se poser. Autant le faire tout de suite. On tente quand même de prendre contact ? S'il faut mon avis, je suis contre. Pour l'instant, du moins. A vous de voir. Et il expire. Il sait qu'il propose le chemin difficile. Pour plusieurs d'entre eux au moins, dont lui.

Honnêtement, je... Tiens, Voilà Oban.

En effet, le jeune homme et le garçon viennent de passer la porte de l'hôtel, interrompant momentanément la conversation. Une minute plus tard, les voilà assis à leur tour.

Alors, comment ça s'est passé de votre côté ?

Ça fera 7000 cred'. Et vous ?

Pas très bien. Netifer a réussi à sortir 3000 crédits. De mon côté, j'avais déjà vidé tous mes comptes il y a 8 mois.

...                 Okay, je pourrai peut-être y faire quelque chose. Demain. Il y a de quoi manger, ici ?

Évidemment. On est dans un hôtel-restaurant, Oban... Appelle le serveur. Son nom, c'est Alexis. Et, pour information, qu'est-ce que tu compte faire demain ? Le regard d'Alekseï croise celui d'Angelica, comme s'il attendait la conclusion de sa phrase laissée en suspens autant que la réponse d'Oban. Une réponse qui arrive une fois que l'enfant, ayant observé que les deux employés avaient la tête ailleurs, revient avec le reste d'un petit bol de cacahuètes trouvé sur le bord d'une table.

Bah, je suis pas mathématicien, mais j'pensais que c'était évident. On va devoir trouver 4000 credits. Un peu plus, vu qu'on va devoir payer l'hôtel. Quand à comment je vais faire ça... Ca n'a pas d'importance, tant qu'on repart d'ici, pas vrai ?


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MessageSujet: Re: Solitude   Jeu 22 Oct - 10:36

En fait, si, c'est important, Oban. Tu ne peux pas simplement nous dire que tu as une solution et nous laisser dans l'expectative. Tu es peut-être un petit génie de la mécanique, mais tu n'as que douze ans, je te le rappelle, alors laisse nous juger si ton idée est bonne. Et puis si c'est le cas, on peut peut-être t'aider au lieu de rester les bras croisés !

Ooookay... Bon, j'ai plusieurs plans.

J'ai laissé des affaires au mécano avant de perdre la mémoire. Il y a un speeder qui m'attend là-bas. Je pourrais le vendre.

OU ALORS.... Je pourrais participer à une de ces courses de speeder qu'ils semblent avoir par ici. Ca serait pas mal aussi, ça.

Et au passage, l'appareil de la petite a été saboté, j'en suis certain. Du coup, vu que ce sont les mécanos de ce garage qui ont révisé le moteur, c'est soit eux les coupables... Mais je n'ai pas l'impression...  soit quelqu'un est entré chez eux et a saboté le moteur. Hier, dans l'atelier. Et si on le trouve, ça peut nous faire des ronds.

Ou encore... C'est nous les coupables, et on ne le sait même pas. Et on se met dans la merde en restant là. Parce que si on est déjà passés ici, on connait des gens. Et on ne le sait pas.

Je pensais parler de ça ailleurs, plus tard, mais bon...

On n'est pas coupables. Aucun d'entre nous ne s'abaisserait à saboter le véhicule d'un particulier. J'en suis persuadé.

Quant à la course de speeder... est-ce que ça ramène beaucoup de crédits, et ça coûte combien pour s'inscrire ? Parce que tu ne connais pas le terrain, ni les autres participants, ni leurs machines. C'est risqué.
Revendre ton engin, pff... Faut voir s'il vaut suffisamment. Mais si c'est le cas, ça vaut peut-être le coup.

Et je vous rappelle que nous serons interrogés par Sato, demain.

Oui, c'est vrai. Il faudra lui dire, d'ailleurs, pour le sabotage.

Personnellement, je n'aime pas ça... Être interrogés par ce policier, je veux dire. J'ai comme un mauvais pressentiment.

Pourquoi ? Alekseï a raison. Aucun de nous n'est du genre à commettre un crime, donc on n'a probablement rien à se reprocher.

Euh... Je n'ai pas "exactement" dit ça. Je pense que si l'un d'entre nous avait commis un crime, se serait d'une façon moins... Sournoise, on va dire.
Je reste persuadé que nous ne sommes pour rien dans un éventuel sabotage. Mais je suis d'accord avec Netifer. L'interrogatoire, je ne le sens pas non plus.
On est les nouveaux venus. Parfois, quand ils n'ont aucune piste, les forces de sécurité mettent tout sur le dos du vagabond qui traîne dans le coin. Histoire de faire croire qu'il gèrent la situation.
Dans ce cas, précis, nous sommes les vagabonds... Je pense qu'il vaut mieux garder cette histoire de sabotage pour nous.

En tous cas moi j'aurais fait comme ça. Sabotage égale meurtre parfait. Et vu ma taille, de toutes façons... Ouais, précisément comme ça.


Et je suis passé là bas. J'aurais vraiment pu le faire. Pourquoi je leur aurais laissé des trucs si importants..? Qui a tiré sur Dan..? Comment on s'est réveillés... ensemble, disons ? Il faut mettre ça dans l'ordre. En tous cas si j'ai déposé mes affaires les plus class en dépôt, c'est que je savais qu'il allait arriver un truc sur Dan.

Je crois que je vais aller au vaisseau, ensuite. Je dormirai mieux là-bas.

Ouioui... J'espère juste que ta petite copine Lilo ne va pas apprendre que tu es l'infâme génie du mal qui a saboté le vaisseau de son père pour commettre le meurtre parfait. Sinon, votre relation va devenir compliquée. Ça risque de faire une sacrée scène de ménage. Alekseï a évidemment un petit sourire amusé. Mais ne t'inquiète pas. Bouche cousue, pour moi.

Bon, plus sérieusement, c'est vrai que c'est étrange que tu aies déposé tes affaires importantes là-bas. Tu n'as pas réussi à tirer les vers du nez des responsables du hangar ? Et en parlant d'affaires importantes, une idée lui vient. Lui, s'il était déjà passé dans cette ville, où aurait-il déposé ses affaires ? Un instant de réflexion...

A moins bien sûr que ce ne soit pas Oban qui ait laissé son speeder là-bas. Notre cinquième compagnon de voyage aurait très bien pu l'emprunter pour quitter notre lieu d'atterrissage et rejoindre la ville. En fait, ça me paraît être une explication plus probable. Non ?

Mouais. A priori, ça semble assez logique. Ce qui voudrait dire que l'on devrait rechercher la cinquième ici-même. En ville, voir même dans cet hôtel.

D'ailleurs, tant que nous y sommes pour les questions, les suppositions, et les choses qui ont attiré notre attention... Je suis le seul à avoir trouvé le médecin et son assistante vraiment bizarres ?

C'est sûr qu'ils sont un peu étranges, mais Lilo nous l'avait bien dit. Je suppose que toutes les villes ont leur lot de personnalités... uniques.

Bon, assez de digressions. On va rester centrés sur nos objectifs, d'accord ?

D'abord, savoir si notre "amie" aux cheveux blancs est passées ici. Il va falloir commencer à poser des questions, en commençant à l'atelier de l'astroport. Il faut aussi savoir si elle a pu prendre un vol pour quitter la planète récemment.

Ensuite, quitter cette planète, donc nous financer. Oban, cette histoire de course me semble un rien aléatoire. Payer des frais d'inscription sans garantie de gagner ? Je suis contre. Sans compter que c'est probablement dangereux. Désolée, petit, mais on ne va pas te laisser prendre le risque de te blesser ou pire. Vendre ton speeder serait probablement plus sûr. Et si ça ne suffit pas, je suppose qu'on va devoir trouver des solutions alternatives.

Tu veux dire trouver du travail ? demande Angelica.

Netifer soupire devant tant de naïveté.

C'est... Ce serait une bonne idée si nous avions du temps. Mais travailler veut dire salaire, donc longue durée, donc frais d'hébergement et de nourriture, donc encore plus de temps... On en aurait pour des années. Je crois que Netifer pense à des solutions plus... rapides.

Ca y est, vous avez fini ? Alors une fois de plus, et j'espère pour la dernière fois, on va mettre les choses au clair : Je. Fais. Ce. Que. Je. Veux. Je ne...

ÇA SUFFIT, OBAN ! fait Netifer d'un ton sans réplique. Non. Tu. Ne. Fais. Pas. CE. Que. Tu. Veux ! Ajoute-t-elle en l'imitant, pleine d'une colère contenue. Il y a quelque chose dans son regard qui effraie sincèrement le jeune garçon.
Tu veux que les choses soient claires ? Alors voilà : Tu as douze ans, alors tu te tais et tu obéis aux grandes personnes. Et estime-toi heureux de ne pas être chez moi : Un enfant qui s'adresse de cette façon aux adultes aurait droit au fouet !

Je ne vois pas d'adultes ici.

Cette conversation est terminée, aussi Oban tourne-t-il les talons avec ses sacoches.

Oban, tu t'assieds tout de suite, dit Netifer d'une voix qui charrie des glaçons. Je ne le dirai qu'une fois.

Moment de silence...

Il va falloir enfreindre les lois locales, si tu veux mettre tes menaces à exécutions. Et tu sais ce que je sais faire mieux que toi ?

L'enfant se tient la joue, et se recroqueville. Il retourne vers la brune un visage transformé, déformé par la douleur et la peur. Et il hausse le ton :

Elle... Oh mon dieu elle m'a frappé ! Si fort ! Pourquoi ? Je ne suis qu'un enfant ! Au secours ! Au secours ! Ne la laissez pas s'approcher, je vous en supplie !

Arrête ton cinéma. Elle ne t'a pas touché, et il y a au moins dix témoins qui peuvent en assister. Tu es ridicule, Oban...
Heureusement qu'elle ne t'a pas touché, d'ailleurs. Je crois que tu ferais moins de bruit...

Puis Alekseï se penche discrètement vers Angelica, et lui murmure à l'oreille... Personne à par elle n'entend.

C'est à toi d'intervenir et de le soutenir en douceur, si tu veux qu'il se calme. J'étais comme lui quand j'étais gamin, en un peu moins stupide et manipulateur, mais je sais de quoi je parle. Il a besoin d'une présence féminine. Hum... Fais ce que tu peux, s'il te plaît.

Mais le temps qu'Alekseï s'adresse à Angelica, Netifer s'est levée d'un bond et en quelques enjambées furieuses a franchi la distance entre Oban et elle. Son attitude ne laisse aucun doute au garçon qui sent venir le coup et se protège d'instinct...

...Mais la mais qui filait vers lui se contente de saisir son oreille entre le pouce et l'index et de pincer un peu fort (ce qui reste étonnamment douloureux), avant de tirer derrière elle un Oban qui se voit obligé de marcher sur la pointe des pieds.


Toi, je te préviens, tu es puni !

Ah ! Lâche-moi ! T'es qu'une inconnue, je dois pas parler aux inconnus ! T'es même pas une adulte, lâche-moi putain, je te jure que je vais te faire payer ça ! aïe !

Attends, Netifer, dit Angelica d'une voix hésitante. Tu ne crois pas que...

Vous avez réservé des chambres ? la coupe la séclanti.

Heu... Oui, mais...

AU SECOUUUUURS ! A L'AIDE ! ON ME KIDNAAAAAPPE ! Cette fois, Oban ne crie plus, il hurle.

Alors on va aller s'expliquer là-haut ! dit-elle en tordant un peu plus fort l'oreille d'Oban pour l'obliger à la suivre tandis qu'elle prend la direction des ascenseurs.

Alekseï soupire, puis se lève calmement. Il se dirige à la suite de ces deux là vers l’ascenseur.

A tout à l'heure. J'espère que l'on pourra discuter plus calmement.


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MessageSujet: Re: Solitude   Dim 25 Oct - 20:44

Le trio passe près du bar au son des cris poussés par Oban. Cela leur vaut quelques regards de certains des clients assis au bar. Ils sont parfois désapprobateurs, parfois exaspérés, mais difficile de dire si ils désapprouvent l'attitude de Netifer ou celle d'Oban, ou si ils sont juste dérangés par le bruit. En tout cas, personne ne fait mine de se lever.

Une fois les portes de l'ascenseur refermées derrière eux, Netifer relache Oban :


C'est bon, tu vas te calmer, maintenant ?

J'allais te demander la même chose !

Une fois son oreille libre, Oban se calme vite et prend l'initiative. Dans son expérience, garder le contrôle de la discussion rime avec garder la vie.

Ecoute, j'ai des trucs à faire, c'est dans l'intérêt de tout le monde, et si tu veux en savoir plus, tu m'accompagnes à Dan, comme ça t'es tranquille, tu sais ce que je fais, en plus t'as fait ton boss, ils sont tous là genre "waouh, elle a fait taire Oban, bla bla bla".

Et là je te montre ce qui se passe vraiment. Et là tu décides si tu veux faire confiance à tout le monde ici.

Mais tu touches encore à mes oreilles et c'est bon, pouf, apu Oban, moi partir, moi pas besoin de vous. Pas besoin de vos crédits. Je suis gentil parce que je le veux bien, et tu m'aides pas. T'es pas ma mère. J'ai quelqu'un qui s'occupe de moi, et je vais aller le réparer.

Maintenant !

Tu viens ou pas ?

Alekseï, tranquillement adossé à une paroi de l’ascenseur, annonce d'une voix douce, peut-être même un peu trop douce :

Tu as prouvé il y a deux minutes à peine que tu n'es pas digne de confiance.
Et que tu te ne te rends absolument pas compte de ta situation...
Commence par parler correctement. Il n'y a pas de "Maintenant !", ni de "moi je"... On n'est pas tes parents. On n'a pas à supporter tes caprices.
Moi non plus je n'aime pas les ordres. Mais j'en ai parlé calmement avec Netifer, en adulte. Essaye. Tu vas voir, ça ira mieux.

Vous hallucinez complètement. Vous m'avez gavé. Je rentre. Vous n'avez pas d'autorité sur moi, point final. Laissez-moi rentrer à mon vaisseau, c'est du kidnapping, ça !

C'est un peu mieux. Essaye un peu plus. Tu y es presque.

Pas besoin ; Oban avance juste vers la porte, sans leur jeter un regard, au moment où la sonnerie de l'ascenseur indique qu'ils sont arrivés à leur étage. Mais avant que ladite porte ne s'ouvre, Netifer appuie sur le bouton d'arrêt d'urgence qui bloque la cabine.

Elle pousse un soupir fatigué. Lorsqu'elle reprend la parole, elle le fait d'un ton las.


Ok, Oban. J'ai compris. Tu as l'habitude de te débrouiller seul et les ordres ça ne marche pas avec toi. Alors on va essayer autrement. Je vais t'expliquer mon point de vue, comme à un adulte, et tu vas écouter. Après, si tu veux partir...

Bon. Si on est restés ensemble tous ces derniers mois, malgré toutes nos différences, c'est qu'on avait une sacrée bonne raison de le faire, même si on l'a oubliée. Donc nous séparer n'est probablement pas une bonne idée, au moins jusqu'à ce qu'on ait des réponses. Et même si on est tous sous pression en ce moment, et ça me concerne aussi, on doit tous être capables de garder la tête froide. Et je crois que là on vient tous les deux de perdre notre sang-froid. Ça n'aurait pas dû arriver.

Oban comprend que c'est tout ce à quoi il aura droit en terme d'excuses. Mais est-ce que c'en est vraiment ?

Ensuite, si Alekseï a vidé tous ses comptes en urgence, si ton vaisseau s'est fait tirer dessus, si nos disparitions ont été passées sous silence, c'est probablement que nous avons des ennuis... Et des ennemis. Encore une autre bonne raison de rester ensemble.

Et si on doit rester ensemble, découvrir ce qui nous est arrivé et nous sortir du pétrin, ça veut dire qu'on doit agir en équipe, de façon coordonnée. Donc on ne peut pas faire cavalier seul, décider chacun dans notre coin de ce qu'on a envie de faire sans en informer les autres, surtout si ça implique de prendre des risques inutiles... Comme de participer à une course de speeder si on a d'autres solutions moins dangereuses.

Maintenant, la question est la suivante. Est-ce que malgré tes habitudes, tu crois que tu es capable de faire partie d'une équipe ?

[/url] On se connait depuis une journée ! On a peut être trainé ensemble mais on se connait, de mémoire, que depuis une journée !

En plus j'agis bien plus dans l'intérêt de "l'équipe" (Oban appuie les guillemets avec ses doigts) que vous ! Je propose même de me faire accompagner, vu l'état de votre confiance !

N'empêche que ça reste MON vaisseau, pas votre taxi ! MA maison, ou vous n'êtes que des invités ! MON frère ! C'est lui qui m'a élevé, pas vous ! Et là, je vais aller le rebrancher, et en apprendre plus sur ce qui nous est arrivés que vous n'en avez fait depuis qu'on s'est levés dans le bois !

Alors c'est quoi, votre problème ? Mon manque de militarisme ? Pardon de ne pas être un militaire. Ni un prisonnier, d'ailleurs. On peut passer à autre chose ?

Parce que si vous voulez qu'on traine en meute, vous avez qu'à me suivre. A moins que ça touche trop vos égos de ne pas avoir eu l'initiative de d'abord en donner l'ordre ?

Et toi, le blond avec le balai, ta confiance tu peux l'utiliser comme lubrifiant, d'accord ? Si quelqu'un ici n'inspire pas la confiance, c'est bien les gens sans cœur et sans manières.

Vous comptez me retenir de force, me suivre, ou on se sépare ? Faîtes comme moi : faîtes ce que vous voulez.

Je... Oh bon sang. A quoi est-ce que je pensais ? Ça m'apprendra à vouloir avoir une conversation censée avec un enfant.

Bon, puisque c'est ce que tu veux...

Elle débloque le bouton d'arrêt d'urgence et la porte s'ouvre sur le couloir du troisième étage.

...Vas-y. J'espère pour toi que tu ne le regretteras pas.

Vous êtes vraiment bizarres. Ciao.

Impossible pour l'enfant de comprendre ce qui les motive ; après tout, il a sincèrement fait tout ce qu'il a pu pour aider. Mais s'il faut collaborer, il faudra d'abord qu'ils arrêtent de le traiter d'enfant. Il se rend donc vers les autres, pour leur expliquer son point de vue, et les inviter à le rejoindre s'ils le veulent.


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MessageSujet: Re: Solitude   Lun 26 Oct - 9:31

Pendant ce temps, dans la grande salle...

Après le départ de Netifer, Oban et Alekseï, le silence est revenu. Angelica, se retrouve seule à table. Elle se prend à parler toute seule.

Eh bien. C'était... hum... Plutôt gênant. J'espère que ça va aller.

Quelques minutes plus tard, elle voit redescendre tout seul un Oban à l'air contrarié. Dont le visage se ranime en la voyant.

Bon, bah comme je disais, je vais aller dormir au vaisseau, s'il y a un saboteur dans le coin je veux pas avoir de mauvaises surprises. Et j'ai retrouvé Dan ! Alors je vais le rebrancher, j'en saurais peut être plus demain. Si tu veux venir, t'es la bienvenue.

Tu vas y aller tout seul sinon ? Attends, je vais venir avec toi. Et puis ça m'intéresse de voir fonctionner Dan.

C'est donc en compagnie d'Angelica qu'Oban quitte l'hôtel et repart vers l'astroport.

Pfff... J'imagine que prendre un bain pourra attendre, fait-elle l'air désolée une fois dans la rue.

C'est juste retardé. Promis, on se baignera avant la fin de cette histoire.

D'un pas plus assuré, Oban se dirige vers Dan, enjoué. Avec Angie, ils passent devant le magasin de pièces pour voir s'ils sont toujours ouverts. Et il s'avère que oui, même si c'est l'heure du déjeuner. En jetant un oeil à l'intérieur, il aperçoit les deux mécanos, Marc et Carrie, assis à une table en train de manger un sandwich tout en continuant à se disputer au sujet de mécanique de course.

Dis pas de bêtises, Marc. Le carburant enrichi, c'est très bien, mais on n'a pas le moteur pour. On finirait peut-être les trois tours, mais on serait bon pour le changer.

Ouais mais si tu gagnes, on aura de quoi s'en payer un de dernière génération !

Ouais... SI je gagne.

Haha, encore là à essayer de trouver un moyen d'accélérer ? Moi aussi, à vrai dire. Je voulais récupérer ma bécane pour emmener une fille faire un tour ! il fait un clin d'oeil entendu à Angie. Il faudra que je voie la vôtre, Carrie. Un esprit frais apporte parfois des solutions inattendues.

Vous savez quoi, monsieur Cross ? Vous nous laisser jeter un oeil sous le capot du votre et vous pourrez un faire autant avec le notre.

Ouais, mec !

Alors d'accord. Angie, si tu veux voir le travail, on le découvre ensemble.

Je dois avoir pile de quoi l'ouvrir dans mes sacoches... Mais on fait vite, genre une heure, pas plus.

Et les bricoleurs se retrouvent à assister Dan dans l'extraction du panneau principal. Il découvre avec, parfois, une semi-surprise qu'il s'efforce de cacher. On sent quand même qu'il découvre son travail, ce qui est étrange, vu que parfois, il sait exactement où seront certaines pièces qu'il estime plus à l'aise à des endroits peu populaires chez d'autres mécanos.

En fait, il y a même deux ou trois pièces de technologie inconnue, et il est incapable de dire à quoi elles servent !


Eh ben ! C'est... heu... pas conventionnel. Tu as des corones, petit, pour monter sur cette bombe !

Ouais. Ou tu es complètement inconscient.

Ça vient d'où, ce contrôleur de champ electo-s, là ? demande-t-elle en désignant un des organes qu'il n'a pas reconnu. On dirait de la tech alien. C'est quoi ? Sélucéen ?

Surement. Tu sais, j'ai grandi à l'extérieur de la fédération Terrienne. Je ne connais pas la provenance de tout, mais tant que ça marche, ça me va !

Allez, à votre tour !

Comme promis, ils montrent de plus près leur engin à Oban et Jessica. C'est une belle mécanique, construite autour d'un chassis plutôt commun mais hautement modifiée. A l'évidence, ces deux-là connaissent leur affaire.

Wah... Je vois pas ce qu'il y aurait à changer, là comme ça... Peut-être un condensateur de phase, en sortie moteur. Pour canaliser la poussée. Mais ça pompe. Peut-être avec un interrupteur. Ca vous ralentira, pour sur, à cause de l'excédent de poids. Quelque chose comme deux pourcents de vitesse. Mais dans les lignes droites, on gagne dans les dix-sept pour cent facile.

En tous cas, merci pour tout ! C'est fort instructif. On se revoit bientôt.

Oban récupère ses sacoches, entreprend de les mettre sur le speeder. Puis il se retourne, avant de monter en selle :

 Et vous devriez parler à votre équipe de nuit. Ces moteurs que vous avez réparé, ils se sont arrêtés. Et ça ne devrait pas arriver. Si on me pose des questions, je dirai la vérité. Si vous avez des caméras de sécurité, vérifiez les enregistrements.

Vous avez l'air sympa, ce serait bien qu'il ne vous arrive rien. Allez, Angie, monte derrière, on va voir Dan.


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MessageSujet: Re: Solitude   Lun 26 Oct - 15:10

Dans les étages...

Après le départ d'Oban, Netifer et Alekseï se retrouvent seuls dans le couloir.

Eh bien ! Il peut parler de nos égos, celui-là ! Le sien nous bat à plate couture ! Au moins, il a du caractère.

Ouais... Le problème, c'est ce qu'il en fait. Même pour un morveux de dix ans, il est prétentieux, inculte, stupide et borné. Il a déjà commencé à poser des problèmes, et il va continuer. On a suffisamment de soucis, si en plus on doit se traîner un boulet... Alekseï a les mâchoires serrée.

Bon, tant qu'on est à l'étage, je vais voir à quoi ressemble la chambre. Ça lui laissera l'occasion de décamper. Parce que vu la façon dont il vient de me parler il vaut mieux qu'il ne me recroise pas avant quelques temps.

Bah. Ne soit pas trop dur avec lui quand même. C'est déjà dur pour nous de gérer la situation, alors pour un enfant...

C'est aussi de ma faute. Je n'aurais pas dû m'énerver.

Non, je ne suis pas trop dur. La preuve, je ne lui ai pas mis ma main dans la figure, alors qu'il le méritait cent fois.
En fait, tu as été trop douce. Je n'aurais jamais cru ça d'une Séclantie, d'après ce que j'ai appris de vous. A la base, je suis venu dans l’ascenseur pour t'empêcher de le massacrer, tu sais...

C'est peut-être un enfant, mais notre survie à tous dépend peut-être de ses réactions. Et je t'avoue que ce qu'il a montré ne me rassure pas beaucoup.

Alekseï ouvre la porte de sa chambre et y jette un coup d’œil. Elle est petite, le mobilier n'est pas très neuf, mais elle est propre et bien éclairée par une grande fenêtre. Il a sa propre petite salle de bain et un projecteur tridéo.

Tu ne comprends pas, Alekseï. Je ne suis pas du genre à perdre mon sang froid. Vraiment. Et pourtant, avec ce qui est en train de nous arriver, je n'ai pas su garder la tête froide. Alors Oban ? Comment espérer qu'il le fasse si moi j'en ai été incapable.
Et regarde Angelica... Quant à toi... Franchement, je ne sais pas comment tu fais.

Alekseï semble pensif, comme s'il se remémorait de vieux souvenirs.

J'intériorise autant que je peux.
Je te l'ai dit quand nous nous rendions à la banque : quand je perds mon sang-froid, je deviens dangereux. Je fais le maximum, depuis mes treize ans, pour que ça n'arrive plus. Mais ce n'est vraiment pas passé loin, dans l'ascenseur...

C'est aussi pour ça que j'en veux à Oban. On fait des efforts pour se contrôler, et lui... Pfff... Air blasé.
Bon. Passons sur cette histoire. Je vais essayer de ne pas être trop dur avec le môme. Ça n'aidera personne si nous, en plus des autres, perdons pied.

La bonne nouvelle, c'est que les chambres sont correctes, et individuelles.

Je pense que je vais redescendre, et commencer à chercher des pistes sur la Cinquième. Et toi ?

Je vais tâcher de nous trouver plus de crédits... Après avoir pris un repas et une douche.

Bonne idée. Je mangerai et me laverai plus tard. Je vais profiter des dernières heures où ce n'est pas encore trop suspect de se balader.
Pour information, tu comptes t'y prendre comment avec les crédits ?

Il y a forcément des gens en ville qui ont de l'argent et qui sont prêts à le dépenser. Reste à déterminer ce qu'ils veulent en échange.

A tout à l'heure, dit-elle en se dirigeant vers sa propre chambre.

Mais... Alekseï s'arrête net et n'exprime pas sa pensée à haute voix. Elle n'a rien à proposer en échange ! Ce sera forcément du vol, ou de l'échange de service. ... Bon courage. Sois prudente.

Et, de son côté, il se dirige vers le zinc... Il a quelques questions à poser au patron ou à Alexis, de préférence, avant de partir en ville.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mer 28 Oct - 17:52

Un peu plus tard, au vaisseau...

Oban et Angelica retrouvent le vaisseau tel qu'ils l'ont laissé. Une fois à bord, ils se rendent dans le poste de pilotage, où le jeune garçon sort de sa sacoche le rack contenant le cristal psychique et la matrice permettant de faire fonctionner l'IA créée d'après le schéma mental de son frère.

Il est évident qu'angelica a des questions qui lui brulent la langue, mais elle se retient et reste silencieuse.


Quoi ? Faut pas faire la timide avec moi, hein.

J'aime bien les gens. J'en vois pas souvent,surtout des gentils. Ou des jolies, comme toi.

Oban pense sincèrement ce qu'il dit, mais il n'oublie pas qu'une taupe est peut-être dans le groupe. Certains de ses outils ne sont pas pour Dan, mais pour sa propre protection. Une fois le montage terminé, il ne lui reste plus qu'à activer Dan ; il attend juste la réponse de la jeune femme.

Ça n'a pas dû être facile pour toi. De ne pas croiser le chemin de beaucoup d'êtres sympathiques, je veux dire. Il y en a beaucoup, pourtant, tu sais. En fait, la plupart des gens ont un bon fond. Il faut juste savoir être patient et tolérant.

Mais du coup, je comprends mieux pourquoi tu tiens tant à la mémoire de ton frère.

Bah y'a aussi des alien sympa. C'est juste qu'on a pas vu tant d'humains que ça. Attends, je vais te le présenter, mon frère.

Prête ?  Et Oban branche les derniers fils, presque sur que ça va marcher. Presque. Il croise les doigts et...

...Et la matrice s'active. Il voit défiler sur l'holo-écran de bord les paramètres de configuration de l'IA de Dan. Le processus de réinstallation prend une trentaine de secondes, et arrive à son terme sans encombre.

Il y a d'abord un grésillement dans les hauts-parleurs, puis une voix d'homme en jaillit.


Bonjour, Oban. Bienvenue à bord.

Oban perd un poids invisible, qu'Angie peut malgré tout presque voir disparaître de ses épaules.

Dan ! Mon vieux, je te jure, ça fait du bien de t'entendre. Récupère la date, et accède au journal. Je veux savoir tout ce que tu as enregistré d'important dans la dernière année. Je veux savoir si on est passés par la station Babylon, aussi. Et tes données sur miss Angie ici présente.

Après quelques secondes, Dan répond...

Désolé, Oban, mais il semble qu'il y ait plusieurs anomalies dans ma mémoire. La date système du vaisseau et la date de dernière mise à jour de ma base de données affichent un décalage de 11 mois et 13 jours terrestres. Le dernier enregistrement date de 3 jours seulement après notre départ de la décharge et ne signale rien de particulier. De plus, je ne dispose d'aucune donnée personnelle sur miss Angie, si ce n'est que ses données biométriques sont enregistrées dans les systèmes de sécurité depuis 7 mois et 29 jours et que sa présence à bord a été confirmée quotidiennement depuis.

Par contre, je peux te dire que nous sommes bien passés par la station Babylon d'après les enregistrements de géolocalisation. Nous y sommes arrivés il y a huit mois et onze jours et en sommes repartis quatorze jours plus tard.

Mince. Sa mémoire aussi a été effacée !
Par contre, ça veut sûrement dire qu'on s'est rencontrés pendant qu'on était sur Babylon.

La réaction d'Oban le surprend lui-même, tant elle est intense et violente..

PUTAIN DE MERDE ! FAIT CHIER ! J'EN AI MARRE DE CES CONNERIES !

Angelica pose une main compatissante sur l'épaule du garçon.

Allez, Oban. Je sais. C'est dur. Mais au moins il n'a pas été complètement effacé. Ton "frère" existe encore. C'est déjà une victoire, non ?

Et puis on vient d'en apprendre déjà beaucoup sur ce qui nous est arrivé et on peut en apprendre encore plus.

T'as raison. C'est juste... Je me voyais déjà apprendre et révéler aux autres tout ce qui s'est réellement passé.

Dan, on a effacé ta mémoire. et la nôtre aussi. On a tous perdu un an de notre vie, on sait pas ce qui s'est passé. Tu auras remarqué que certains de tes systèmes sont défaillants, et qu'on t'a tiré dessus. Et cette planète... j'ignore jusque son nom. On a visiblement transporté six passagers, trois filles et trois gars. Dont un avec un bras cyber et un qui viendrait du passé. Une des filles a - ou avait - les cheveux blancs. On pense qu'elle est la cause de tout ça, mais on n'en sait rien.

...

Attends. Si on t'a effacé la mémoire mais pas les coodronnées de géoloc, peut-être qu'il reste autre chose. Des fichiers que j'ai enregistré ? Des plans de montage ? Des systèmes qui sont installés mais pas dans ta mémoire ? Visiblement j'ai eu le temps de pas mal bricoler. Peut-être des transmissions d'autres vaisseaux ? pendant que Dan traite les demandes, Oban se tourne vers la blonde.

Angie, c'est toi la spé des communications, si t'as une idée...


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MessageSujet: Re: Solitude   Jeu 29 Oct - 0:06

Pendant ce temps, au bar...

Alekseï s'accoude au zinc. Les autres clients assis près de lui, deux pilotes de transports, le saluent d'un signe de tête avant de reprendre leur conversation qui porte sur les dernières nouvelles sportives. Au dessus du bar, un écran trideo diffuse un match de gravity-ball.

Le patron, un grand barbu massif, s'approche de lui en essuyant un verre.


Bonjour monsieur. Qu'est-ce que je vous sers ?

Bonjour. Rien, merci, je suis déjà servi. Il indique du doigt le verre de jus de citron qui l'attend sur sa table. En fait, je voulais surtout une petite information. Je me demandais si ma sœur est arrivée avant nous, et qu'elle serait repartie, ou dans sa chambre. Je commence à m'inquiéter... Vous n'avez pas pu la louper. Elle a les cheveux blancs, comme moi.

Non, désolé. Une fille aux cheveux blancs, je l'aurais remarquée. Ce n'est pas vraiment courant, par ici.

Bon, je vais donc aller la chercher en ville... Merci pour tout.

Alekseï se met en route.


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MessageSujet: Re: Solitude   Sam 31 Oct - 17:34

Pendant ce temps, à table...

Suite à l'esclandre fait par Oban et Netifer et au départ d'Alekseï, Angelica est partie à son tour pour suivre Oban à sont vaisseau ; Alekseï et Netifer ne sont pas encore redescendus quand le serveur repasse prendre leur commande puis leur sert leur repas. Enfin de la vraie nourriture !



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MessageSujet: Re: Solitude   Lun 2 Nov - 3:45

Un peu plus loin, en ville...

Alekeï flâne dans les rues, presque au hasard.
En fait, son objectif est de trouver les lieux de vie. Les endroits où un nouveau venu pourrait traîner.
Il a les mains enfoncées dans ses poches, même si ses yeux sont à l'affût d'une jeune femme aux cheveux blancs.
Rapidement, il se retrouve dans la "rue de la fête".
Même dans une aussi petite communauté, il en existe une, très réduite, certes.
Aussi, il jette un œil dans chaque rare établissement. Et dans sa langue, il lâche l'air passablement préoccupé, après quelque temps de recherche :


это где? (Eta gdye ?) [Où est-elle ?] Je ne sais même pas où la chercher...

C'est vrai que ne connaissant presque rien du personnage, si ce n'est son sexe et un détail capilaire, il lui est difficile de déterminer par où commencer sa recherche.

A ce moment, une voix rauque l'interpelle.

Tu cherches quelque chose, mon gars ?

L'homme, qu'il n'avait pas remarqué, est assis dans l'ombre, près de l'entrée du "saloon" très vintage dans lequel Alekseï vient de regarder. Il fume un mégot tordu et tient à la main une bouteille d'alcool déjà bien entamée malgré l'heure précoce.

Je cherche ma soeur.
Elle a les cheveux blancs, comme moi. Le ton est sec. Mais pourquoi je perd mon temps à répondre à ce déchet ?

Alors tu cherches pas au bon endroit, mon gars. Burp ! Elle est pas entrée là, finit-il avant de cracher son mégot.
Il s'enfile une rasade au goulot, s'essuie avec sa manche, puis sort un nouveau mégot déjà entamé, le colle entre ses lèvre et le rallume, tout en regardant Alekseï avec un regard chafouin.


"Elle n'est pas rentrée là" ? Ça veut dire que vous l'avez vue quelque part ailleurs ?

Possible. Je m'souviens pas bien, tu sais. C'est s't'alcool frelaté, là. Ça m'embrouille la tête. Par contre, si je pouvais m'payer un truc meilleur...

C'est dangereux ce que tu tentes, parce que je suis prêt à "beaucoup" de chose pour elle...

Je vais être clair avec toi : je n'ai pas d'argent sur moi, mais je peux t'en donner plus tard, si tu as vraiment des informations qui me permettent de la retrouver. Ma parole d'honneur.
Ça, c'est la carotte.

Si tu ne me réponds pas, ou que tu cherches à m'arnaquer, et bien... On passe au bâton.

Ou tu me dis que tu as tenté de me faire un sale coup, que tu es désolé, et on en reste là...

Ton choix.

Alekseï jette rapidement un œil dans la rue pour voir s'il y a beaucoup de témoins. Il y a bien quelques passants, mais aucun n'est assez près pour entendre leur conversation et personne ne semble prêter attention à eux pour le moment. Toutefois, s'il venait à y avoir du grabuge, il sera difficile d'éviter d'attirer les regards.

Hé, tu crois que tu m'fais peur, gamin ? Ch'uis un vétéran, moi. J'en ai vu d'autres ! Et puis si tu tiens tellement à elle, tu vas chercher ton blé, parce qu'avec ton joli minois et ta manucure, tu m'fra pas croire qu't'es fauché !

Je ne suis pas "fauché". Mais je ne donne pas de "blé" en aveugle. Ça se passe comme ça, les contrats : on est payé au résultat. En plus, désolé de dire ça, mais tu n'as pas vraiment l'air digne de confiance.
Je suis certain que tu n'as jamais vu ma sœur. Si c’était le cas, tu pourrais me la décrire, me donner son âge, ce genre de choses... Et tu en es bien incapable !

Tant pis pour toi, tu viens de perdre une récompense facile.

Alekseï fait mine de partir.

Hé, te tires pas comme ça. Une jolie fille, à peu près ton âge, les cheveux blancs et les yeux bleus, habillée en gris. Ça te cause ?

Alekseï s'arrête, et dissimule son sourire avant de se tourner à nouveau vers l'ivrogne.

Bien. Tu n'es pas un menteur, après tout. Qu'est ce que tu peux me dire d'utile, quand l'as-tu vue ? Parce qu'un "elle est partie à droite" ne m'aidera pas beaucoup. Et si je retourne chercher mon argent, elle aura sûrement encore plus bougé, donc...

Vas-y, parles. Tu n'auras pas à le regretter, promis.

Vas t'faire @%#&£, gamin. Tu m'prends pour un débile ? Si ch'te crache le morceau, j'te reverrai jamais ! lâche-t-il avant de cracher un truc noir et dégoutant aux pieds d'Alekseï.

Tsss... Je te l'ai déjà dit, je n'ai pas d'argent sur moi. Et si je prend le temps de retourner en chercher, tes informations ne me seront plus d'aucune utilité !

Bon, prend ma veste en gage. Elle vaut au moins 200 crédits. Je viendrai la récupérer plus tard contre de vrais crédits.

Le type attrape la veste, tâte le tissu avec ses doigts crasseux, puis adresse un sourire jaunâtre au jeune homme.

Bah ! J'en tirerai pas plus, hein ?

J'l'ai vue hier. Elle est entrée là-bas, dit-il en désignant la boutique d'un coiffeur hestéticien un peu plus bas dans la rue. L'avait l'air pas tranquille, ta frangine.

Maintenant, tire-toi. Tu m'fais d'l'ombre.

Tu es déjà à l'ombre.
Alekseï a un regard glacial, serre le poing, jette un nouveau regard à la rue. Et, presque à regret, le desserre.
Et merde. Un coiffeur. Elle a teint ses cheveux. Ce qui signifie qu'elle ne veut pas qu'on la retrouve, qu'elle a peur. Et donc que nous...
Bon, ça suffit les spéculations. Il faut que je parle au coiffeur.


Alekseï se dirige vers la boutique indiquée.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mar 3 Nov - 1:49

Un peu plus tard, chez le coiffeur...

L'enseigne indique "Chez Muse. Coiffure. Esthétique. Relooking." C'est une petite boutique, plutôt branchée pour une si petite ville. Sur la devanture les prix indiqués sont très corrects et le nombre de services offerts très divers. Il semble même y avoir un petit magasin de vêtements et d'accessoire à l'intérieur, dont le style détonne avec l'ambiance plutôt rustique qui rêgne à Solitude.

Alekseï franchit le seuil. Il n'y a que deux clientes dans l'échoppe, des femmes d'un certain âge. Elles sont occupées à modeliser leurs désirs en terme d'apparence sur un écran holo tactile. Lorsqu'elle auront fini, elle passeront sous un appareil qui s'occupera automatiquement de la coupe de cheveux, de la teinture, de la permanente, du maquillage, etc. Cette technologie est plutôt commune de nos jours. Rares sont les coiffeurs qui travaillent encore avec des ciseaux !

Celle qui doit être la propriétaire sort de l'arrière boutique et vient à la rencontre d'Alekseï. Elle n'est clairement pas à sa place dans une bourgade perdue. Son style, alliant techno et neo-retro, est plutôt celui d'une fashion-victim d'un des mondes capitales.


Bonjour monsieur. Je suis Muse. Que désirez-vous ? demande-t-elle avec chaleur.

Bonjour Muse. Je... En fait, je cherche ma petite sœur. Elle a fugué, et... Je suis inquiet pour elle. J'ai peur qu'elle ait encore rencontré un sale type qui... Alekseï ne finit pas sa phrase, la gorge serrée.

Elle a des cheveux blancs, comme moi, et des yeux bleus. La dernière fois, elle s'était teint les cheveux pour que mes parents ait du mal à la retrouver, donc, je me suis dit qu'elle est peut-être passée chez vous, aujourd'hui, ou hier...

La fille a l'air ennuyée pour lui.

Ah, désolée, mais ça ne me dit rien. Si elle s'est teint les cheveux, ce n'était pas ici, dit-elle sur un ton compatissant.

vous êtes sûre ? Parce qu'un passant m'a dit l'avoir vue entrer ici... Elle est douée pour se faufiler.

Est-ce que nous pourrions vérifier à deux les données bio-métriques qu'ont enregistré vos appareils ?

Je vous en prie, vous êtes ma seule piste... Je n'ai pas de nouvelles d'elle depuis deux jours ! Il fait la tête du garçon fier mais qui retient ses larmes.

Si ça peut vous faire plaisir.

Quelques instants plus tard, elle pianote sur le clavier de commande et fait apparaître la liste des clients de la veille. Très vite, elle repère quelque chose :

Mais... Vous aviez raison. Elle est bien là. Ça alors ! Je ne me souviens pourtant pas de son passage. C'est vraiment étrange.

Oh ! Dieu soit loué !
Immense soupir.
Et... Elle allait bien ?
J'imagine qu'elle a dû vouloir changer d'apparence... Vos appareils peuvent me donner une image ? Ça m'aiderait tellement à la retrouver avant qu'il ne lui arrive malheur... Aucun souvenir de son passage ? Ça confirme ce que je pensais. Une télépathe Sélénite. Il faudra que je sois prudent. Duncan m'a entraîné à monter ma "forteresse mentale", mais ça ne sera sûrement pas suffisant face à une télépathe née.
En tout cas, vu qu'un homme averti en vaut deux, j'ai mes chances...


Quelques instant plus tard, Alekseï ressort de la boutique. Muse, la propriétaire, est toujours aussi perplexe quant au fait qu'elle ne se rappelle pas cette cliente et n'a pu lui fournir aucun autre détail. Toutefois, il a en poche une impression montrant la nouvelle apparence de l'inconnue qu'il cherche :



Aussi, il rebrousse chemin pour retourner à l'hôtel. Ils seront plus efficaces si chacun des six sait qu'il ne cherche plus une fille aux cheveux blancs. En plus, c'est une sécurité si lui aussi se fait effacer la mémoire.
Sur le trajet, Alekseï reste vigilant, au cas où il l'apercevrait "par hasard". Et il essaye de se remémorer les filles qu'il a croisé sur cette planète... Peut-être qu'il l'a déjà vue. Mais non. Il a beau se creuser la mémoire, rien ne lui revient.


En arrivant dans la rue de l'hôtel, quelques minutes plus tard, il voit juste en face de celui-ci Angelica en train de discuter avec Oban, qui est assis sur un imposant speeder rouge vif.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mar 3 Nov - 12:23

Pendant ce temps, dans le vaisseau...

Eh bien...

Dan ? A part moi, qui d'autre a vu ses données biométriques enregistrées dans les systèmes de sécurité ? Et quand ?

Dan répond dans l'instant :

Trois personnes. Voici les informations.

Une liste de données biométriques s'affichent sur l'écran. Aucun nom n'y est associé, seulement des codes. Toutefois, il est facile de deviner qui cela concerne d'après les tailles, poids et autres éléments biologiques enregistrés. Il semble qu'Alekseï et Netifer aient été enregistrés en même temps qu'Angelica, durant la période où ils étaient sur Babylon.
Deux mois plus tard environ, une jeune femme l'a été à son tour. Ses données indiquent qu'elle a 16 ans et est plutôt petite et légère. Il y a aussi ses empreintes digitales, palmaires et occulaires.


Tu vois, Oban ? On sait déjà qui est arrivé à bord à quel moment. C'est déjà bien, non ?

Oui...

Dan, imprime les empreintes de la passagère d'il y a six mois, s'il te plaît. Je sens que ça va servir. Et recoupe ça avec la géolocalisation, qu'on sache où on l'a prise.

Excuse-moi Angie, mais je vois vraiment pas ce que Dan et moi on fait avec des militaires. Je crois que le lien, c'est nos origines différentes. Je ne sais pas vraiment d'où je suis, mais j'ai le vaisseau alors... On s'en fiche. Mais toi, Alec et Netifer, tous viennent d'un endroit différent. Donc la fille, elle vient d'ailleurs. Où trouve-t'on des gens aux cheveux blancs ? Elle n'a pas les yeux rouges, si ? En voyant que non, Oban conclut :

A ma connaissance, il n'y a pas d'égérians aux cheveux blancs. Et les peuples humains en recensent, mais ce sont des albinos.

On dit que les cheveux blancs viennent souvent d'une ascendance sélénite. Tu crois que c'est possible ? Et tu crois que c'est aussi le cas d'Alekseï ? Ou alors c'est vraiment sa sœur, qui sait...

Pendant ce temps, Dan fait apparaître les données de géolocalisation. Il s'avère qu'il est passé par une douzaine de planètes différentes au cours des huit derniers mois. Il est facile d'identifier celles où il se trouvait quand chacun est monté à bord : La fille a été ramassée sur Crépuscule, un monde majeur, sur la Frontière. D'ailleurs, Solitude (c'est aussi le nom de cette planète) apparaît sur les cartes elle aussi, et est également située sur la Frontière.

Ce sont vraiment des télépathes, alors. C'était pas une légende, c'est elle qui nous a effacés...  Et elle doit pouvoir recommencer. Faut le dire aux autres. Mais pourquoi... Et puis ça ne nous dit toujours pas qui nous a tiré dessus. Si ça tombe, elle l'a fait pour nous protéger.

On doit surveiller les départs de la planète. On a saboté nos moyens de la quitter, c'est qu'on voulait le faire.

Tu crois qu'on devrait en parler à Sato ? J'aime pas trop les uniformes...

Il a l'air de quelqu'un d'honnête, et il pourrait sûrement nous aider, mais... Je ne sais pas. Peut-être qu'on devrait attendre d'en savoir plus avant de raconter tout ça à quelqu'un. Et puis il faudrait peut-être en parler aux autres. Ça les concerne aussi.
Par contre, regarde : Apparemment, quand nous sommes arrivés sur Solitude, nous avons atterri directement à l'endroit où nous nous sommes réveillés hier. Nous ne sommes pas venus en ville avant ce matin. Ça veut dire que Netifer avait sûrement raison : Ce n'est pas toi qui a déposé ton speeder aux ateliers.

Ellle savait pour mon frère. Elle voulait pas autre chose que nous retarder. Elle a un truc à faire ici. Ma main à couper que c'est elle qui est poursuivie. Faut l'aider. Elle aurait pu le tuer, mais non.

Elle savait qu'on irait chercher des pièces. Dan, tu sais quand ta mémoire a été effacée ?

Réponse de Dan :

Aucune idée, Oban. J'étais déconnecté, tu te rappelles ? dit-il d'un ton narquois. Là, Oban reconnaît bien son frère.

Ha, ha.

Il me vient une pensée atroce... Tu crois que c'est elle, sur mon speeder, qui a fait se crasher l'appareil de miss Stitch ?

Faisons l'inventaire de ce qu'on sait, dans l'ordre. Oban commence à faire les cent pas. On se fait tirer dessus. Sur la route vers Solitude. Soit on veut aider miss cheveux blancs. Soit on veut l'arrêter. Elle efface nos mémoires avec sa télépathie, ou un autre truc. Elle prend Dan et le speeder. Peut-être qu'on est déjà abimés, peut-être qu'elle nous a sabotés.

Elle part vers la ville et Lilo et son père ont un accident. Juste ce qu'il faut pour nous retarder... Ca joue oas vraiment en sa faveur. Elle va déposer Dan et le véhicule, A MON NOM, là où on est supposés trouver de quoi réparer. Ca par contre, ça joue en sa faveur. J'imagine qu'à partir de là, elle essaie de se cacher. Jusqu'à ce qu'elle trouve son objectif... L'ado se dirige vers des caisses d'outils.

On veut la trouver ? On cherche son objectif, pas elle. Et on va forcément tomber sur les gens qui la chassent au passage.
Il sort de la caisse des torches à plasma portatives, quelques cables, une mini-batterie. Un spray de gel à prise rapide pour sceller les fuites sur le vaisseau. Il vide une sacoche, et fourre le tout là-dedans.

Alors on s'arme. Et on va voir les autres. Dan, tu te scelle. Si quelque chose semble hors de contrôle, fuis. Je te retrouverai à la clairière.

On dormira une autre fois... T'es avec moi, miss ?

Evidemment. Je ne vais pas te laisser y aller tout seul.

Par contre, ce qui serait bien, c'est que nous nous payions des smartcoms, histoire de pouvoir nous contacter les uns les autres en cas de besoin... Ou quand on apprend ce genre de choses.

J'y ai pensé, mais on a pas vraiment d'argent pour le moment...

Et la seule qui en ait, c'est Netifer...

Raison de plus pour y retourner, alors. Merci de m'avoir suivie ici, en tous cas. Allons-y.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mar 3 Nov - 18:50

En ville...

Oban et Angelica, sur le speeder, ne sont pas rassurés ni l'un ni l'autre, mais tous deux feignent le contraire. ils sont un peu obligés de crier, mais au moins, ils vont vite.

ILS ONT DIT QU'ILS CHERCHERAIENT EN VILLE, ON PASSE A L'HOTEL D'ABORD ?

D'ACCORD ! MAIS TU ES OBLIGE D'ALLER SI VIIITE ?!?

ON EST PRESSES, NON ? ACCROCHE-TOI, CA VA TOURNER !

Bien sur, à cette vitesse, Oban et sa passagère ne voient pas tout ce qui se passe. Aussi, il finit par ralentir afin de pouvoir observer les alentours. Ils arrivent près de l'hôtel et seuls quelques passants se trouvent dans la rue : Des gens allant au travail, des livreurs, quelques ados qui traînent dehors le temps de l'heure du déjeuner, etc.

Il gare son speeder et rentre dans l'hôtel avec Angelica, pour découvrir que la table où ils étaient installés est vide et a été débarrassée.

Attends. Je vais demander où sont les autres.

Angelica va s'adresser au bar, puis revient quelques instants plus tard.

Tout le monde a quitté l'hôtel, apparemment. Le barman ne sait pas où ils sont allés, mais Alekseï lui a demandé à propos de la fille aux cheveux blancs avant de partir.

Okay. Je propose qu'on se sépare. Je sais que tu vas pas être d'accord, et si tu veux on reste ensemble mais on cherche les autres, on sait pas où ils sont, on cherche la fille, on sait pas où elle est, et plus on couvre de terrain, mieux ce serait. En plus à sa place, je me serais trouvé un chapeau ou une capuche. On doit être à l'affut d'une fille qui nous regarderait bizarrement.

Et on a besoin d'un plan de cette ville. Savoir ce qu'on y trouve et qui y a de l'importance. On en revient toujours à Sato.

Tu as raison... Je préfère qu'on reste ensemble. Pour le plan de la ville, ça ne devrait pas poser de problème : Il y a des bornes d'information du côté de l'astroport. Et pour ce qui est de cette fille, tout ce qu'on sait pour l'instant c'est qu'elle est arrivée hier et qu'elle a déposé ton speeder à l'atelier dans la soirée.
Après, soit elle avait quelque chose à faire par ici et elle est peut-être encore là, soit tout ce qu'elle voulait c'est partir, et là on ferait mieux de vérifier si des vols emmenant des passagers ont quitté la planète depuis hier.

Qu'est-ce que tu en penses ?

Bah... Je l'avais proposé tout à l'heure. Mais tu voulais qu'on reste ensemble. Et puis, si elle veut partir, on a ni les pièces pour la suivre, ni le temps pour réparer. Et je ne laisserai pas Dan ici.

Je suis trop jeune pour radoter, mais le seul qui puisse nous aider... C'est Sato. J'aime ça aussi peu que toi, mais il est responsable de tous ces gens et une effaceuse de mémoire rôde, ainsi que des gens qui la poursuivent.

Bref. On doit mettre la main sur "elle" ou sur les autres, quoi qu'il arrive. Tu sais, débattre de tout ce qu'on veut faire, ça nous fait perdre un temps précieux. Si tu veux aller voir au spatioport, je te dépose. Sinon, on continue de chercher. Mais j'ai ce sentiment qui me dit qu'elle ne partira pas avant d'avoir... fait quelque chose.

Oui, peut-être. En attendant...

Hé regarde, dit-elle en désignant le bas de la rue. Revoilà Alekseï.

En effet, le jeune homme aux cheveux blancs est en train de revenir en direction de l'hôtel.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mer 4 Nov - 16:14

Hey. 'Faut qu'on cause.

Alekseï allait s'adresser à Angelica, mais il se ravise. Il fronce un sourcil, et baisse le regard sur Oban.

Vas-y.

Oban parle bas, et fait signe au grand blond de se baisser un peu. Je ne crois pas que la fille soit notre ennemie, mais c'est juste une supposition. Aussi, j'ai la preuve qu'on n'est jamais venus ici avant aujourd'hui. La fille est télépathe, sélénite je pense. Et si on l'approche violemment, elle effacera nos souvenirs. Je crois aussi que ceux qui ont tiré sur Dan, c'est elle qu'ils veulent.

Du coup, soit elle cherche à se séparer de nous pour notre propre protection, soit elle a un objectif ici. Ou les deux. J'ai ses données biométriques aussi. Taille, poids... Et le reste, on verra plus tard.

Oban s'écarte, et reprend d'un ton plus naturel et décontracté.

Si on doit se séparer à nouveau, on pense avec Angie que des communicateurs, ce serait un bon investissement. Plus urgent que des pièces détachées.

Complétement d'accord. Des communicateurs, ça pourrait être très utile.

Sinon, "la cinquième" est en effet une sélénite télépathe. J'en ai eu une preuve indirecte, même si je le suspectais depuis que nous avons trouvé un cheveu blanc. Les humains aux cheveux blancs sont quasiment tous d'ascendance Sélénite, j'en sais quelque chose : tout le monde me l'a rabâché depuis l'école primaire... Crispation de mâchoire quasiment imperceptible.

Et je pense aussi qu'elle n'est pas notre ennemie, plutôt une cible.

En tout cas, elle a peur, et elle se cache. J'ai trouvé un endroit où elle est passée, en ville.
Elle a teint ses cheveux et a changé de vêtements pour être plus discrète. Désormais, elle ressemble à ça... Et Alekseï leur montre la photo.



Et la remet dans sa poche.

Je pense qu'on peux discuter avec elle. En prenant garde à lever nos défenses mentales, bien sûr, et surtout à être très discret. Si elle se cache, il ne faut surtout pas qu'on lui grille sa couverture en faisant n'importe quoi... Jusqu'à preuve du contraire, elle est dans la même galère que nous.

Vous avez sûrement raison. Elle a sûrement besoin d'aide, et elle est sûrement notre amie. Nous devons la retrouver au plus vite. Par où est-ce qu'on commence ? demande-t-elle à Alekseï.

On commence par travailler ensemble. Netifer doit être mise au courant de sa nouvelle apparence. Elle m'avait dit qu'elle restait ici pour manger et se laver, avant d'aller... Prospecter des crédits, on va dire. Elle est peut-être encore dans sa chambre. J'irai voir.

Le plus important, c'est de rester discrets et tranquilles. On est dans le colimateur de Sato, je vous le rappelle.
La ville est petite. A quatre, on la trouvera vite en flânant, puisqu'on sait à quoi elle ressemble. A condition de bloquer les sorties. L'astroport, surtout.
Et si on obtient des communicateurs, on travaillera en réseau.

On rentre ?

Je te préviens : Netifer a dû finir à l'hôtel parce que là, elle n'y est plus.

Bon, je vais aller voir à l'astroport, y faire le guet et voir si des vaisseaux sont partis depuis hier avec des passagers. Passez me voir dès que vous avez trouvé des smartcoms, d'accord ?

Prends le speeder. J'en aurai moins besoin et le temps presse toujours. Dan te laissera rentrer, maintenant qu'il te connaît. Et au moins, personne ne pourra t'attraper. Vas-y.

Ca lui coûte de se séparer de son nouveau jouet, mais c'est surement la meilleure solution.

D'accord, dit-elle d'un ton mitigé en regardant la bête d'un œil circonspect.

Elle finit toutefois par l'enfourcher et le démarre.


On devrait investir dans un casque, aussi ! Bon, ne tardez pas trop, quand même hein ?

Elle fait demi-tour prudemment et s'éloigne vers l'astroport, laissant seuls Alekseï et Oban.

Voilà voilà. On fait quoi du coup ? On cherche à la fois Neti et "la fille". Franchement, l'idéal serait de couvrir le plus d'espace possible mais vu vos réactions à tous quand on se sépare... On ferait surement mieux d'aller mater un plan et procéder par élimination. A moins que t'aie une idée ?

Je me demande ce qui a de la valeur pour elle ici... quelqu'un ou quelque chose ?

Pas d'idée en particulier. On cherche Netifer, et la cinquième. Vu que je viens de revenir du quartier des bars, je pensais aller du côté du quartier commercial, cette fois-ci.

J'te suis. Et euh... Bah... Désolé pour tout à l'heure. On va dire qu'il y a eu un malentendu.

Tout en parlant, tandis qu'Alekseï montre le chemin, Oban avance en rongeant son frein, regardant tous les passants. Mais surtout les passantes.

On va dire ça... T'inquiète pas.

Au fait... ça veut dire quoi, "lever ses défenses mentales" ?

C'est un petit truc pour compliquer la tâche des télépathes qui veulent rentrer dans ton esprit... Créer une sorte de brouillage mental, en visualisant des pensées parasites. Plus facile à dire qu'à faire.

Évidemment, ça ne vaut pas les dispositifs technologiques hors de prix que possèdent tous les diplomates, mais ça peut aider. Un peu. Uniquement si le télépathe est faible, ou déconcentré.

C'est mon maître d'arme qui m'a appris ça...

Mais si.... Si elle te fait oublier tes défenses ?

Sourire

C'est qu'elle n'était pas faible ou déconcentré, ou que toi, tu étais faible et déconcentré. C'est comme en... Boxe. Pourquoi il m'a touché ? Parce que ma garde n'était pas levée, ou parce qu'il est meilleur que moi.

N'y pense pas trop, Oban. Si c'est vraiment une Sélénite, on n'est pas de taille. Mais elle n'a aucune raison de nous effacer la mémoire. A priori, elle l'a déjà fait. Et je suis sûr que c'est notre amie, même si je n'en ai aucune preuve.

Reste vigilant. Il faut que l'on trouve Netifer ou "elle".


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MessageSujet: Re: Solitude   Sam 7 Nov - 5:18

Au centre ville...

A force de marcher, Oban et Alekseï arrivent sur une place où sont regroupés la plupart des commerces de la ville. En partent plusieurs rues, dont la voie piétonne où sont installés les bars et la boutique de Muse que le jeune russe a visité un peu plus tôt. De là où ils sont, ils peuvent en voir l'enseigne, tout comme ils peuvent voir l'établissement de jeu, fermé à cette heure, qui se trouve à l'autre bout de ladite rue.
En ce début d'après-midi l'activité n'est pas frénétique mais on peut tout de même observer un certain nombre d'habitants de Solitude vaquant à leurs occupations. Les ouvriers finissent de déjeuner et retournent à leur travail en petits groupes tandis que les livreurs circulent sur de petits engins antigrav adaptés au rues étroites. Au milieu de la place, une modeste fontaine surmontée de la statue d'un inconnu, probablement un des fondateurs de Solitude. Au pied des jets d'eau, un couple joue un morceau entrainant à la guitare et au violon, formant autour d'eux un petit rassemblement de badauds.


Vous pouvez écouter ça !

Les principaux commerces sont un grand magasin d'alimentation, un magasin de vêtements et un bazar vendant un peu de tout, de la décoration intérieure à l'équipement électronique, en passant par des livres, papiers ou numériques, des selles pour chevaux et de l'outillage. Il y a également un armurier, un loueur de véhicule, etc.
Les deux autres grands bâtiments sont l'hôtel de ville, à l'architecture datant de l'installation des colons sur Solitude il y a un siècle et demi, ainsi qu'un temple multi-confessionnal plus récent où de nombreuses religions disposent d'une chapelle dédiée : Que l'on soit chrétien, musulman, bouddhiste, hindouiste ou même adepte de la Lumière, on peut venir y prier. Juste à côté du temple se trouve également la clinique de la ville, petit édifice datant lui aussi de la colonisation et qui ne paie pas de mine, et qui fait également office de pharmacie. Enfin, face à la mairie se dresse le poste de police, pas très grand lui non plus : Les effectifs des forces de l'ordre locales ne doivent pas être bien importants.



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MessageSujet: Re: Solitude   Sam 7 Nov - 8:52

Eh bah t'as plus qu'à montrer ta photo partout. On devrait peut être commencer par le loueur de véhicules, là bas. Au moins si elle est partie, on le saura tout de suite. Sauf s'il l'a oubliée...

Alekseï a du mal à détacher ses yeux des deux musiciens. Il répond tout de même :


Oui. Et ensuite passer voir à l'armurerie. Mais je vais éviter de sortir la photo à tout bout de champ. Ça fait trop... Suspect, on va dire.

... Tant pis, on a pas trop le choix. On est déjà repérés, autant aller jusqu'au bout, si tu veux mon avis. La prochaine fois qu'on verra Sato, on aura des explications à donner, quoi qu'il arrive. Ou alors on abandonne, on répare et on se casse.

Je suis pas le genre à faire de compromis ou de demi-mesures.

Quelques minutes plus tard, les deux jeunes gens ont rendu visite et au loueur de véhicules et à l'armurier, qui propose surtout du matériel de chasse. Dans les deux cas, ils font chou blanc, ce qui n'est pas vraiment une surprise. Personne ne se souvient de la fille, et si les deux magasins sont équipé d'un système de surveillance, aucun des deux gérants n'est prêt à laisser des inconnus voir les enregistrements.

Fallait s'en douter. Ecoute, j'aimerais aller prier les huit. Ca ne coûte rien, et il faut bien passer par là aussi. En plus, quand on est suivi, c'est un bon endroit où se réfugier : le côté sacré, la foule...

Voyant que la réponse tarde, tant Alec est absorbé par les musiciens, Oban se dirige vers le lieu de culte. Il croit sincèrement aux vieilles superstitions que sa mère lui a transmises dans ses jeunes années, et que Dan, le Dan vivant, a continué de lui expliquer. Les huit saints ont toujours été pour lui une source d'apaisement, et si ils ne le conduisent pas à la fille, il aura toujours l'occasion de leur adresser une prière, pour les remercier d'avoir protégé Lilo et retrouvé Dan, et leur demander de l'aider encore pour parvenir à aider cette sélénite, quels que soient ses problèmes.

Ah ? Tiens, Oban est déjà parti ? Ah, oui, il m'avait parlé de l'église...
Bon, déjà, voir combien vaut un smartcom, ici...

Et Alekseï entre dans le bazar.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mar 10 Nov - 10:55

Dans le temple...

Oban entre dans le grand bâtiment par la grande porte et arrive dans un immense hall éclairé par la lumière du jour qui passe par le toit vitré. L'endroit est occupé seulement par quelques petits groupes de personnes qui discutent à voix basse. Il y a là des croyants préparant un mariage, deux petits vieux marmonnant avec un accent colonial prononcé ou encore un imam discutant aimablement avec un rabbin.

Une douzaine de portes mènent vers les différents lieux de cultes, qui sont signalés par de discrets panneaux d'information. Les ailes du bâtiment dédiées aux religions principales, chrétiennes, musulmanes ou bouddhistes, doivent être assez grandes. A l'opposé, l'autel consacré aux Huit Saints est quant à lui situé dans une petite pièce tout au fond. Il ne doit guère être fréquenté.

Toutefois, quand Oban pénètre dans ladite pièce, quelqu'un s'y trouve déjà : Un homme en tenue de voyageur, massif et à l'imposante chevelure noire, est en train de prier face à la statue du Berger. A l'entrée du jeune garçon, il s'interrompt.


Salut, mon gars. Entre. Ne te gêne pas pour moi.

Bonjour m'sieur.

Silencieux, et respectueux comme ses compagnons ne l'auraient pas cru possible, l'enfant vient s'agenouiller devant la représentation de la sorcière, grande forme voilée et encapuchonnée appuyée sur un bâton. La figure féminine, qui protège les faibles. Il pose les deux genoux à terre, et les mains sur les genoux. Il baisse la tête, et ses lèvres commencent à bouger doucement, en silence.

Mère des opprimés, j'en appelle à votre clémence. La fille que je recherche, je lui pardonne pour tout ce qu'elle a fait. Je crois qu'elle fuit pour une noble cause. Ce que je vous demande, c'est de me guider vers elle, ou de la protéger du mal. Moi, ça va, je n'ai rien à demander. J'ai tout ce qu'il me faut, mais je m'inquiête de son sort. Merci.

Pendant ce temps, l'homme reste silencieux, lui aussi plongé dans ses prières. Oban esquisse un sourire narquois hors de sa vue, tant qu'il a les yeux fermés. Il attend un peu, et puis, quand l'homme rouvre les yeux, l'enfant ressemble de nouveau à un enfant. A un enfant apeuré, même. Soucieux, et intrigué à la fois.

Monsieur....

Oui ?

Vos yeux... Ils sont bleus, très bleus. Exactement comme mon amie. J'ai peur pour elle, c'est pour ça que je suis venu prier. Je ne sais pas si elle prie, elle aussi, mais je crois que de mauvaises personnes la chassent. Vous ne l'auriez pas vue ? Elle est plus grande que moi, avec les mêmes yeux que vous, et la même couleur de cheveux. Elle est très belle, et... Et elle doit avoir vachement peur, à l'heure qu'il est. Je ne sais même pas son nom, mais... Elle, elle connaît le mien. Vous n'auriez pas vu quelqu'un comme ça ? Elle est du genre à... Disons que... Elle aura du mal à demander de l'aide. Mais peut-être qu'elle pourrait demander asile, vous voyez ce que je veux dire ?

Oh, non, oubliez ça. C'était stupide. Et Oban fait mine de partir, avec au coeur, l'espoir que l'homme pourrait avoir pitié.

Désolé, mon garçon, mais j'ai bien peur de ne pas l'avoir croisée.
Si ton amie est en danger, tu devrais aller voir la police. Je connaîs l'inspecteur en chef. C'est un type bien et un sacré bon flic. Il pourrait sûrement t'aider... A moins que ton amie n'ait aussi des ennuis avec la loi ? demande-t-il d'un ton neutre.

Etrangement, Oban a l'impression que ce dernier point serait complètement égal à cet homme.

Honnêtement, je ne sais pas. Ca m'étonnerait. Mais juste au cas où... J'espère que ça peut rester entre nous, m'sieur. Merci de vot' temps.

Chou blanc. Qu'à cela ne tienne. Oban s'en va retrouver Alec.

Une fois arrivé devant le temple, il réalise qu'il n'est plus là. Il pense un moment à aller de son côté, mais... bah, mieux vaut l'attendre, sinon ça va encore râler, se dit-il.

Du coup, il s'assied, et regarde autour de lui, les gens qui passent. C'est ainsi qu'au bout de quelques minutes il voit Netifer sortir d'un petit commerce à l'autre bout de la place. La boutique en question n'a qu'une petite enseigne, située trop loin d'Oban pour qu'il la déchiffre.

La séclanti semble verifier que quelque chose se trouve bien à l'intérieur de sa veste, puis semble réfléchir en regardant vaguement autour d'elle. Oban lui fait signe de la main, pour saluer, puis pour lui demander de le rejoindre sur les marches du temple. Lorsqu'elle vient, il redresse son sac en se relevant, puis lui chuchotte :


Alec devrait pas tarder. Et celle qu'on cherche a les cheveux noirs et les yeux bleus. On pense qu'elle est poursuivie, mais pas dangereuse. Ca va, sinon ?

Ça va, dit-elle sans conviction.

Oban, en admettant que j'ai de quoi payer toutes les pièces qu'il te faut, en combien de temps peux-tu remettre Dan suffisamment en état pour quitter la planète ?

A ce moment, Alekseï sort du bazar et se dirige vers eux.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mar 10 Nov - 11:01

Dans le bazar...

Alekseï parcourt les rayons et arrive face aux smartcoms. Une vingtaine de modèles sont disponibles, dont les prix vont de 50 à 500 crédits l'unité. Certains sont à la vente avec un abonnement hypernet intégré, d'autres sans, et d'autres encore avec juste un temps d'utilisation prépayé.

Une vendeuse à l'allure de bimbo provinciale s'approche de lui.


Jour m'sieur. J'peux vous renseigner ? dit-elle avec un accent local prononcé.

Euhh.. Oui, mademoiselle. Je regardais le prix des smartcoms. Mais c'est bon. Je vais y réfléchir.
Par contre, je me demandais... Auriez-vous vu ma sœur passer ? Un an de moins que moi, cheveux noirs, de grands yeux bleus, et elle se croit assez jolie.

Ah non, m'sieur. Désolée. Z'êtes sûr que vous achetez rien ?

Je vais revenir un peu plus tard. A tout à l"heure.

Il ressort, et aperçoit Oban en train de converser avec Netifer.


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MessageSujet: Re: Solitude   Mer 11 Nov - 18:46

En arrivant, Alec peut entendre une réponse d'Oban à Netifer.

Je ne sais pas... Probablement deux jours, je dirais. Si j'ai des bras en plus, et que rien ne part en vrille, peut-être moins.

Qu'est-ce que t'as fait ? T'as pas l'air dans ton assiette.

Rassurez-vous, dit-elle également à l'intention d'Alekseï qui s'est approché. Je n'ai rien fait qui pourrait nous attirer des ennuis. J'ai seulement... Comment dites-vous ? "Mis au clou" un objet de valeur ?

En tout cas, j'ai de quoi payer les réparations, et j'ai le sentiment qu'il vaudrait mieux s'y mettre rapidement.

On va s'y mettre. Mais avant, on retrouve la cinquième. C'est elle. Alekseï montre rapidement la photo à la Séclanti. Et on essayera de récupérer ton "objet" avant de partir.
Par contre, je vais avoir besoin de 500 crédits en cash. Il nous faut des com' pour être efficace dans la recherche de ... il faut lui trouver un nom... "Cinq" ? Cinq, c'est parfait.

Et qu'est ce qui te fais penser qu'il faut partir si rapidemement ?

Tout en répondant, Netifer sort un créditube de sa poche et transfère 500 crédits sur celui d'Alekseï.

Rien en particulier. Juste une impression. Peut-être qu'on a le temps... Mais dans le cas contraire, si pour une raison ou une autre on doit filer rapidement, mieux vaut être prêts, non ?

Moi, je veux bien Y aller, faire les achats et les réparations... Mais je suis d'accord avec Alec. On doit la trouver d'abord. Merde, elle a un an de nos vies. Même si on peut pas récupérer cette année, je veux au moins quelques explications. Et au pire, on charge tout le matos qu'il nous faut, et on se casse de cette ville pour réparer ailleurs sur la planète avant de la quitter. Dan est prêt à faire ça.

Elle est dans la merde, et je ne compte pas l'abandonner.

Dans ce cas là, on prépare le vaisseau. Et ceux qui n'y connaissent presque rien en mécanique, comme moi, nous continuons à chercher Cinq.
Tu verras, Netifer, tu te feras passer pour sa sœur... Tu lui ressembles comme deux gouttes d'eau. Ça marchait très bien pour moi tant qu'elle avait les cheveux blancs. Moins maintenant.

En tout cas, ne bouge pas. Je vais nous chercher des communicateurs, et je t'en donne un.

Ce qu'il se charge de réaliser...


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MessageSujet: Re: Solitude   Mer 11 Nov - 21:59

Quelques minutes plus tard, Alekseï est repassé par le bazar et a acheté six smartcoms. Il en donne un à Oban et un à Netifer, et chacun enregistre les codes d'appel des autres sur le sien.
Les smartcoms en questions sont plutôt standards. Ils ont un accès hypernet, une caméra et un mini holo-projecteur intégré, une fonction traducteur (à condition de télécharger les applis correspondantes aux différents langages), une batterie pouvant tenir plusieurs semaines et la plupart des autres fonctions habituelles sur ce genre d'équipement.


Parfait. Donne m'en un autre, Alekseï. Je tâcher de trouver Angelica et les autres et le leur donner. Peut-être qu'ils ont du nouveau de leur côté.

Angie est au spatioport, elle surveille les départs. Je fais quoi, moi ? Je vais pas acheter et transporter le matos à cette heure ci. Seul. On se le fera livrer demain. La commande est passée, de toutes façons. Reste qu'à payer.

Prend même deux com' supplémentaires, au cas où tu croises Cinq en plus d'Angelica. Il m'en restera un en réserve. Rendez-vous à l'hôtel à la tombée de la nuit.
Oban et moi, on va continuer à chercher Cinq. Dan attendra bien demain.

Comme vous voulez. On reste en contact.

Netifer prend les smartcoms et s'éloigne, laissant seuls Alekseï et Oban.

Bon. Une fille la nuit. Elle dort où ? Dehors ? Elle a pas l'air d'une baroudeuse. On se ferait pas l'inventaire des hôtels ? Le temple ça m'avait l'air d'une bonne idée, mais le seul type que j'ai vu... Il avait l'air de savoir garder un secret.

Ouais. Les hôtels. J'ai commencé, mais avec une mauvaise description.
Les hôtels, c'est bien. Mais nous sommes toujours en après-midi. Les cafés ?
Ou le spatioport...

On a Angie, là bas, ça ira. Et Netifer en plus.... Non, on devrait faire radicalement différent. Tu veux qu'on se sépare, maintenant qu'on a les comms ?

Oui, sauf que les deux filles ensemble, je ne sais pas pourquoi, mais... Je le sens pas.

En tout cas, vis ta vie. Reste simplement dans le quartier.

Comme tu veux. Je vais faire un tour, pis je rentrerai voir Dan. Fais gaffe à "elle", mais fais aussi gaffe à qui est après elle. Genre tout ce qui a l'air d'un militaire ou d'un pirate.

A plus.

Et Oban suit son propre conseil, marche nonchalamment dans une direction aléatoire, et tente de ne pas trop dévisager les gens.


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MessageSujet: Re: Solitude   Jeu 12 Nov - 23:28

Sur la place...

Alekseï déambule quelques secondes avant de trouver un banc libre, à l'ombre, ouvrant la vue sur l'ensemble de la place.
Sans être un fin connaisseur de cette ville, il a vite déterminé que cet endroit est un carrefour. Tout le monde y passe à un moment ou à un autre. Aussi, c'est un parfait lieu d'observation.

Il compte bien jeter un œil au "mont-de-piété" et à ce que Netifer a "mis au clou", mais ça peut attendre. Une pause est la bienvenue. Et, installé nonchalamment sur ce banc, son regard qui ne cille pas fixe et évalue brièvement chaque personne sur la place. Puis celles qui y entrent. En sortent. Ne bougent pas...

Et dans son esprit, une fois que ce processus machinal est mis en route...


Il y a trop de trucs qui clochent... Comment on a fait jusqu'à présent ? Et pourquoi ?
La "gentille fille" sans avis mais qui apaise tout le monde.
La "méchante fille" qui sait ce qu'elle fait, et le fait. A surveiller.
Le "gamin fou furieux". Je suis sûr qu'il doit avoir des syndromes autistiques. On ne peut pas être aussi doué et aussi à... à l'ouest à la fois sans avoir de sérieux problèmes.
L' "inconnue". Télépathe sélénite. C'est elle le problème actuel. Elle est dans la merde, mais au final, on l'est autant qu'elle.

Et moi...

Qu'est ce qu'on foutait ensemble ?
Qu'est ce qui nous a gardé ensemble aussi longtemps ? Certainement pas le vaisseau d'Oban...

Bon... On se concentre.


Alekseï poursuit ses observations pendant un moment, sans jamais apercevoir celle qu'il cherche.

Toutefois, au bout d'un moment, il ressent comme un certain malaise, comme si il y avait en permanence quelque chose à la lisière de son champ de vision mais qu'il n'arrivait pas à le voir. Ce n'est qu'après encore un examen minutieux de la place qu'il finit par mettre le doigt dessus : Il y a un homme en particulier, un barbu vêtu de gris, qui attire son attention. Il l'a déjà vu cet après-midi dans la rue des bars. Et à l'hôtel, maintenant qu'il y pense. Et le revoilà, en train d'examiner la vitrine du magasin de vêtements... Depuis vingt bonnes minutes.

Ah ! Ça mord, finalement...

Alekseï fait bien attention à ne pas croiser le regard du type. Il sort nonchalamment son communicateur et pianote dessus. En fait, il règle le zoom de l'appareil photo au maximum et immortalise le visage de son suiveur dans la mémoire de l'appareil.

Puis il décide d'aller à sa rencontre. Pas en droite ligne, bien sûr. Il s'arrange pour bouger d'un geste de son banc, atteindre la foule et y rester relativement masqué, puis approcher par le côté. Si ce gars le file vraiment, sa réaction en ayant perdu le jeune russe des yeux sera édifiante. Et s'il y a confirmation, il y aura contact.


L'homme semble d'abord continuer à observer le contenu de la vitrine, mais alors qu'Alekseï n'est plus qu'à une vingtaine de mètres il se met à marcher, dans la direction opposée au jeune homme, sans lui jeter un regard. Alekseï le suit encore un peu, mais l'autre ne dévie pas et accèlère même un peu le pas tout en se dirigeant vers une des ruelles qui permettent de quitter la grande place.

C'est à ce moment qu'une voix retentit derrière Alekseï. Ce dernier la reconnaît immédiatement.

Monsieur Ivanovna.

Le jeune homme se retourne et découvre le chef Sato, flanqué de deux hommes en civil, pistolets à la main. Si le policier semble parfaitement calme, il est évident que les deux autres sont nerveux.

Alekseï Ivanovna, vous êtes en état d'arrestation.

Ah bon ? Et sous quel chef d'inculpation, officier Sato ? Alekseï a gardé les mains dans les poches, l'air plus surpris qu'inquiet. Pourtant, son rythme cardiaque s’accélère et il sent l'adrénaline se répandre dans chaque muscle de son corps.

Et on est où, ici, pour que vos hommes braquent en pleine rue un citoyen de 17 ans, pacifique et non-armé ? Au "on est où ici ?", Alekseï jette un regard à la ronde comme pour appuyer son propos. En fait, il essaye de déterminer un éventuel chemin de fuite. L'angle de la ruelle n'est vraiment pas loin...

Dans une ville où l'on respecte la loi, monsieur Ivanovna. Vous faites l'objet d'un mandat d'arrêt interplanétaire pour actes terroristes, multiples homicides, kidnapping, association de malfaiteurs et plusieurs autres délits de moindre importance.

Si vous résistez, nous n'hésiterons pas à vous abattre, ajoute-t-il d'un air mortellement sérieux.

Il sort une paire de menottes et s'avance vers Alekseï.

Terrorisme et homicides ? Vous n'êtes pas sérieux... Putain, j'ai dû déconner à plein régime pendant mon année perdue. Faut que je prévienne les autres, et que je me débarrasse de la photo de Cinq... Faut que je me tire... Faut que je trouve une diversion pour avoir le temps d'atteindre la ruelle.

Il fixe les hauteurs des maisons, derrière les policiers, et reprend l'air abasourdi :

Oh... Si j'en crois les snipers en cagoule sur les toits qui me visent, vous êtes sérieux...

Si les agents se retournent vers son bluff, et si Alekseï pense être capable de le faire, il tentera de profiter de cette seconde d’inattention pour se jeter derrière l'angle de la ruelle. Et courir.

Les deux adjoints, probablement des citoyens apointés pour l'occasion et non des professionnels, réagissent comme s'y attendait Alekseï et jettent un regard vers l'arrière en poussant une exclamation étonnée. Sato, au contraire, reste de glace et continue de le fixer droit dans les yeux sans bouger un muscle... Mais il n'a pas d'arme à la main.

Puisque les adjoints ne semblent pas très aguerris et que Sato ne le braque pas, Alekseï tente sa chance. Il bondit à l'angle de la ruelle, et court à toute vitesse. Il cherche immédiatement une autre intersection, un attroupement, une entrée de magasin pour semer la flicaille. Et il réduit la photo de Cinq qui était dans sa poche en boule. S'il a le temps, à un moment ou un autre, elle finira dans une bouche d’égout.


Tel est du moins le plan qu'il formule dans sa tête en tournant les talons et se précipitant vers l'entrée de la ruelle derrière lui. Il lui faut à peine plus de deux secondes pour franchir la distance... Quand une douleur terrible lui transperce la jambe ! Alekseï s'affale de tout son long, provoquant des cris de surprise chez les passants.

Se redressant sur un bras, il voit Sato s'avancer vers lui en marchant, avant d'apercevoir l'extrémité d'une courte lame d'acier qui dépasse de sa cuisse. Un flot de sang s'échappe de sa blessure.


Jeune imbécile, fait le policier.


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MessageSujet: Re: Solitude   Ven 13 Nov - 0:03

Dans la ville, Oban marche sans but, comme un papillon guidé par les lumières, sauf que lui s'aventure vers les zones sombres.



C'est peine perdue. On ne sait même pas qui on cherche. Par contre, on peut peut-être l'aider. Ouais, ça serait plus constructif. Tout ce qu'il me faudrait... Ce serait un holoprojecteur. J'ai ça sur Dan. Une lentille d'amplification laser. Je dois pouvoir bidouiller celui du soudeur laser. Et une photo de la fille. Nan, trop évident. Si je fais ça... quoi que, y'aura bien quelqu'un pour venir voir ce que c'est. Ca va la faire flipper, mais ça attirera les couillons qui en ont après elle. Du coup ça lui laisserait le champ libre. Je vais demander à Alec de m'envoyer la photo, de toutes façons ça peut toujours servir.

Oban pianote sur son appareil : "tu m'envoies sa photo stp ?"

Pffff.. Trop d'imprévus si je fais ça. Elle fait chier, en même temps. Comment tu veux qu'on l'aide sans savoir ce qu'elle cherche à faire ? On risque autant de lui nuire que de l'aider. N'empêche, l'idée de placarder son visage en grand sur les nuages cette nuit, ça m'aurait bien fait marrer.

Je devrais peut-être faire comme disait la séclanti. Mais ça me ferait mal d'exécuter ses ordres.

Wow, le look de ce mec, avec sa cybernétique sur toute la face... Faut vraiment avoir un souci pour se défugurer comme ça. Il aurait bien une tête de pirate... Ah non, il embrasse une fille.


Re : Photo en pièce jointe.

En même temps réparer Dan, faudra bien le faire à un moment où à un autre. Fait chier quand elle a raison. Non, c'est pas qu'elle ait raison qui m'ennuie. C'est pourquoi elle pense ça pile quand elle revient de ce magasin en faisant la gueule. Je suis sur qu'elle a fait une connerie qui va nous retomber dessus. Quelle idiote. Je lui avais pourtant dit que je pouvais me faire des thunes.

Oh, une brune ! presque ça, mais d'après les données de Dan, elle a presque pas de seins, alors que celle-là, punaise... Oh. Et puis ce visage, c'est définitevement pas elle.

Tiens, ça me fait penser, je devrais enregistrer un message adressé à moi-même quand je rentrerai, au cas où je me ferais encore avoir. Comment il marche ce smartcom...


L'enfant s'arrête sur un banc public, bidouille l'appareil un moment. Puis il relève la tête, et réalise qu'il ne sait pas trop vers où il est parti.

Eh merde.

Perdu ou pas, peu importe, finalement. La main dans le sac, sur une torche à souder, Oban s'avance d'un air faussement nonchalant, et poursuit sa visite de la ville. Après tout, se perdre est une façon comme une autre d'explorer.

Il finit par arriver dans la zone du barrage. Si des barrières empêchent de s'approcher du vide, il lui est tout de même possible de contempler les énormes chutes d'eau, tout comme il parvient à sentir sous ses pieds les vibrations des énormes turbines qui fournissent son énergie à la ville.
Il n'y a pas foule, par ici : Seulement quelques employés de la ville chargés de l'entretien. Ce n'est pas ici qu'il trouvera celle qu'il cherche.
après avoir contemplé le paysage, il revient donc vers la ville.

tap, tap, tap...

Oban s'arrête et se retourne, persuadé d'avoir entendu des pas derrière lui. Mais il ne voit rien, et n'entend plus rien. Pourtant, sur le grand espace dégagé sur lequel il se trouve, impossible de rater qui que ce soit. Il cherche en hauteur, au cas où on le suivrait depuis un toît. Sa main, dans la sacoche, referme sa prise sur une bonbonne de spray. Puis il hausse les épaules, comme s'il pensait s'être trompé. Il repart vers la ville, attendant de trouver des ruelles dans lesquelles il pourrait attirer un éventuel poursuivant.  


Frel. Si j'étais à la recherche de la fille, moi aussi je penserais direct à suivre ses camarades. Restons prudent.

Une fois revenu vers les bâtiments, il tourne au premier embranchement, sans regarder derrière lui, et exécute le plan en tournant à un coin, rabat sa capuche de la main gauche et se cache derrière ce qu'il trouve : Une installation électrique fera l'affaire.

Viens là, mon gros, je t'attends de pied ferme.

Il n'a pas à attendre longtemps : Bientôt, il entend à nouveau les bruits de pas. Il ne peut pas encore voir de qui il s'agit, mais il va bientôt arriver à sa hauteur. Adossé derrière sa cachette, le spray en mains, Oban retient sa respiration. Alors que les pas approchent, il retient un tremblement. Il va scotcher ce type au sol, au sens propre, avec ce spray. Trois. Deux. Un. Oban répand son spray vers des pieds imaginaires, en criant :

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Mais rien. Oban se retrouve face au vide, si ce n'est le spray adhésif qui prend. La seule personne présente dans la ruelle est un employé municipal occupé à contrôler l'éclairage public avec son holo-tablette.
Le jeune garçon regarde de nouveau en haut, puis se met à marcher vers les rues peuplées, bien décidé à ne pas rester seul.


Dernière édition par Xavier le Sam 21 Nov - 22:08, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Solitude   Sam 21 Nov - 22:52

D'un pas rapide, Oban retourne vers le centre ville. Arrivé au bout de la ruelle, qui débouche dans une rue plus passante, il regarde une dernière fois derrière lui, sans voir personne. Ce faisant il ne remarque pas suffisamment tôt le personnage qui vient de se placer sur son chemin et il lui rentre dedans, manquant de tomber à la renverse.

Tu devrais regarder où tu vas, petit, fait l'homme...

...ou plutôt une montagne humaine : Plus de deux mètres, un cou de taureau et des bras plus large que le torse du garçon !

Derrière lui se tient un deuxième personnage qui semble tout droit sorti d'un vieil holo avec son chapeau et son imper. Alors qu'il tire une bouffée de sa cigarette en fixant Oban du regard, ce derrnier remarque l'arme qu'il porte à la hanche et l'insigne de policier accroché autour de son cou.


Oban Cross. Je suis le lieutenant Bellock.
Tu viens au poste avec nous, petit. Pas d'histoire, d'accord ?

Mais bien sur, lieutenant. Si vous me dîtes le nom de votre officier supérieur. Dit l'enfant, en levant un sourcil. Sa main est toujours sur le spray, quoi qu'il en reste, et il est prêt à courir s'il le faut.

Hum ? Le chef Sato, tu veux dire ? C'est lui qui m'envoie te chercher.

Okay. Okay. Je devais le voir, de toutes façons. Pourquoi vous croyiez que je ferais des histoires ?

Ha ha. Très drôle. Allez, tu donnes tes affaires à Little Joe et tu mets ça, dit-il en sortant une paire de menottes.

Bien sur, lieutenant. Je peux savoir pourquoi, tout de même ? Oban met sur tension la batterie qu'il avait emportée pour électrocuter un éventuel aggresseur, et tend son sac au gros avec un sourire carnassier. Puis il prend les menottes, attendant une réponse.

Arrête ton baratin, Cross. Le coup du gamin inoffensif, ça ne prend pas avec moi. J'ai vu ton dossier. Tu enfiles ces menottes, et fissa !

Tant que vous ne touchez pas à mes affaires. Par contre, sans motif, je n'ai pas à vous suivre. C'est la loi, partout. Je mets ces trucs si vous me dîtes ce que j'ai à me reprocher, point.

En plus vous êtes pas crédibles deux secondes, j'ai pas de dossier sur cette planète. Je n'y suis jamais venu avant.

Bon, j'en ai assez. Tu veux me prendre pour un con, petit ? Ok. Joe, attrape moi ce petit merdeux et on rentre.

Le grand balaise acquiesce et tend la main vers Oban, qui ne bouge pas d'un pouce. Il se contente de regarder l'autre, et de sourire.

La grosse main se referme délicatement sur le bras d'Oban et commence à le trainer. Le lieutenant Bellock leur emboite le pas.


Vous n'avez rien sur moi, pas vrai ? Je ne vois même pas l'intérêt de cette comédie. Je suis sur que vous n'êtes même pas des flics. Ou pas des flics de Solitude, en tous cas. Alors quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

Mais tu vas la fermer, ta gueule, oui ?

Alors qu'ils avancent dans la rue au vu et au su de tout le monde, les quelques passants et commerçants présents observent la scène avec curiosité. Quelques-uns des habitants de solitude font même un signe de la main à Bellock, qui leur répond d'un hochement de tête. A l'évidence, il est connu en ville, et dans une communauté de cette taille, cela ne peut signifier qu'une chose : C'est vraiment un flic.

D'ailleurs, ils finissent rapidement par arriver sur la place où Oban a quitté Alekseï un peu plus tôt et où se trouve le poste de police. C'est vers ce dernier que le mastodonte entraîne le garçon tout en faisant attention à ne pas lui faire mal par mégarde.

Ce qui est très bien. Oban n'ayant pas du tout envie d'être suivi, se faire arrêter l'arrangerait presque. Au moins, "l'homme invisible" ne pourra pas le suivre ici. Et il pourra enfin parler avec Sato, avec un peu d'espoir. Et en apprendre plus sur cette année.


Alors comme ça, je suis un criminel, maintenant.


Dernière édition par Eric le Dim 22 Nov - 1:00, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Solitude   Dim 22 Nov - 21:38

Toujours trainé vers le poste de police par "Little Joe" et toujours suivi du lieutenant Bellock, Oban voit soudain venir de l'autre bout de la place un autre petit groupe, mené par le chef Sato. Derrière lui, un homme soutient un  Alekseï blanc comme un linge qui avance sur une jambe, l'autre étant couverte de sang : Un poignard est fiché à travers ! Un second adjoint les suit, un pistolet dans chaque main.

Celui-là a fait le con, chef, on dirait ? dit le lieutenant à Sato en désignant le jeune russe du menton.

Malheureusement pour lui. Pas de problème avec le petit ?

Nan, si ce n'est qu'il est incapable de garder sa bouche fermée.

De leur côté, Alekseï et Oban serrent les dents et ne disent rien.


Vous voulez que j'aille chercher le Doc pour celui-là ? demande Bellock en montrant la jambe d'Alekseï.

Oui. Mieux vaut qu'il extraie la lame lui-même.

Le lieutenant acquiesce et s'en va vers la clinique toute proche.

Sato et ses adjoints reprennent le chemin du poste de police, qui n'est plus qu'à une quarantaine de mètres. Alors qu'ils arrivent face à celui-ci, ils constatent qu'un homme est adossé à côté de la porte, fumant tranquillement son cigare. Il a un bandeau sur l'oeil droit, porte une tenue militaire mais n'est pas armé. Lorsqu'ils approchent, il se redresse et s'adresse à Sato.

Chef Sato, je présume. Belle prise que vous avez là.

Désolé, monsieur, mais quoi que vous vouliez, ce n'est pas le moment. Ecartez-vous, s'il vous plaît.

Le policier semble soudain sur ses gardes. Oban et Alekseï comprennent immédiatement pourquoi : Il émane de l'inconnu un je ne sais quoi de... dangereux.

Au contraire, chef. Au contraire.
Il y a une jolie prime pour la capture de ces deux-là. Et de leurs compagnons. Or il se trouve que j'ai fait un très long chemin pour la collecter.

Les autorités fédérales n'offrent pas de primes, monsieur, et vous le savez très bien.

Eh bien disons que certains particuliers tiennent à voir nos amis passer en justice et sont prêt à verser une grosse somme pour s'en assurer. Une TRES grosse somme. Suffisamment grosse pour que je sois disposer à partager avec les vaillants représentants de l'ordre qui auraient réussi à mettre la main sur eux. Il y aurait là de quoi nettement améliorer votre ordinaire, à vous et à vos hommes... Ou de quoi faire beaucoup de bien dans cette ville, si vous êtes du genre altruiste.

Le visage de Sato se ferme encore davantage si c'est possible.

Je vais devoir décliner votre offre, monsieur. Maintenant, écartez-vous, répète-t-il., sans quoi je devrai également vous placer en état d'arrestation.

L'homme hausse les épaules.

Comme vous voudrez, chef. C'est votre choix.

Il jette son cigare au sol et l'écrase du pied, puis s'éloigne. Ce faisant, il sort un smartcom de sa poche et commence à passer un appel.

A l'intérieur. Tout de suite ! lance Sato à ses adjoints tout en balayant la place d'un regard préoccupé. Oban s'exécute en pressant le pas, se cachant derrière la masse de "Petit Joe" ici présent. Jusqu'ici silencieux, il craque :

Eh bah voilà, je le dis depuis le début qu'il y a un truc louche, mais est-ce qu'on écoute le gosse ? Bah nan.

Alekseï, lui, ne résiste plus. Il se déplace de lui-même, et de sa seule jambe valide, vers l'intérieur du bâtiment. Il glisse tout de même au chef :

Je suis désolé, officier Sato. Je pense que vous commencez tout juste à comprendre que tout ça sent mauvais... J'ai cru que vous étiez un "vendu", alors j'ai essayé de fuir. On voulait simplement réparer le vaisseau et quitter la planète au plus vite, sans poser de problèmes, vous savez...


Dernière édition par Eric le Lun 23 Nov - 1:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Solitude   Lun 23 Nov - 15:29

Oban et Alekseï sont rapidement emmenés à l'intérieur du bâtiment. Ils découvrent un petit commissariat tout ce qu'il y a de plus classique : Un guichet d'accueil derière lequel se trouvent deux bureaux encombrés de paperasse. Derrière un panneau vitré se trouve encore un autre bureau, probablement celui de Sato. Une porte métallique située au fond mène à l'arrière, où doivent se trouver les cellules.

Faites-les asseoir et fouillez-les, ordonne Sato à ses adjoints.

Sam, appelle Jordan. Je veux savoir où elle en est avec Krantz et Catalani.

Tout de suite, chef, répond l'adjoint en passant derrière le guichet.

Le second adjoint et Little Joe entreprenne de fouiller les deux jeunes gens après les avoir fait asseoir et avoir attaché leurs menottes à leurs chaises. Rapidement, leurs possessions se retrouvent étalées sur une table, y compris la batterie d'Oban et la photo de Cinq.

Chef ? Jordan a mis les deux filles aux arrêts. Elle est en route.
Par contre, il y a un truc bizarre : On n'a plus de connexion hypernet depuis ce poste... Et depuis mon com non plus, d'ailleurs, dit-il en vérifiant son smartcom personnel.

Le chef Sato jure en japonais.

Terrence, tu viens avec moi. Nous allons à la rencontre de Jordan.

Sam, Joe, vous restez là. Gardez un œil sur eux et verrouillez le poste. Vous n'ouvrez qu'à moi ou à Bellock. C'est compris ?

Compris, chef. Mais qu'est-ce qui se passe, là ?!?

Il se passe que le chasseur de primes vient probablement de faire saboter notre relai hypernet. Cela signifie qu'il a des renforts et qu'il ne compte pas quitter Solitude sans eux. Tu comprends ce que ça veut dire ?

Sam écarquille les yeux puis hoche la tête, les lèvres serrées. Sato et le second adjoint, Terrence, quittent le poste, laissant nos deux amis sous la garde des deux hommes.

Euh, Sam ? Ca veut dire quoi ? Je me sens un peu visé, là, d'un coup. Sam ? Saaaaam ?
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MessageSujet: Re: Solitude   Mer 25 Nov - 9:17

J'ai l'impression qu'il y a de quoi, gamin.

Bordel, z'êtes que des gosses ! Qu'est-ce que vous avez fait pour... Ah merde. Z'allez pas me le dire de toute façon.

Si ! Si ! Je te dis tout si tu veux, pas de problèmes ! Je veux pas mourir, et je veux pas mourir DANS UNE CELLULE !

Pendant que Little Joe surveille la rue, guettant le retour de Bellock et de Sato, Sam examine leurs affaires étalées sur la table. Il regarde un instant la photo, puis la repose en n'y accordant pas beaucoup d'importance.

Mignonne, ta copine, Ivanova.

Ouais... Alekseï n'a pas l'air d'être d'humeur à causer. Il regarde avec inquiétude les fenêtres et la porte de l'officine. Il jette un œil sur ses menottes, sa chaise, en se demandant comment se débarrasser de ses entraves. Les menottes, impossible. Mais en brisant la chaise, peut-être. De toute façon, avec ce poignard dans la jambe, il n'irait pas loin...

Eh, gamin, qu'est-ce que tu comptais faire avec ce truc ? demande-t-il en désignant la batterie d'Oban. Ce dernier débite avec un débit effréné :

Électrocuter Little Joe et partir en courant. Mais au début c'était pas pour lui c'était pour nos poursuivants, parce que tu vois, on a tous perdu la mémoire. Et je suis sur que tu vas pas me croire, mais on essaie de protéger une fille, sur la photo, et on sait que les mecs qui en ont après nous, eh ben ils nous ont pourchassés pendant longtemps, sauf que comme on a perdu la mémoire on sait pas pourquoi, et cette fille est en danger, et les mecs donc, c'est eux qui ont blessé James Stitch, et depuis le début je voulais venir avouer tout ça mais les autres trouvaient ça dangereux et avoue, notre histoire est louche...

Пиздец ! Ne panique pas, Oban !

Oban se tourne vers Alekseï, afin que seul celui-ci puisse voir son visage. Il va vraiment falloir qu'il comprenne quand le petit est plus rusé qu'apeuré.

...

Puis il reprend.


S'il te plaït S'il te plaït S'il te plaït, ne nous laisse pas pourrir ici, en plus si on disparaît, vous n'aurez pas de chahut dans cette ville, on partira loin et ils nous suivront mais ici on va mourir !
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MessageSujet: Re: Solitude   Jeu 26 Nov - 9:27

Bellock avait raison, hein, petit ? Tu causes beaucoup, et pour raconter des conneries en plus.

Quelque chose semble attirer son attention au dehors.

Ah ! En parlant de Bellock, le voilà, avec le Doc.

Une minute plus tard, il ouvre la porte pour laisser entrer le lieutenant de police. Il est suivi du médecin local qui, comme la première fois, amène avec lui sa "civière" antigrav.

Lieutenant ! On a un problème...

C'est bon, Sam. Le chef m'a appelé pour me raconter ça.

Pendant ce temps, le Doc s'approche d'Alekseï. Il dépose sa trousse près de lui et examine la blessure.

Bon, cela n'a pas l'air trop grave. L'artère est intacte. Pas besoin de vous évacuer, finalement.
Une chance pour vous que Sato n'aime pas les armes à feu.

Sans prévenir, il attrape le manche du poignard et tire d'un coup sec, arrachant la lame de la jambe du jeune homme, qui manque de tourner de l'oeil.

Et maintenant, ne bougez plus.

Il sort de son sac un pistolet à injection et, sans attendre, enfile l'extrémité directement dans la plaie. Il appuie sur la détente et une espèce de mousse vient remplir la blessure. Alekseï reconnaît sans peine la méthode, pour l'avoir déjà vue appliquée à son frère après que ce dernier ait reçu un coup d'épée il y a des années : Ladite mousse contient de puissants coagulants, un antidouleur, des antibiotiques, mais aussi une charge de nanites qui vont immédiatement commencer à réparer la chair. Cette technologie médicale est devenu plutôt standard depuis une trentaine d'années, mais elle n'en reste pas moins impressionnante d'efficacité.

Et voilà ! Vous pourrez vous appuyer dessus dans une dizaine de minutes. Ceci dit, je vous recommande une journée de repos avant d'essayer de courir à nouveau.

Parce que vous imaginez que j'aurais l'occasion de courir avant demain ? Alekseï tire sur ses menottes pour générer un bruit de métal. Tssss... Imbécile !

Doc, vous auriez de quoi faire un scan cérébral ?

Evidemment. Et pourquoi donc ?

Cherchez pas, Doc. Il essaie de nous faire croire qu'ils ont perdu la mémoire.

Ah ! Elle est bonne, celle-là ! Mais on me l'a déjà faite.

Eh bah tant mieux, comme ça ça ne vous coûte rien. S'il vous plaît, Doc... Scannez-moi. J'ai perdu un an. Et j'avais onze ans dans mon dernier souvenir. Ca fait que j'ai perdu un douzième de ma vie, c'est violent, ça devrait se voir...

Oban en profite pour jeter un oeil vite fait à cette "civière". Un superbe moyen de s'échapper... Si les choses devaient en arriver là.


Dernière édition par Eric le Jeu 26 Nov - 11:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Solitude   Ven 27 Nov - 20:34

Pourquoi pas, après tout.

Il sort un petit appareil de sa trousse et le promène autour de la tête d'Oban, qui peut entendre un léger bourdonnement pendant le scan. Il sort ensuite un deuxième dispositif, attrape la main du garçon et lui pique le bout du doigt pour prélever un peu de sang. Après deux minutes, il livre ses conclusions.

Eh bien ! Vous êtes en parfaite santé, jeune homme. Rien à signaler, si ce n'est peut-être un léger déficit en magnésium. A l'évidence, vous menez une vie des plus saines. Félicitation à vos parents.

Ricanement du lieutenant...

Quoi ? Mais... C'est impossible !

Rien d'étonnant.
Ce genre de petit scanner détecte les tumeurs cérébrales. Imaginez une seconde que nous disions vrai... Regard vers le médecin et le lieutenant.
Une manipulation des souvenirs par de la télépathie soigneusement maitrisée ne serait pas détectable. Il aurait peut-être détecté un problème si l'intrusion avait été si violente qu'elle t'aurait transformé en légume.

J'ai bien raison, Doc ?

Tout à fait, jeune homme, tout à fait. Il faudrait un mapping synaptique complet pour détecter une manipulation de la mémoire par télépathie. Et encore, il faudrait avoir sous la main un mapping antérieur à ladite manipulation pour pouvoir comparer. C'est un sujet d'étude assez fascinant, en fait.

Oban grogne durant la réponse du docteur, et on peut le voir penser un peu trop fort. Puis se calmer, enfin.

... Et on peut savoir de quoi on nous accuse, au final ? A tous les coups, notre "dossier" a été modifié par les mecs qui veulent notre peau, mais autant savoir de quoi on nous accuse. Ça passera le temps.

Actes de terrorisme, homicides multiples, kidnapping, association de malfaiteurs, et autres délits moins graves. Mais c'est vrai que j'aimerai quelques détails sur ces accusations, moi aussi... Quand, où, visant qui, avec quels moyens...

Homicides ??? Multiples ??? Non mais... C'est de la folie ! Et on a kidnappé qui ? Elle est bonne celle-là. Terrorisme, non mais oh ! C'est moi le terrorisé !

Non mais vous avez fini, tous les deux ? Votre dossier est peut-être classifié secret défense, mais le chef a encore des amis en haut lieu qui lui ont donné un accès et j'ai vu les preuves, dit-il en désignant un disque de données sur son bureau. Alors arrêtez de jouer les innocents ! Et maintenant...

Mais à ce moment, la sonnerie de son communicateur l'interrompt. Il décroche.

Chef ?... Ok. Bien compris... Tout de suite.

Sam ? Ils arrivent par derrière en véhicule. Vas leur ouvrir.

J'y vais, fait Sam avant de se diriger vers la porte du fond et de passer celle-ci.


Dernière édition par Eric le Sam 28 Nov - 7:45, édité 3 fois
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